La prostitution des mineures en Afrique : un drame social et économique

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La prostitution des mineures en Afrique : un drame social et économique

Publié le 7 décembre 2014
- A +

Par Isidore Kpotufe et Imoro T. Ayibani [*]
Un article d’IMANI francophone

L’avenir de nombreuses adolescentes en Afrique est en danger. Beaucoup d’entre elles s’impliquent dans des activités sexuelles prématurées, qui éventuellement posent des menaces non seulement à leur bien-être, mais aussi au développement de leurs communautés par extension. C’est un défi majeur car ce phénomène affaiblit les efforts des gouvernements et des organisations concernées dans leur combat d’assurer un service de santé publique de qualité aux populations.

IMANI Francophone s’est penché sur la situation de quatre pays d’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Togo, Ghana et Cote d’Ivoire) et ses effets sur le développement, et propose des pistes pour y remédier. Toutefois, les questions soulevées dans le présent papier ne sont pas limitées à ces quatre pays.

Le Sénégal

En 2011, le taux d’infection au SIDA est de 48 % chez les prostituées de la région de Ziguinchor, 16,4 % à Dakar, 37 % à Kaolack, 17 % à Thiès, 28 % à Mbour.

La question au Sénégal est un véritable coup de poing pour la société. Elle passe par plusieurs formes : on observe la prostitution professionnelle pratiquée par des femmes qui y ont dédié leur vie entière et le mbaraan, type de prostitution souvent pratiqué par des jeunes âgées de 13 à 18 ans. Le mbaraan, un phénomène en prolifération au Sénégal, voit de plus en plus de jeunes filles pratiquer une quasi-prostitution pour arrondir les fins de mois ou accéder à un mode de vie supérieur. À Dakar en particulier et dans l’ensemble du pays, une catégorie de jeunes filles échangent leurs charmes contre de petites sommes d’argent pour acheter des pacotilles, perruques et vêtements coûteux. Le mbaraan consiste aussi à avoir plusieurs partenaires réguliers qui offrent de l’argent et des cadeaux. La multiplication des partenaires favorise évidemment les maladies sexuellement transmissibles (MST) et en particulier le SIDA. C’est le cas notamment en zone rurale où l’usage du préservatif reste marginal.

La Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire, la prostitution des mineures devient, en plus d’être un drame social, un véritable problème sanitaire. Nombreuses sont les jeunes filles qui, suite à la crise qu’a traversé le pays, ont été contraintes de vendre leur corps. En conséquence de quoi l’épidémie de SIDA croît dans le pays. Les initiatives politiques et associatives essayent d’endiguer cette expansion par la prévention. Mais ces efforts n’aboutissent pas à de résultats concrets. La situation s’aggrave au jour le jour.

Le Togo

Comme dans la plupart des capitales africaines, Lomé n’échappe pas à la prostitution infantile. Racolage dans les rues, les hôtels, les bars ou les salons de massage, rien de plus facile que de trouver une péripatéticienne. Selon les services officiels du Togo, 27.000 prostituées travaillent dans le grand Lomé ; 31 % d’entre elles ont moins de 18 ans.

Le Ghana

Selon le Service de santé du Ghana (GHS, 2012), 750 000 adolescentes âgées de 15 à 19 ans tombent enceintes chaque année. Dans la région de Brong Ahafo, les informations indiquent que la région a enregistré 13,3 % de cas de grossesses chez les adolescentes en 2012. Le rapport annuel (2012) du Programme national de lutte contre le SIDA (PNLS) avance que les filles vivant dans les milieux ruraux sont plus  exposées à la contraction du SIDA que celles des grandes villes. Les recherches menées par l’équipe du présent papier montrent aussi que 68,8 % des femmes connaissaient une source de préservatif et 15,5 % ont eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans.

Une autre étude menée par l’Alliance pour les droits de la santé reproductive (ARHR) a révélé que, l’âge du premier rapport sexuel dans certains districts du Ghana est aussi bas que huit (8) ans…

Pourquoi un tel phénomène ? 

Les interviews conduites par l’équipe font la lumière sur la question.

  • Juliette Sotor, une veuve (Ghana)

« Mon nom est Juliette Sotor. Je me suis mariée à un riche fermier appelé Nana Boabeng dans la région d’Ashanti au Ghana. Mon mari et moi avons vécu ensemble pendant environ 18 années. Nous avons donné naissance à cinq enfants : quatre filles et un garçon.

Un jour, l’inattendu s’est produit, mon mari est mort. C’était choquant pour moi parce que je n’avais jamais pensé à un tel événement tragique dans ma vie. Étant dans cette situation, j’ai pressenti certains problèmes, mais n’ai jamais pensé qu’ils deviendraient aussi problématiques…

Après la cérémonie d’enterrement de mon défunt mari, ses parents sont venus et ont retiré tous ses biens et propriétés : la voiture, les terres et la maison. Rien ne m’était laissé. Je me suis senti impuissante. J’ai donc décidé de quitter notre ville d’origine pour m’installer ailleurs, avec mes cinq enfants.

J’étais incapable de subvenir aux besoins quotidiens nécessaires de mes enfants. Où dormir était un problème. On se battait pour le manger… que l’on le trouvait difficilement. J’étais incapable de payer leurs frais de scolarité. Mes enfants en avaient assez et ont décidé de prendre leur destin en main. Ma première fille Davies et ses deux autres sœurs Gloria et Doreen âgées de 17, 15 et 14 ans respectivement quittaient la maison le soir et revenaient le lendemain matin. Elles travaillaient le sexe… comme moyen de survie. Je ne pouvais rien dire… parce que j’étais incapable de subvenir à leurs besoins quotidiens. Même à l’école, il a été porté à mon attention qu’elles sortaient avec leurs professeurs qui leur accordaient des notes en retour pour des devoirs ou interrogations non faits. »

  • Rosaline, une élève (Côte D’ivoire)

« Nos parents ne peuvent pas se permettre de répondre à nos besoins. Ils ne peuvent pas nous acheter des vêtements. Souvent, ils ne nous versent pas d’argent de poche quand nous allons à l’école. À l’école, nous sommes pointés du doigt ; c’est ce qui nous pousse de faire ce « job » afin de pouvoir subvenir à nos besoins. Ce n’est pas de notre faute. »

  • Adjoa, une élève (Togo)

« Beaucoup de mes camarades de classe utilisent des téléphones mobiles. Chaque fois que je leur demande où ils les ont obtenus, elles répondent ainsi – « Utilise ce que tu as pour obtenir ce que tu veux ». Je n’ai jamais compris cette expression jusqu’à ce qu’un jour, alors que je fouillais le sac d’une de mes camarades, j’ai retrouvé des vêtements de maison. Je lui ai demandé d’expliquer… mais elle a rapidement décliné. En fin de compte, j’ai compris que mes amis, après les cours, font usage d’un bâtiment inachevé derrière notre école pour changer leurs uniformes – prêtes à visiter des maquis du quartier, endroits souvent fréquentés par des chinois… Elles échangeraient leur partie intime contre des billets de 500 FCFA ou encore 1 000 FCFA… »

Bien que les adolescentes semblent afficher une certaine maturité physique, leur développement mental, émotionnel et intellectuel reste à la traine en comparaison. Cette « anomalie », à laquelle s’ajoute l’incapacité de contrôler le désir sexuel, conduit à l’expérimentation, qui se traduit par l’augmentation des cas de grossesses précoces, la contraction et la propagation du VIH/SIDA et autres MST. Autres causes de ce phénomène relevées lors des interviews conduites par Imani francophone : la recherche du gain économique facile, la pauvreté, la pression des pairs entre autres. Les parents restent aussi blâmables. Beaucoup de parents n’engagent avec leurs enfants de discussions sur la question. Les enfants sont alors contraints de sécuriser des informations à partir de sources inappropriées.

La prostitution des mineures en Afrique : une entrave au développement

Dans toutes les régions du monde, les adolescents jouent un rôle très important dans le processus de développement : c’est la force qui fait bouger les économies, ce sont les futurs leaders. Il est donc important que les gouvernements, les institutions et organisations concernées, y compris bien sûr les parents, mettent en place des mesures pour y remédier. Faute de quoi l’Afrique risque de perdre ses mains fortes qui se chargeraient de ses ressources.

Les conséquences de la prostitution infantile et des activités sexuelles prématurées (de la part des adolescentes) sont énormes sur la santé publique, le bien-être de la jeunesse et le développement de l’Afrique en général.

Sur le plan éducatif, cela se traduit par l’abandon scolaire en raison de la grossesse précoce. Les grossesses des adolescentes et le VIH / SIDA touchent notamment des adolescentes en préparation pour l’enseignement supérieur.

Sur le plan médical, dans le cas de la grossesse précoce par exemple, il en résulte des complications de santé y compris les incidents élevés de faible poids de naissance, les bébés nés prématurément, dont certains deviennent des déficients mentaux. Il en résulte aussi la transmission de maladies sexuellement transmissibles (MST), y compris le VIH / SIDA à la suite de rapports sexuels non protégés.

Sur le plan social, la grossesse chez les adolescentes entraine un taux élevé de tentative d’avortement, le suicide et l’abus de drogues, la prolifération des bâtards avec des avenirs incertains et l’augmentation d’une population caractérisée par un taux de dépendance élevé. En ce qui concerne les infections du VIH / SIDA, les victimes sont stigmatisées ; cette pratique affaiblit la lutte contre la pandémie.

Et enfin sur le plan économique, le taux de chômage des adolescents est à la hausse. Le chômage a un impact négatif sur la migration en Afrique dans le sens où ces adolescents [vivant dans des zones rurales] se déplacent vers les villes à la recherche d’emplois non-existants créant des problèmes sanitaires en particulier, ceux qui vagabondent dans les rues des grandes villes africaines mettant ainsi la pression sur les infrastructures sociales et les dépenses du gouvernement.

Les principaux acteurs doivent revoir leurs stratégies de lutte contre la grossesse précoce et travailler de façon plus proche avec les écoles et les médias. Les parents doivent être sensibilisés à leur rôle parental. La pauvreté étant une des principales causes de ce phénomène, les acteurs doivent surtout chercher à éliminer la pauvreté populaire abjecte.


Sur le web.

[*] Imoro T. Ayibani est diplômé en communication. Isidore Kpotufe est responsable d’IMANI Francophone.

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  • en dehors du fait que ces jeunes filles mettent leur vie et leur avenir en danger ,elles mettent au monde des enfants malades , qui vont souffrir dés leur naissance de la situation de leur mère ; ça me rend trés triste tout ça ;

  • Je vois pas pourquoi une jeunes femmes n’aurait pas le doit d’utiliser son corps comme bon lui semble.
    J’aimerait alerter contrepoints sur la véracité de l’attestation suivante: »Elles échangeraient leur partie intime contre des billets de 500 FCFA ou encore 1000 FCFA… »
    500F représente le prix d’un repas au Togo. Pensez vous sérieusement que l’on peut se prostituer pour le prix d’un repas? Même si les posts concernant l’Afrique ne sont pas les plus populaires ne rabaissez pas le niveau avec ce genre d’affirmation outrageusement mensongère.

    • Voir des gamines de 13 ans se prostituer ça n’a rien de choquant, c’est tout à fait normal, ce sont elles qui le veulent. T’es même pas capable de voir que derrière tout ça il y a de la misère et de l’exploitation, imbécile de libertarien.

      • Je n’ai pas dis que ce n’était pas choquant mais que il n’y a pas de raison de l’interdire.
        J’imagine que vous avez passez beaucoup de temps en Afrique pour avoir la certitude qu’elle sont exploitées Si j’en crois les tarifs exposé dans cet article en tout les cas faut croire que les proxénètes ne font pas désintéressés parce qu’à 1000 F la passe soit moins de deux euros il faut plusieurs mois pour s’acheter un poing américain rouillé.

      • Il a dit jeune femme, pas jeune fille. Lisez aussi!

    • « Je vois pas pourquoi une jeunes femmes n’aurait pas le doit d’utiliser son corps comme bon lui semble » on parle de mineurs. c’est normal qu’une mineure n’ait pas le droit de se prostituer

      • Un mineur n’a pas de droit tant qu’il a des parents qui le nourissent. Je suis désolé mais une gamine abandonnée qui crève la faim ne connait pas le mot « interdit ». Elle connait juste « demain je mange » et « demain je meurre ».

    • Bonjour. Les tarifs donnés par la gamine togolaise sont crédibles.

    • Qui a parlé d’interdire ? De toute façon, ça ne marche pas, on le voit bien.

      Il n’en reste que c’est un problème (sanitaire, social, économique) comme le montre l’article. Le problème principal et la cause de tout ça reste la pauvreté.

  • La solution c’est de pénaliser le client.

    • Ca, c’est la solution à tous les problèmes vue par les gouvernements socialistes français.

      La véritable solution est qu’il devienne aussi facile de monter son entreprise dans tous les autres domaines que dans celui de la vente de ses charmes.
      Classement Doing Business : Côte d’Ivoire 147, Togo 149, Bénin 151, Sénégal 161…

      • autant je suis contre la prohibition de la prostitution. autant là, je trouve normal qu’un homme ayant eu des relations sexuelles payantes avec une mineure soit puni par la justice. déja qu’à la base, un homme ayant des relations sexuelles avec une mineur peut être poursuivi par la justice. mais c’est encore plus grave s’il a payé la fille

        • Ma réponse semblant s’être perdue, je la renvoie :

          Eh bien moi je pense que la justice et la police ne sont en rien des solutions à ce qui est un problème moral posé à autrui par un accord entre personnes consentantes. Si vous avez quelques milliers d’euros à dépenser au Togo, les consacrerez-vous à créer des commerces de coiffeuses, couturières ou marchandes, ou bien à faire voter et respecter une loi pour faire disparaître les clients des filles mineures qui n’ont rien d’autre pour se payer ce qu’elles veulent ?

          • un accord entre personnes consentantes totalement d’accord avec vous. sauf que pour être consentent il faut une certaine maturité. je connais le cas de filles où des personnes ont profité de leur jeune âge pour avoir des relations sexuels chose qu’elles regrettent.

            • Certes, mais en quoi la pénalisation serait-elle une solution ? Pour moi, la pénalisation est surtout une bonne excuse pour ne pas chercher de solution véritable aux causes du phénomène.

              • je parle de pénaliser juste les clients qui ont eu des relations sexuelles avec des prostituées mineures. je sais bien que ce n’est ps une solution miracle mis c’est déja mieux que rien.

                • Dans des pays pétris de corruption comme ceux nommés, c’est pas « mieux que rien ». C’est pire que rien. Ces filles vont donc se faire violer en toute discrétion à la place de se monnayer leurs charmes au grand jour. Les policiers seront contents de s’associer avec les proxénètes pour les protéger et pour pouvoir eux aussi violer des filles mineures. Ca leur permettra d’être payés pour une fois à ces flics dont le traitement arrive quand le président craint un coup d’Etat…

                  Les gangsters, et les politicards véreux adorent Adèle. Quand la prostitution se cache, ce sont eux qui en profitent le plus. Ce sont eux qui ramassent la caillasse et les jeunes filles fraîches. Ca fait de la prostitution un met de luxe dont ils sont les seuls à pouvoir tirer les marrons du feu.

                  Pénaliser les clients est autant du wishful thinking que quand Miss america se prononce en faveur de la « world peace ». Vous pénaliserez au mieux les clients pauvres. Je tiens aussi à faire remarquer que dans ces pays on a du mal à faire baisser le taux d’homicide, la torture et l’esclavage (le vrai esclavage où on travaille pour avoir le droit de ne pas se faire torturer, pas « l’esclavage » des pauvres gens qui ne trouvent pas un taf plus facile que celui qu’ils ont). Dans ces conditions, aussi outrageux que cela puisse paraître, la lutte contre la prostitution, même celle des mineur, est elle vraiment une priorité?

                  • Bah ouai ! Vous avez raison ! Il faut tolérer la pédophilie car après tout, les viols sur les ados par des adultes pervers, ça existe !

                    Bien évidemment, on ne preoccupera pas des conséquences aussi bien physiques que psychologiques sur de jeunes personnes qui ne sont pas formées physiquement et sont psychologiquement fragiles.

                    Bientôt, Mitch va nous dire que pour résoudre le problème de la pédophilie, il suffit de la légaliser.

                    Minable .

                    • Les lois anti pédophilie existent déjà en Afrique. Vous croyez quoi? Que ces pratiques sont légales? Bien sur que non! Réveillez vous! Je ne dis pas qu’il faut tolérer ca je dis qu’une loi spéciale anti client de prostituée est contre productive, même si on fait cette loi uniquement pour les mineurs. La loi qui interdit la pédophilie est suffisante. D’un point de vue juridique peu importe que l’on viole ou que l’on prostitue les mineurs, les deux doivent etre interdits, et sont déjà interdits dans ces pays. Une loi supplémentaire ne changera rien. Pour s’attaquer à ce problème en revanche, ce dont on a le plus besoin c
                      est de réduire la corruption et de renforcer la protection de la propriété pour permettre à ces filles de s’en sortir en vendant de la bouffe plutot que leur cul.

                      Comme d’habitude les gens malhonnêtes et un peu simples se contentent de lire ce qu’ils veulent trouver. Ca vous plait de croire que je suis le grand méchant loup et que vous êtes le gentil? Allez y… Faites vous plaisir. Moi ce que je vous dis c’est que dans un pays où il y a des opportunités de faire autrement, les enfants font autrement. La prostitution est un dernier recours. Un sacrifice coûteux pour rester en vie. Les gens qui le font n’en sont plus à se poser la question de la loi. Les clients ne savent même pas si ces filles sont mineures pour la plupart. Constater cette réalité ce n’est pas cautionner la pédophilie ou la prostitution des mineurs. C’est aller un peu plus loin que la réflexion primaire qui est la votre:

                      « Ben c’est interdit alors yaka mettre les gens en prison et pis y aura pu de problème »

                      Vous dites:
                      « Bien évidemment, on ne preoccupera pas des conséquences aussi bien physiques que psychologiques sur de jeunes personnes qui ne sont pas formées physiquement et sont psychologiquement fragiles. »

                      Bien sur que si c’est alarmant. Et alors? Comme j’en parle pas, comme je ne me répand pas en commisération et en prose larmoyante sur le sort de ces jeunes filles, ca veut dire que je m’en fous? Le fait de ne pas parler d’un des cotés du problème fait de moi un minable? Il me semble que cette souffrance est d’une telle évidence que je ne vois pas ce qu’il y a à débattre. Bien sur que ces filles seront traumatisées. Si ca leur faisait rien je sais meme pas pourquoi on en parlerait…

          • Je crois que la question est vite tranché. Malheureusement certain ne comprennent pas que la misère pousse les gens à se battre comme ils le peuvent. Si vous leurs retirez leurs armes leurs situation ne s’améliorera pas pour autant.

  • Mathilde de St Amour
    7 décembre 2014 at 16 h 09 min

    Et ben quand vous avez des gamines de 14 ans qui se prostituent, devant vos yeux, juste devant vous, toute une soirée pour une communauté de médecins Africains, et ben je vous jure que cela fait drôle, j’en étais pétrifiée. Non et non, moi je suis comme Marie, cela me rend profondément triste.

  • Lors d’un voyage d’affaire en Afrique, au restaurant dans une capitale, j’ai discuté avec la patronne. Elle m’indiquait qu’elle offrait en plus du salaire, le gite et le couvert, et que malgré cela, elle avait du mal à trouver des jeunes filles courageuses pour son établissement. Elles préféraient tourner autour des hôtels à la recherche de l’étranger. Bien plus rentable….

  • > La pauvreté étant une des principales causes de ce phénomène, les acteurs doivent surtout chercher à éliminer la pauvreté populaire abjecte.

    Les trois témoignages qui « font la lumière sur la question » n’orientent pas vers cette conclusion.

    Madame Juliette Sotor, la veuve ghanéenne, était riche et s’est fait dépouiller par sa belle-famille. La faute à la belle-famille sans cœur et à certaines traditions d’héritage, ainsi, peut-être, qu’à son mari pour n’avoir pas su sécuriser l’avenir de sa famille de son vivant (le mariage avait-il été fait à la mairie, ou bien avait-il écrit un testament ?).

    Rosaline, l’élève ivoirienne, et les camarades togolaises de Adjoa, sont manifestement de mauvaises filles mal éduquées attirées par les beaux habits et les téléphones. Il y a ici un problème d’éducation ainsi qu’un manque évident de crainte de retours de bâtons de la part des clients.

  • cela choque certains africains qu’on parle de ça mais toujours est-il des videos montres la prostitution dans la majeure partie des pays africains tous concernés

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