Éric Zemmour : le suicide français

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eric zemmour credits fondation France-Israel (licence creative commons)

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Éric Zemmour : le suicide français

Publié le 6 décembre 2014
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Par Philippe Fabry.
Un article de l’Institut Coppet

eric zemmour credits fondation France-Israel (licence creative commons)

D’un livre comme celui d’Éric Zemmour qui fait l’actualité par son succès et nourrit des polémiques par son propos, l’honnête homme a forcément envie de savoir ce qu’il faut en penser, sans avoir nécessairement le désir de s’atteler à la lecture d’un pavé de 500 pages dont il est simplement curieux du contenu. Cela a été mon cas, mais je n’ai hélas pas trouvé de critique complète du Suicide français. Au mieux quelques avis sur la façon dont Zemmour aborde les problèmes et l’impression d’ensemble laissée par son livre ; au pire, des charges peu nuancées concernant seulement quelques pages du livre. Personnellement, pour un livre qui s’est déjà écoulé, ai-je cru comprendre, à 300 000 exemplaires, et dont l’influence dans l’opinion publique de mon pays ne sera pas nulle, il me semble qu’une critique un peu plus fouillée est nécessaire. Sans avoir la prétention de dire ce qu’il faut en penser, j’essaierai donc de dire ce qu’on peut raisonnablement en penser, le plus brièvement mais le plus exhaustivement possible.

D’abord, il me paraît à peu près certain que ce livre sera beaucoup moins lu qu’il n’a été acheté. Contrairement à ce que j’ai pu lire ou entendre ici ou là, il n’est pas « bien écrit ». Le premier tiers est franchement éprouvant, rédigé dans un style de chroniqueur radio, saccadé, haché, qui sied à une intervention orale de trois minutes mais nullement à une centaine de pages d’un livre, et spécialement d’un livre aussi long, dans lequel on attend que soit pris le temps de l’exposition. Le phrasé s’améliore un peu passé ce premier tiers, mais hélas le travail intellectuel ne suit pas la langue, et intellectuellement, tout le livre conserve cet aspect haché, par ses raisonnements (en admettant qu’on puisse employer ce mot) trop rapidement menés et trop vite interrompus par des conclusions péremptoires.

Je reviendrai sur le fond, poursuivons d’abord sur la forme.

Dans Le Suicide français, Éric Zemmour annonce en introduction vouloir revenir sur ces « quarante années qui ont défait la France ». Pour cela il découpe son ouvrage en trois parties, 1970-1983, 1984-1992 et 1993-2004. Pour chaque année, il sélectionne une, deux ou trois dates lui semblant un marqueur important ; cela peut concerner un événement historico-politique, comme la mort de de Gaulle, l’appel de Cochin, le Traité de Maastricht, ou le discours de Dominique de Villepin à l’ONU, ou sociopolitique, comme l’accueil des sans-papiers dans l’église Saint Bernard, ou culturel et médiatique, comme la sortie du film Dupont Lajoie d’Yves Boisset, de la chanson Lily de Pierre Perret, du mariage parodique de Coluche et Thierry Le Luron, ou encore sportif, comme la professionnalisation du football après l’arrêt Bosman ou la victoire des Bleus en 1998.

Nostalgie de la France gaullienne

Zemmour-suicide françaisÀ chaque fois, Zemmour utilise l’événement sélectionné comme illustration, sinon preuve, de telle ou telle tendance de la société française.

Ainsi met-il en lien le faux mariage de Coluche et Le Luron, selon lui représentatif d’une façon d’accepter socialement l’homosexualité sans la consacrer, avec l’authentique Mariage pour tous de l’actuelle présidence, consécration légale de l’homosexualité.

Ainsi oppose-t-il la victoire « black-blanc-beur » de 1998 à la théâtrale grève des joueurs de 2010, la première étant, selon Zemmour, une imposture médiatique destinée à imposer un modèle multiculturel artificiel dont la seconde révélerait l’échec complet.

Ces mises en rapport paraissent, c’est selon, plus ou moins pertinentes, mais correspondent bien à l’objectif affiché au départ, qui est d’opposer simultanément une France qui réussissait (celle de de Gaulle, jusqu’à il y a quarante ans) et la France qui échoue, afin de tirer comme conclusion principale qu’il faut revenir aux méthodes gouvernementales et aux valeurs morales du temps où la France réussissait, le succès du temps étant attribué à ces facteurs.

Conclusion qui peut se résumer par la citation suivante :

La France devrait se débarrasser de l’euro, et pousser ses dernières entreprises nationales à nouer des alliances extra-européennes, pour prendre à revers la puissance germanique, et retisser la trame de son capitalisme d’État qui a fait, qu’on le veuille ou non, les rares périodes de l’Histoire où le pays connut un réel dynamisme économique : le second Empire et les Trente Glorieuses.

Nous voilà rendus au fond.

Dans ce livre, Éric Zemmour ne nous apprend rien de neuf sur la vision qu’il a des choses : il suffit d’avoir déjà lu quelques interviews de lui ou d’avoir écouté quelques-unes de ses chroniques pour avoir une idée de ce qu’il contient : il dénonce pêle-mêle la féminisation de la société, la perte des valeurs viriles, la repentance, la destruction de la famille, l’immigration excessive, la boboïsation, la construction européenne… le tout non sans une forme de cohérence, puisque tout est lié à un attachement à la France d’avant mai 68, contre les valeurs de laquelle s’est largement structurée la société française depuis : contre l’ordre moral, contre l’autorité et les hiérarchies, contre l’abaissement de la femme, contre les guerres coloniales…

On pourrait sans doute se contenter de parler de passéisme, et il est vrai que ce systématique « c’était mieux avant » rend la lecture du Suicide Français très pénible. Mais cela ne ferait pas beaucoup avancer le débat. Il est beaucoup plus intéressant de relever les multiples contradictions auxquelles ce type de raisonnement conduit.

Malentendu sur la tradition politique française

La première de ces contradictions, c’est l’incapacité d’Éric Zemmour de comprendre à quel point ce qui se passe depuis quarante ans est dans la plus pure tradition française, qu’il voudrait voir mieux respectée. Il est important de la souligner car je ne connais pas de meilleur remède contre le passéisme que la révélation que ce que l’on aimerait voir fait aujourd’hui, comme il était fait avant… est en réalité déjà fait ainsi. C’est personnellement de cette façon, en constatant par des études historiques approfondies que les « quarante rois qui ont fait la France » que j’admirais se comportaient en réalité exactement de la même façon que nos politiciens actuels, que je me suis guéri de mes tendances monarcho-nationalistes de jeunesse.

contrepoints 968 ZemmourAinsi Zemmour aime-t-il le colbertisme, le protectionnisme, l’État stratège, mais vilipende-t-il la technocratie incompétente.

Ainsi Zemmour dénonce-t-il le constructivisme européen tout en admirant Napoléon de n’avoir eu « aucune envie que la « Grande Nation » redevienne cet « agrégat disparate de peuples désunis » que dénonçait Mirabeau à la veille de la Révolution ».

L’attitude de Zemmour est ici typique du conservatisme non raisonné, c’est-à-dire le fait de prendre ce qui a été fait jadis comme bon et de considérer sa nouvelle occurrence comme mauvaise, sans être capable de percevoir l’identité des deux processus. Il aime tellement la « France éternelle » de de Gaulle qu’il est incapable de voir que la France n’a strictement rien d’éternel, qu’il s’agit d’une construction politique parfaitement identique à celle que l’on cherche à imposer aujourd’hui aux peuples européens, peut-être pire encore car si, aujourd’hui, on ignore des résultats de référendums, jadis on guillotinait les partisans d’une France fédérale, avant de taper à coups de règle sur les doigts des petits enfants qui persistaient à employer la langue de leurs pères.

Zemmour considère avec mépris les révolutionnaires fédéralistes, pour n’avoir pas su voir le destin de la France, sans s’apercevoir qu’il est méprisé, exactement dans le même rapport, par les européanistes forcenés. Je n’ai, à ma grande surprise, lu cette critique chez personne, jusqu’à maintenant. On a préféré attaquer Zemmour sur quelques lignes sur le régime de Vichy qui sont d’une pauvreté effarante, mais pas aussi polémiques qu’on a essayé de le faire croire. Mais en vérité, les Zemmour, Caron et Salamé ne peuvent guère « débattre » que par anathèmes, puisqu’ils représentent en définitive diverses confessions d’une même religion constructiviste. Le Progrès contre la Tradition, laquelle n’est jamais qu’un « progrès » passé qui a vieilli. Aucune place dans leur esprit pour l’ordre spontané, dont ils ignorent manifestement le concept.

S’ils connaissaient, ils n’assimileraient pas, comme le fait Zemmour, le libéralisme au constructivisme technocratique.

Et c’est là toute la souffrance du libéral qui lit Zemmour. Tant que celui-ci pourfend ce constructivisme, on ne peut qu’être d’accord avec lui, comme lorsqu’il s’emporte :

Un État aboulique et clientéliste, tous ces médias bien-pensants, tous ces technocrates, intellocrates, médiacrates, sociologues, démographes, économistes, qui prétendent encore faire l’opinion à coups de leçons de morale et de statistiques arrangées, élaborent au sein d’innombrables commissions pédagogiques les programmes scolaires, rédigent les rapports sur la meilleure façon de faire de l’en commun pour faire France.

Mais dès qu’il défend le sien propre, ou qu’il explique in fine que le constructivisme dénoncé est le libéralisme, ou le capitalisme, l’approbation laisse place à la consternation :

Surtout, la machine oligarchique européenne s’était convertie à l’idéologie néolibérale que les conservateurs britanniques avaient introduite sur le continent européen.

Et en définitive, les contradictions et les erreurs sont si nombreuses qu’on ne sait par quel bout les prendre. Faute de pouvoir les détailler ici, vous en trouverez un échantillonnage avec quelques commentaires sur le site de l’Institut Coppet.


Lire la suite sur le site de l’Institut Coppet

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  • Merci, je ne pouvais justement pas me résoudre à ouvrir ce bouquin.

  • amusant ! pour savoir si l’article est à charge contre zemmour… regardez la photo avant de lire le texte ! ses détracteurs cèdent toujours à la facilité de mettre une photo qui ne l’avantage pas ! cette mauvaise foi n’augure pas de l’objectivité de la suite !!!

  • Il se trouve que j’ai lu ce livre, en me disant que c’était la meilleure chose à faire pour se forger une opinion. J’ai été effectivement gênée (pour ne pas dire plus) par l’emploi du mot  » libéralisme » à temps et à contretemps dans un sens erroné, et par une vision économique assez simpliste. En dehors de cela, beaucoup de réflexions ont de l’intérêt, comme par exemple la mise en relief du nouvel ordre moral institué par les contestataires de 1968 et les restrictions en matière de libertés qui s’ensuivent. Par exemple suite aux loi Pleven Gayssot et autres. Ou encore les glissements qui se sont opérés dans nos mentalités par la libération de la femme. On n’est pas obligé de dire  » c’était mieux avant », l’auteur ne le dit d’ailleurs pas, même s’il le laisse entendre. Ce livre donne plutôt quelques clés intéressantes pour comprendre le présent.

  • Eric nous sort de la léthargie ; n’est il pas trop tard ?

  • Zemmour = erreurs + contradictions

    Voilà qui résume ce que je pense aussi d’Eric Zemmour. Au début ses diatribes matinales sur RTL m’amusaient et participaient de mon réveil avec un solide café. Mais à force j’ai compris que ces éructations brouillonnes n’étaient qu’un business comme un autre, mais dont je ne suis plus client.

  • Le problème est que si le livre de Zemmour est trop long et pas très clair, les compte-rendu qu’ en font nos intellectuels de service sont encore moins clairs!

  • Excellente critique sur le style de Zemmour et très partisane sur la critique du fond. Il serait temps que certains « libéraux » comprennent que l’idéologie est néfaste en tout !
    La France n’est pas « une construction politique parfaitement identique à celle que l’on cherche à imposer aujourd’hui aux peuples européens ». Le meilleur argument est que certaines constructions politiques n’ont jamais réussies soit qu’elles se sont effondrées après un temps très court ou on fait le malheur des peuples.
    Enfin il serait temps de dire que personne n’est jamais mort ni ne ne veut mourrir de misère (ou à la guerre) pour une zone monétaire ou un statut de fonctionnaire princier.

  • Ce que Zemmour appelle le néo-libéralisme, c’est l’instauration de la libre circulation des capitaux, la politique de libre-échange avec des pays aux coûts salariaux très faibles et aux normes environnementales inexistantes, les politiques monétaires calibrées pour arroser les cartels bancaires.

    C’est une critique plus subtile que de dire simplement « le libéralisme c’est mal ». Ce serait bien que les libéraux se départissent de cette attitude condescendante qui consiste à partir du principe que toute critique du libéralisme économique est ignare.

    • Confondre capitalisme de connivence et libéralisme comme le fait régulièrement Zemmour, ce n’est pas faire preuve de subtilité. C’est clairement étaler son ignorance crasse.

      Zemmour ne comprend rien des questions économiques, travestit les faits historiques et est très faible sur l’histoire des idées politiques. Ses propos de café de commerce ne valent pas tripette. C’est un tocard.

      • ce que vous ne voulez pas voir, c’est que très souvent libéralisme et capitalisme de connivence vont de pair, parce que c’est un agenda politique qui est poussé par les mêmes forces (l’oligarchie mondialisée)

        La classe dirigeante au pouvoir n’a que faire de l’idéologie, elle se contente de défendre ses intérêts. Si c’est dans son intérêt de permettre la construire des usines en Chine plutôt qu’en Europe, même si ça lamine l’emploi européen et pollue l’environnement chinois, elle l’imposera via ses lobbys. Les idéologues libéraux sont les idiots utiles de cette oligarchie.

        • C’est celaaa oui. 😆

          Pas de doute, les idées sans queue ni tête de Zemmour trouvent leur public. Vous en êtes la parfaite illustration.

          • bien sur, l’oligarchie mondialisée n’existe pas, Goldman Sachs est une association charitative, Lloyd Blankfein est un modèle d’éthique et de bienfaisance.

        • En amont c’est l’état le premier responsable du capitalisme de connivence et non les entrepreneurs qui eux peuvent très bien se démerder sans l’état.

          D.J

        • vous pensez que la mutation (et non révolution) que nous vivons, qui est celle de l’exploitation de la connaissance (et non l’informatisation, qui n’en est qu’un des moyens), quelqu’un peut la diriger à son gré, la freiner, l’infléchir, pour éviter ces mises au chômage et que les libéraux en tétiendraient le secret? C’est comme si vous disiez que la révolution industrielle pouvait être maitrisée. Il vous faudrait abandonner vos réflexes étatiste qui vous font préjuger que tout peut être dirigé par la volonté de l’État et de ceux qui pensent le mener au gré de leurs désirs (ce que les actuels responsables sont totalement incapables de faire au demeurant).
          Certes, il y aura de nouveaux chômeurs, mais vous ne voulez voir que cela parce que vous avez peur de cette mutation. Vous pourriez tout aussi bien voir les immenses opportunités de créations de nouvelles activités.
          Tout ceci est donc une question de perspective et c’est bien le problème fondamental de Zemmour et de ceux qui veulent s’accrocher (tiens, c’est Pépère qui dit ça aussi) à une vision du passé idyllique et avantageuse (les « zakis »). Dépassés par la marche du temps et par les incessantes découvertes du génie humain, ils préfèrent se tourner vers le passé, alors que c’est l’avenir qu’il faut sérieusement regarder dans les yeux avec ses défis et son adversité. Mais pour ça, il faut un minimum de responsabilité de ses actes.

      • Vous me faites penser aux marxistes qui soutiennent mordicus que l’URSS ce n’était pas le ‘vrai’ communiste.

        Que ce que vous dites soit vrai n’est pas la question : le gros problème est que une immense majorité de gens assimilent capitalisme de connivence et libéralisme. Et la vrai question est : pourquoi donc ?

        Une fois posée cette question, la réponse est sans appel : avec un état ‘socialiste’ il ne peut y avoir de libéralisme économique qui ne se transforme pas en capitalisme de connivence. Quel chef d’entreprise un peu sensé refuserait des subventions ? Quel chef d’entreprise un peu sensé refuserait de répondre à un appel d’offre public monopolistique ?

        Le gros problème du libéralisme et en particulier du courant libertarien, est de ne pas définir l’état dont il a besoin pour fonctionner efficacement, de rejeter sa solution sur yakafocon « on n’a qu’à supprimer l’état » utopiste, sans définir comment on atteint cet objectif.

        En cela la critique de très nombreuses personnes devrait être écoutée : mais que faut il faire pour arrêter cette confusion entre capitalisme de connivence et libéralisme (à part jouer les savants et les victimes) ?

    • « toute critique du libéralisme économique est ignare. » désolé mais j’ai suffisamment débattu avec ces gens pour savoir qu’il y a un fond de vérité. en général, soit ils sont ignorants soit ils sont de mauvaise foi soit les deux à la fois. perso je pense que Zémmour est un idéologue qui n’hésite pas à manipuler la vérité pour les faire coller à son idéologie (ce n’est pas le premier). pour moi c’est quelqu’un d’instruit qui sait ce qu’est le libéralisme mais il est aveuglé par son idéologie. vous avez plus ou moins mis le même commentaire sur le dernier article de Zémmour (Éric Zemmour, antilibéral à la mode) et d’autres personnes ont démonté vos arguments

  • Incroyable critique d’un livre qui n’a pas été lu et dont l’auteur, docteur en droit, se déclare incapable de lire un « pavé de plus 500 pages ». Lisez d’abord et critiquez ensuite, vous aurez au moins le mérite de la crédibilité de votre analyse. Il est vrai que pondre un papier sur Zemmour c’est toujours très vendeur. En mal d’amour ?

    • Gné ?…
      Apprenez à lire avant de commenter.
      L’auteur a bien lu intégralement ce navet (d’ailleurs, il force le respect pour ça !), il suffit d’aller lire la version longue de cet article sur le site de l’Institut Coppet pour s’en assurer.

      Votre commentaire est donc profondément ridicule. Vous êtes ridicule, comme tous les fans de ce tocard inculte et ignare.

      • Qu’on ne soit pas d’accord avec Zemmour soit, mais le traiter de tocard inculte et ignare c’est pas terrible. Il a surement lu beaucoup plus de livres que vous.

        Ca me gonfle les pseudos liberaux qui croient sortir gagnants des debats en balancant juste des insultes…

  • Article à charge évidemment, de l’Institut Coppet , il ne fallait pas s’attendre à autre chose. D’ailleurs le choix de la photo de Zemmour pour illustrer cet article se suffit à lui même pour juger de l’objectivité de l’auteur.

    Certains ici n’ont pas lu le livre, mais…….jugent cet ouvrage à partir du jugement d’un autre : c’est consternant !

    Ici on se gargarise du mot libéralisme, sans savoir ce que ça veut dire et qu’elles en sont les conséquences.

    Si ce « libéralisme » consiste à mettre en concurrence nos ouvriers, nos techniciens, nos ingénieurs avec les salariés esclaves du bout du monde , alors je condamne ce « libéralisme » là !

    Pour mémoire, l’ouvrier chinois c’est moins de 2 euros de l’heure. Quant à la réglementation et à la fiscalité je vous laisse deviner.

    On devrait, pour leur apprendre à vivre comme le peuple , mettre ces « analystes » et autres « experts » au chômage et au RSA histoire de leur apprendre la vie du peuple.

    « Concurrence libre et non faussée » qu’ils disent………………..

    • Une étude de l’INSEE a chiffré, pour la période 1995-2001 l’ampleur des emplois perdus dans le secteur industriel à cause de délocalisations : en moyenne, 13.500, dont plus de la moitié vers des pays à hauts salaires. Ce chiffre est à comparer aux 6,8 millions d’emplois dans le secteur secondaire en France.
      http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ECOFRA05b.PDF
      Une seconde étude du Conseil d’Analyse Economique, écrit ainsi : « les restructurations d’entreprises s’étant produites en Europe entre le 1er Janvier 2002 et le 15 juillet 2004 concernent 1456 entreprises et ont entrainé la suppression de 780 394 emplois, ce qui correspond à 0,42% des 192 millions emplois européens. Ramené à 1 an, on obtient un taux de 0,17%. Chaque année, c’est donc 0,17% des emplois européens qui disparaissent dans des restructurations. »
      http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000102/index.shtml
      Les délocalisations ne représentent, selon le rapport, que 4,74% des emplois supprimés (36 977) pour restructuration et 7,14% (100) des entreprises restructurées. En terme d’emploi, cela correspond donc en deux ans et demi à 36 977 suppressions donc 0,019% de la totalité des emplois européens. Rapporté à 1 ans, on obtient un taux de 0,0076%. Chaque année, c’est donc 0,0076% des emplois européens qui disparaissent dans des délocalisations. ». « Au niveau de la France, les 8 000 suppressions d’emplois survenues en 2001 suite à des fermetures d’unités de productions correspondent à 0,032% des 25 millions d’emplois français.
      Un rapport du Sénat expose les mêmes conclusions que les précédents rapports.
      http://www.senat.fr/rap/r03-374/r03-3740.html
      Je vous invite aussi à consulter cet article : http://www.wikiberal.org/wiki/D%C3%A9localisation
      Après tout n’est pas « rose », il y a aussi des délocalisations de marges, etc. mais le tableau n’est certainement pas aussi sombre que celui que vous indiquez, au contraire, au niveau global il est même très positif.
      quand au sophisme: « on trouvera toujours dans les pays pauvres des désespérés prêts à travailler 24/24 et se tuer au travail pour se payer un bol de riz. »
      Si ces gens acceptent de faire ça au lieu d’autres choses, c’est qu’ils ont quelque chose à y gagner, sinon ils ne le feraient pas. Il faut aussi regarder le cadre préexistant sinon c’est caricatural, exemple : en Chine de nombreux agriculteurs du Changjiang préfèrent quitter la campagne pour rejoindre les villes, afin d’y trouver un emploi manufacturier basique (exemple de Foxconn à Shenzhen), car ils jugent que les conditions de vie y sont meilleures qu’avant.
      Bien qu’il soit vrai que les conditions de vie ne sont pas « occidentales », l’augmentation de la demande et l’accroissement de la spécialisation, provoque un boom des salaires, avec une croissance qui permet une augmentation de la consommation intérieure et de financer des infrastructures meilleures, bref pour ces pays les délocalisations sont bonnes, et au nom de quoi n’auraient-ils pas le droit de nous faire concurrence ? Au nom de la loi de la majorité ?
      Comment peut-on se prévaloir d’aider les pays pauvres, et ne pas vouloir de leur concurrence ?
      Les pays riches peuvent se permettre des avantages comparatifs qu’eux ne peuvent pas, ainsi il faut miser sur la formation, l’innovation, la recherche, comme le font la Suisse, la Suède, la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas, le Luxembourg, Le Japon, la Corée du Sud, etc.

      • je sais j’arrive un peu tard , mais vaut mieux tard que jamais.
        je me suis farci une bonne part de vos études pour comprendre où était le piège, car mon ressenti à moi est assez proche de celui de Mr zemmour. et bien je l’ai trouvé , ces études ne parlent que des délocalisations et restructuration au sein d’une même entreprise (ex: usine renault fermée en France pour transférer la production au Maroc),et là effectivement le nombre d’emplois perdus n’est que de quelques centaines de milliers depuis les années 90 ( ce qui n’est pas franchement négligeable).mais par contre cette étude ne prend pas en compte les destructions purement et simplement d’usine et plus généralement d’outils productif de/en France dont la production étaient toujours en demande dans notre pays et dont le marché à été reprit par des fabricants chinois ( entre autre) et des importateurs français qui n’ont plus rien à voir avec les précédents propriétaire de l’usine française disparu , par exemple le textile Français (je parle de la production bien sur) n’a rien délocalisé et n’apparait pas dans vos études … et pourtant on s’habille encore !, laisser détruire une usine/marque Française car l’outil productif en France et non-compétitif face au chinois , puis voir des fonds Français recréer une nouvelle marque et un outil productif en chine … ce n’est pas aussi de la délocalisation peut être ? et bien pas pour votre étude
        si on recalcule la réalité de la délocalisation de l’activité d’un point de vue globale et nationale et non pas que d’un point de vue d’entreprise bien délimité, le résultat serait bien différent de celui de cette étude sciemment tronquée.

        ensuite il y a un petit point qui me fait sourire sur les délocalisations officielles dont votre étude annonce que la moitié sont vers des pays dont les salaires sont plus élevé que la France. j’imagine qu’ils parlent entre autre de l’allemagne ou des états unis qui n’ont/n’avaient pas d’équivalent du smic francais, et qui malgré un salaire moyen plus élevé au niveau national qu’en France , avaient des ouvriers peu qualifié payés bien moins que chez nous . donc c’est tres éxactement toujours le même mécanisme que les délocalisations vers les pays à bas coup salariale …produire dans des pays « exploitant » une main d’oeuvre pas cher … et rien d’autre.
        ce texte de philippe Fabry ainsi que les études que vous fournissez sont du meme accabit , consternante d’hypocrisie.

    • je vous conseille de lire le lien wikibéral sur les délocalisations (voir premier commentaire) car les délocalisations n’ont en général pas du tout comme but la baisse des coûts de main d’œuvre. lisez aussi: http://www.libreafrique.org/Watts_delocalisations_290812
      http://reason.com/archives/2012/08/01/stop-complaining-about-outsourcing

    • « Si ce « libéralisme » consiste à mettre en concurrence nos ouvriers, nos techniciens, nos ingénieurs avec les salariés esclaves du bout du monde , alors je condamne ce « libéralisme » là ! »

      Le libre-echange est historiquement *un des éléments fondateurs du libéralisme en économie : pas du « libéralisme », mais bien du libéralisme tout court. Les termes ont un sens, et une histoire, qu’on ne peut ignorer.

  • Zemmour encensant De Gaulle ou Napoléon est en soi un paradoxe. Là où ces derniers cherchaient l’avenir, lui se contente de s’accrocher à un passé en décomposition. Il suffit de lui demander son point de vue sur la révolution digitale pour voir le fossé béant qu’il y a entre lui et le réel. Ce genre de personnes sont toxiques, elle maintiennent une partie de l’opinion publique sous la perfusion d’une gloire passée, qui serait peut être plus propice à réémerger si ces idéologues ( qui ne produisent rien au demeurant ) arrêtaient de se regarder le nombril à longueur de pamphlets.

    • De Gaulle et Napoléon cherchaient l’avenir en s’appuyant sur le passé et en étant habité par une conception instransigeante de l’identité française : « la France fille ainée de l’Eglise, j’assume tout depuis Clovis etc… »

      Ce qui est toxique, c’est d’essayer de faire avaler au gens que ce qui leur arrive (dépossession de leur pays, destruction des structures sociales traditionnelles pour les remplacer par l’individualisme consumériste, effacement géopolitique) est un « progrès ».

      • Eh bien oui, c’est effectivement un progrès.

        • Les familles détruites par le divorce de masse et l’individualisme, les victimes de la délinquance liée à l’immigration de masse et au laxisme judiciaire, les millions de jeunes femmes et hommes abimés psychologiquement par l’idéologie hédonistes et rendus incapable de fonder une famille, les gens qui doivent baisser les yeux dans leur propre quartier, tout cela est un « progrès », oui.

          Vous n’êtes peut-être pas confrontés (encore) à ces problèmes, ou vous avez peut-être internalisé ce désir de mort diffusé par la culture moderne, mais vous devez commencer à réaliser que pour un nombre croissant de gens, le tournant « réactionnaire » exprimé par Zemmour est en fait l’expression d’une volonté de survie, tout simplement.

          • Bof. Vous maquillez les faits comme ça vous arrange. Simple rhétorique à mes yeux.

            La France se confronte surtout à la Mondialisation, c’est-à-dire aux autres- surtout les pays émergents – et doit accepter le fait qu’elle n’est pas le centre du monde et que le giron protecteur de l’occident hégémoniste perd de plus en plus de sens. Oui c’est la terrible la concurrence : on doit s’adapter à la réalité et cette dernière a tendance à changer le monde dans lequel on vit. Et puisqu’on vit globalement mieux alors oui c’est bel et bien un progrès. Merci l’individualisme, la société de marché et la mondialisation des échanges.

            • Non Tom je ne suis pas d’accord avec vous. Je confirme le raisonnement d’Alyssa par ma modeste expérience de vie en « zone sensible ». Certainement Zemmour méprend le libéralisme classique mais sa critique des dérives 68-ardes et de la technocratie européenne est juste et parle aux gens. En tout cas, lui, il touche plus de monde que nous (libéraux classiques) avec un seul bouquin !

          • « Les familles détruites par le divorce de masse et l’individualisme »

            Trop drôle.

      • Ce que je veux dire n’est pas de nier toute référence au passé, mais de cesser de poursuivre une gloire morte. La France n’est pas seule au monde. Quand je lis notre pauvre Eric nous parler de la révolution digitale comme une commodité alors que sa portée est aussi importante que la première révolution industrielle, j’ai justement mal pour ce pays.
        L’individualisme consumériste? Personnellement, j’attache plus d’importance à la liberté et responsabilité personnelle des gens plutôt que sur un état omnipotent. Quelle différence y a-t-il entre une multinationale qui se sert des leviers politiques et pratique une forme d’aliénation consumériste et un état coercitif, propriétaire des moyens de production dont le modèle est aujourd’hui de toute façon transparent?
        Je pars du principe que la collectivité ne peut être construite qu’entre individus consentant. Qu’une personne prétendant avoir la « solution » puisse décider à la place des autres est à l’heure actuelle absolument contre-productif. L’homme n’est rien sans son prochain mais il est encore moins que rien sans lui même.
        Dépossession des Français de leur pays? L’homme doit avant tout se battre pour garder la possession de lui même et garder un scepticisme permanent quand aux tirades des états. Or jusqu’ici, l’état n’est pas le peuple. Il s’agit d’un cercle d’élites ayant eux aussi leurs intérêts personnels. L’élection en elle même est un processus commercial. Et lorsque la poursuite de cet intérêt empiète sur les libertés du peuple, quel contre-pouvoir lui opposer?

        En passant pas là, ce n’est pas De Gaulle qui a été le premier à envisager l’indépendance de l’Algérie? Ce n’est pas notre Eric national qui aurait été lui même, selon son propre développement, favorable à un maintient des colonisations?
        Au delà de tout ça, Zemmour est un personnage cultivé, travailleur et plutôt courageux ( je ne sais pas si le mot est bien choisi pour un polémiste ), mais avec lui, on ferait un pas en avant pour deux pas en arrière à mon humble avis.
        Le protectionnisme n’est valable que pour les états en (re)construction et les états coloniaux. Or, les premiers ne sont pas en Europe occidentale), et les seconds, au nom de la liberté des peuples, plus personne de sensé ne les souhaite.

  • Mieux vaut voter FN que de voter pour la mondialisation avec Sarko ou Hollande, Valls et consorts

  • Vous remarquerez comme d’habitude que l’on s’attaque au « néo » libéralisme, qui puisqu’il n’existe pas en tant que tel, n’a pas de partisan et constitue donc un excellent homme de paille à toute argumentation. Ce concept mériterait d’ailleurs un article tant l’arnaque est manifeste.

    Exemple récent : j’écoutais l’interview sur France Inter de Michel Camdessus, ex directeur du FMI, et je trouve dingue qu’après la vue qu’il a eu en « direct » de la réalité soviétique, il hésite encore quand on lui demande s’il est capitaliste, et assène l’habituel couperet contre le néolibéralisme, représenté selon lui par Thatcher ou Reagan…
    C’est devenu tendance de dire ça, tout comme différents auteurs qui immédiatement après avoir annoncés une idée un tant soit peu libérale se défendent d’être des « ultra »libéraux.

    •  » il hésite encore quand on lui demande s’il est capitaliste, et assène l’habituel couperet contre le néolibéralisme, représenté selon lui par Thatcher ou Reagan… »

      La question est de savoir si on considère l’action de Thatcher comme une finalité, un but en soi, une transformation durable ou un simple moyen de revenir en arrière sur des années d’abus de socialisme. Les anglais y sont allé assez fort récemment avec Cameron/Clegg, mais je ne vois pas comment on peut espérer revenir en arrière sans un traitement de choc. Une libéralisation provoque forcément une baisse des salaires, et du pouvoir d’achat dans un premier temps qui est nuisible à l’économie. C’est le principe de « toucher le fond » pour rebondir. Il faut se redonner des marges en incluant dans le calcul le premier effet néfaste. Cela ne signifie pas forcément que l’on est un « ultra-libéral » convaincu.

      Les politiques qui prônent des demies-mesures sont j’en ai bien peur très très loin de la solution et ceux qui fustigent le « néo-libéralisme » sont soit aveugles, incompétents, ou satisfaits de l’état actuel : pour parler de « néo/ultra libéralisme », il faudrait qu’il reste encore un peu de libéralisme, non pas dans la haute finance ou les multinationales qui servent de bouc-émissaire à tous les problèmes, mais dans le monde des artisans, des commerces et des PME qui représentent la vraie activité libérale qui fait vivre les pays.

  • Le problème c’est que Zemmour ne fait pas plus d’erreurs et n’exprime pas plus de contradictions que les autres politiques institutionnels. Le remplacement de la population de mon quartier / département m’a fait fuir le pays. Je me fous de toutes les idéologies / racisme, j’ai juste voulu sauver mes enfants de cet enfer anti-blonds aux yeux bleus. C’est pourtant simple.

    • L’état interdit aux gens de se défendre et n’assure plus ses fonctions régaliennes, vous ne trouverez personne pour défendre ça ici.

  • citation :  » La France ………30 Glorieuses  » quand on confond gloire et prospérité il ne faut pas s’ étonner du piteux résultat
    risqué de truquer les valeurs
    extravagante guerre coloniale Indo 46 – 54 ( et de plus perdue ) , constructions de hideux quartiers ( sensible) une douzaine de dévaluations du franc face au mark , etc
    c’ est leur gloire à eux ! hé ! hé ! minables ! la mienne c’ est d’ avoir démoli et rebati toute ma maison en pierres de pays en tenant compte de l’ architecture locale , entre autre .

  • Je me suis tapé les 500 pages du livre et il me reste peu de temps pour lire les 10000 pages de commentaires sur le livre.
    Mais en picorant de ci de là, en lisant en diagonal, en prêtant l’oreille à une perruche journaliste dont le souci est de se positionner « contre Zemmour », il apparaît que nos commentateurs ne veulent pas ou ne peuvent pas apporter une contradiction argumentée aux nombreux thèmes du bouquin. Je suis étonné que les gauchistes
    ne mettent pas en avant son chapitre sur Schweitzer qui vous donne l’envie d’aller vous inscrire au parti communiste. Et son analyse sur les écologistes politiques est lumineuse.

  • Un  » honnête homme  » comme vous dites, s’il veut être crédible (et objectif) prend le temps de lire ENTIEREMENT le bouquin avant de critiquer mais comme tous les détracteurs de Zemmour, il est plus facile d’écrire des pamphlets indigestes que de faire une étude sérieuse sur le sujet – Pour ma part, le progrès dont vous vantez les mérites ont des résultats tout a fait éloquents –  » plus de 2000 milliards d’euros de dettes, plus de 5 millions de chômeurs en France, 24 millions en Europe, près de 9 millions de personnes au seuil de la pauvreté en France, 84 millions en Europe, délinquance en hausse, pouvoir d’achats en baisse, augmentation des impôts, recul de plus en plus des acquis sociaux,ce qui n’empêche pas l’immigration de continuer – 200.000 par an ( sans parler des clandestins) plus de divorces, dégringolade du niveau scolaire, comunautarisme religieux ( halal à l’école, demande d’heures de prières dans les entreprises, prières dans la rue, constructions de mosquées avec l’argent public) faut aussi parler de plus de 1000 jeunes qui sont partis faire le djihad – Et puis, évasion fiscal….Multinationales qui s’exonèrent d’impôts en délocalisant, paradis fiscal au luxembourg sous l’oeil bienveillant de monsieur juncker, président de la commission européenne – divers politiciens ( droite- gauche) accusés de corruption ou évasion fiscal – Education ? – A défaut d’apprendre à lire ou à écrire à nos enfants ( on supprime les notes) et on leur apprend que l’on ne nait pas homme ou femme mais que l’on choisit d’être un garçon ou une fille – on illustre tout çà par des bandes déssinés qu’il y a quarante ans, même les adultes n’auraient pas osé les regarder en public. (c’est çà le progrès) , on pourrait parler de la justice mais là, il faut écrire un roman…Oui, comme vous dites, fallait pas faire un livre et pas le lire, c’est tellement bien ce qui se passe aujourd’hui dans notre société – Les gens comme vous, sont les mêmes qui haïssent zemmour sur les plateaux TV et le résultat, c’est que ce dernier augmente ses lecteurs et la sympathie des citoyens – SVP continuez !

  • Merci, j attendais pareil article !

  • La citation ( par Fabry) de l’ auteur du livre Zemmour « le suicide français « sur cette fable des 30 Glorieuses est ici encore plus cocasse en effet
    la société française a subi durant cette période une américanisation , une colonisation en particulier culturelle par l’ industrie du divertissement les outils principaux étant les radios , télé et cinéma ce qui serait logiquement une contrepartie – rien n’ est gratuit ? des aides US accordées à la France durant une partie de leurs 30 glorioles
    les 40 suivantes ont été la continuation des 30 sauf que les maitres à penser idéologues socialos marxistes ont eu quelques autres préférences

  • Ce type a quand même dit à l' »économiste » Nathalie Artaud, invitée chez Ruquier, lors de son passage sur le grill, qu’il était entièrement d’accord avec son constat économique.

  • il y a ce très bon site sur Eric Zémmour: http://leclownericzemmour.wordpress.com/

  • Comme je le répète souvent dans les commentaires d’articles concernant Zemmour, pour bien comprendre notre bonapartiste-marxiste-gaulliste-socialiste, il faut connaître l’esclavagiste-absurdiste et parasite social institutionnel Jean-Claude Michéa, qui est l’un de ses maîtres à penser : http://fr.liberpedia.org/Jean-Claude_Mich%C3%A9a
    Et au passage, Michéa a lui-même un disciple, qui est encore plus « bête et méchant », Charles Robin : http://blogelements.typepad.fr/blog/2014/11/la-gauche-du-capital-conference-de-charles-robin-et-alain-de-benoist-%C3%A0-montpellier.html

  • C’est évident, le principal danger pour la France c’est d’être mordu par ce méchant livre.

  • ..critique à charge…mais après les événements de ces 2 derniers jours, peut-être faut-il que vous relisiez mieux, car vous avez dû lire en fermant les yeux, car vous y verrez ce sur quoi, comme Finkielkraut, Zeimour essaye de nous alarmer. Aujourd’hui ce sont nos gouvernants et autres personnalités politiques qui découvrent que la France est en guerre de l’intérieur…tiens donc! Il suffit de lire ce livre (pas les yeux occultés par une bien-pensance boboïsée mais mais ouverts) pour voir que tous les ingrédients y sont. Mais il aura donc fallu que ces 8 et 9 janvier 2015 arrivent pour réveiller certains de leur torpeur ou irresponsabilité.
    Et ce n’est pas pour rien que les plus grands dirigeants européens seront demain à la marche parisienne, car ils savent bien que, dans ce domaine aussi hélas, toute l’Europe est en danger.

    • en quoi cela enlève la justesse de la critique de l’auteur sur Zémmour (notamment sur son étatisme et son marxisme) ?? perso, je suis plutôt d’accord avec zémmour sur l’islam mais son problème s’est son marxisme. il ne comprends vraiment rien à l’économie. la plus grande menace aujourd’hui s’est l’islamogauchisme

  • je suis moi même défavorable à l’idéologie progressiste qui est une imposture. aujourd’hui, le progrès est devenu un dogme. je suis critique de la modernité ce qui ne m’empêche pas d’être lucide et de ne pas vivre le passé. le problème de Zémmour s’est qu’il est réactionnaire. il idéalise le passé qui serait une époque parfaite, il veut un retour du passé.

  • Je vous remercie M ZEMMOUR de réveiller nos consciences.
    Les politiques qui vous critiquent aujourd’hui ont le nombril trop mal placé pour reconnaitre qu’ils se sont discrédités eux mêmes et qu’ils n’ont certainement pas besoin de votre livre, qui in fine, ne fait que le constat de la situation actuelle de notre pauvre pays.
    Leur politique politicienne en est en partie responsable, mais il ne faut surtout pas le dire.
    Quelle hypocrisie !!! Quand on voit en plus que ceux qui veulent vous museler sont les mêmes qui étaient dans la rue le 11 janvier pour défendre la liberté d’expression …

  • Je viens de lire le livre de monsieur Zemmour. Etant féru d’histoire, je me suis régalé. C’est comme, je dirais, revoir la série originale de STAR TREK dans un scénario de BACK TO THE FUTUR ; on ne sait pas trop vers où on se dirige, mais l’important est cette sensation d’aventure à vouloir prendre de nouveaux chemins afin de parcourir un passé que l’on croyait connaître mais qui nous dévoilent quelques surprises , toujours avec une impression de revenir au point de départ, et cela, sans s’ennuyer . Merci sincèrement. J’ai fait allusion à des séries américaines car le chapitre du livre sur la série Dallas m’a terrifié.

  • Au sujet du  » suicide français »

    extrait du livre de Léon Poliakov : « bréviaire de la haine » calmann-levy , copyright 1951 , préface de Mauriac , page 201 :

     » Du sort relativement plus clément des Juifs de France , Vichy fut en fait le facteur prépondérant ».
    la thèse de Poliakov rejoint celle de Zemmour.

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