Bruno Le Maire, ce « connard » candidat à la présidence de l’UMP

Selon un sondage, Bruno Le Maire est préféré par un Français sur deux pour diriger l’UMP.

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Bruno Le Maire, ce « connard » candidat à la présidence de l’UMP

Publié le 24 novembre 2014
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Selon un sondage, Bruno Le Maire est préféré par un Français sur deux pour diriger l’UMP. Portrait de cet ambitieux qui pourrait faire de l’ombre à Nicolas Sarkozy.

Par Robin Lewis

Bruno Le Maire UMP Photos (Creative Commons)

C’est un scrutin bien inégal qui s’offre aux adhérents de l’UMP cette année pour l’élection de leur président. D’un côté du ring se trouve Hervé Mariton, le candidat déclaré « libéral-conservateur », et Bruno Le Maire, jeune promu (45 ans), né à Neuilly-sur-Seine, diplômé de l’École Normale Supérieure (ENS) Ulm et de l’ENA, ancien dircab de Dominique de Villepin et ancien ministre de l’Agriculture sous Nicolas Sarkozy. Ce dernier, que l’on retrouve justement à l’opposé du ring, face à ces deux premiers candidats. Dernier arrivé en lice mais premier de par sa stature, l’ancien président est bien entouré, a des moyens et moult réseaux et associations qui le soutiennent. La bataille semble donc inégale, bien qu’il pointe cependant un arrière-goût de « rien n’est joué » en bouche.

L’alternative Bruno Le maire

20h15, tout le monde a pris place, le show peut commencer. Bruno Le Maire arrive sous les vivats des jeunes militants qui forment son avant-garde et se saisit du micro. Seul hic, il ne se tient pas sur mais devant l’estrade. Il est sur le même plan que son public.

Le début de sa prestation est assez banal, reprenant le traditionnel « Hollande est le pire président de la Ve République », critiquant ce dernier sur son manque de priorité aux jeunes, en l’enfonçant sur son « Moi président » et enfin en abordant le thème de la sécurité pour bien montrer que l’on est à un meeting UMP : « Tous les délinquants en prison ! » Cela fait plaisir au public de ce soir (moyenne d’âge : 55 ans) mais ne sait-il pas que nos prisons sont pleines à craquer ? Quid d’une possible réinsertion ?

Suivent les sujets habituels de tout bon meeting et qui ne présentent que peu d’intérêt de par leur récurrence dans la bouche des politiques et leur non-développement ce soir. Forcément, Le Maire a le désir de redonner confiance aux militants en l’UMP, entachée depuis deux ans de scandales politico-financiers à répétition, le dernier en date frappant l’ancien premier ministre François Fillon : « Je désire insuffler à notre mouvement une voie nouvelle pour retrouver confiance en la droite républicaine » ; autant dire que l’on part de loin.

Contrairement à son rival direct, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire se porte candidat à la présidence de son parti et non à la présidence tout court. En effet, il expose clairement un projet de reconstruction d’une opposition stable et surtout crédible. Ainsi fusent les termes « reconquête », « territoires », « échéances locales », « régionales ». Les idées sont là et plaisent. Le petit nouveau a l’air déterminé à faire le ménage et à « tourner la page du passé ». Seulement, dans un parti comme l’UMP, c’est plus facile à dire qu’à faire. « Je ferai la lumière sur toutes les affaires en cours », clame-t-il. Certes, mais en aura-t-il les moyens ? « Je rendrai les comptes du parti transparents. » Pense-t-il sérieusement qu’on le laissera faire ? Tout dépend de ce qu’on entend par « comptes du parti » car pourra-t-il tout dévoiler à tout le monde en toute impunité ? On le lui souhaite. Bruno Le Maire veut aussi faire la chasse aux élus ne payant pas leur cotisation annuelle au parti ; riche idée mais qui ne fera pas avancer grand-chose. Ainsi, le jeune candidat espère redonner de la crédibilité à son parti qui se trouve au fond du gouffre. C’est beau, frais, plein d’entrain et rassurant pour l’avenir. Seulement, qui peut encore croire à ce genre de promesses idylliques ?

Enfin sont abordées les réformes d’opposition : abrogation des 35h, suppression des régimes spéciaux, réforme du corps législatif, non-cumul de mandats des parlementaires dans le temps. Ce genre de réformes est vital pour la sauvegarde de notre pays enlisé depuis trop longtemps dans la crise. Les propositions du candidat Le Maire sont, dans leur majorité, dignes d’intérêt voire salutaires pour l’avenir de la France. Seulement, nous sommes en droit de nous demander si elles sont véritablement réalisables, applicables. Tant de belles paroles au milieu de ce flot de babillages politiciens, nous promettant la pluie et le beau temps pour finalement ne rien mettre de concret en place ni résoudre un tant soit peu l’impasse dans laquelle nous nous trouvons. Comment croire un discours aussi réaliste soit-il sans penser un seul instant que de tels changements dans le contexte politique actuel vont bousculer l’ordre établi des oligarques qui nous gouvernent depuis près de 30 ans ?

Le renouveau, c’est maintenant ?

La première chose que l’on peut conclure suite à cette expérience « lemairienne » sur le terrain est que cet homme sait donner de l’espoir à ceux qui viennent l’écouter. Bruno Le Maire sait se mettre en scène, interagir avec son public ; il prend d’ailleurs bien à contre-pied ses rivaux beaucoup plus solennels. Il sait utiliser sa candeur de jeune politique afin de mettre en confiance son auditoire et pouvoir rendre crédible sa vision du renouveau. Le renouveau justement, parlons-en, il sonne comme un air de déjà entendu – « Avec Jospin c’est clair, le président du vrai changement », devise de campagne de Lionel Jospin en 1995, « Le changement c’est maintenant », devise de campagne de François Hollande à l’élection présidentielle de 2012 – qui ne convainc que difficilement car réchauffé. Pour ce qui est du jeu de mots pathétique à la José Bové – « Ah si j’osais Bové », campagne présidentielle de 2007 – n’en parlons pas.

On peut aussi regretter son manque de prise de position quant à l’avenir des motions au sein de l’UMP qui divisent tout le monde sur le caractère de leur existence. Point à éclaircir donc.

Bruno Le Maire a en revanche pris position quant à une possible alliance avec le centre dominé actuellement par l’UDI de Jean-Christophe Lagarde, son président fraîchement élu : « Il y aura des primaires ouvertes à l’UDI » dixit l’intéressé qui prend à nouveau ses distances avec Nicolas Sarkozy sur ce point.

Dans toutes les brèves présentations de Bruno Le Maire que l’on peut entendre actuellement dans les médias, peu, sinon aucune, ne font mention de son parcours au sein de l’École Nationale d’Administration (ENA), école dont sortent près de 50% de nos politiques actuels : ministres, conseillers, secrétaires, cabinets. Comment prôner le renouveau et la différence quand on a le même parcours que ses prédécesseurs ? Les énarques et autres hauts fonctionnaires ont mené notre pays au bord du gouffre de par leur éloignement avec la réalité, et ce serait à l’un d’entre eux de nous annoncer, encore une fois, que cela va changer ?

Sur le thème de la confiance, l’éternelle question du jeune promu ayant peu d’expérience revient sur la table. En effet, au vu de tous les scandales financiers qui frappent tant la droite (Bygmalion, Copé, Kadhafi, Serge Dassault, Bernard Brochant) que la gauche (affaire Cahuzac, le phobique Thévenoud, le trouble Guérini, l’incertain Huchon, etc.), comment gérer une telle machine à imbroglio ? Cela demande de l’expérience, une assise puissante, de gros soutiens, un charisme sans faille, une détermination indéfectible. Bruno Le Maire détient-il toutes ces clefs ? La réponse n’est pas simple à l’heure où chaque soutien compte et où les campagnes se gagnent à quelques voix.

Pour l’heure, les conclusions sont difficiles à établir. Le jeune candidat ambitieux à la présidence de l’UMP suscite un certain espoir chez une proportion non négligeable des sympathisants du parti – ils seraient 31% à le préférer aux deux autres candidats pour la présidence du parti, selon un sondage d’Odoxa publié ce week-end. Il suscite également davantage d’intérêt auprès des Français, qui sont désormais 48% à souhaiter le voir élu à la tête de l’UMP contre 34% à Nicolas Sarkozy, selon ce même sondage. Mais beaucoup d’aléas et de paramètres entrent en jeu dans un tel scrutin et dans une situation aussi tendue que celle que traverse actuellement la droite, voire la politique, française.  On ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec la campagne menée par Jean-Christophe Fromantin, député-maire de Neuilly-sur-Seine, pour la présidence de l’UDI cet automne. Là aussi nous avions face à nous un candidat plutôt jeune, sortant des ornières politiques, possédant un parcours atypique et proposant une réforme globale de la vie politique et de l’économie de notre pays. Le seul hic dans tout cela ? Fromantin a fini dernier de la course à la présidence de son parti avec un score de 11%.


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  • jusqu’à preuve du contraire , lemaire n’a pas encore été nommé dans des affaires troubles , ce qui n’est pas le cas de juppé et sarkozy ; et si j’étais lemaire , je me méfierais de la mère chirac , fan de sarkozy ;

  • Le destin de l’UMP est complètement inintéressant. Ce parti qui a régné dix ans sans partage à nul effet sauf celui de se goinfrer, implose et se donne à une palanquée d’abrutis qui réclament un nain de théâtre !

  • Pourquoi « connard »?

  • Oh la la,….si l’UMP n’a que ca pour faire campagne, on comprend que les Francais cherchent ailleurs !

    Un carisme de serpiliere humide, sorti de l’ENA, sympa parce que souriant et (pas encore) non corrompu…. c’est un Flamby de droite qu’on nous propose !!!!!

    Non merci !

    • Un charisme de serpillère: préférons nous alors un homme (ou femme) avec un véritable charisme (genre Chirac, Sarko) mais sans réel ambition, sauf se faire réélire?
      Pour rappel B.Le Maire est un des rares politiques à avoir démissionné de la fonction publique, incompatible selon lui, avec sa fonction d’élu.
      C’est peut être considéré comme anecdotique, mais c’est un signe intéressant pour la suite.

  • Bruno qui ?

    Pour reprendre le mot de Nigel Farage (au sujet de Von Rompuy), Lemaire a sans doute beaucoup de qualités (même si on peu rire de son « parcours atypique » (ENA…)) … mais le coeur du problème est le suivant : il a le « charisme d’une serpillère humide ».

    Les Français, surtout du côté de la droite, veulent un « chef ».

    Sarkozy répond au cahier des charges. Lemaire non.

    Donc à quoi ça sert de gloser, de chercher des candidats « alternatifs », des « challengers »…. A chaque fois c’est la même chose, poussée par les médias (Juppé etc.)… Et à chaque fois c’est la « bête politique » qui l’emporte : Chirac, Sarkozy etc.

    Il ne s’agit pas de supporter Sarkozy (énième piège)… mais simplement de décrire le Réel.

    Sarkozy sera élu à la tête de l’UMP. Et sauf cata, sera élu face à Lepen au second tour de la présidentielle en 2017.

    Et les veaux en reprendront pour cinq ans.

    Jusqu’à la lie.

    • Sombre perspective……

    • Fallait pas étêter Louis, un 21 Janvier. En 222 ans, mais rien n’a changé.
      A quand la monarchie parlementaire ? La France progresserait enfin vers la démocratie.

      Bon, c’est vrai, on en a eu un petit peu, ils ont appelé cela la cohabitation…

    • L’élection de Flamby vient invalider l’assertion selon laquelle les Français veulent un chef charismatique. CQFD.

      Lemaire ne peut refaire sa propre histoire : Il est et restera enarque. En revanche, les actes comptent plus que les paroles. En démissionnant de la fonction publique, il a pris un risque personnel réel (même si on sait tous qu’il n’aura aucun problème pour rebondir) que personne n’avait osé avant lui.

      Il est sans doute sincère, on a le droit de douter de sa capacité à soulever des montagnes, mais au moins il a plus de couilles que les autres…

  • Quelle tristesse, n’importe quel homme politique de droite serait certain de remporter la prochaine presidenrielle sauf un seul: Sarko! Tellement sont rejet est élevé et transversale de gauche a droite!
    Et bien Si, aider par Francois qii ne rzve que d’avoir a nouveau Sarko en face pour a la fois justifier son maintient dans son camps et achevé l’adversaire avec les Affaires ( qui ne servent qu’aux bons moments, on remarque le calme plat actuellement…).
    Clairment, la seule chose qui pourrait me faire voter FN serait a nouveau un duel Sarko/Hollande et je ne suis pas le seul… mais nous y allons de plus en plus vite…

  • Un Flamby de droite qui demissionne de la fonction public pour faire de la politique… tout de meme plus liberale que sarko et Juppe reunis… issu de l’oligarchie, un CV de champion, un beau faire valoir pour le retour du nain…qii va bien reussir a nous imposer encore un duel Sarko/Hollande, sauf que cette fois-ci, c’est le feminisme qui pourrait mechament l’emporter. ..

    • Encore une fois il ne s’agit pas de gloser sur nos « souhaits ».

      Bien sûr on souhaiterait un candidat honnête, intelligent, ultra libéral et ayant le charisme de Bonaparte…

      Mais ce n’est pas le Réel.

      Lemaire, comme tous les autres, est un petit politicien. Un apparatchik.

      Il sait qu’en faisant monter -artificiellement- la température face à Sarkozy (alors qu’il n’a AUCUNE CHANCE d’être élu à la tête de l’UMP)… il s’assurera une belle place quand Sarozy passera en 2017.

      Plus il fait semblant d' »exister », plus la récompense sera grande.

      Voilà. Un petit politicien, minable comme tous les autres. A l’image des Français.

      • on peut mettre les politiciens français dans le même panier ( de crabe ) , ils viennent tous du même monde et sont tous plus ou moins pourris ; mais dire que 65 millions de français sont minables , rassurez moi , ce ne peut être vrai sinon on est vraiement foutu….

        • bonjour marie , loin de moi l’idée de vous faire passer une mauvaise journée , mais hélas voici : Il n’y a en France 42 millions d’électeurs , dont 18 millions votèrent Socialiste ! Comptez donc 24 millions restants parmi lesquels figurent 30% d’abstentionnistes (non pas par indifférence , mais profond dégoût de la classe politique que vous citez justement ) Restent :65 moins 42 = 13 millions de supposés innocents de la situation .
          Petite lueur : A force de seriner l’évidente nuisance des politiciens + celle des médias aux ordres + celle des crétins utopistes; peut-être que certains des 24 millions d’opposants & quelques abstentionnistes se réveilleront aux prochaines échéances !

        • Individuellement, il y a , heureusement, un certain nombre de Français valables mais, c’est en tant que peuple qu’il y a 100% de minables

      • Je ne trouve pas tres sain de salir ainsi « les français » comme ça globalement . Ils ont quoi comme choix les français ? Ils ont droit depuis 40 ans de voter pour un parti de gauche plus ou moins rose . Les français ont été trahis par la droite qui n’est ni libérale ni de droite pour deux sous . Une nomenklatura oligarchique tient le pays depuis tout ce temps et nous assistons depuis à une parodie de démocratie . Maintenant vous faites quoi vous à titre privé pour ne pas être un veau ?

  • Il commence par se présenter, puis il termine par le programme. Comme ça il n’a pas besoin d’expliquer le programme, ni de montrer en quoi il serait bien placé pour l’appliquer…
    On n’a pas besoin d’un charisme exceptionnel, mais de quelqu’un qui soit crédible s’il dit qu’il sait ce qu’il fera, et crédible quand il dit qu’il le fera.

  • On ne peut pas faire confiance à l’UMP car ils se déchirent entre eux, mais hypocritement devant le peuple ils continuent à mentir, en faisant croire qu’il forment un bloc solidaire et uni.
    Par exemple Juppé qui s’est fait insulter par les Sarkozystes ce week-end mais en « bon soldat umpiste » fait comme ci il ne s’était rien passé.
    Ses mecs n’ont aucun amour-propre et sont prêts à se faire humilier pour avoir la chance d’obtenir un poste de ministre si celui qui les méprise arrive, un jour au pouvoir.
    Les Français ne doivent pas accepter d’être gouverné par de telles chiffes molles ! !

    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2014/11/24/25002-20141124ARTFIG00319-apres-les-huees-alain-juppe-ecarte-la-piste-du-traquenard.php

  • N’attendons pas d’homme providentiel car il n’existe pas. Ce qui compte c’est la pertinence du programme et la capacité d’une organisation à le mettre en œuvre. Les choses sont trop complexes pour qu’un seul homme puisse prétendre tout maîtriser. la question est de savoir si Bruno Lemaire est capable de bien s’entourer ( en élargissant à la société civile qui regorge de compétences et de volonté) et de mettre en place un dispositif qui permettrait de sortir des petites magouilles des 30 dernières années pour enfin défendre les intérêts du pays.

    • N’est pas Charles de Gaulle qui veut…….

      • En plus, de Gaulle avait quelque-chose à nous vendre : « la fRance ». Aujourd’hui il n’en reste plus grand chose : Sarko a vendu (ou donné ?) notre indépendance vis à vis des US. (Et on se retrouve avec un porte-hélicoptère moitié Français moitié Russe sur les bras), et on joue à cache-cache avec la réglementation européenne que l’on a mis en place.

        Il faut que l’UMP atterrisse :
        – soit il laisse tomber la droite nationaliste et coloniale (Sarko nous a forcé dans cette voie sans trop réfléchir en bradant notre indépendance) et on passe au vrai libéralisme – ce qui sous entend de devenir concurrentiel et de ne plus compter sur l’armement et les marchés forcés dans les anciennes colonies.
        – soit c’est Le Pen qui s’y colle (et je ne crois pas un seul instant aux possibilités de réussite de son programme)

        • Il a vendu « la France aux mains des communistes ». Tu parles d’un cadeau.

          • Exact: statut de la fonction publique plus ENA, concoctés par le stalinien du PCF, Thorez, sous le gouvernement du grand Charles! Quant à la Fffrance c’était, dans la tête du même, le petit nom qu’il se donnait. Et les gogos ont cru qu’il parlait de leur nation…

            • Le grand Charles avait songé pendant la guerre à déménager son QG à Moscou parce que, voyez-vous, Londres, c’était encore trop près de Washington.

              Et le même Charles a reconnu la Chine maoiste.

              La droite française a fait mille fois plus pour le communisme que la gauche non communiste. Suffit de (re)lire les ouvrages de Revel.

        • « Sarko a vendu (ou donné ?) notre indépendance vis à vis des US.  »

          Grosseu blagueu?

          Pour être indépendant il faut du fric. On n’en a plus pour l’équipement depuis longtemps. On est dépendant des moyens étrangers.

    • Si Bruno Lemaire semble un des moins mauvais ,du moins dans le discours,il ne faut pas oublier qu’il est aussi un pure produit de l’Ena avec tous les travers que cela implique; Entre autre il ne faut pas compter sur lui pour faire entrer des membres de la » société civile »,comme ils disent,dans la structure d’un gouvernement; Ces énarques sont formatés en caste, voir en secte qui n’œuvre que pour le bien etre de ses adhèrents mais en aucun cas pour le bien de la population

  • Bon, ce prince là a un jabot bien entretenu et des bottes impeccables c’est entendu. Discuter potins de la cour c’est bien agréable aussi de temps en temps.

    La pyramide étatique c’est 15’000 hauts fonctionnaires qui font d’une carrière une vie. Pourquoi un changement éphémère de prince à la tête du leviathan changerait quoi que ce soit à sa trajectoire ? Avec 40 années de recul qui croit encore à cette légende ?

    Les Français ne sont pas des démocrates, c’est entendu, mais en vrai ça marche. Si UN seul haut élus à les couilles d’instaurer la démocratie participative en France ce sera la grande déflation de l’état, le peuple en a marre, le peuple est prêt à flinguer les lois liberticide, la rage fiscale et le leviathan.

    Sinon ce prince là ou un autre ce sera another day same shit.

    CLASSEMENT DEMOCRATIE VS LIBERTE
    ——————————–
    Indice de démocratie vs liberté économique

    Démocratie participative
    1-Norvège – Classement liberté économique: 32eme – Dette: 33%
    2-Islande – Classement liberté économique: 23eme – Dette: 99% (crise bancaire)
    3-Danemark – Classement liberté économique: 10eme – Dette: 46%
    4-Suède – Classement liberté économique: 20eme – Dette 37%
    5-Nouvelle-Zélande – Classement liberté économique: 5eme – Dette: 25%
    6-Australie – Classement liberté économique: 3eme – Dette: 22%
    7-Suisse – Classement liberté économique: 4eme – Dette 40%
    8-Canada – Classement liberté économique: 6eme – Dette 48%
    9-Finlande – Classement liberté économique: 19eme – Dette 38%



    Démocratie représentative
    29-France – Classement liberté économique: 70eme – Dette 90%
    31-Italie – Classement liberté économique: 86eme – Dette 110%
    32-Grèce – Classement liberté économique: 119eme – Dette 170%

    Indice de démocratie – Classement des pays
    Indice liberté économique – Classement des pays

    • J’aime aussi le nuage de points représentant l’indice de corruption vs dépenses publiques /PIB dans le monde.

      Et bin magie, ça fait pratiquement une droite.

      Donc résumons : La France est peu libre économiquement et démocratiquement, endettée, dépensière et corrompue.

      cqfd

  • Le Maire il m’avait épaté il y a un an, il parlait presque comme Bastiat dans certaines interviews ! Puis je me suis rendu compte que derrière les grands discours généralistes sur la Liberté (exemple : « L’Etat ne doit s’occuper que du régalien, Defense, Police, Justice, et laisser l’économie de côté »…. phrase qu’il sortait assez souvent, pour mon plus grand plaisir), à chaque fois qu’on lui mettait une proposition allant dans ce sens il répondait Non, et se tordait sur sa chaise pour se justifier, Le Maire c’est un peu « C’est la Liberté qu’il nous faut, mais pas là, parce que finalement c’est pas le moment, ou pas comme ça, non attendez, plus tard ».

  • Candidat intéressant qui a eu le mérite de démissionner de son poste au ministère des affaires étrangères ( démission réelle) pour se consacrer à son nouveau métier: la politique.
    Par contre á une question posée sur le referendum d’initiative populaire par moi il a procédé comme tout énarque en répondant à coté.
    Les initiatives venant directement des électeurs ne sont pas bienvenues !!

  • Article Pro-Sarkozy….

    « Quid d’une possible réinsertion ? » Les prisons servent à mettre à l’écart de la société ceux qui portent atteinte à la société. Si vous voulez faire du social et de la ré-insertion… alors encartez vous au PS !!!

  • Bruno Lemaire a montré son absence de courage politique et son incapacité à laisser une trace positive pour les intérêts du pays lorsqu’il était ministre de l’agriculture. Il n’a pas osé s’opposer à l’interdiction dogmatique des OGM et de certains insecticides, aux subventions ( malgré le doublement des prix des céréales depuis 2006),à la promotion absurde du bio ( les objectifs n’ont aucune chance d’être atteints), aux gaspillages de l’argent public pour faire croire que l’on développe une nouvelle agriculture,à l’envolée du carcan administratif et bureaucratique etc… Avec lui l’agriculture continue à décliner lentement mais les 10 milliards € de subventions anesthésient les agriculteurs. je ne vois pas comment il serait maintenant l’homme du courage, de la stratégie et des réformes utiles.

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