Les riches doivent être châtiés !

chasse aux riches rené le honzec

Depuis 25 ans, le mot d’ordre est « Sus aux riches ». En conséquence, le pays court à la ruine.

Par Gérard Gelé, de l’Association des contribuables d’Aubagne.
chasse aux riches rené le honzec

La soumission des allocations familiales à des conditions de ressources est, en réalité, une augmentation d’impôt par une diminution d’allocation à des familles considérées comme « trop riches ». Après leurs parents, les gosses de riches doivent être punis !

La progressivité fiscale est le principe idéologique qui règne sur les impôts et c’est le cœur de la doctrine socialiste. Ceux qui ne payent pas d’impôts sur le revenu bénéficient déjà, en France, d’allocations très importantes : c’est la double paie ! Sans parler des tarifs « sociaux » du gaz, de l’électricité, des transports, la CMU, ATA, le droit à des prestations sans avoir cotisé…

L’idée reçue selon laquelle les riches paient proportionnellement moins d’impôts que les pauvres ne tient évidemment pas : 5% des ménages acquittent 65% de l’ensemble de l’impôt sur le revenu.

La prétendue non-taxation du capital par rapport au travail est tout aussi fantaisiste : les dividendes sont taxés à 36,5% et les intérêts à 39,5% (chiffres 2012).

Après une campagne dominée par la démagogie, l’impôt est devenu une fin en soi. L’impôt doit rester un instrument au service de deux objectifs : la couverture des dépenses publiques ; le dynamisme de l’activité et de l’emploi.

Ce ne doit pas être une caisse de compensation entre les cigales et les fourmis ! Aujourd’hui, une persécution fiscale et morale sévit contre les actionnaires, les entrepreneurs, et les classes moyennes. Depuis 25 ans, le mot d’ordre, de la gauche à la droite « sociale », c’est : « sus aux riches ». Ces « salauds de privilégiés » doivent « payer » pour recracher leur fric, forcément volé au peuple…

Passion de l’égalité

La crise économique exacerbant le sentiment d’accroissement des inégalités, les politiques tirent sur la première corde sensible : celle de la richesse. La recette fonctionne relativement bien dans une France animée par cette « passion de l’égalité » que notait déjà Tocqueville.

L’ISF, créé en 1982, visait à punir la rente, afin – officiellement – d’encourager l’effort. Avons-nous noté des progrès en la matière depuis 1982 ?

Les taxations exceptionnelles sur la fortune, ainsi que la taxation des plus-values de cession, s’inscrivent dans la même vision moralisatrice de l’outil fiscal. Résultat : l’ISF rapporte environ 4 milliards de recettes, pour 12 à 14 milliards de pertes !

Voilà où nous en sommes : des impôts en hausse, un coût de la vie en hausse et des revenus qui stagnent ou baissent. Bref, la poursuite de notre déclin, économique et moral.
Grâce au socialisme, il n’y aura bientôt plus que deux partis en France : ceux qui vivent de l’impôt et ceux qui en meurent.


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