Patients et médecins, même combat

Beaucoup de médecins sont vent debout contre la Loi Santé 2014. Ils devraient unir leur forces à celles des patients, puisqu’ils ont les mêmes intérêts.

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Médecin consultation ordonnance (Crédits : Life Mental Health, licence CC BY 2.0)

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Patients et médecins, même combat

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 3 novembre 2014
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Par Patrick de Casanove.

Médecin consultation ordonnance (Crédits Life Mental Health, licence Creative Commons)

Beaucoup de médecins sont vent debout contre la Loi Santé 2014. Plusieurs syndicats appellent à la fermeture des cabinets en fin d’année. Quitte à demander l’abrogation de la loi santé autant en profiter pour réclamer de véritables réformes structurelles. Ces réformes de fond consisteraient à rendre la liberté aux patients et aux médecins avec le retour au colloque singulier sans intervention d’un tiers.

Connaître les faits

Nous assistons à la fin de la médecine libérale en France. Cette mort était inéluctable, programmée par les politiciens à partir du moment où ils ont créé la Sécu en 1945. Ils ont soustrait le domaine de la santé et de la retraite à la responsabilité individuelle pour les livrer à l’irresponsabilité collective. La signature d’une convention par les médecins avec cet organisme monopole d’État, totalitaire par essence (il se mêle de tout), les a livrés pieds et poings liés au bon vouloir des hommes politiques. Depuis plus de trois générations, les politiciens ont, sous des prétextes divers, serré régulièrement et tout doucement les liens pour parvenir à la fin de la médecine libérale dans notre pays. Dans ce système, le seul devoir des médecins est d’obéir à des directives imposées : contraintes multiples, tracasseries administratives, honoraires bloqués, humiliations, passage devant des juridictions exorbitantes au droit commun. Les patients ne sont pas mieux lotis. Ils cotisent de plus en plus, sont remboursés de moins en moins, et ont eux aussi à subir les tracasseries de la Sécu.

Changer de paradigme

Il faut rompre avec ce système pour régler ce problème définitivement et ne plus vivre à intervalle régulier le psychodrame des négociations conventionnelles qui voient les libertés individuelles rognées un peu plus, chaque fois pour un bien piètre résultat – plus de contraintes, plus de déficit, plus de dette, plus de cotisations, moins de remboursements, moins bonnes conditions de travail.
Les médecins ne doivent plus se demander ce qu’ils sont prêts à sacrifier à la Sécu en échange de quelques miettes : prendre sur les médicaments et l’hôpital, pour rémunérer la médecine de ville et vice versa – soit déshabiller Pierre pour habiller Paul. Ils doivent se demander quels services ils pourraient apporter aux Français si leurs conditions de travail étaient meilleures et si le colloque singulier était respecté.

Il serait utile que les médecins sortent des cadres habituels des revendications médicales : honoraires, conditions de travail, rejet du tiers-payant généralisé etc. Ces revendications conjoncturelles sont certes justifiées mais condamnent les professionnels de santé à mendier régulièrement leurs conditions de vie et de travail aux politiciens. Les politiciens enferment les médecins dans ces revendications et les piègent. Ils jouent l’opinion.

Mobiliser les Français

Gagner le soutien des Français est un enjeu. La situation des Français est mauvaise, voire très mauvaise. Ils paient de plus en plus pour leur Sécu et sont de moins en moins remboursés, leurs retraites sont incertaines et minables, plus de 5 millions d’entre eux sont au chômage, leur pouvoir d’achat s’effondre. Ils n’entendront pas les revendications de « nantis payés par la Sécu » qui « n’ont plus la vocation », qui « ne veulent plus assurer les gardes », qui pratiquent « une médecine tiroir-caisse » etc. Il faut intégrer ce contexte. La situation économique de notre pays est à prendre en compte. « Le niveau de rémunération des médecins dépend pour partie du niveau général de développement économique d’un pays. » (Panorama de la santé, OCDE 2013). Le revenu du médecin peut donc être un marqueur du développement économique d’un pays. Une amélioration pérenne des revenus médicaux ne peut être dissociée de réformes structurelles du pays. Les professionnels de santé doivent donc mettre en avant des propositions qui intéressent tous les Français.

Il est nécessaire de leur apporter plus qu’une médecine de qualité, l’absence de files d’attente, une permanence des soins etc. Ça ne fait pas bouillir la marmite et, à tort ou à raison, l’immense majorité des Français croit avoir déjà tout cela. Après tout, on leur a lavé le cerveau avec « le meilleur système de santé du monde que tout le monde nous envie et qu’il faut à tout prix préserver ».

Disposer de la totalité des revenus

Les Français doivent y gagner. Si les médecins gagnent plus de sous, il faut que pour les Français la conséquence soit la même : plus de sous. Gagnant-gagnant. Des sous pour tous. L’État confisque aux gens 57% de la richesse qu’ils produisent pour le résultat lamentable évoqué plus haut. C’est une immense marge de manœuvre. Il faut donc rendre leur argent aux Français, c’est-à-dire l’intégralité de la rémunération. Soit le salaire complet pour les salariés et le chiffre d’affaires déduction faite des frais nécessaires à l’exercice de leur profession pour les autres.

Les conséquences sont énormes dans le domaine de la santé et ailleurs. En effet quand on déroule logiquement le fil de la libre disposition des revenus on obtient : un seul et unique impôt proportionnel sans niches ni privilèges pour que l’État ne reprenne pas d’une main ce qu’il donne de l’autre, l’autonomie des établissements scolaires et universitaires, le libre choix des parents, le libre choix pour sa retraite par capitalisation, la liberté de construction sous réserve de ne pas nuire aux voisins et de payer tous les frais, la relation contractuelle libre entre propriétaires et locataires, la liberté économique avec la non-intervention de l’État dans la vie des entreprises et la relation contractuelle libre employeur/employé.

Pouvoir choisir

Le pouvoir d’achat c’est aussi pouvoir choisir le service que l’on achète. C’est pouvoir disposer d’un compte épargne santé. C’est choisir librement son prestataire santé. Un seul assureur (et non pas deux comme aujourd’hui, Sécu et mutuelles) dont on peut changer si les conditions ne sont pas satisfaisantes et obtenir de meilleures prises en charge des frais de santé. Le corollaire est l’obligation d’assurance et l’interdiction de refuser quelqu’un pour raisons de santé. Bien entendu, il existe une couverture sociale par la collectivité pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’assurer.

Revenir au colloque singulier

Par définition la juste rémunération résulte d’un échange libre de services (rendu/reçu) qui peut être formalisé par un contrat. Seuls le médecin et le patient peuvent la déterminer. Si ce n’est pas le cas, c’est un tiers qui décide. Aujourd’hui, c’est le politicien. Le service au patient peut comprendre la mise en œuvre de moyens matériels et humains performants dès le cabinet du médecin généraliste comme c’est le cas dans la plupart des pays développés. Il peut comprendre le paiement au temps passé, des forfaits, des abonnements, des dispenses d’avance de frais etc., le tout librement discuté et accepté. Cela s’adapte aussi parfaitement aux « déserts médicaux ».

Les professionnels de santé et les patients sont sur le même bateau. Ils ont les mêmes intérêts. Ils devraient unir leurs forces pour revendiquer une seule chose : que chacun puisse disposer librement de la totalité des richesses qu’il crée par son travail. Tout le reste en découle.

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  • Cet article est surprenant par l’accumulation d’inexactitudes, qui me fait penser que le libéralisme a bon dos et peut dissimuler des positionnements purement corporatistes !

    1 ) le système français est précisément un des seuls systèmes de santé ayant maintenu une coexistence entre un secteur public et un secteur privé dit « libéral » mais qui en réalité, à environ 75 %, un salariat déguisé, l’employeur étant l’assurance maladie ; au passage soulignons que cette dualité propre à la France est génératrice de surcoûts et de dysfonctionnements.

    2 ) le « retour au colloque singulier » comme régulateur économique du système est une imposture à deux titres : d’une part l’évolution de la médecine est – et sera – de plus en plus tournée vers une prise en charge collective (je veux dire par là « en équipe pluridisciplinaire ») du patient dans son parcours de soins ; d’autre part le colloque singulier crée dans le rapport entre le patient et son médecin une inégalité fondamentale, entre un « client » qui est nécessairement dans un rapport de faiblesse et de subordination parfois totale vis-à-vis du « vendeur », le médecin « omnipotent et omniscient » ; dans un tel rapport la fixation d’un juste prix ne peut qu’être faussée.

    3 ) dans ces conditions une approche purement libérale pour la régulation du marché de la santé est possible, notamment par une meilleure mise en concurrence des acteurs (assurances, hôpitaux et cliniques, praticiens eux-mêmes dès lors qu’une évaluation objective de la « qualité  » de leur prestation est disponible…) mais sans occulter qu’il s’agit d’un marché très spécifique qui ne pourra jamais se dispenser d’une régulation, et qu’il renvoie à une problématique plus générale de diminution de la pression fiscale et donc des ressources – trop élevées ? – dont dispose ce secteur.

  • Bonjour
    C’est un article classique du défenseur d’un corporatisme qui se cache derrière l’usager pour faire prévaloir ses intérêts : La sécu et les mutuelles paient pendant que les médecins s’installent et prescrivent librement sans contrôle ni de leurs réelles compétences ni de leur réelle utilité (pas de lien entre le nombre de médecins et l’espérance de vie !).
    Ce type de message n’avantage pas les thèses du libéralisme économique (dont je suis un partisan forcené)

    • Un critère de qualité de la santé est l’espérance de vie au delà de 65 ans (celle des gens ayant atteint 65 ans et la durée de vie qu’ils peuvent espérer à partir de là). Deux critères importants, le mode de vie et la qualité de la médecine. Sur ce critère, les Français sont premiers. L’espérance de vie globale nous fait arriver/reculer 2 ou troisième car nous avons une surmortalité chez les 20-65 ans.

      • Sur quoi est basée la première place de la France sur le critère cité ?
        la « qualité » de la médecine est très subjective, inégalitaire et peu impactante sur l’espérance de vie

  • On peut certes émettre bien des critiques sur notre système, encore faut-il qu’elles soient constructives, et plus pragmatiques qu’idéologiques.
    Vu du côté du patient, notre système fonctionne.
    Je ne pense pas que tout casser, supprimer la sécu, soit de nature à améliorer les prestations de soins du jour au lendemain.
    Je pense aussi que, vu la lourdeur des cotisations pesant sur l’entreprise et l’économie, les confrères qui se mettent en secteur 2 ont un comportement égoiste et incivique. Il faudrait que les médecins n’appliquant pas les tarifs conventionnels aient le courage d’aller au bout de leurs convictions et quitter totalement cette sécu.
    En effet, ou bien on se veut partisan du libéralisme, ou bien on accepte le système actuel.
    Mais pas moitié-moitié!

    • « Vu du côté du patient, notre système fonctionne »
      Le système fonctionne pour ceux qui savent l’utiliser (comme l’ed nat) …

      « quitter totalement cette sécu. » :
      vous êtes du genre a penser que l’argent de la sécu est de l’argent public …Dans l’assurance maladie, c’est la notion d’assurance qui vous gène le plus?

    • Si les médecins du secteur 2 (au régime fiscal moins favorable) ont moins de revenus que ceux du secteur 1, alors pourquoi choisissent-ils ce statut défavorable aux patients?
      Pour le plaisir de payer plus d’impôts?
      Impôts supportés par les patients qui payent d’avantage.

  • Merci pour ce billet fort intéressant, mais ne pas dénoncer l’ineptie du tiers payant… sous pretexte d’un rejet plus fondateur… C’est aussi passer à côté de perle comme le rapport de l’IGAS ou la manipulation du rapport de la DREES… Bref que les politiques ne se base pas sur des faits mais sur du déductif!

    Bref le grand bon en avant nous guette au porte du précipice!

  • Billet caricatural:
    – la sécu est une assurance étatique monopolistique, certes, mais elle a au moins le mérite de solvabiliser 99% des patients, ce qu’aucune assurance privée de fera jamais.
    – la sécu maintient le libre choix du médecin par le patient, alors que les assurances privés filiarisent le patient dans leur réseau de soin.
    – les assurances privées seraient probablement mieux gérées, certes, mais comment affecteraient-elles leurs marges ? Aux actionnaires plutôt qu’à l’État dispendieux. Quelle différence pour les patients ? Les assurances privées américaines ne redistribuent que 87% de leurs cotisation à leurs clients. Moins que ce que l’on exige d’un casino ! Le reste va aux actionnaires. À tout prendre, je préfère encore financer l’État. Au moins il m’en reviendra quelques miettes.
    – les assurances privées ne sont pas moins tatillonnes pour vérifier les indications, l’adhésion aux bonnes pratiques, aux référentiels, … et pour refuser des prises en charge au moindre écart (voir/revoir le documentaire « Sicko »).
    – l’État ne « confisque » pas 57% de la richesse. 57% du PIB est dépensé par la fonction publique, ce qui énorme mais ce n’est pas pareil. Ces 57% correspondent aux salaires de nos nombreux fonctionnaires et sont donc largement redistribués. Le secteur privé serait-il plus productif ? Sans doute mais le serait-il au profit de la population ? Probablement pas.

    Le libre choix est un leurre qu’agitent les capitalistes purs et durs. L’État n’est pas très performant, mais il est égalitaire. L’assurance privée, c’est la sélection des patients. Et même celle des médecins, obligés d’appliquer les consignes ou de dégager du réseau. Remplacer le tiers étatique par un tiers privé n’améliorera pas la relation médecin-patient. Il faudrait être naïf pour le croire.

    La seule solution, c’est la mise en concurrence État/secteur privé, avec un cadre simple mais strict: plafond de frais de fonctionnement (5% ?), obligation de reverser >90% des cotisations en prestations.

    • – la sécu est une assurance étatique monopolistique, certes, mais elle a au moins le mérite de solvabiliser 99% des patients, ce qu’aucune assurance privée de fera jamais.

      Avec un déficit je doute qu’elle solvabilise grand chose, les gens cotisent actuellement en pure perte. Quant au fait qu’une assurance privée ne le fera jamais on attend des preuve et non pas des allégations balancées comme ça à la volée.

      • Par définition, une assurance privée ne solvabilise que ses adhérents. Tous ceux qui ne sont pas assurés (par choix, par manque de moyens, …) sont hors du système. Ce n’est pas une allégation, c’est un principe commercial.

        Or, avant d’accéder au médecin, il faut déjà démontrer sa solvabilité (la première question que pose la secrétaire du médecin aux USA ou en Suisse, avant même le motif de consultation).

        En France, la Sécu solvabilise (au moins vis-à-vis du médecin ou de la clinique, et au moins à hauteur du tarif conventionnel) 99% des patients, donc le prestataire de soins peut présumer de cette solvabilité et accepter tous les patients.

        Est-ce que la Sécu solvabilisera durablement les patients… c’est une autre affaire. Pas sans une profonde réforme, c’est certain !

        • Ne faites pas la comparaison avec les USA. Le problème là bas est le même qu’en France.
          D’autre part une assurance privée coute bien moins cher qu’une assurance publique ou qu’une assurance privée bénéficiant d’un monopole de droit (cas des USA ).

          • « Ne faites pas la comparaison avec les USA. Le problème là bas est le même qu’en France. »

            Je vous comprends mal : il ne faut pas faire de comparaison… par le problème est comparable ???

            « une assurance privée coute bien moins cher qu’une assurance publique ou qu’une assurance privée bénéficiant d’un monopole de droit »

            Ne me reprochiez-vous pas des « allégations balancées comme ça à la volée » ? Je suis prêt à entendre vos arguments…

        • Sauf que la DREES nous dit que la levée des freins financiers ne permet pas la disparitions du renoncement aux soins… L’argument financier, est un sophisme d’état!
          http://tiers-payant.org/blog/2014/10/renoncement-soins-sophisme-etat

        • Nefilim, vous confondez assurance et solidarité !

    • « À tout prendre, je préfère encore financer l’État. Au moins il m’en reviendra quelques miettes »

      Ce sont vos, nos enfants qui règlent déjà en partie vos cotisations et ces cotisations vont à une assurance « privée » et, ce qui est le plus gênant, monopolistique).

      Les miettes, pas sur qu’il en reste !

  • Le seul défaut de notre sécu, c’est qu’elle coûte très cher.
    A côté de cela, elle est instrument social qui joue parfaitement son rôle.
    Pour la remplacer par des assurances privées, il faudrait d’abord mettre en place une justice rapide et efficace pour régler les litiges.
    Parce que la caractéristique principale d’une assurance privée, c’est quelle emploiera pour chaque cas difficile toutes les armes imaginables pour échapper à ses obligations.

    • Arrêtons de rouler en voiture le temps que l’Etat puisse mettre en place une assurance monopolistique !! Je ne sais pas si vous savez mais pour l’instant, vous êtes à la merci de ces saloperies de boites privées turbo-libérales mangeuses de bébés communistes.

      • Les enjeux ne sont pas les mêmes: le prix d’une voiture est très loin d’atteindre le prix du traitement d’un cancer.
        Et puis, traiter de communiste quelqu’un qui est d’un avis différent n’est pas la marque d’un vrai libéral.

        • Bonsoir kulasec
          Une assurance automobile c’est aussi une RC et indemniser un handicapé c’est bcp plus cher qu’un cancer, donc votre argument se retourne contre vous.
          L’argument du liberal mangeur de bebes communistes n’est pas si idiot que cela, vous etes sur un site liberal pas sur Rue89 🙂

          • J’ai connu un quadruplégique en fauteuil roulant qui attendait de toucher la RC due par l’assurance du responsable de son état.
            Cet assureur usait de toutes les ficelles de son équipe d’avocats pour faire traîner en longueur la décision de justice, parce qu’il espérait qu’entre temps l’intéressé allait décéder.
            En effet, l’indemnité de RC n’est pas transmissible par héritage.
            C’est à cause de tels exemples que je dis que l’assurance privée doit cohabiter avec une justice rapide et efficace.
            Moi-même, alors à l’étranger et assuré dans le privé, j’ai eu affaire à toute une intrigue cherchant à démontrer que j’étais malade du coeur avant de m’assurer, cela afin d’éviter de prendre en charge mon infarctus.
            La sécu ne joue pas de cette façon!

  • Les théories c’ est une chose et autre est la pratique donc ce qui est CERTAIN
    en 2013 j’ ai apporté environ 3000€ à la sécu
    qu’ on appelle la csg cotisation ou impot de toute façon c’ est un versement pour la sécu maintenant je n’ ais PAS de carte vitale et j’ attends de voir ce qui me sera rendu de mes récents frais
    mon court séjour à l’ hopital m’ apporté un petit savoir réel pas seulement sur les dépenses
    à suivre …….

  • Bonjour
    Cassons le monopole de l’assurance maladie, et les choses seront plus simples, des solutions low-costs apparaîtront, chacun y trouvera son compte.

  • A lire les commentaires, la sécu a encore de beaux jours devant elle. L’idée étatiste est fortement prégnante dans les esprits. Ce qui fait de l’article un voeux pieu !

    • Personnellement, je suis réservé quant à la pertinence de la Sécu mais je ne jette pas le bébé avec l’eau du bain. Surtout, je suis convaincu que la solution opposée (l’assurance 100% privé) aurait autant d’inconvénients, juste pas les mêmes.

      Les solutions toutes simples ne sont pas forcément les meilleures, sinon elles se seraient naturellement imposées depuis longtemps et à tous.

  • Non, les médecins et les patients n’ont pas le même intérêt. Le système de santé mis en place profite plus aux médecins. La médecine de qualité n’existe pas. Le médecin est un intermédiaire qui ne.donne pas de diagnostic. Le.client c’est. le patient qui est renvoyé au pied du.mur pour voir un.spécialiste. C’est du turn over.

    • oh pardon il y a des médecins qui font très bien leur travail. Personnellement je me sens minuscule face à la médecine et trouve que la secu comme les mutuelles subissent des gaspillages. Il serait bien que ces intervenants se penchent sur la question.
      Si la question Êtes vous bien soigné m’était posée, je ne saurai pas répondre

  • je pense ici en tant que patient. Je suis TRES heureux de pouvoir me faire soigner sans me soucier de savoir si je pourrai payer mes soins, en France un séjour à l’hôpital ne coute rien, pour moi c’est la seule chose qui importe. Qu’on réduise des gaspillages, rémunère mieux les médecins ou vire des intermédiaires inutiles me conviens tant que l’usager a accès au soins sans conditions de revenus, et que les médecins gagnent de quoi manger et s’acheter une maison. Je suis contre une privatisation totale du système sans contrôle d’état, les exemples ne manquent pas d’entreprises/assurances irresponsables. Pour les assurances privées, leur fonctionnement est de donner de l’argent à leurs actionnaires à tout prix, il est normal qu’elles ne soient pas justes avec les assurés ou qu’elles cherchent à tout prix à se dégager de leurs responsabilités envers ces derniers . C’est pourquoi je ne crois pas en leur système. Une régulation est indispensable à mon sens, le problème politique apparait ensuite car c’est la politique de ce système qui régulera les critères choisis. Après être d’accord ou pas avec les orientations politiques de régulation est une autre discussion je pense.

    • entièrement d’accord : un article très partial ; comme je le mettais dans mon premier commentaire (et le premier de cette liste), la libéralisme a bon dos et cache de multiples intérêts corporatistes.

    • Je partage votre commentaire. Comprends mal la régulation

      Bonne fête de fin d’année.
      A l’année prochaine

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