Dilma Rousseff réélue : le Brésil divisé

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Dilma Rousseff CC Flickr Sala de Imprensa

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Dilma Rousseff réélue : le Brésil divisé

Publié le 29 octobre 2014
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Par Juan Carlos Hidalgo

Dilma Rousseff CC Flickr Sala de Imprensa

Il n’y avait aucune surprise à attendre des élections au Brésil : comme l’avaient annoncé quelques jours auparavant les sondages, la présidente Dilma Rousseff a battu le sénateur Aécio Neves de plus de 3 points (51,6 % contre 48,6 %). Malgré une forte inflation, les affaires de corruption généralisée et les menaces de récession, le Parti des travailleurs (PT) actuellement au pouvoir a remporté un quatrième mandat sans précédent.

La carte électorale du Brésil dessine un pays divisé : la population pauvre des États du nord et du nord-est a voté pour Rousseff tandis que la plupart des riches des États du sud et du sud-ouest ont opté pour Neves. Cette fracture s’est renforcée au cours des années de règne du PT, à mesure que le parti au pouvoir augmentait les dépenses sociales à chaque nouvelle élection et alertaient les électeurs sur la façon dont l’opposition se débarrasserait de ces programmes si elle était élue.

Bresil 2014

La présidente Rousseff a prononcé un discours placé sous le signe de l’apaisement : elle a promis l’union des Brésiliens, d’être « une bien meilleure présidente » que lors des quatre précédentes années, et d’engager les réformes économiques nécessaires. Peut-elle tenir ces engagements ? Vu le ton acerbe de sa campagne, il sera difficile pour Rousseff de gagner la confiance de la moitié de l’électorat qui a voté pour Neves. Sa campagne électorale n’était pas fondée sur des promesses de lendemains qui chantent, mais sur un discours alarmiste visant à discréditer Neves auprès des pauvres. Par ailleurs, de nouvelles révélations sur les scandales de corruption concernant la firme Petrobras, qui semblent indiquer que Rousseff et son prédécesseur Lula da Silva étaient au courant des magouilles impliquant le géant pétrolier appartenant à l’État, menacent d’entacher son deuxième mandat.

Brésil divisé rené le honzecConcernant l’économie, Rousseff a déclaré durant la campagne qu’elle remplacerait son ministre des Finances, Guido Mantega, accusé d’être responsable des piètres performances économiques du pays. Toutefois, la bourse a accusé le coup aujourd’hui avec une chute de 3 %. Le mauvais état de l’économie n’a pas joué de rôle décisif dans l’élection pour deux raisons : le chômage est demeuré faible – beaucoup de Brésiliens parmi les plus jeunes restent à l’université au lieu de chercher du travail – et le gouvernement a différé la publication des mauvaises statistiques après l’élection.

Dilma Rousseff est-elle disposée à réformer le pays ? C’est peu probable. Comme le souligne Mary O’Grady dans le Wall Street Journal, « Mme Rousseff a mené une campagne en tant que candidate de l’État-providence et de l’anticapitalisme ». Avec une faible croissance inférieure à 1 % et un taux d’inflation extrêmement élevé, les Brésiliens s’interrogent : Rousseff va-t-elle mener des réformes ou miser sur un renforcement des politiques interventionnistes ? En tout cas, il faudra accorder une attention particulière à la liberté de la presse. Nous avons pu constater que, dans d’autres pays d’Amérique latine dirigés par des gouvernements de gauche, lorsque l’économie s’effondre et que les scandales de corruption éclatent, les autorités renforcent leur mainmise sur les médias via un arsenal règlementaire. Le Brésil suivra-t-il ce modèle ?

Pour les quatre années à venir, il y a de bonnes raisons de ne pas être optimiste pour le Brésil.


Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints.

 

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  • En fait ce n’est même pas 1% de croissance prévue cette année mais 0,3% selon un consensus d’économistes (pour comparaison les USA devraient avoir 2,3% en dépit qu’il s’agisse d’un pays développé et mûr, la force de la liberté fait des miracles), et c’est vraiment dommage car le Brésil a tout pour réussir :
    -une population jeune
    -un marché de 200 millions de consommateurs (autant que Japon et Allemagne réunis donc le potentiel est là)
    -riche en ressources naturelles
    -une bonne image internationale
    -un climat agréable
    -un énorme potentiel touristique

    Malheureusement ce potentiel est gâché par une taxation prohibitive, une bureaucratie horriblement lourde et une forte étatisation.
    Je crois en ce pays, et je pense que Neves aurait pu la transformer comme Pena Nieto l’a fait au Mexique, mais avec Rousseff j’ai de sérieux doutes…Le Brésil est en train de devenir une France d’Amérique Latine…

    • La France de l’Amérique latine ?

      La formule est jolie. Mais ce n’est pas nouveau.

      Tout est dysfonctionnel dans ce pays. Il faut quand même rappeler que le Brésil a réussi à développer un système fiscal ENCORE PLUS COMPLEXE que le français.

      Si c’est pas du talent ça !
      😉

      Corruption endémique et démentielle… Voilà bien le coeur du problème brésilien (comme Argentine, comme Vénézuela etc.).

      Problème ontologique rehaussé par faible éducation, productivité faible, divisions ethniques/économiques du pays, et donc divisions politiques profondes.

      Tout cela vient grever sérieusement le « potentiel » du pays (potentiel d’ailleurs dont on nous rabat les oreilles depuis… les années 50 pour ceux qui ont un peu de mémoire).

      Le « miracle » dont a bénéficié Lula est une parenthèse dans l’histoire économique du pays. Ce miracle touche à sa fin.

      Les brésiliens se sont bien amusés en achetant des téléphones portables, des voitures, en développant le crédit à la conso, en se payant des bulles immo démentielles (plusieurs quartiers à Sao Paulo encore plus chers qu’à Paris) le tout saupoudré du « futbal ».

      Mais la fête est finie.

      Sa petite copine Dilma a reçu le poste, comme un cadeau. Elle n’a rien fait, car elle ne peut rien faire.

      Et elle continuera à ne rien faire, car elle et son parti n’ont aucune idée, à part les hochets de la période Lula : distribuer du pognon gratuit dans les classes pauvres qui bien entendu votent pour vous.

      Société dysfonctionnelle : je me souviens des brésiliens voyageant à Paris et ramenant des VALISES entières de crèmes, de cosmétiques. Les taxes d’import sont tellement folles chez eux.

      • En effet, c’est pas beau à voir, vraiment pas..Une étude récente du respecté Boston Consulting Group a montré cette année qu’en 2013 le Brésil était aussi cher que la France pour l’industrie, c’est à dire 23% plus cher que les USA (l’étude comparait en utilisant les US en base 100) et pour un pays en développement qui n’a pas du tout les mêmes salaires qu’en France et USA c’est grave..

        Un article récent de The Economist était aussi ahurissant : la productivité au Brésil n’a quasi pas bougé depuis les années 60 ! 😮 Il y a donc de gigantesques progrès à faire mais comme vous dites le pays semble dysfonctionnel…

        Et j’ai lu un article qui rejoint vos derniers propos : les Brésiliens seraient devenus les 1ers touristes en Floride et leur nombre vers les US s’accroit fortement, beaucoup profitant de la proximité du pays pour acheter un grand nombre de choses (surtout de l’électronique) et faire un gain car un voyage Brésil – Floride reste relativement abordable, il y a des centaines de dollars d’économies à faire tellement les taxes à l’import sont énormes.

  • Ce que j’aime chez Dilma, ce sont ses photos de jeunesse où on la voit, en fidèle supportrice du Che, la kalachnikoff au pied de la table.

    • Le Che, sans doute le meurtrier de masse le plus aimé au monde ! ça a des avantages d’être un criminel socialiste.

    • Vous avez raison, ça rajoute la petite touche finale.

      Mais bon, les jeunes générations ne peuvent pas comprendre.
      😉

      Idem lorsqu’on sait que Merckel (on parle de l’Allemagne dans un autre article publié ce matin) a été éduquée en RDA (où son père, pasteur, a été VOLONTAIREMENT avec sa famille après la partition)… Et qu’elle a été membre du Freie Deutsche Jugend (le Komsomol local). Et que son parcours a été un sans-faute.

      Bien entendu, cela ne prouve rien. Cela illustre simplement une éducation dans un environnement très particulier qui a sans doute laissé des traces, forgé sa personnalité.

      Idem pour la mère Dilma qui prenait la pose à la grande époque, façon Ché.

      Idem pour… Baroso, l’européiste bruxellois fanatique… qui fut dans sa jeunesse un maoïste.

      Là encore bien entendu les « gens changent »… mais en fait pas tant que cela. Des réflexes, des manières de penser demeurent. C’est inévitable.

      On a perdu malheureusement ces mises en perspective concernant les histoires des individus.

      Pour une raison très simple : le manque de culture historique.

      Les jeunes générations savent elles aujourd’hui ce qu’était la RDA ? Ou ce qu’était le maoïsme ?

      • Moi oui, j’essaie souvent d’expliquer à mes proches les horreurs du socialisme, car ils pensent à tord que ces tortionnaires défendaient les valeurs qui leur tiennent à cœur…

        • Un peu pareil, mais sans en faire trop, il faut être pédagogique et donner des chiffres et dire les choses simplement, ça passe mieux et ça marche.
          Mais bon ça ne change pas grand chose, juste le fait qu’ils voteront pas car il n’y a pas d’alternative.

      • Je suis un jeune étudiant et oui nous savons ce qu’est la RDA, faut quand même pas exagérer.
        Le Maoïsme est bien moins connu car bon l’histoire chinoise est juste trop éloignée et exotique pour la plupart..Je sais ce que c’est mais si tu veux leur faire part il vaut mieux faire référence au stalinisme, ça parle plus aux gens et c’est plus ou moins la même chose.

        • La spécialité du Che, ce n’est pas le camp de concentration ou le goulag, mais la tête de turc. En gros, j’arrive dans un village. J’ai envie de tuer. Je trouve un prétexte d’extrême gauche (un dictionnaire de prétextes), j’aligne les nuques et après un procès bâclé (il tenait au cérémonial de la justice) j’y installe moi-même délicatement une balle de 7 à 9 millimètres en semant la terreur. Terreur d’autant plus extrême pour les populations que, comme pour les prisonniers du djihad, ils ne comprennent pas tellement ce qu’ils font là. Juste une erreur de trajectoire qui les fait croiser le chemin de la folie pure. Ça le soulageait jusqu’à la crise de delirium suivante. Castro a dû lui envoyer ses tueurs, car l’asile psychiatrique ou la camisole n’auraient pas suffi. Il était totalement hors de contrôle. Il aurait incendié l’Amérique centrale juste pour satisfaire ses besoins de sang si on l’avait laissé faire. Il a visiblement inspiré d’autres crétins dont le cerveau était en option. Pour eux, la justice ne sert à rien. Certains « français » ne reviennent pas des zones de combats actuelles où ils se jettent. Ce n’est pas une très grosse perte.

          Investissement public dans la folie pure en les claquemurant dans des bunkers, à quoi bon ?

          C’est la raison pour laquelle Dilma a un niveau de tolérance assez élevé concernant la corruption du Mensalao et la diffamation qu’elle a produit durant les derniers temps de l’élection présidentielle (un basique à l’extrême gauche), qui ne sont qu’une partie de pain au chocolat pour elle comparativement à l’endoctrinement premier et à ses conséquences pratiques sur le terrain.

          • ça fait toujours aussi peur à lire…En tout cas je prie pour que le Brésil ne suive pas la voie de l’Argentine et du Venezuela car on y est pas encore mais pas très loin non plus.

          • il semble bien au vu de l’article et des commentaires que j’avais raison dans l’article sur Mario Vargas Llosa sur la situation du brésil. il n’existe pas de raison d’être optimiste pour le brésil. et ne croyez pas qu’il s’agit de ma part d’arrogance de supériorité européenne. j’ai bien conscient que l’europe s’est fini depuis la seconde guerre mondiale et que la france va bientot finir comme la grèce. je ne suis d’ailleurs pas très optimiste pour l’avenir de l’europe et de la france (d’ailleurs, je ne suis pas optimiste sur l’avenir de l’économie mondiale en général (les brics, les usa,….))

  • « Pour les quatre années à venir, il y a de bonnes raisons de ne pas être optimiste pour le Brésil. »

    allons sur le terrain politique et rappellons que le pouvoir américain a tout tenté ou presque pour écarter Madame Rousseff. Après les écoutes de la NSA qui espionnait la présidente du Brésil, les relations entre ce pays et les USA se sont fortement dégradées. Lorsque Madame Rousseff s’était indignée d’être écoutée , Obam avait osé lui dire que …………c’était pour le bien du Brésil !

    Le Brésil fait parti des BRICS et ça Washington ne peut le supporter
    L’ingérence des USA dans les affaires sud américaines n’est plus à démontrer.

    je propose de se ré informer sur les sites suivants:
    http://www.les-crises.fr/
    http://www.dedefensa.org/

    • Mon Dieu ce commentaire stupide…Le Brésil s’est tiré dans le pied TOUT SEUL, les USA ont même pas besoin de faire quoique ce soit avec des dirigeants comme ça.
      Les anti-américains nous gonflent avec leurs salades.

    • crises. fr est un site complotiste antiaméricain. les usa espionnent tout le monde tout comme la chine, ….et toutes les grandes puissances. l’allemagne s’est aussi indigné (récemment il y a une affaire comme quoi les allemands avaient espionné un haut responsable américain kerry, je crois). « L’ingérence des USA dans les affaires sud américaines n’est plus à démontrer » la situation a beaucoup évolué ces dernières années. pdt longtemps les usa avec la doctrine monroe (soit bien avant la création de la cia) ont considéré que l’amérique du sud leur appartenait, que c’était leur zone d’influence. sauf que ces dernières années, avec la victoire de la gauche dans les pays d’amérique latine, les usa ont perdu bcp de leur influence en amérique du sud. en plus, obama est faible cela n’arrange rien

      • Les anti-américains ont toujours soutenu, sans surprise, les régimes d’extrême droite et d’extrême gauche. Poutine, Maduro et Kirchner sont leurs idoles actuelles, de biens beaux personnages qui ont tous détruits leurs économies, rien de surprenant pour qui connait un tant soit peu l’économie ^^
        Ils sont d’un ridicule…

      • une chose qui a radicalement changé la donne c’est la fin de la guerre froide car l’ingérence américaine en amérique du sud était motivé en grande partie par la guerre froide

      • Les USA feraient bien de lâcher l’Amérique du sud comme la France ferait bien de lâcher l’Afrique, ils sont trop à gauche. Perso j’aime bien nos alliés de l’Europe de l’est, ils travaillent dure, veulent s’en sortir et sont vacciné du socialisme. Certain de ces pays ont sûrement plus d’avenir que la France, l’Espagne ou le Portugal.

    • en plus, je ne vois pas très bien quel rapport il y a entre votre commentaire et l’article. Dilma Rousseff est nul et a été réélu grâce au clientélisme (il est difficile de le nier). alors perso, je m’en fous qu’elle soit pro au antiaméricaine. cela ne change rien à la situation. d’ailleurs, si les usa veulent détruire le brésil, la meilleure stratégie est de soutenir Roussef qui n’entreprendra pas les réformes structurelles dont le brésil a besoin et qui va continuer sa politique populiste et démagogue. partout le socialisme a mené à la ruine. regardez le vénézuela et l’argentine. il n’est qu’une question de temps à que cela arrive aussi à la bolivie. bien sur, les dirigeants de ces pays accusent systématiquement les usa d’être responsable de la situation (l’antiaméricanisme et l’antisionisme (antisémitisme) est très en vogue dans ces pays là. à noter que les pays communistes faisaient la même chose) mais la vérité est que c’est les politiques populistes et socialistes qui ont ruiné leurs pays. les socialistes ont tendance à justifier leurs échecs par des théories du complot

      • Vous parlez d’une stratégie. Quand ces politiques échouent, la propagande met ça sur le compte du libéralisme ou des yankee. Le cas de l’Argentine est un très bon exemple.
        La réalité est que personne ne sort du socialisme sans qu’on l’y force un tant soit peu (guerre ou révolution).

        • C’est triste pour le Brésil quand même..L’Argentine et le Venezuela sont relativement petits mais le Brésil c’est un gros territoire avec une grosse population donc il y a de quoi être attristé de ce potentiel gâché :/

          • l’argentine au début du 20 siècle était l’une des puissances les plus riches au monde. l’argentine aujourd’hui n’est plus l’ombre de lui même. c’est un peu comme cuba qui était le pays le plus riche d’amérique latine avant que les communistes prennent le pouvoir. quand au vénézuela, vu ses ressources naturelles il avait tout pour réussir.

      • Exactement, vous avez tout compris.
        Heureusement les gens un tant soit peu sérieux le comprennent bien.

    • d’ailleurs, les usa profitent pleinement de la réélection de Dilma Rousseff. en effet, grace à elle le brésil ne sera pas une grande puissance pouvant concurrencer les usa.

      • Nan mais même avec un autre dirigeant le Brésil ne pourrait pas rivaliser avec les US, la différence en termes de PIB et population est trop grande, sans parler du grand fossé en termes d’éducation.
        Cette élection était surtout un choix entre un Brésil stagnant voir lent au mieux et un Brésil relativement dynamique et capable au moins de dépasser le Japon, ce qui n’est même plus assuré malgré que le Japon soit peu dynamique et vieillissant.

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