Dans l’espace, personne ne vous entend crier. En France, tout le monde, si.

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Procrastination

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Dans l’espace, personne ne vous entend crier. En France, tout le monde, si.

Publié le 1 octobre 2014
- A +

« Il faut faire des économies. » Tiens, le Chef de l’État semble émerger d’une longue léthargie dans laquelle un abus de vins fins, de douceurs sucrées et de femmes pulpeuses l’avaient probablement conduit. Le Moyennement Beau Au Bois Dormant vient de se réveiller pour constater que le Royaume, pendant son sommeil, a continué sa trajectoire cacahuète et qu’il va lui falloir, dans le peu de temps qu’il lui reste, tenter des trucs et des machins pour … pour quoi, au juste ?

hollamboMais ne nous emballons pas. Avant de répondre à cette question, plantons le décor. Nous sommes fin septembre 2014, et François Hollande est, dans la croyance populaire, toujours en charge de la destinée du pays. S’attelant aussi bien que possible à une tâche qui lui pèse de plus en plus, il affronte donc courageusement réunions petits-fours sur réunions discours, et supporte son sacerdoce dans les palais dorés de la République avec ce stoïcisme que seul permet l’entraînement reçu dans les unités de combat de l’ENA. Déjà on voit perler la sueur sur ses muscles turgescents bandés dans cet effort herculéen d’inversion de courbes dangereuses, et c’est donc avec son corps noueux, asséché par l’effort intense et répété, qu’il s’est exprimé lors de la remise du Prix de l’Audace Créative et du Dressement Reproductif devant un plateau de patrons amenés là pour l’occasion. Et, entre deux ahanements lourds qui ponctuent sa diction, il a ainsi déclaré :

« Il faut faire des économies. C’est ce que nous allons faire en 2015 et cela a forcément des conséquences […] Si vous n’entendez pas crier, c’est que nous ne faisons pas d’économies. »

Et ainsi donc, la voie est tracée. Promis, juré, craché, en 2015 (c’est-à-dire « demain »), on va faire des économies (c’est-à-dire « on rase gratis »). Il était temps.

D’abord parce que, c’est officiel, c’est connu, c’est su, mais c’est toujours bon de le répéter : selon l’INSEE et depuis le 30 septembre, la France dépasse joyeusement les 2000 milliards de dette. Ce qui n’a pas l’air d’inquiéter le Chef de l’Exécutif :

« Pendant les cinq années qui ont précédé mon entrée en responsabilité, la dette publique a augmenté de 600 milliards, nous sommes à 2.000 milliards. Donc notre rôle doit être de maitriser les déficits pour éviter que nous puissions encore augmenter le niveau absolu de la dette même si elle se finance à des taux d’intérêts très bas. »

Maîtriser les déficits, ça, Pépère, il sait faire. D’ailleurs, depuis son « entrée en responsabilité », il a montré un talent fabuleux à toujours rôder loin des 3% de déficit maximal, dans une décontraction que d’aucuns pourraient qualifier de désinvolte. Mais à la question « Est-ce grave docteur ? », la presse a déjà une réponse, agréable, aussi connue que léninifiante, et qu’on peut résumer en une interjection : non.

la maitrise des déficits tranquilou bilou

D’après des zéconomistes avertis, d’après les journalistes et d’après nos gouvernants, « Même si le chiffre est impressionnant, la France a peu de chance de faire défaut. » Personne n’y croit, tout le monde est même certain que la France et l’Allemagne sont des valeurs refuges et c’est d’ailleurs pour cela qu’on n’a jamais emprunté à des taux si bas, voyons. Bref, tout baigne, et si jamais les taux devaient remonter, si jamais, par un malheur fort improbable, la France devait éprouver des difficultés à emprunter sur les (méchants, forcément méchants) marchés, il lui restera toujours la possibilité, parfaitement probable, elle, d’aller effectuer une saine ponction dans les gros bas de laine dodus de sa population. Et c’est justement cette assurance que l’épargne des Français suffira largement à remplir les besoins des administrations toujours plus gloutonnes qui garantit ces taux d’amis.

Et puis ensuite, il ne faut pas oublier que Rambollande avait tout misé sur deux éléments cruciaux : un changement de cycle économique, parce que l’économie voyage sur un vélo, c’est bien connu, et surtout, le retour de l’inflation, sans laquelle le keynésianisme est nettement moins rigolo.

InflationBon, côté cycle, les vigoureux coups de pompes monétaires n’ont absolument pas suffi à regonfler les roues de l’attelage économique et le pays semble coincé dans une ornière. Et pour ce qui est de l’inflation, stupeur et fourchette en plastique, elle refuse de revenir, à tel point qu’elle est même tombée en Europe à son plus bas niveau en cinq ans, 0.3%, ce qui fait craindre la crevaison pneumatique suivie d’une déflation économique. Et bien que nombre d’économistes un peu sérieux (mais subtilement cachés des masses citoyennes bêlantes, et inconnus des dirigeants âpres au combat comme François) ont largement expliqué qu’il n’y avait en réalité pas de raison d’en avoir peur, l’ensemble des classes jacassantes (depuis les politiciens jusqu’aux journalistes) a pris parti contre elle et attend ardemment que Mario, de la Banque Centrale Européenne, appuie prestement sur CTRL+P au rythme d’une ou deux centaines de milliards d’euros, au bas mot, ce qui donnerait, on en est sûr, une nouvelle vigueur à la monnaie européenne. Après tout, plus on en imprime, et plus elle monte, non ? Ah, tiens, non.

la rentrée d'hollandeEn vertu de quoi, il faudra donc, comme l’a expliqué le Chef des Armées, le coprince d’Andorre, le premier et unique chanoine d’honneur de l’archibasilique Saint-Jean de Latran à Rome, faire des économies. Et le président l’a expliqué sans détour : il y aura du sang et des larmes, ou disons plutôt, des petits cris parce que les économies, ça fait toujours un peu crier. Normal, quoi.

« Il n’y a pas de plan d’économie qui soit indolore. Sinon, ça aurait déjà été fait […] Les économies forcément sont douloureuses, il n’y a aucun secteur qui peut accepter de voir un certain nombre de ses habitudes, parfois de ses financements, être remis en cause. »

Et le bougre a tellement raison que, jusqu’à présent, les économies envisagées (et pas encore mises en musique, oh là, doucement camarade) ont essentiellement porté sur des secteurs pour lesquels il sait qu’il n’y aura en réalité qu’assez peu de ces cris qui pourraient lui vriller les oreilles. Les professions réglementées en sont un bel exemple : certes, ça couine face à un projet (un projet, seulement, rien n’est voté, rien n’est décidé, tout est négociable, ♪ tout est amendable, ♩ tout peut s’amender ♫) pour lequel, du reste, on peine justement à voir de quelle économie il est question, mais de toute façon, peu importe : ce n’est pas comme si ces professions pouvaient vraiment paralyser le pays, si les rouspéteurs avaient vraiment les moyens de faire durer le plaisir. Et puis, s’ils crient un peu plus, on peut toujours lâcher du lest, d’autant plus qu’on n’a rien décidé de ferme (d’où le mot « projet ») et que tout ça avait été lancé par l’autre Frétillant et que, tombé en disgrâce, il ne pourra rien dire si on laisse tout tomber.

Il faut l’admettre : si, dans l’espace, personne ne vous entend crier (moyennant quoi, on termine en petite culotte dans une navette de secours), en France, en revanche, tout le monde écoute les moindres gémissements et s’empresse de bien vite revenir au statu quo dès que possible, et ce ne sont certainement pas les pilotes d’Air France qui diront le contraire. Et les cris sont d’ailleurs d’autant plus audibles qu’ils viendront de la fonction publique, des politiciens, ou, mieux encore, de la presse…

La réalité est sans équivoque et tout se déroule comme prévu : Hollande a très manifestement choisi la procrastination, l’enfumage, les mesurettes et le petit bricolage histoire de tenir deux ans. Mais aucune mesure d’importance ne se profile, et les mesures d’économie pèsent exclusivement sur cette partie de la France qui pliera mais ne rompra pas, à savoir les classes moyennes, ceux qui payent sans rien dire, ceux qui endurent en croyant (de moins en moins) n’être qu’une partie de ceux qui font des efforts alors qu’ils en sont la totalité. Pendant ce temps, la fonction publique pleurniche sur d’éventuels réservoirs d’essence vides, quelques agrafeuses manquantes, des portables peu renouvelés, mais sa masse salariale augmente, ses avantages ne sont toujours pas rabotés. Les régimes spéciaux se portent bien. Les indemnités et les primes continuent de tomber. Thévenoud est toujours député.

La (re)distribution continue, François tient trop à son poste pour envisager autre chose. Ne vous inquiétez pas : ce pays est foutu.
—-
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  • Thévenoud est toujours député !
    Merci de l’avoir rappelé …

  • des économies , j’en fais , je me prive de beaucoup de choses , je baisse le prix de mes prestations pour garder mon travail , ( en contrepartie je verse moins au rsi , faut bien que je bouffe ! ) , ça fait 10 ans que je n’ai pas prie de vacances , …oui je me prive comme beaucoup de gens qui bossent ; je n’ai pas l’intention de faire la manche ou de demander le rsa pour m’en sortir ; s’il faut que je fasse du black à 100% , je le ferai , mais je refuse de faire ceinture plus que ça ;que l’éta aille se faire voir , je ne suis pas son esclave ;

  • Thévenoud est toujours député, Joyandet aussi, et Guerini est au sénat.

  • Ce qui a profondément choqué mon esprit trop logique, c’est la deuxième partie du sophisme : « donc si vous entendez crier, c’est que nous faisons des économies ».

  • Le Hollandisme, ou comment jeter le bébé sans jeter l’eau du bain…

  • Dans l’espace il fait froid, noir. Il n’y a pas de son, pas de politique. La terre est belle, paisible. Le soleil brille et me réconforte dans sa lumière bienveillante. Et d’un coup d’un seul, paf, la radio s’allume, je me réveille en France. Dans mon lit, mon corps trop étroit. Je me sens étriqué de l’interieur, j’ai envie d’exploser cette enveloppe charnelle qui m’opprime, me limite, j’etouffe dans ce pays !

    • Réveillez-vous dans le mien de lit 🙂 et éteignez la radio le matin, vous êtes suicidaire ou quoi?!

      • Euh, s’il vous plait Mathilde, il y a peut être des jeunes adultes qui savent lire. ça devient cochon là.
        En plus c’était beau et poétique ce que j’écrivais ! (enfin, j’ai essayé en tout cas)

        • Maisss, je pensais à un réveil en douceur moi ( c’est très poétique, vous le faites très bien 🙂 ), un cochon c’est doux?
          Sinon j’ai la deuxième solution élaborée avec le cerveau de mon frère: coloniser la lune 😉

          • Mais non, ma femme va bien, je vous assure ! Moi aussi d’ailleurs. Juste un « petit » problème d’overdose de caféine, rien d’autre. (et peut être de taxes aussi….et de putains de factures de merde)

            Sinon, la lune c’est trop froid pour moi, je préfère de loin Vénus. C’est comme ça les planètes, il y des parties de la Galaxie plus chaudes que d’autres 🙂 et je suis genre cash, je me dirige directe vitesse lumière vers l’essentiel. Je suis un pragmatique, je ne conceptualise pas du tout ces genres de trucs.

            Enfin, les voyages dans l’espace, j’adore ça !

            • Ah c’est bon à savoir tout ça! oui je comprend mieux le souci d’overdose, vous verriez mon bol de café le matin 😉
              Ben si je colonise la lune, moi j’aimerais bien l’aménager pour qu’elle me tienne chaud, enfin vu que j’ai souvent froid y a du boulot 🙂
              mais la charge de travail ne me fait pas peur 😉

      • Mathilde, où peut-on vous rencontrer, à part virtuellement ? En chair et en os, quoi ! D’autant que Moi se sentait « étriqué de l’intérieur »… Moi j’écoute ce que signifient les mots.

        • Ah Fraserve, je dirais un peu dans chaque femme que vous rencontrez, dans la votre ou celle de Moi, si j’ai tout compris, bon celle de Moi, j’en doute un peu vu que sa mauvaise humeur perdure!
          Sinon, à la recherche d’une montre que mon poignet pour embellir et ensuite au rayon yaourt de mon supermarché, en pensée avec Hong Kong…
          Sinon sonnez au ciel, étage 7? 😉

  • Les seules sur lesquelles, le gouvernement fait des économies, sont celles qui construisent l’avenir : les familles…

  • Pour les économie j’sais pas, mais c’est vrai qu’on entend crier. J’ai entendu hier des cris de truie qu’on égorge parce que des méchants ont insinué qu’on pouvait économiser 5 milliards en arrêtant les conneries avec Fessenheim.

  • « tout le monde écoute les moindres gémissements et s’empresse de bien vite revenir au statu quo dès que possible »
    Par contre dommage que les automobilistes soient incapables de se mobiliser contre les injustes sanctions (dont les pire sont liées aux radars feux rouges sans annonce de décompte de temps). Car il y a longtemps que ces injustices devraient être corrigées.

    A lire gratuitement: « Radatrs et justes sanctions »
    http://www.monbestseller.com/manuscrit/radars-et-justes-sanctions-texte-integral#.VCvJ-BaGMQr

  • De toute façon, la seule solution pour faire de vraies économies qui feraient pleurer l’état et ses affidés, ce seraient des réformes en profondeur, voire même casser tout le système qui entretient une armée de personnes (les fonctionnaires, les députés, les assistés professionnels etc) au détriment de ceux qui créent la richesse.
    Dans le cas évoqué par Rambollande (j’adore), il ne s’agit que de faire raquer un peu plus les Français. Et il ne s’agira toujours que de cette option sans espoir aucun de voir, ne serait-ce qu’étudier, la seule option indispensable pour sauver ce pays dores et déjà foutu de la catastrophe = diminution drastique voire même disparition du parasite étatique.

  • En fait je dois me confesser. Je ne suis pas libéral. Je travaille dans le ministère du développement durable et de l’e-con-citoyen. Mon travail consiste sur une période de 35 heures par semaine à défendre l’intérêt des espèces nuisibles, inutiles et parasites des autres écosystèmes. En fait cela fait 3 ans que je suis sur un projet de défense du crapaud Alyte.
    Ce con a décidé d’envahir les espaces naturels où veulent circuler des voitures, des piétons, des humanoïdes.
    Alors afin de réguler les ardeurs des gens nous avons mis en quarantaine les voitures et tous les trucs qui bougent dans des écoquartiers non nuisibles pour l’environnement et la descendance du crapaud baveux.

  • Mais aucune mesure d’importance ne se profile ni ne se profilera.

    Il y aura bien quelque ♪ mesurettes ♩ microscopiques mais en réalité du ♫ pipeau ♫ ♪♩ ♫ …!

  • Cher H16, je prends comme une indication supplémentaire du caractère pour le moins ambigü du personnage prétendant être à la tête de notre grande nation française la révélation de ses pratiques sodomites, lorsque vous le qualifier de bougre (« Et le bougre a tellement raison »). Apprendre que ce sinistre citoyen est pédéraste (car c’est là la définition séculaire de la « bougritude »), voila qui ajoute une dissimulation nouvelle au tableau de chasse de celui qui a fait pénétrer le mariage-pour-tous-sauf-pour-lui dans les codes de la République.
    Je le croyais, comme ses excursions noctures cyclomotoristes le laissaient penser, que cette véritable bête sexuelle était fort portée sur le beau sexe: que nenni, vous nous apprenez qu’il est plutôt ou également orienté vers le sexe fort, ce que tendrait à confirmer la belle photo du sinistre sire que vous nous offrez.
    Cette nouvelle fracassante laisse loin derrière Contrepoints tous les magazines médiocres qui prétendent informer leurs lecteurs des réalités vraies de ce bas monde. Merci encore de nous faire partager votre perspicacité.

    • Peut-être devriez-vous vous mettre à jour sur le vocabulaire, le sens de certains mots ayant put dériver depuis le 17ème siècle…

      • Il est vrai que les jeux de l’arriere Venus, pratiques par le petit Francois, concernent exclusivement les contribuables Francais, a grands coups de lubrifiants conceptuels…

      • Certes, mais le sens ancien n’a pas été pour autant évacué (ce qui fait la richesse de notre langue) et je crois qu’il est tout simplement ignoré de ceux qui emploient le terme, comme « un bon bougre », « pas un mauvais bougre ».
        A preuve, ianutshell a fort bien saisi comment il s’accommode à la « sauce hollandaise »…

  • « Ne vous inquiétez pas : ce pays est foutu. »

    Il parait qu’en France, un agriculteur se suicide tous les 2 jours. Et vous savez de quoi discutait l’assemblée aujourd’hui ? Du pet des vaches …

    Cette bobocratie n’aura que ce qu’elle mérite.

  • artisans, petits patrons , faites comme moi, faites vous employer par vos clients pour la durée du chantier.
    vous faites des prix forfaitaires ( interdit de dire,devis )que vous convertissez en heures ,pour votre fiche de paie . pour connaitre la marche a suivre , il suffit d’aller a l’urssaf demander les renseignements, pour savoir comment employer quelqu’un chez vous, sans dire vos véritables intentions . tout vous sera expliqué .ensuite a vous de jouer . pour le client ,pas de tva . pour vous , _ sécurité sociale , droit au chaumage ,tout les avantages des ouvriers . je vous laisse imaginer .

  • il faut faire crever la bête au plus vite .

  • Ce n’est que la recherche du bouc émissaire, c’est choquant pour deux raisons: 1) cette politique est suivie depuis 40 ans gauche et droite confondue, on oublie totalement que Sarkosy élu une de ses premières décisions étaient d’aller demander à Bruxelles un délai avant de respecter le pacte de Maastricht, on oublie même que pendant les 30 premières années de cette période, le bon élève allemand tant cité à fait la même chose et que le pacte de Maastricht n’a jamais été respecté c’était parce que ses deux initiateurs – France et Allemagne – se sont empressés de ne pas le respecter et d’empêcher que la commission ne prenne la moindre sanction; 2) l’excès de dépenses publiques françaises est totalement à imputer à la sécurité sociale et la population, gauche et droite confondue, refuse toute diminution de prestations qui la touche personnellement (le voisin pouvant être visé), donc le bas de laine existe en partie par le refus de financer les prestations exigées, il n’est donc pas illégitime de le mettre à contribution pour apurer ce passé

  • « La France a pris ses responsabilités ». Le PLF 2015, prévoit une augmentation de la masse salariale de l’état de 0,6 %, et c’est présenté comme un effort surhumain. Les économies de fonctionnements sont pour le moins floues. L’investissement semble baisser, mais est compensé par des taxes (gazole)… Enfin l’interventionnisme de l’état se poursuit allégrement par l’augmentation de taxes et impôts d’un côté et l’augmentation d’aides de l’autre. Le mammouth continue donc a bien se porter, et pas le moindre début de réforme structurelle ne montre le bout de son nez.

  • Les commentaires sont fermés.

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