Estimez-vous heureux

Le bonheur ne doit pas être remis à demain, mais pratiqué chaque jour. Notamment par l’estime de soi.

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Estimez-vous heureux

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 20 septembre 2014
- A +

Par Baptiste Créteur.

Nombreux sont ceux qui commettent l’erreur de repousser le bonheur à demain, voire à le faire dépendre de facteurs aussi multiples que fallacieux. Trouver l’amour, avoir de bonnes notes, de bonnes évaluations ou une promotion peuvent être des objectifs louables ; mais ils ne doivent pas être perçus comme des conditions du bonheur. D’autant plus que les facteurs extérieurs ne sont pas les plus déterminants : le bonheur est avant tout une question d’état d’esprit. On choisit d’être heureux, comme on choisit d’apprendre plutôt que de savoir.

Le bonheur favorise le succès, bien plus que l’inverse. On peut toujours rêver à mieux, de meilleurs résultats, un meilleur confort. Et on peut faire toujours mieux sans être toujours plus heureux. En revanche, le bonheur rend plus créatif, plus productif, plus ouvert. Par chance, on peut choisir d’être heureux, et apprendre à être heureux. L’estime de soi peut être définie selon Nathaniel Branden comme « la disposition à se sentir compétent pour faire face aux défis élémentaires de la vie et digne du bonheur ».

Faire confiance à son esprit et savoir que l’on mérite le bonheur, voilà l’essence de l’estime de soi. – Nathaniel Branden

L’estime de soi, clé du bonheur, ne peut venir de personne d’autre que soi-même. On peut apprendre ce qu’elle est d’autrui, être inspiré par des modèles d’estime de soi ; l’estime de soi peut être nourrie et cultivée par autrui ; mais l’estime de soi ne peut venir que de soi.

Et on ne peut même pas se mesurer aux autres ; l’estime de soi, c’est la joie d’être soi, pas d’être mieux que les autres.

C’est, selon Nathaniel Branden, croire en sa capacité à apprendre et faire ce qu’il faut pour atteindre les objectifs que l’on se fixe. Et se considérer digne des résultats de nos actions.

Plus précisément, l’estime de soi se décompose d’après lui en 6 piliers (« The Six Pillars of Self-Esteem »).

Ceux qui pensent avoir assez pensé et assez appris sont sur une trajectoire négative d’inconscience croissante. – Nathaniel Branden

  • La pratique de vivre consciemment : être conscient de ce que l’on fait pendant qu’on le fait.
  • La pratique de l’acceptation de soi : être vrai vis-à-vis de ses propres idées, émotions et comportements ; être bienveillant à son propre égard ; et de façon générale être dans son propre camp.
  • La pratique de la responsabilité sur soi : assumer ses actions et prendre la responsabilité de la capacité que l’on a à être la cause des effets que l’on désire.
  • La pratique de l’affirmation de soi : traiter avec respect ses besoins et souhaits et les exprimer de façon appropriée.
  • La pratique de vivre vers un but : se fixer des objectifs et agir pour les atteindre.
  • La pratique de l’intégrité personnelle : maintenir l’alignement entre son comportement et ses convictions.

Il ne s’agit pas d’estimer que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. D’ailleurs, le bonheur, ce n’est pas cela.

Il s’agit de prendre la responsabilité et le contrôle de sa propre vie, pour devenir le meilleur soi possible ; et d’œuvrer à un monde meilleur. Un monde de possibles, un monde plus heureux ; un monde plus libre, qui laisse à l’individu plus de choix et de maîtrise sur son propre destin et sa propre vie.

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  • Très belle anticipation, qui de plus est très en vogue actuellement…..Malheureusement je crains fort que le fait de se dire: je suis heureux ne suffise pas..On ne choisit pas d’être heureux… Si nous possédons par contre les capacités d’étonnement et si nous sommes curieux , alors oui probablement le bonheur est à portée de main
    Mais cette capacité à l’émerveillement , elle incombe à notre boite à outils psychologiques et donc à ce que nos « instances parentales » ( famille, école, société etc…) nous lèguent et nous permettent d’acquérir…
    Quant à Mr Branden , son cognitivo-comportementalisme est lassant car nous ne sommes les maîtres que de nous même et pas d’un hygiénisme psychologique en vogue il y a très longtemps….

    • C’est vrai que ces exhortations à être heureux sont pénibles… Tout ce que nous pouvons faire c’est vivre en accord avec notre nature, mais se répéter à tour de bras « je suis heureux, je suis heureux » ne nous aidera pas.

      Soyez Heureux !
      Acceptez la douleur !
      Bla bla bla !

      • Ce n’est pas du tout ce qu’il dit. Simplement, la passivité n’est pas la seule attitude possible face à l’humeur. Si vous êtes dépressive, vous pouvez rester terrée dans votre chambre, ou vous pouvez vous faire violence et sortir.

      • L’article de Crêteur peut être compris dans ce sens négatif que vous critiquez, mais finalement il ne dit pas autrement avec « la pratique de l’acceptation de soi ». C’est à dire s’accepter et s’aimer tel que l’on est.

        Malheureusement, dans nos sociétés où la pression à la conformité et à la performance sont fortes, « s’aimer » est souvent compris comme un espèce d’auto-gouroutage, où il faut s’exhorter à toujours faire mieux, toujours être mieux, toujours se donner le mieux que l’on puisse se trouver pour flatter son égo matérialiste. Tout à l’inverse de ce que c’est réellement: s’apprécier tel que l’on est, avec ses qualités et ses défauts, ses réussites et ses échecs. La victoire ou la défaite n’est pas ce qui définit notre valeur en tant qu’être humain.

    • Oui, l’amour du père, de la mère, complexe Freudien, ou d’œdipe. etc

      Vouloir toucher le bonheur du doigt, c’est comme d’essayer de capturer une luciole en l’écrasant du pied.

      Bah, oui, pardi, c’est que le bonheur, il est méfiant. Il se cache, il se terre. De peur qu’une chose merveilleuse en apporte une de très malheureuse.

      Le bonheur aujourd’hui en socialie Française c’est de se dire:

      – Yes, je suis encore en bonne santé !

      Ou bien encore:

      – Yes, je peux encore payer mes impôts.

      Autant de petites joies qui font des « gouzigouzis » (pour reprendre H16) dans le ventre.

      Pour paraphrasé Coluche. Il y a des gens pauvres, des gens noirs, etc….
      et pour eux cela sera très dur.

      Le monde moderne impose justement de savoir oublier « les codes », tout en correspondant au « moule » sociétal, en faisant en sorte que cela corresponde à notre Moi profond.

      Life sucks !

      Je vais vous dire, ce qu’est le bonheur.

      Faire pousser des plantes dans votre placard (pas le mien, j’ai un jardin !), donner à manger au poisson rouge, s’occuper de sa famille, faire du sport, faire l’amour, boire comme un trou, manger comme un cochon.

      Bref, vivre, pour faire simple.

  • Le bonheur est de désirer ce qu’on possède et ne pas désirer ce qu’on ne possède pas.

    • Bonjour Hamid,

      Je suis géné par le mot posséder. Car lorsqu’on possède l’on est à son tour possédé et l’on devient esclave de ses possessions…

      Chacun peut trouver sa voie. L’estime de soin est un début pas une fin, de mon point de vue.

      Certains s’épanouisse aussi dans le « combat », l’action, d’autre dans la méditation, la contemplation etc.

      Il n’ y pas de « recette !

      • Bonjour balsec, l’estime de soin? Joli lapsus révélateur?

        • Effectivement ! Je n’avais pas vu !
          *Votre pseudo en est-il un aussi ?
          …de lapsus révélateur ?

          • euh, je ne sais pas, je pourrais être un lapsus révélateur?
            Ah ben moi y’a des jours où je suis plus en guerre qu’en paix avec moi-même, mais vu que c’est épuisant, je m’endors et après c’est calme plat! et courir aussi, ça épuise…
            Un petit livre que je suis en train de lire dit: le plus beau cadeau est de voir des yeux émerveillés et ouverts sur le monde. Semer des graines pour demain.
             » Nous devons permettre aux enfant d’explorer, de connecter, de construire e de se sentir partie prenante du monde qui les entoure. L’outil éducatif le plus important n’est pas technologique. Ce ne sont ni les tableaux intéractifs, ni les iPads ou même les crayons. Ce sont les mains. Libérons les mains » 🙂

    • Désirer ce que l’on possède déjà est pour moi une autre définition de la folie.

      • C’est surtout que je ne vois pas comment on peut désirer ce qu’on possède déjà… Par définition, le désir a un rapport avec un besoin non-comblé.

  • En dehors de la capacité de chacun à positiver, l’important est de prendre conscience de la nature déprimante des actions de l’état quand il réglemente, interdit, oblige, inquiète, change tout, hésite, est pris en flagrant délit de mensonge, etc …

    D’une part l’état est directement responsable de notre perception de notre malheur, d’autre part le pessimisme qu’il induit se répercute sur les dysfonctionnements, la baisse d’activité et donc le chômage et d’une façon plus générale sur les causes objectives du malheur.

    • Je suis d’accord avec vous sur le pouvoir de nuisance de l’Etat et de ce qui nous entoure.

      Cependant, et c’est le défi qu’ouvre le texte de CRETEUR, il faut faire avec et tenter de retrouver cette « paix » intérieur malgré ce parasitage..en gardant l’énergie d’agir.

      Perso ? J’y arrive pas !!!

      • Que nenni, il ne fait pas faire avec… c’est écrit nulle part… il faut AGIR !

        Bon sinon, je trouve que ça fait un peu secte les préceptes en fin d’article… je croyais qu’à la fin ça allait être écrit : Faites comme moi, regardez vous dans la glace et dites Baptiste, je t’aime ! (euh… ça m’arrive aussi mais pas avec Baptiste hein)

  • le bonheur ça s’apprend en fonction de l’autre. celui qui est en face de nous.
    Pour communiquer et rendre l’atmosphère plus gai. Il faut trouver les mots parce que les mots ont des fenêtres

  • C’est l’Amour qui rend heureux, il se suffit à lui-même, le reste vient avec, normalement 🙂

  • Le bonheur, comme le malheur n’existent pas « en soi », ils ne sont que des comparaisons (foireuses la plupart du temps) avec des références difficilement mesurables.
    Si bien que l’on peut effectivement dire que la quête du bonheur est vouée à l’échec si elle est tournée vers l’extérieur (si ça, alors je serais heureux) et n’est possible que vers l’intérieur : reconnaitre que je suis moi, et heureux puisque je n’ai pas le choix sur autre chose que cela : mon comportement et la perception de mon état intérieur. Je suis donc heureux si je le veux.
    On voit d’ailleurs assez souvent de la joie (qui recoupe le bonheur) chez les « pauvres à problèmes » et du « malheur » chez les gens qui « ont tout ».

    • Non, c’est un muscle. ça se travaille, comme le reste. La fonction qui créée l’organe.
      Par exemple avec la méditation. Le sport, le bon vin, l’amour physique (et psychique).

      Par exemple un libéral peut trouver le bonheur en lisant Hayek, un socialo piketou.
      Même bonheur, et pourtant.

      Je pense que le vrai problème est de considérer que l’humain est mieux, ou plus qu’un autre animal. Nous avons le pouvoir de créer des situations de malheur. Ce qu’évite généralement de faire les animaux normalement constitué.

      Sommes nous trop intelligent, ou le fruit d’une évolution foiré ?

      La réponse est dans les « Dieux » que nous avons crée. Jésus, Boudha, Momo, what ever la forme et le nom.
      Faire le vide, pour laisser rentrer le monde et exprimer son vrai soi qui peut alors sortir libéré du reste.

      En claire, c’est très simple de ne pas faire compliqué. C’est le bonheur parfait !

  • Relire sur ce sujet « apprendre à vivre  » de Luc ferry .
    Petite remarque sur le post de l’auteur , je crois que la connaissance de soi et arriver si possible a être en paix avec soi même est une piste pour construire son épanouissement . Mais ça ne suffit certainement pas . L homme s inscrit dans une « histoire » et a besoin de sens pour tenir debout et avancer Les religions jouaient ce rôle . Puis plus tard les idéologies . Aujourd’hui beaucoup de ces valeurs sont tombées et nous nageons dans le relativisme. Difficile de se construire la dessus.

  • Ce n’est pas nouveau, et on le sait tous plus ou moins. Le problème est de passer de la théorie à la pratique…

  • Etre ou ne pas Etre
    Je suis et suis moi meme

    Je ne peux pas etre une chose puisque je suis un Etre vivant,..

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