Croissance : États-Unis 3, Europe 0

Les États-Unis ont retrouvé un quasi plein emploi, tandis que la croissance en Europe reste nulle. Comment faire pour changer la donne ?

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Croissance : États-Unis 3, Europe 0

Publié le 12 septembre 2014
- A +

Par Guy Sorman.

taureau wall street credits randy lemoine (licence creative commons)

L’économie américaine a digéré la crise financière de 2008, l’Europe pas encore. La croissance américaine a renoué avec son cours habituel de l’ordre de 3% par an (dont 1% dû à la croissance de sa population), tandis que l’Eurozone plonge en-dessous de zéro. Les États-Unis ont retrouvé un quasi plein emploi, tandis que le chômage en Europe du Sud reste dramatique. Même l’Allemagne s’essouffle car sa prospérité dépend aussi de ses exportations vers la France, l’Italie et la Russie, tous pays en récession. L’Espagne a rebondi mais en partant d’un seuil très bas et au prix d’une baisse significative des salaires moyens. Quelque peu désemparés par cette divergence transatlantique, les banquiers centraux d’Europe et des États-Unis palabrent ; au FMI on dispense des ordonnances ; les néo-keynésiens affrontent les néo-libéraux ; les politiciens de tous bords s’accusent réciproquement d’incompétences.

Des experts reconnus en contre-vérités, comme Paul Krugman et Joseph Stiglitz, enjoignent les Européens d’abandonner leur « austérité » de manière à rebondir comme les États-Unis. Mais tous les États de l’Eurozone, hors l’Allemagne, étant en déficit et les taux d’intérêt des emprunts internationaux et domestiques se trouvant historiquement bas, où est cette austérité dont on nous rebat les oreilles ?

On envisagera plutôt que le bruit généré par ces experts, n’est que du bruit : les recommandations des uns et des autres ont pour principal objet de renforcer leur influence. Si l’un d’entre eux savait réellement comment faire passer un taux de croissance de 0 à 3%, pourquoi ne l’écouterait-on pas ?

La stagnation n’est désirée par personne. La vérité est que nul ne sait agir sur un taux de croissance, du moins dans le court terme : en économie, le court terme c’est au moins cinq ans. L’économie n’obéit pas plus aux injonctions des politiciens que des charlatans – fussent-ils médaillés – parce que l’économie c’est lent, tandis que le temps de la politique et de la médiatisation est bref, aujourd’hui quasi instantané. C’est en réalité l’histoire longue, les cultures, les idéologies régnantes, les choix de société qui expliquent pour quelles raisons fondamentales l’économie américaine est à la fois sujette à des crises sévères et qu’elle est en même temps la première à s’en extraire. L’Europe, à l’inverse, subit des crises moins profondes mais elle rebondit lentement, mollement. Pareille divergence de destins remonte aux origines de la modernité : les Américains, sans ressources, ni naturelles ni financières au moment de leur indépendance, misèrent leur avenir sur l’innovation : brevets et propriété intellectuelle, à la demande de Thomas Jefferson, furent inscrits dans la Constitution, dès 1787. Eh bien, l’économie américaine aujourd’hui reste « tirée » par l’innovation : en ce moment, l’exploitation des gaz de schiste et les réseaux sociaux.

L’Amérique comme nation d’entrepreneurs

croissance europe usa rené le honzecDès l’origine aussi, la démocratie en Amérique avait incité les entrepreneurs à produire en masse : la « standardisation » fut conçue aux États-Unis pour satisfaire la demande populaire, tandis qu’en Europe, les artisans visaient d’abord à l’excellence pour satisfaire des aristocraties. Par suite, le rapport qualité/prix fut et reste aux États-Unis plus incitatif que l’Europe qui reste « chère ». Enfin, mais on pourrait poursuivre cette exploration historique, chaque Américain se perçoit comme un entrepreneur et un pionnier en puissance : le capitalisme est la norme, la protection sociale est l’exception, le socialisme n’a jamais pris pied aux États-Unis. En Europe, c’est l’inverse.

Une expression, à elle seule, sans doute la plus importante de la science économique, la « destruction créatrice », inventée par Joseph Schumpeter à Harvard en 1940, résume ce débat et oppose les deux continents. Aux États-Unis, parce que l’ancien cède vite la place au nouveau, l’économie est « dynamique ». En Europe à l’inverse, les gouvernements, les banquiers, les syndicats, les médias portent spontanément secours à la tradition et se méfient de l’innovation : provisoirement, mais assez pour ralentir les aventures et la reprise. En somme, les Européens n’aiment pas la « flexibilité », tandis que les Américains ne l’aiment pas nécessairement mais ils s’en accommodent volontiers.

On ne conclura pas de ce tableau culturel, peint à la hâte, que les politiques économiques sont superflues : elles sont utiles mais seulement quand elles s’inscrivent dans la durée et quand elles rendent la « destruction créatrice » compréhensible et socialement acceptable.

Raymond Barre qui fut économiste et Premier ministre (et accessoirement mon professeur) enseignait que « mieux valait une mauvaise politique économique qui dure qu’une bonne qui ne dure pas ». Son ironie reste appropriée : la principale vertu de l’Allemagne (et de la Suisse hors euro), par exemple, depuis dix ans, est de ne surtout pas changer de politique de manière à ce que la rigueur et la flexibilité deviennent des normes culturelles. Aux États-Unis, Barack Obama a sans doute retardé la reprise parce qu’il voulut changer les règles du jeu et « européaniser » le capitalisme. Faute de majorité politique et de résultats, il y a renoncé ; « l’esprit animal » (un mot de Keynes) des Américains a repris le dessus. En France, le principal tort du gouvernement présent n’est pas d’être socialiste mais de virer de bord tous les trois mois, aggravant par-là l’inculture économique nationale et la récession qui en découle.

Sur le web 

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  • Ce monsieur ne comprend pas grand chose aux statistiques du chômage. Le taux d’emploi (nombre de personnes avec un emplois par rapport à la population adulte des 15-64 ans) n’a pas bougé d’un poil depuis la « fin » de la crise alors qu’il a connu une chute vertigineuse en 2008-2009. Si le taux de chômage a diminué c’est parce que le nombre de personnes découragées a explosé et qu’il ne sont pas comptabilisés. Ce n’est en rien un indicateur fiable de la situation. Je dirais plutôt États-Unis -10 vs Europe -10.

  • On dirait un article de propagande des MSM. Plein de contre-vérités. C’est navrant de trouver ce genre d’articles sur Contrepoints. Heureusement cela reste une minorité.

  • bah , c’est normal , la planche a billets fonctionne a fond et le dollar ne baisse pas , c’est un miracle !

  • le plein emploi ??? si le chomage baisse, c’est parce qu’il y a moins d’américains sur le marché du travail. des millions d’américains en moins (les étudiants continuent leur étuses plus longtemps, les femmes restent femmes au foyers, les personnes agés prennent leurs retraites plus tôt) sans oublier l’administration obama qui truque largement les chiffres

    • Oui, mais en France on se permet de donner des leçons parce qu’on a un taux d’emploi pas trop catastrophique pour les 20-54 ans, alors que les autres comptent sur les 15-64 ans, et là on est mauvais.

  • « Les États-Unis ont retrouvé un quasi plein emploi »

    la bonne blague…

  • ce monsieur est un menteur !

    que fait-il sur ce site ?

    oser nous dire que le plein emploi est de retour aux USA est une formidable négation de la réalité.

    Les chômeurs se comptent par millions comme les pauvres d’ailleurs. Et c’est comme en France , impossible d’avoir le nombre exact

    honteux !

  • Cette histoire de plein emploi aux USA est évidemment une blague. Toutefois, l’analyse culturelle n’est pas dénuée de vérité.

  • Il est rigolo Sorman, pas un seul moment il parle des QE ni de Bernanke.

    • Je ne comprends pas non plus pourquoi il n’en parle pas, et plus encore des taux à zéro ! L’impact est tellement énorme, et le potentiel d’éclatement de bulle à un plus haut historique ! Comme disait Bastiat, il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas…

  • Certain n’ont pas compris non plus que l’on parle de taux de chômage en moyenne nationale. Des états ont bien retrouvé un plein emploi et une forte croissance par une création de place de travail en masse notamment par l’extraction du gaz de schiste. Il y a bien des hors statistique par découragement d’avoir pas pu trouver un job mais il y a aussi dans des états où c’est bien le création de places de travail qui fait baiser le chômage.

    Quand aux chômeurs sans emploi devenu hors statistiques par découragement de trouver un job on trouve cette situation également en Europe. Donc en comparaison; les USA question chômage et emploi sont bien mieux lotis que les européens dont la moyenne du chômage est de plus de 10%. La croissance de 3% n’est pas non plus un hasard. Cela démontre que l’économie américaine est bien en phase démarrage pour rebooster la création de nouvelles places de travail.

    Venir prétendre que ce billet est de la propagande qu’il n’a rien à faire sur Contrepoint relève de la malhonnêteté intellectuelle. Dans les grande lignes le billet ne ment pas sur le réel redémarrage de l’économie américaine.

    @ Jacques,

    J’ai l’impression que l’administration Obama truque largement le chiffres qui ne vous arrange pas. On se demande pourquoi vous prenez de l’autre coté comptant les statistiques qui sont aussi ceux du gouvernement sur les chômeurs qui ont disparus des statistique du chômage et sur celle des personnes âgées qui prennent plus tôt leur retraites.

    D.J

  • La grosse différence entre US et zone Euro vient de la politique monétaire depuis 5 ans aux US. Politique Friedmanienne.

    • Politique friedmanienne ? Pouvez-vous sourcer votre affirmation ?

      • Oui, la justification m’intéresserait (et me surprendrait) fortement aussi…

        • Citez donc un passage précis où Milton préconiserait explicitement la politique menée par la Fed depuis Bernanke ou même Greenspan. Sur cette base, on pourra entamer un débat passionnant sur la nature « friedmanienne » de cette politique.

          Pour poser un premier jalon, on se souvient que Friedman préconisait une création monétaire lente et prévisible en lien avec la croissance en valeur, en un mot une politique monétaire neutre, pas de multiplier le bilan de la banque centrale par 4 ou 5, encore moins de l’autoriser à acheter directement des titres publics à tire-larigot.

            • Eh oui, comme il fallait le craindre, vous êtes incapable de fournir une citation de ce bon Milton, juste une interprétation en roue libre de sa pensée, dont le tort est la confusion (volontaire ?) entre la nécessaire correction d’une crise de liquidité, comme le soutenait Friedman, et le financement direct ou indirect des dépenses publiques par la banque centrale dans une optique de relance budgétaire, alors que c’est précisément le niveau des dépenses publiques qui nourrit la crise.

              Mais qu’en pense réellement Friedman ?

              « Depuis Franklin Roosevelt et le New Deal, l’expansion des activités gouvernementales au niveau fédéral trouve une de ses principales excuses dans la nécessité supposée, pour éliminer le chômage, de procéder à des dépenses publiques. Cette excuse a connu plusieurs avatars. Il fut d’abord question d’« amorcer la pompe» par des dépenses temporaires qui mettraient l’économie en marche, étant bien entendu que l’État s’effacerait dès cet objectif atteint.

              Cette première intervention se révéla inapte à supprimer le chômage, et elle fut suivie en 1937-1938 d’une forte contraction économique. On avança alors la théorie de la « stagnation séculaire », qui était censée justifier l’importance et la permanence des dépenses gouvernementales. L’économie, disait-on, est arrivée à maturité; on a largement exploité les occasions d’investir, si bien qu’il est peu probable que de nouvelles occasions se présentent qui soient dignes d’attention; pourtant, les particuliers sont encore désireux d’épargner. Il est donc essentiel que l’État fasse des dépenses et endosse un déficit perpétuel.

              (…) Une telle façon de voir a été discréditée par l’analyse théorique; elle l’a été plus encore par les faits, en particulier par l’apparition de types entièrement nouveaux d’investissements dont les partisans de la « stagnation séculaire» n’avaient même pas rêvé.

              (…) Plus récemment, on a voulu voir dans ces dépenses une espèce de « balancier » : que les dépenses privées déclinent pour une raison ou pour une autre, alors les dépenses publiques doivent monter, de manière à maintenir stable le total des dépenses ; à l’inverse, quand les dépenses privées augmentent, les dépenses publiques doivent baisser.

              (…) Loin de contrebalancer les forces tendant à la fluctuation, le budget a lui-même constitué une cause majeure de perturbation et de déséquilibre.

              (…) En politique fiscale comme en politique monétaire, et toutes considérations « politiques» mises à part, nous n’en savons simplement pas assez pour pouvoir utiliser comme un mécanisme sensible de stabilisation les changements délibérés apportés à la fiscalité ou aux dépenses. Si nous cherchons à le faire, nous sommes presque assurés d’aggraver la situation. »

              Aggraver sans fin la situation, provoquer des crises à répétition : voilà précisément ce que font les dépenses et les dettes des Etats, amplifiés par les facilités non conventionnelles des banques centrales. Ces politiques sont strictement contraires aux sages préconisations de Friedman et il est tout simplement mensonger de le convoquer pour les justifier.

          • « on se souvient que Friedman préconisait une création monétaire lente et prévisible en lien avec la croissance en valeur »

            Citez le passage…

            • « Ce dont nous avons instamment besoin, pour la stabilité économique comme pour la croissance, c’est d’une réduction, et non pas d’une augmentation, de l’intervention gouvernementale.

              (…) Notre tâche, dans le présent chapitre et dans le suivant, sera de naviguer entre deux opinions dont aucune n’est acceptable bien que toutes deux aient leur séduction. La première est celle selon laquelle un étalon-or parfaitement automatique est à la fois possible et désirable, et résoudrait tous les problèmes que pose l’encouragement de la coopération économique entre individus et entre nations dans un environnement stable. La seconde est la croyance qui veut que la nécessité de répondre à des circonstances imprévues exige que l’on confie à un groupe de techniciens, rassemblés dans une banque centrale « indépendante» ou dans quelque autre organisme bureaucratique, de larges pouvoirs discrétionnaires. Ni ce Charybde ni ce Scylla n’ont fourni dans le passé de solution satisfaisante ; et il est vraisemblable que ni l’un ni l’autre n’en produiront dans l’avenir.

              (…) La nécessité d’une dispersion du pouvoir pose en matière monétaire un problème particulièrement difficile.

              (…) Le problème est de créer des dispositifs institutionnels, qui, en même temps qu’ils permettent à l’État d’exercer ses responsabilités monétaires, limitent pourtant le pouvoir ainsi conféré et empêchent qu’il ne soit utilisé d’une manière qui tende à affaiblir, plutôt qu’à renforcer, la société libre.

              (…) la gravité de chacune des contractions majeures – 1920-1921, 1929-1933 et 1937-1938 – est directement attribuable à des fautes, par action ou par omission, commises par les dirigeants du Système de la réserve.

              (…) Tout système est mauvais qui confère à une poignée d’hommes un pouvoir et une liberté d’action tels que leurs erreurs – excusables ou non – peuvent avoir des effets d’une si grande portée.

              (…) La monnaie est une question trop sérieuse pour être confiée à des banquiers centraux.

              (…) comment créer un système monétaire qui, tout en étant stable, soit à l’abri des manipulations irresponsables des autorités?

              (…) Le Système de la réserve fédérale devrait veiller à ce que la masse monétaire totale ainsi définie augmente mois après mois, voire, dans la mesure du possible, jour après jour, à un taux annuel de X%, X étant situé entre 3 et 5. La définition précise que l’on adopte de la monnaie, ou le taux précis de croissance choisi, fait beaucoup moins de différence que le choix défini d’un taux de croissance particulier.

              (…) J’aimerais souligner que je ne considère pas mes propres propositions comme le fin du fin de la gestion monétaire, comme une règle qu’il faut graver sur des tablettes de pierre et conserver éternellement dans l’avenir. Je pense simplement que c’est là une règle qui, à la lumière de notre savoir actuel, offre les plus grandes promesses d’atteindre un degré raisonnable de stabilité monétaire. J’aimerais qu’en nous en servant, et au fur et à mesure que nous en saurons plus en matière monétaire, nous puissions être capables d’imaginer des règles meilleures encore et qui atteindraient des résultats encore meilleurs. Une telle règle me paraît être le seul procédé dont nous disposions actuellement pour faire de la politique monétaire un pilier de la société libre, plutôt qu’une menace contre ses fondations. »

              Milton Friedman, Capitalisme et Liberté, 1962.

              Voilà, tout est dit, et rien n’a changé depuis.

  • L’ auteur a en partie raison sur ce point du long terme en économie je traduirai par : les décisions politiques ont des conséquences que l’ on subi en bien ou mal sur le long terme

    Je me méfie des gens qui ont la tete dans le guidon avec la sainte croissance ceux que j’ appelle des IDOLATRES

    voici un exemple qui n’ est que mon avis : on peut truquer c’ est à dire DOPER la croissance comme l’ a fait le duo VGE / Chirac par un afflux de population c’ est à dire le fameux  » regroupement familial  » c’est un acte POLITIQUE qui a des conséquences économiques y compris le chomage ( et politiq) + de 30 ans après /

  • Le taux de croissance des USA pour Q1 et Q2 est de 1% et non 3%.
    La moyenne de -2 et +4 est 1 et non 3.
    Le mauvais temps a paraît-il différé 2% environ, cela s’est déjà vu.

    Pas de quoi pavoiser donc.
    Le taux de chômage est bas, mais c’est sans intérêt puisque le taux d’emploi est mauvais.
    En réalité la création monétaire aux USA est un échec total.
    La reprise ne vient pas et ne viendra pas: Manipuler la monnaie ne crée pas de ressources, seulement des erreurs.
    La récession sans cesse différée par ces mensonges (l’argent, c’est de l’information) n’en sera que plus tardive et brutale: Plus on persévère dans l’erreur, plus les lendemains déchantent.
    Mais pour les politiciens, une grosse crise pour leur successeur vaut bien mieux qu’une petite crise sous leur responsabilité…

    • Les dernière statistiques sur l’ emploi aux USA sont bien positif. Faut peut-être aussi arrêter de rester boquer sur des mauvais chiffres et sur l’histoire des travailleurs sans emploi qui sortent des statistiques fautr d’avoir trouvé du job. A croire que c’est devenu l’unique vérité pour l’éternité.

      http://www.romandie.com/news/USA-avec-des-creations-d039emplois-soutenues-le/514110.rom

      On a l’impression que ça vous emm… tous que l’économie US redémarre et affiche un taux de croissance qui fait rêver l’Europe.

      D.J

        • @ Cavignac,

          Je n’ai pas dit que ce n’était pas le cas ces dernières années je ne vais nier les tableaux que vous avez mis en lien; mais moi je parle de maintenant pas de hier et surtout pas avec des projections aléatoires pour 2015. Je vous ai mis un lien qui semble montrer que maintenant les créations d’emploi aux USA semblent bien s’amorcer. Et comme je l’ai dit plus haut on parle de moyenne nationale. Des Etats grâce à l’extraction du gaz de schiste ont plus de 4% de croissance avec de fortes créations d’emploi dans ce secteur de l’énergie et des emplois nouveaux notamment avec une relocalisation des moyens de productions dans le textile dont les prix de production sont devenus moins cher qu’en Chine ou au Vietnam grâce à une chute du prix de l’énergie.

          Faut être de mauvaise foi pour nier un redémarrage de la conjoncture surtout avec une croissance annuelle de 3%. Généralement il y a un temps de décalage entre le début d’une croissance soutenue et le celle de la création d’emploi. Je ne vois pas en quoi vos hausses du prix du Big Mac serait un signe de mauvaise conjoncture surtout que l’indice des prix à la consommation a reculé en juillet aux USA.

          http://www.romandie.com/news/USA-deceleration-de-la-hausse-des-prix-a-la-consommation-en-juillet/508963.rom

          Il faudra quand même bien attendre l’année prochaine pour voir si l’économie US a bien été une croissance soutenue avec création d’emploi supérieur à celle qui furent détruites. Mais il semble bien que c’est sur le bon chemin. Faut pas oublier que les USA était il y a 6 ans dans l’une des plus grave crise de son histoire. Je trouve que c’est déjà pas si mal qu’en 6 ans la crise est plus oui moins résorbée. Faut pas non plus trop en demander et venir faire la fine bouche.

          D.J

  • quazi plein emploi aux états unis ….belle propagande ….36 millions d’américains sont nourris grace à des bons de repas ; ceux qui ont du travail tirent le diable par la queue , l’envirronement est dans un état catastrophique ,les riches sont de plus en plus riches , l’argent passe dans des guerres , ( les usa ont provoqués 201 conflits dans le monde en 60 ans ……et apparament ça ne leur suffit pas ….le beau pays que voilà….

    • @ Marie,

      Vous parlez de propagande alors que vous accusez les USA d’avoir provoqué plus de 201 conflits dans le monde? Peut-être oubliez-vous aussi le rôle de l’URSS dans la majorité de ces conflits. C’est bien cette dernière qui soutenait a travers le monde les révolutionnaires et autres guérillas marxistes afin de propager des régimes communistes. Sans l’oncle Sam vous soit croupiriez dans un goulag ou soit vous feriez la queue 2 heurs devant un commerce pour espérer avoir un bout de pain.

      Quand au bon de repas ce n’est pas uniquement destiné pour des gens très pauvres. C’est une aide qui touche une certaine classe de population comme un coup de pouce comme le sont les allocs chez nous.

      Quand à votre slogan anti-riche  » les riches toujours plus riche  » apparemment vous ne savez pas qui sont derrière le financement des multiples fondations privées et entreprises sociales qui aides les plus démunis, les exclus etc… Souvent bien plus efficace que le sont les états providences en Europe.

      D.J

  • Nous sommes sur Contrepoints ou à l’Huma parce que j’ai un doute en lisant les commentaires?

    Désolé mais Guy Sorman a raison concernant le chômage américain et de l’UE. Il existe un moyen très simple de faire une comparaison, prendre les chiffres de l’OCDE qui sont standardisés (cet organisme reprend les critères du BIT pour définir ce qu’est un chômeur) et comme dirait l’autre, il n’y a pas photo !
    http://www.oecd.org/fr/std/stats-travail/HUR-Sept14-Fr.pdf

    J’ajoute que si seuls les USA oubliaient des chômeurs dans ses stats, ça se saurait. Entre les radiations administratives, ceux envoyés en formation bidon ou ceux qui ne passent pas par Pôle Emploi pour trouver du taf, la France n’est pas mal non plus dans ce domaine.

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