La curieuse conception française de la propriété privée

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Immobilier parisien (Crédits : Damien Roué, licence CC-BY-NC 2.0), via Flickr.

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La curieuse conception française de la propriété privée

Publié le 3 septembre 2014
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En France, ce qui est à l’État est, définitivement, à l’État, sans discussion. Et ce qui est à vous est négociable. Tous les jours qui passent apportent une preuve flagrante de ce fait simple et un tantinet terrifiant qui règle la vie dans le pays et qui explique pourquoi, petit-à-petit, il court à la catastrophe dans des piscines de guimauve.

Tenez. Prenez par exemple ce brave Manu Macron, l’actuel dépositaire du maroquin anciennement détenu par Nono la Bricole. Toute la presse s’est mise d’accord, tous les journalistes ont acquiescé et toutes les fines études chimiques l’ont prouvé : lorsqu’on plonge un petit échantillon du ministre dans un soluté de sulfite d’Hayek, il se développe rapidement un dépôt caractéristique de capitalisme colloïdal qui prouve de façon certaine que le ministre est à cathode turbolibérale, et anode socialiste. C’est magique.

oooh filocheC’est donc avec cette donnée essentielle qu’on analysera ses dernières déclarations au sujet, justement, des entreprises. Pour lui, c’est évident, il n’est pas interdit d’être « de gauche et de bon sens », ce qui est probablement une excellente nouvelle, que dis-je, un soulagement pour tous ceux qui, jusqu’à présent, bien que de gauche, refusaient peureusement de s’exprimer en laissant toute la place aux débris communistes à la Filoche, et pourront, on n’en doute pas, pousser un soupir et enfin prendre la parole dans le pays. Nous attendons le déferlement de leur parole (de bons sens) avec impatience.

En attendant, la parole, c’est Manu Macron qui l’a et qui colporte la bonne nouvelle pro-business à qui veut l’entendre. Et ça donne ceci :

« L’entreprise est le cœur de notre économie, c’est elle qui emploie, exporte, innove. Et la SCOP illustre très bien l’idée que je me fais de l’entreprise : une collectivité humaine qui est aussi la propriété de ceux qui la font. »

Vlan. Emballez, c’est pesé, tout est bien résumé : une entreprise, ce n’est pas le résultat de la prise de risque d’un capitaliste, ce n’est pas la propriété d’une personne ou d’un groupe de personnes qui vont mettre en commun leurs ressources financières, de temps et de compétences, mais c’est aussi la propriété de ceux qui y travaillent tous les jours. L’idée de l’entreprise pour Macron, c’est la SCOP, pas l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limité, la société anonyme ou la SARL. Ce n’est pas l’artisan et son atelier, mais c’est ce grand tout collectif où tout le monde est à la fois salarié et actionnaire et dans lequel tout se termine toujours en chansons.

hamon - economie socialistePour notre ministre turbo-libéral, qui marquerait à lui seul le coup de barre définitif et violent du gouvernement vers les eaux mouvementées du socialisme de marché avec des bouts de capitalisme dedans, cet aveu ressemble beaucoup soit à un gros bobard sucré pour endormir les plus dogmatiques de ses camarades, soit à une confession de foi navrante sur sa conception du monde du travail, conception qui n’est en réalité pas franchement partagée par le reste des Français…

Car rappelez-vous : ce n’est pas la première fois qu’on parle de SCOP et autres coopératives au niveau des ministres français. Les précédentes tentatives étaient par exemple l’objet des petites agitations médiatiques de nul autre que Benoît Hamon, dont le dogmatisme, pour le coup, cadrait très bien avec l’amour affiché de ce genre de structures. Mais malgré toutes les incitations françaises à utiliser ce mode alternatif de propriété industrielle ou commerciale, les SCOP, en France, ne représentent qu’une extrême minorité des structures en place.

Et s’il est louable et souhaitable que SCOP et COOP existent (après tout, pourquoi pas ?), leur nature parfaitement anecdotique dans le paysage entrepreneurial français devrait indiquer aux ministres qu’aussi parées de vertus soient-elles, ces structures n’intéressent pas les entrepreneurs, les salariés, les industriels ou les commerçants. L’idée que Macron se fait de l’entreprise est donc particulièrement biaisée ou particulièrement bidon. Parce qu’il n’est en poste que depuis une semaine, je vais prudemment écarter l’idée que Macron croirait réellement à ce qu’il raconte, et opter pour un petit pipeau consensuel de sa part, tant le côté baratineur d’un ministre est, quasiment, un prérequis pour le poste. L’avenir nous permettra de trancher. Notez que si le pire n’est pas certain, il n’est pas impossible.

macron le social liberal

Et ce comportement, qu’on trouve donc au plus haut niveau de l’État pour les entreprises, est répliqué de façon similaire dans d’autres domaines et à d’autres niveaux. Le cas le plus flagrant (et le plus amusant) actuellement est celui des loyers, dont plusieurs maires se sont emparés pour rappeler à tous que là aussi, ce qui est à vous est ouvert à négociation.

On se rappelle en effet que la loi ALUR, navrant dérapage législatif en rase campagne qui s’était terminé par l’attelage ministériel de Duflot retourné dans la glaise fraîche, envisageait très sérieusement un bon gros contrôle des loyers, façon bombardement. Effroi des investisseurs. Contraction des commandes. Réflexe glutéal massif des constructeurs et, par voie de conséquence, du gouvernement qui sent que lorsque le bâtiment ne va pas, ça va moyen moyen pour tout le reste et qu’il vaut mieux détricoter tout ça bien vite. Ce fut donc sans surprise que Valls, armé d’une petite paire de ciseaux (à peine usagée par une réforme territoriale décidée sur le pouce) s’est donc décidé à découper les morceaux les plus croustillants de ce qu’on appellera désormais la Performance Duflot.

Aubry a la pêche !Rigolisme et blague pouët-pouët, certains maires, malins comme un fil à couper de l’eau chaude, ont finalement décidé que les petites manoeuvres du premier ministre ne changeraient rien à leur belle détermination à imposer cette lumineuse idée de contrôle des loyers dans leur ville. Paris, qui devait être l’unique ville d’expérimentation de cette thérapie mortifère, est rapidement rejointe par Lille, dont la maire calculatrice sent qu’elle a là l’occasion de se payer une tranche de fun politicien à bon compte électoral, puis par Grenoble, et que Marseille semble sur le point d’en faire autant.

La suite, on peut la deviner : comme toutes les expériences passées de contrôle des loyers, et, plus généralement, tous les précédents contrôles des prix, le résultat sera catastrophique, allant de la pénurie de biens à la déliquescence de ceux qui existent, et une paupérisation galopante des quartiers de centre ville. Ceux qui le pourront vendront aussi vite que possible, les autres subiront une perte douloureuse. Les problèmes de logement ne seront pas résolus, du tout, par cette mesure liberticide et en seront même aggravés. Rassurez-vous, le coupable est déjà connu : ce sera Macron l’ultra-libéralisme sauvage, et l’avidité sans borne des propriétaires privés.

Honteuse propriété privée qui interdit aux plus faibles de se loger ! Il fallait bien que l’État intervienne pour remettre de l’ordre, voyons ! Après tout, cette propriété n’est pas si privée puisque l’état peut influer, décider à la place de ceux qui se sont directement investis dedans (que ce soit l’immobilier ou l’entreprise ou n’importe quoi d’autre), non ? Alors, pourquoi ne pas imposer les SCOP ? Pourquoi, au lieu de ne laisser cette panacée qu’aux grandes villes françaises honteusement favorisées, ne pas réguler tous les loyers, partout en France ?

Allons, continuons à combattre cette odieuse propriété privée ! Tous ensemble, on peut y arriver. À nous les lendemains qui chantent !
—-
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  • Propriété privée :

    En France : Du pétrole découvert sous votre propriété ? Ce pétrole est à l’Etat.
    Aux USA : Du pétrole sous votre propriété ? Il est à vous et une entreprise peut vous payer en échange d’une autorisation d’exploitation.
    Un boom économique comme au Dakota du Nord ou au Texas n’aurait pas été possible en France.

    La propriété privée a de grands atouts.

    • Comme vous y allez !
      Nous sommes propriétaire des 35 h, des RTT, des loisirs à gogo….des taxes les plus importantes du monde.

      Comme papa, je peux vous dire que l’éducation nationale « collectivisme.com » et « vivre ensemble en harmonie » propose à nos enfants des cours d’écologie ou de recyclage !

      Non pas des cours pour apprendre à lire et à écrire. Juste une « garderie » pour aider à faire les devoirs.

      On supprime du temps d’étude pour « imposer » du vent qu’il faut payer au Trésor public en plus des impôts.

      Cette France à des records ! Plein de records. Le pays le plus con du monde, en gros.

    • Bémol que si l’État américain respectent plus la propriété privée que son homologue français, il abuse quand même pas mal de l’expropriation(« eminent domain »).

    • Ce n’est malheureusement pas aussi simple car l’administration US se sert maintenant de son bras armé: l’EPA pour dire ce que vous pouvez faire (et surtout ne pas faire) sur votre propriété. Les cas d’intrusion se multiplient ici (je vis dans le Colorado).

      • ça ne change rien du tout à mon commentaire, les gens ne sont pas empêchés d’exploiter le pétrole ou gaz sous leur exploitation, cela se fait encore, la menace de l’EPA est très exagérée..A moins que vous n’envisagiez d’ouvrir une centrale à charbon dans votre jardin ils ne vous ennuyeront pas trop.

    • mouais, proprietaire jusqu’au noyau de la planete?
      et quand on pompe de l’eau d’un aquifère en dessous de chez vous on vous vole votre eau?
      rien qui coule de source pour moi..

      je trouve déjà très bien qu’on ne puisse pas expatrier ! il me semble que l’idée est plus de payer pour exploiter genre installer des puits tout ça…et c’est pas mal surtout si ça marche.

  • Je déteste les mouches !

    Des Geckos et des mouches, je vous le donne en mile ? Qui est revenu de l’Espace glacial.
    Bah, les mouches bien sur. Les pauvres Gecko tout mignons ont congelé.

    De là, l’on peut facilement en déduire que le socialisme (comme la mouche) se reproduit même dans les pires conditions. Même si la larve affamée BB mouche ne peut se nourrir suffisamment, elle dévore ses sœurs. C’est ça le collectivisme. Un gros tas de larves affamées.

    Trèfle de plaisanterie, l’Ifrap a fait de nombreux dossiers sur la SAFER. J’habite à la campagne, voyez vous, il y a des tonnes de mouches ! Mais surtout, un champs immense laissé en jachère. Le pauvre paysan (surement socialiste) touche des thunes pour le laisser en friche. Mais si des fois il voulait le vendre, la mairie s’en saisirait d’office. Ce champs « zone verte » serait immédiatement « zone constructible ».

    L’Etat, comme la mouche, sait se qui est bon pour lui. La SAFER, comme la larve est capable de vous dévorer vos biens. Quoi qu’il arrive, Marine (Reine des futures Mouches) va nous arranger cela à la sauce Etatique. Demain ne sera pas rose, il sera noir, grouillant de larves. Miam.

  • Pourquoi attaquer les structures cooperatives ?
    Contrepoints serait-il davantage l’allié du capitalisme de connivence du style Bouygues.
    Entreprise florissante qui coule après le décès du fondateur parce que l’héritier est un ringard absolu ?
    Il faut admettre que l’entreprise appartient aussi aux salariés qui en seraient en sorte les usufruitiers

    • Il n’y a pas de capitalisme sans capital.

      Or vous ne trouverez personne pour risquer son capital dans une entreprise si vous lui expliquez que « .. l’entreprise appartient aux salariés.. »

      Contrepoints n’attaque pas les coopératives, mais demande juste le respect de la propriété privée.

    • GRABUGE ,

      Dans ce cas , il faut admettre que les biens du particulier co appartiennent au patron ou employeur , car c’est grâce à lui que le salarié a pu les financer !!!

    • Contrepoints n’attaque pas les coopératives, mais une pensée de gauche qui veut qu’elles soient le seul et unique schéma pour l’entreprise française. Voir tous les politiciens qui disent « une entreprise appartient à ses salariés »…

    • Apprendre à lire, il vous faut.
      H16 n’attaque pas les coopératives. Il salue même celles qui existent, et qui sont le résultat de l’union volontaire de personnes libres et indépendantes.
      Il constate simplement que pour l’immense majorité des cas, les entrepreneurs choisissent un mode de gestion différent. Au passage, il aurait même pu rappeler les échecs des nombreuses reprises d’entreprises par des SCOP ou autres, mais s’abstient. C’est tout à son honneur. Il aurait même pu rappeler les problèmes de corruption et de lutte de pouvoir liés aux coopératives, typiques d’un capitalisme de connivence local larvé, et authentique social clientélisme. Par contre, vous semblez avoir un problème avec la propriété privée : Si les salariés veulent influer sur la direction, qu’ils se mouillent et achètent des actions. Voilà ce qui serait vertueux.

    • « Il faut admettre que l’entreprise appartient aussi aux salariés qui en seraient en sorte les usufruitiers »
      A ce régime, en cas de défaillance pour x ou y raison (62 175 recensées en 2013), chaque salarié devrait donc être tenu comme responsable au même titre que le dirigeant face aux créanciers ?

    • @ Grabuge

      Doanc si tu m’embauches pour repeindre les volets de ta maison, j’aurai droit à mon salaire et à un pourcentage sur la plus-value de vente de la maison ?

    • jesuisunhommelibre
      3 septembre 2014 at 16 h 12 min

      @grabuge.

      Donc, si je vous suis, votre maison ou appartement appartient autant à vous même (si vous êtes propriétaire) qu’à votre jardinier ou votre femme de ménage ?

      Pourquoi pas au plombier qui vient de temps en temps déboucher votre évier ?

      Une entreprise appartient uniquement à ses propriétaires, les salariés sont des prestataires extérieurs qui échangent leur travail contre rémunération. Cela n’empêche pas d’avoir de très bons rapports avec ses partenaires-salariés.

      •  » Une entreprise appartient uniquement à ses propriétaires, les salariés sont des prestataires extérieurs qui échangent leur travail contre rémunération »

        En bon conservateur qui ne voit pas les choses évoluer, vous donnez du salarié une définition trop figée (datant de la révolution industrielle du 19 ème siècle) alors qu’actuellement tout cela est en train de changer à la vitese V .
        Les salariés considérés comme simples exécutants, c’est fini.
        Il va falloir vous adapter, au risque de tomber de haut.

        Le salarié c’est comme l’essence qu’on met pour faire rouler la voiture.Le propriétaire d’une voiture, sans carburant, est niqué.

        • Bonjour grabuge
          Donc votre voiture appartient à TOTAL et à l’arabie saoudite.
          LOL

        • Encore tout faux : « Les salariés comme simple exécutants c’est fini ». Il y a des salariés qui sont satisfaits de cette situation et pour les autres, il y a les stocks option et autres intéressements à l’entreprise.
          S’adapter, c’est le propre du marché et donc des libéraux. Les entreprises ne répondant pas aux besoins des employés disparaitrons (l’injection d’argent par l’état, l’explosion des textes de lois ne feront que retarder l’échéance).
          Et puis arrêtez avec les métaphores à deux balles.

        • si ça change à la vitesse v…rien à dire…

        • Tout dépend du contrat signé avec consentement entre deux partie. Ce n’est pas à vous de définir le salariat !

  • Je ne connais pas le contexte précis de la SCOP et c’est bien dommage que l’auteur de ce texte au ton franchouillardeusement prétentieux ne fasse que de la critique destructive.

    Un peu de mise en contexte et d’explications serait appréciée car tout ce que j’y vois, c’est un coq qui se bombe le torse on ne sait trop devant quoi. Parce qu’à priori, une entreprise privée où les actionnaires sont aussi des employés, c’est toujours une entreprise privée qui gère elle-même ses risques et qui n’impose absolument rien aux contribuables. C’est une forme de société tout à fait souhaitable dans un système capitaliste.

    • Je dois préciser que chez moi, pour devenir membre d’une coopérative, il faut y investir (risquer) un capital de départ, comme tous les autres actionnaires.

      Certaines coopératives offrent une part du salaire en parts de propriété aux travailleurs qui n’ont pas le capital d’investissement de départ. Après une accumulation suffisante, le travailleur se voit devenir membre de la coopérative et touche aux ristournes en plus de son salaire.

      • Bonjour RL
        Les libéraux ne sont pas contre les coopératives, dans la mesure où les coopérant sont libres de rentrer et de sortir.

      • « Et s’il est louable et souhaitable que SCOP et COOP existent »
        La lecture à l’EdNat a de plus en plus de mal à se relier à la compréhension.

      • Ah ben alors, vous devez être richissime pour investir dans une presse de 1000 tonnes.
        En tant que salarié, vous aller payer l’impôt sur la fortune, la CSG et 45 % d’impôt sur les dividendes distribués. je m’en réjouis fortement 🙂
        A moins que cela ne soit souhaitable, selon vous, que tout ce est pressée vienne de Chine ❓ :mrgreen:

      • Quand la coopérative se plante c’est l’état qui donne l’argent. Dans ces conditions il n’y a aucun risque pour le coopérateur.Par ailleurs, ce type d’entreprise ne paye quasiment pas d’impôt et il ne contribue donc pas au financement des affaires publiques. en agriculture, malgré l’inefficacité des coopératives agricoles elles ont fini par dominer le marché en éliminant les entrepreneurs privés ( qui eux payent des impôts et n’ont pas de subventions).Il faut avoir le courage de dire que la coopération agricole est inefficace. Même en cas de fusion les administrateurs restent! ( certains groupes coopératifs agricoles ont près de 200 administrateurs!). ce système étatique et collectiviste a partiipé au déclin de notre agriculture

        • La coop se plante c’ est l’ état qui donne de l’ argent  » des exemples ?
          parce que je me souviens du contraire
          une coop laitière Normande qui s’ était durement planté ( elle avait eut l’ idée géniale d’ investir aux us ) et qui a été ramassée par un groupe privé coté en bourse il y a 15 à 20ans

        • s’il est vrai que la coopérative agricole ne paye pas d’impôt, le coopérateur, lui, va les payer. Vous voudriez imposer un même revenu deux fois?
          Et enfin, bizarrement, alors que ce sont des emplois non délocalisables et qu’on peut tourner vers l’export, les coopératives n’ont pas droit au CICE…

          • Oui c’est vrai que ce serait la première fois qu’on impose un revenu 2 fois… ah, bah nan en fait… une société paie des impôts et l’actionnaire en paie sur le bénéfice après impôts lors de la distribution du dividende… FAIL

            On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, la fille de la crémière et la culotte propre… et des subventions.

            • Ne vous faites pas plus bête que vous êtes, vous avez parfaitement compris, mais je vais quand même vous le préciser : un actionnaire n’a rien à voir avec un coopérateur agricole.
              La coopérative ne poursuit pas un but lucratif, mais vise à développer l’activité économique des coopérateurs.

              • « C’est en acquérant des parts sociales qu’on devient membre (coopérateur-associé-sociétaire). La part sociale est, pour une société coopérative, ce qu’est « l’action » à la société de capitaux, néanmoins sa valeur est fixe et ne peut s’échanger en bourse. Le capital des coopératives est constitué de parts sociales qui sont remboursables à leur valeur nominale lors du départ d’un membre. C’est pourquoi les coopératives ont un capital variable. Comme les actions, les parts sociales peuvent donner droit au versement de dividendes. Certaines banques coopératives, en plus de leur capital constitué de parts sociales, émettent des titres participatifs, appelés « parts sociales B » qui ne donnent pas le droit de vote mais sont éligibles aux dividendes. »
                _______________
                Je suis pour pratiquement zéro impot sur l’outil de travail donc vous vous doutez bien que je ne vais pas souhaiter que l’on taxe les coopératives et puisque c’est une structure qui convient à certains je dis « vive les coopératives ».

                Mais un associé est bien un actionnaire et le but est bien lucratif dans le sens où le coopérateur en retire un bénéfice économique sinon il n’y adhèrerait pas… ce n’est pas pour se taper une belote tous les vendredis soirs !

                Là où il y a un problème c’est qu’il y a une distorsion de concurrence alors faut pas trop venir nous chanter qu’en plus vous n’avez pas droit au CICE, on ne peut pas avoir une ristourne de ce qu’on est exempté.

                Par contre les sociétés de personne en bénéficie… faites un GAEC !

              • Ne vous faites pas plus bête que vous êtes, vous avez parfaitement compris,

                Et vous de même.

                Même en Suisse, soit disant paradis fiscal, les revenus sont imposés deux fois. Il y a même un petit impôt sur le capital de la société (GO : corrigez-moi si cela a changé SVP ).

                • Exact pour l’impôt cantonal / communal sur le capital qui est en général entre 0,0010 % et 0,525 %. Le capital s’entend au sens large et inclut l’endettement et parfois l’impôt courant.

  • Tu as acheté une maison (ou un appartement), et as payé des traites pendant des années.
    Une fois payée, tu crois que la maison est à toi?
    Eh bien non, puisque tu dois payer l’impôt foncier, et que si tu ne le payes pas, l’Etat viendra te la saisir.
    En réalité, tu es locataire de ce bien immobilier, dont l’Etat reste propriétaire.
    Et quand tu seras mort, tes enfants devront payer des droits de succession.

    La taxe d’habitation est le payement d’un service rendu.
    L’impôt foncier est un loyer, payable même si on habite pas sur place.

    • il peut y avoir l’idée qu’un état une collectivité possède le sol, et que les gens dessus payent un loyer pour son ususfruit, ça ne me semble pas àa priori inacceptable…
      à l’inverse et par l’absurde je vois mal un pays dans lequel des propriétaire ont acheté le foncier dire aux autres partez…
      il y a un lien entre citoyenneté et territoire…

      • Une collectivité c’est quoi ? ça n’existe pas. Pour quelle raison un truc qui n’existe pas possèderait-il quelque chose qui existe ?

        • Une collectivité a la personnalité morale qui lui donne des droits et devoirs , c’est , comme la République avec sa constitution , le fascisme , le communisme , une construction juridique humaine , une convention , qui comme l’homme , en tant qu’individu , a ou n’a pas de droits !!!

          Donc , ça vit , ça meurt !!!

          • C’est donc une fiction juridique, s’imposant à tous et responsable de rien.

            • Les états , le droit , la loi , les régions etc , sont crées par l’homme , sont supprimables ad libidum ne sont que des conventions qui tiennent aussi longtemps que l’on décide de les maintenir en vie !!!

  • bonsoir ,quelque peu en marge ,il y a aussi l’accès à certaines installations ,comme celles de sport ,où l’état se considère comme le propriétaire .Ce après les avoir construites avec l’argent des contribuables ,lesquels se voient encore obligés d’en payer l’entrée alors qu’il paie aussi pour l’entretien et la rémunération des employés municipaux .Cependant il en existent de gratuits ,votre serviteur à utilisé longtemps le vélodrome sur lequel il courut dans son jeune temps ,j’y entraine même quelquefois un de mes petits-fils ,dans le stade d’à côté on peut aussi courir sur la piste cendrée autour du terrain de foot ….

  • En même temps, la France c’est pas la Chine (Où on n’a jamais que l’usufruit, l’Etat possédant tout)
    C’est pas non plus Londres (où on loue pour 99 ans à Sa Majesté)
    Ce n’est pas non plus Singapour où 85% du parc immobilier est à loyer réglementé et appartient de fait à l’Etat…

    • Des impôts fonciers c’est quoi à ton avis ?

    • Au moins en Angleterre c’est une règle bien établie et connue de tout le monde. Le problème en France c’est l’aléas des changements dans la réglementation concernant les propriétés privées. Singapour c’est l’Etat qui contrôle efficacement l’économie, c’est l’exception qui confirme la règle.

  • Il est patent que lorsque l’on ne distingue plus ce qu’est la propriété, on en fait n’importe quoi, on dit n’importe quoi en son nom. Le nom respect de la propriété est l’esclavagisme.

  • « Honteuse propriété privée qui interdit aux plus faibles de se loger ! »

    Cette allégation de bon Homme de gauche au grand cœur me fait toujours sourire. Il y a quelques années, ma compagne et moi étions sans revenus pour un petit moment (moi en reprise d’étude, elle venait d’en sortir, pas de RSA possible). Nous étions logé dans un appartement du privé grâce aux cautions solidaires de nos parents respectifs. Nous n’avions jamais, en 3 ans de locations, raté de quelques jours le paiement de notre loyer.

    Pour pallier cette situation et payer moins cher du m², nous avions décidé, naïvement, de faire une demande HLM. Oh ! Quelques jours après la demande : miracle, un logement (et bcp moins cher que l’actuel) plus que décent dans un quartier plus calme que le notre nous était proposé. Mais ça c’était avant l’examen plus « fin » de notre dossier, qui malgré les cautions et les preuves de notre capacité à nous débrouiller pour payer chaque mois un loyer, qui fut recalé car nous étions « TROP PAUVRE »…

  • Vous verrez très vite que les maires de ces villes n’appliqueront pas la mesure à leurs propres biens qu’ils louent !!!!

  • dans cet article, vous mélangez tout et avez une forte tendance à critiquer les SCOP et COOP (d’ailleurs, pourquoi les COOP, qui n’étaient pas citées par M.MACRON) sans parler des dérapages dans les commentaires.
    les SCOP sont trop souvent un argument politique pour se coller une image de gauche, voire autogestion, voire écolo ou encore anarchiste. M. Macron a besoin de communiquer à gauche mais il se moque autant des SCOP que de l’économie.
    il fut un temps dans les dernières années de la présidence Sarkozy où les SCOP étaient aussi utilisées dans la communication politique et présentées comme la panacée pour reprendre n’importe quelle entreprise en faillite. cette démagogie a laissé quelques traces dans l’opinion et les commentaires sur votre site.
    quatre autres remarques :
    – la faible importance des SCOP est dû au fait que ce modèle ne s’adapte pas à tous les cas mais aussi à une volonté – générale – de limiter le développement de ce modèle.
    – les SCOP paient des impôts et les avantages fiscaux apparents sont compensés par des cotisations et contributions qui financent les institutions ou compensent des contraintes capitalistiques. la seule distorsion de concurrence vient du fait que les « dividendes » (ou plutôt leur équivalent) sont limités ce qui permet à une entreprise de vivre avec une plus faible marge.
    – une SCOP appartient majoritairement à des salariés associés (sauf exceptions) mais peut aussi avoir d’autres « actionnaires » plus classiques. Inversement, les salariés « actionnaires » (on dit associés car ce ne sont pas des actions mais des parts sociales) peuvent être une minorité des salariés. l’entreprise n’appartient donc pas aux salariés.
    – si certaines coopératives agricoles ont bénéficié de subventions, ce n’est pas le cas de toutes et inversement de nombreuses entreprises privés bénéficient de subventions, d’argent public ou de remises fiscales ou sociales. A Blois, certains syndicats et personnalités de gauche avaient ainsi fini par constater et dénoncer que les canards boiteux de l’économie étaient aidés ou dispensés de charges fiscales et sociales au détriment des entreprises saines…
    en fait, votre article va dans tous les sens … et fini par participer à une communication manichéenne stéréotypée. dommage !

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