Vers une déflation de l’immobilier ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Immobilier (Crédits : chambre de commerce et d'industrie des Vosges, licence Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Vers une déflation de l’immobilier ?

Publié le 1 septembre 2014
- A +

Parfois, tout se déroule (mal) exactement comme prévu. La loi ALUR, la production baroque et foutraque d’une Cécile Duflot en roue libre, en est un exemple flagrant, depuis sa conception, résultat navrant d’une soirée trop arrosée et de la catastrophique absence de protection que procure la compétence, jusqu’à son ignoble avortement au cintre gouvernemental auquel le peuple français est actuellement convié, caméras et micros à l’appui.

Il y a quelques mois, je notais en effet que cette loi, emblématique du dogmatisme indécrottable des élus socialistes lorsqu’il s’agit de réguler la vie de leurs concitoyens, allait subir le détricotage méticuleux du gouvernement pour réduire l’ampleur du désastre immobilier actuel.

parcours institutionnel - étape finaleCe n’était, du reste, pas trop dur à prévoir : comme je l’expliquais alors, la situation du marché immobilier en France est particulièrement tendue, et la pauvre Duflot est arrivée avec sa loi au plus mauvais moment. D’une certaine façon, elle n’a fait qu’accroître une déconfiture qu’on sentait déjà inévitable, et ses bricolages législatifs sont simplement venus s’ajouter à un marasme qui s’installait doucement. De ce point de vue, difficile de rendre responsable la pauvrette de l’intégralité de la déroute que l’immobilier français subit actuellement.

Il n’en reste pas moins qu’en proposant, à ce si mauvais moment, une batterie de dispositions très déséquilibrées en faveur d’un locataire par ailleurs fort choyé par les précédentes lois, qu’en laissant la ministre établir un ensemble de dispositifs plus ou moins complexes (pour ne pas dire incompréhensibles), qu’en ajoutant à ces déséquilibres et ces complexités inutiles une écriture législative chaotique qui aura provoqué des allers-retours consternants et une bonne dose de rigolade des observateurs extérieurs, Duflot aura tout de même participé à l’état actuel du secteur, participation dont elle ne pourra pas s’exonérer, même si elle n’est plus aux commandes de son usine à gaz hilarants.

En conséquence, on s’amusera de lire les tentatives d’une certaine presse de dédouaner la ministre du fiasco mémorable de cette loi, pendant que l’actuel gouvernement en laisse progressivement tomber les articles les plus controversés, et on pourra répondre à la titraille perplexe (« la loi Duflot responsable de tous les maux ?) de façon lapidaire : bah non, c’est évident… Mais.

Mais il est difficile d’oublier que l’immobilier est un achat très particulier, assez loin des cacahuètes d’apéritif ou même de celui d’une automobile puisqu’en pratique, le logement constitue pour beaucoup le principal patrimoine qu’une génération lègue à la suivante. À cette aune, l’achat immobilier comprend une très forte composante psychologique, comme la capacité à se projeter dans l’avenir et le confort (réel ou perçu) qu’offre le matelas de trésorerie disponible amené dans la transaction.

Pour la première, on avouera que les changements législatifs et fiscaux permanents rendent toute planification budgétaire particulièrement ardue, d’autant que ces modifications engendrent une complexité de plus en plus imperméable à toute compréhension. Pour la seconde, avec des salaires qui augmentent beaucoup moins vite que les ponctions, l’envie de rogner sur le matelas, quelle qu’en soit l’épaisseur, s’amenuise à mesure que les nuages s’accumulent.

maison de biloute

Compte-tenu de tous ces éléments, il était donc assez logique que le marché immobilier se congèle et qu’à la faveur du dernier remaniement, Valls tente des trucs et des machins pour remettre un peu d’huile dans un moteur passablement serré. Il n’est pas interdit d’imaginer qu’il y aura un effet positif (au moins psychologique), mais toutes proportions gardées, je crains, tout comme d’ailleurs Vincent Bénard, que ces derniers bricolages ne changent pas grand-chose à la situation globale.

En effet, outre les problèmes déjà évoqués ci-dessus, la tendance économique est, très clairement, à la déflation. Celle-ci, résultat de dizaines de millions de décisions individuelles de baisse de consommation, de diminutions et de reports d’investissement, est une tendance suffisamment massive pour que les efforts frénétiques des dirigeants politiques pour relancer l’inflation ne se traduisent par à peu près aucun résultat tangible. Ce qui, concrètement et à périmètre de mesures constant, va se traduire à moyen terme par une baisse générale des prix, à commencer par celle de l’immobilier.

De façon étonnante, les mesures Valls visent essentiellement à « soutenir le marché », c’est-à-dire tout faire pour que suffisamment d’acheteurs se présentent en face des vendeurs, suffisamment de permis soient émis, suffisamment de prêts soient contractés, bref que les prix restent haut. Or, si l’immobilier est un bon investissement pour se protéger contre l’inflation, en période de déflation, c’est loin d’être le cas ; dans ce cadre, pourquoi le gouvernement incite-t-il à une démarche économiquement douteuse ?

En outre, on doit se demander pourquoi une baisse des prix de l’immobilier semble à ce point gêner ce gouvernement en particulier et l’État en général. Jusqu’à preuve du contraire, le gouvernement devrait plutôt se battre pour une augmentation du pouvoir d’achat, ou, à tout le moins, une baisse des prix. Puisqu’apparemment, les salaires refusent actuellement de monter, peut-être un ajustement par des baisses de prix est-il nécessaire ? Difficile, alors, de comprendre les gesticulations de Valls (et, précédemment, de Duflot et de tous les autres ministres qui se sont succédé pour maintenir le secteur immobilier aussi haut que possible).

En réalité, pour le gouvernement, accepter que les prix baissent dans l’immobilier, c’est accepter l’échec patent de leur politique menée jusqu’à présent pour maintenir les prix hauts, avec l’argent du contribuable ou toutes les bidouilles fiscales possibles et imaginables. C’est aussi accepter que les forces du marché, ici déflationnistes, sont plus fortes que les décisions prises à la tête de l’Etat ou d’une banque centrale et c’est aussi montrer, implicitement, que des millions de décisions individuelles ont plus d’impact que les décrets plus ou moins malins d’une petite caste.

Enfin, l’arrivée de la déflation (notamment immobilière parce que les volumes transactionnels sont massifs) retentit comme un coup de sifflet désagréable de fin de partie où les politiciens et les capitalistes de connivence, corrompus à l’argent facile, voient arriver un retournement de tendance plus fort qu’eux. La déflation, c’est surtout l’enquiquinant retour à la réalité économique où un prêt doit être remboursé le plus vite possible. Et avec une dette énorme, l’hippopodette que la France a nourrie les 40 dernières années, la déflation signifie de gros soucis budgétaires à brève échéance.

L’immobilier baisse. C’est, quoi qu’on en dise, une excellente nouvelle pour les Français, surtout parce que c’en est une mauvaise pour l’État.
—-
Sur le web

Voir les commentaires (28)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (28)
  • Le détricotage de la loi ALUR ne va-t-il pas faire repartir l’immobilier justement ? Parce que si c’est pas le cas ça va faire mal.

    • Je ne crois pas beaucoup que les investisseurs passablement échaudés par deux années de destruction systématique vont revenir comme cela, après quelques annonces qui n’apportent finalement pas grand chose au moulin. D’ailleurs, n’avez-vous pas entendu que suite à la fronde de Martine Aubry, Valls a dit que finalement, certains maires pourraient tout de même appliquer le plafonnement des loyers.
      En tout cas, cela n’inspire pas confiance.

      • Surtout avec l’instabilité juridique et législative. On se sait jamais ce qu’ils vont nous pondre demain comme lois !

      • Après Martine Aubry, Christophe Ferrari… et ce ne sera pas le dernier.

        « Le président (PS) de la communauté d’agglomération grenobloise, Christophe Ferrari, a déclaré lundi qu’il souhaitait lui aussi expérimenter l’encadrement des loyers, à l’instar de la demande formulée samedi par la maire de Lille Martine Aubry. »

      • Ah la fameuse incertitude, j’avais oublié ça ^^ Faut rester prudent donc.

  • Même si ça n’est pas une mauvaise nouvelle en soi, puisque ça a toujours la même valeur d’usage et d’échange, c’est particulièrement horripilant que ce qu’on a acheté hier fort cher, et dont on n’a pas forcément fini de payer les mensualités, vaille moins cher aujourd’hui et encore moins demain. Si l’on a en plus joyeusement payé l’ISF sur une valeur fictive surgonflée, on va plus que jamais regretter ses sous.

  • des gens achetent une maison pour la léguer à la génération suivante ….j’ai pu remarquer que des personnes qui ont bossé toute leur vie pour laisser quelque chose à leurs enfants se voit dans l’obligation de vendre leur maison pour payer leur entrée en maison de retraite ; finalement , l’argent tiré de la vente d’un bien immobilier , c’est dans les poches des directeurs des maisons de retraite qu’il finit ;

    • c’est la raison pour laquelle il faut laisser ses parents le plus longtemps possible dans leur maison et ne pas les laisser partir en maison de retraite. d’ailleurs beaucoup de vieux préfèrent mourir chez eux plutôt qu’en maison de retraite. c’est le cas de mon père. ma mère elle, a déjà dit que le moment venu, quand mon père sera décédé, elle vendra la maison et ira s’installer dans un petit appartement en centre ville avec ascenseur. et ensuite, quand elle ne pourra plus rester seule, je la prendrai chez moi à la maison, elle me tiendra compagnie quand j’aurai 60 ans et plus, les enfants auront quitté ma maison…
      en effet, les institutions préféreront leur faire vendre tout ce qu’ils ont pour faire semblant de bien s’occuper d’eux…

  • Les bricolages annoncés par M Valls ne changeront rien.
    La confiance est rompue chez les investisseurs qui représentent une part non négligeable du marché (transactions et construction)
    Depuis plus de 15 ans, les politiques (PS, UMP, Centristes, écolos) s’acharnent sur les bailleurs ( hausse de la fiscalité sur les revenus du patrimoine, taxes foncières qui explosent, surprotection du locataires,
    contraintes administratives et réglementaires …..et en dernier lieu ALUR).
    Les incitations fiscales ont couté très cher aux contribuables, elles ont renchéri artificiellement le coût des logements au détriment des classes moyennes.
    QUE L’ETAT CESSE DE SE MÊLER DE TOUT !!
    En attendant, il faut désormais rester à l’écart et tans pis pour les conséquences.

  • J’ai entendu Duflot sur RMC ce matin toujours dans les mêmes délires statistiques et autres sur la réduction du temps de travail expliquant que tout va mieux depuis que le temps de travail baisse or sous Tonton Ier notre polygame national et autres nous sommes passés de 48h a 40 h et de 3 semaines de Congés payés a 4 puis 5 et ensuite de 40H a 35H sans se rendre compte ou sans avoué que la courbe du chômage est inversement proportionnelle a la diminution du temps de travail de même que la courbe des dépenses afférentes au financement de ce même chômage sur l’immobilier c’est la même bêtise avec qq variantes en 1981 le chomage etait legerement inferieur a 1.000.000 aujourd’hui + de 5 millions. Sans commentaires !!

  • Ah tiens le FN affirme son opposition au travail le dimanche, plus socialistes que les socialistes tout ça. 😀

  • ce n’est pas pour rien que le patrimoine connu des élus est insignifiant , cela leur laisse les mains libres pour nous tordre le cou .

  • Détricoter la loi ALUR et faire des arrangements fiscaux à la mode socialiste (donc complexifier encore le système) ?! Alors qu’il suffirait tout simplement de supprimer toutes les réglementations et toutes les lois liberticides qui mettent des bâtons dans les roues de tout Français qui veut vendre, acheter, louer, échanger, contracter etc.

  • Il ne faut pas confondre le soutien au marché de l’immobilier et le soutien à la construction.
    Il est préférable de laisser le marché de l’immobilier se réguler tout seul (c’est-à-dire à la baisse, compte-tenu de la bulle actuelle). Parallèlement, l’état doit faciliter la construction proprement dite (d’un pont de vue pratique et technique), en facilitant la libération du foncier et en réduisant les normes et règlements.
    Ainsi au final (d’ici quelques années), les prix baisseront le logement sera beaucoup plus accessible. Ce qui améliorera la situation de tout le monde. Je trouve que c’est très social comme objectif.

  • Hippopodette : collector 😀 !!!

  •  » … De façon étonnante, les mesures Valls visent essentiellement à « soutenir le marché », c’est-à-dire tout faire pour que suffisamment d’acheteurs se présentent en face des vendeurs, suffisamment de permis soient émis, suffisamment de prêts soient contractés, bref que les prix restent haut. … »

    Je me trompe ou la hausse du nombre de permis accordés va contribuer à faire chuter davantage les prix ?

  • Cela fait trois ans que l’on nous dis que les prix vont dégringoler… Avec moult explications, prédictions… Mais rien ne vient… Et pour deux raisons toutes simples:

    1) « va se traduire à moyen terme par une baisse générale des prix, à commencer par celle de l’immobilier. »
    Il n’y aura jamais de baisse des prix de l’immobilier tant que :
    a) Le surface constructible sera aussi faible
    b) L’état favorisera l’arrivée sur le marché d’acheteurs potentiels non solvables (prêt à taux zéro, défiscalisations en tout genre…)

    2) « pourquoi une baisse des prix de l’immobilier semble à ce point gêner ce gouvernement  »
    Parce que la hausse des prix depuis le milieu des années 80 à largement favorisé les électeurs de gauches : fonctionnaires, bobo, pseudo-artistes, intermittents du spectacles, petits élus et grands élus…
    Faire baisser les prix serait « ruiner » cet électorat socialiste. Donc pas touche.
    Et donc ceci rejoint mon premier point :

    En conclusion : L’état continuera à faire monter les prix de l’immobilier pour que ceux qui vivent de l’état en profite au détriment de tous les autres !!!

    • @ Daniel

      Tu dis que la baisse de l’immobilier ruinerait l’electorat du PS et donc le gouvernement actuel fera tout pour qu’il n’y ait pas de baisse.
      Mais ton raisonnement s’applique encore davantage à l’UMP.
      C’est l’UMP qui est grandement responsable de la hausse continue (et irrationnelle) de l’immobilier avec des lois fiscales incitatives à investir principalement dans la pierre.
      L’UMP a intèrêt à voir l’immobilier au plus haut car son eectorat détient énormément d’immobilier (bien plus que l’electorat du PS).
      De plus l’UMP sait, depuis longtemps, qu’un acheteur d’immobilier dans une circonscription UMPiste deviendra un électeur docile et captif.
      Je peux te dire qu’au sujet de la simplification des normes de constructibilité, l’UMP trainera les pieds.
      Dans une ville UMPiste, depuis plus de 30 ans, j’ai appris que depuis deux ans au lieu d’assouplir les normes , ils les ont durci ! ! !
      Incroyable.
      Par exemple: auparavant pour construire (dans cette ville) sur un terrain, il fallait un accès à la rue d’au moins 5 mètres (norme de sécurité pompiers etc…). Eh bien le maire , en catimini, a fait modifier les règles il y a deux ans, pour porter la norme à 8 mètres ! ! ! !.
      Des gens qui ont un terrain de 7 mètres de large (en façade sur rue) ne peuvent plus obtenir un permis de construire.

      • Les membres élus de l’UMP sont majoritairement des fonctionnaires…
        Donc PS = UMP = Partis de Fonctionnaires.
        L’UMP n’est rien d’autre que le PS officieux de la France.

        Il est vrai que les lois POS et SCOT sont le fait de l’UMP (RPR, UDF)… Mais les lois PLU (2000), SRU (Besson), Blocage des loyers (Quillot 1982), Loi Perissol…
        Et pour les deux : inflations de normes et prêts à taux zéro …

        Pour ma part tous des étatistes car tous fonctionnaires !!!

  • « Pourquoi le gouvernement incite-t-il à une démarche économiquement douteuse ? »

    Sérieusement ? N’était la police bien grasse utilisée, j’eus pensé à une question toute rhétorique. Douteux pour qui ? Pas pour l’état, manifestement, qui peut se goinfrer à chaque transaction sur les droits de mutation, et, éventuellement, sur la plus-value de nos chers investisseurs.

  • Où sont les beaux arbres ?

    N’avez vous donc pas remarqué ? Les beaux arbres disparaissent des jardins?

    Bah, oui, c’est comme ça. Un cèdre du liban par exemple, il fait tache dans un jardin de 500 m².

    Bon, je chipote. Mais ça craint. Surtout avec des champs en jachère de partout. On pourrait en poser des cèdres. (même des maisons RT 2012 moches et chères)

    Pfff, sale époque pour les arbres et le reste.

  • Et ils ont le culot de nous parler de simplification…Et certains ont encore plus de culot en nous parlant à longueur de temps « d’ultra-libéralisme » cosmopolito-apatride…

  • Pour ceux qui se prenaient à rêver….. Macron, les entreprises, le changement, tout ça…

    Chassez le naturel, il revient toujours au galop. Par la porte de derrière

    Des déclarations stupéfiantes de notre nouveau ministre de l’éco « turbo libéral ».

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/09/01/97002-20140901FILWWW00403-macron-attend-que-les-entreprises-s-engagent.php

    C’est un véritable running gag.

  • Quant a conserver le marche sous perfusion, c’est sans doute une fausse piste, puisque cela suggererait que les gabeloups aient soudain pris conscience de la realite du marche, ce qui n’est pas dans leurs habitudes, mais n’est-il pas preferable pour eux de taxer, sur les ventes et sur les sucessions, des actifs « congeles » plutot que de taxer des actifs « fondants » (ne sont-ils pas desormais desesperes par un manque cruel de rentrees d’impots ? une situation deflationniste n’est elle pas le pire scenario possible pour le gouvernement d’un pays endette jusqu’aux oreilles ?).

    Si c’est le cas, le client y perdra donc deux fois.

  • Je ne peux que vous inciter à lire le livre de Vincent Benard « Logement : crise publique, remèdes privés »
    Son analyse très pertinente effectuée il y a quelques années (2008 ?) reste vraie aujourd’hui.
    Je connais assez bien le secteur du logement social, dont il faudrait virer tous les dirigeants ayant un montant d’élu dans une collectivité.
    Malgré l’importance considérable des moyens de financements privilégies ainsi que tous les avantages fiscaux, certains offices ou SEM présentent une gestion calamiteuse !
    Pire, ils se livrent à une concurrence déloyale par rapport au secteur privé.
    Ils construisent trop souvent dans des secteurs totalement détendus, ou le besoin se révèle déjà pourvu.
    Bref un grand BORDEL !!!!

  • La déflation dans l’immobilier s’opère déjà sur les biens situés dans les SECTEURS DETENDUS.
    Le loyers de la relocation s’effectuent quelquefois à la baisse, et la tendance va se poursuivre !…
    Les bailleurs sociaux déjà peu compétitifs en terme de niveau de loyer (sur les logements récents)
    vont se retrouver prisonniers de leurs contraintes réglementaires !
    Le pire est à venir avec ces apprentis sorciers teintés de leur idéologie (sans oublier la droite socialo-étatiste).
    La problème ; ce n’est pas qu’il n’y a pas de politique du logement, mais beaucoup de politique autour
    du logement !…
    PS : Saviez-vous que sans l’arrivée massive de populations subsahariennes dans certaines villes de
    province, beaucoup de bailleurs sociaux auraient un nombre considérables de logements vacants.
    Alors, ils font comme les Shadocks qui pompaient, eux ils construisent !…

  • La valse des prix a déjà commencé même dans les secteurs tendus. Les acheteurs sont rares, les agents immos se tournent les pouces dans leurs agences seulement fréquentées par des vendeurs souhaitant faire une estimation de leur bien. Plus aucun acheteur potentiel ne fait quoi que ce soit sans attaquer le prix proposé de 10 ou 15%. Les transactions sont souvent stoppées après 2 jours de réflexion de la part de l’acheteur qui se demande s’il ne fait pas une bêtise. En décembre, les prix auront complètement décroché et les gesticulations du gouvernement n’y changeront rien: le krach est là et il va sonner comme un coup de tonnerre sur ce pays…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par David L. Veksler.

 

Vous êtes-vous déjà demandé s'il existait un chiffre unique qui vous permettrait de savoir si vous avez réussi sur le plan financier ? Il en existe un en fait : la "règle des 4 %".

La règle des 4 % est une règle empirique utilisée par la plupart des conseillers financiers selon laquelle le fait de retirer un maximum de 4 % de votre portefeuille par an vous permettra de vivre indéfiniment sur vos économies. La règle est basée sur 75 ans d'histoire des marchés boursiers et, bien que le pourcenta... Poursuivre la lecture

inflation immobilier
3
Sauvegarder cet article

Une crise ne devait jamais se produire. Pas après la Grande Modération des 30 dernières années. Mais la plupart des actifs sont sur le point de chuter.

Depuis plus de 100 ans, l’immobilier a baissé lors des périodes comme celles-ci, où l’inflation surpasse les taux d’intérêts et les force à grimper.

Le graphique ci-dessous (source) donne l’indice des prix de l’immobilier en France, en fonction du revenu des ménages.

 

 

Vous pouvez observer trois périodes de chute des prix pour l’immobilier... Poursuivre la lecture

libéralisme urbanisme de marché
2
Sauvegarder cet article

Par Robert F. Mulligan.

L'urbanisme de marché (Market Urbanism) est le sujet d'un nouveau livre passionnant de Scott Beyer qu a créé et écrit pour le Market Urbanism Report. Market Urbanism est le résultat de trois années d'enquête journalistique dans les villes américaines pour Forbes, Governing Magazine et HousingOnline.com.

Beyer a constaté de visu les problèmes auxquels chaque ville était confrontée, le type de solutions qu'elle tentait d'apporter et l'efficacité des différentes approches. Il promeut des solutions de marché ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles