Gouvernement Valls : pourquoi la Macron économie, ça ne marchera pas !

Après s’être affiché ennemi de la finance, voilà François Hollande ami des patrons. Quel crédit accorder à ses multiples retournements ?

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Gouvernement Valls : pourquoi la Macron économie, ça ne marchera pas !

Publié le 29 août 2014
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Par Nicolas Nilsen.

dinosaure credits windy 234 (licence creative commons)

En bon idéologue, Hollande est persuadé que les dinosaures qui couraient au bord des falaises se voyaient pousser des ailes au moment où ils allaient être précipités dans le vide. Forcément, les meilleurs doivent survivre – et donc en premier lieu les socialistes puisqu’ils veulent le bien du peuple et qu’ils sont la garantie joyeuse de lendemains qui chantent… Le marxisme ne l’avait pas prévu, mais pour les adeptes de la théorie de l’évolution, la nature doit faire pousser des ailes aux dinosaures périmés au moment où ils risquent de disparaître.

Pour Hollande c’est pareil : avant que tous les clignotants ne passent au rouge, il était profondément socialiste (rappelez-vous le discours du Bourget et « mon ennemi c’est la finance »)… Maintenant, il est résolument social-démocrate : « regardez mes pattes, je suis souris » nous avait-il dit. Puis, voyant la déroute annoncée : « regardez mes ailes, je suis oiseau ! » Le problème, évidemment, c’est que le darwinisme et la théorie de l’évolution, ça ne marche pas en économie ! L’arrivée d’Emmanuel Macron n’y changera rien. Valls continue de rejeter la rigueur – qu’il s’obstine à appeler « austérité ». Ils refuseront de diminuer les dépenses qu’ils financeront par le déficit et la dette. Et la France s’écroulera. Aussi simple que ça.

La cause première du mal : l’État-dinosaure

Pendant deux ans – soi-disant pour faire revenir la croissance et le bonheur sur le pays – Hollande et son gouvernement ont boursouflé l’État-dinosaure. Au départ, disons qu’on partait d’une situation comme dans l’image ci-dessous. [NB : je mets un “K” à État (un « K » comme Kafka) pour garder le « E » pour les entreprises].

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Dans cette configuration, où l’État n’écrase pas encore tout avec ses grosses pattes, les entreprises et les particuliers peuvent encore s’en sortir et financer la croissance (et rembourser la dette qui est la grosse boule noire).

L’État a littéralement saigné à blanc l’économie

Pour continuer obstinément à faire croître des dépenses de l’État que tout le monde, même la Cour des Comptes, lui demandait pourtant instamment de diminuer, Hollande a choisi d’alourdir encore le mammouth, en prélevant massivement sur la richesse des Français : il a tapé sur les riches qu’il n’aimait pas ; il a tapé dans la poche des contribuables, qu’il a criblés d’impôts ; il a fracassé les entreprises, qu’il considérait non comme des agents économiques créateurs de richesses mais comme des tirelires devant financer l’État et lui apporter l’argent de poche nécessaire à ses interventions.

Vous avez tous vu ce que ça a donné : les particuliers et les entreprises ont été littéralement ratiboisés au moment précis où il aurait fallu qu’ils aient de l’argent disponible pour s’en sortir. Bilan : les défaillances d’entreprises n’ont jamais été aussi élevées et on a 6 millions de chômeurs. Hollande était le seul à croire qu’il allait vider Pôle emploi en multipliant les emplois « d’avenir » et les emplois aidés portés à bout de bras par le contribuable… ou qu’il allait séduire les investisseurs étrangers en installant un « comité supérieur de l’attractivité ». Comme s’ils allaient revenir pour financer un État aussi pesant, obèse et dispendieux !

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Gonfler l’État en écrabouillant les contribuables et les entreprises [image ci-dessus], ça ne pouvait évidemment pas marcher et le pays s’est donc enfoncé encore plus profondément dans la crise. Mais surtout la pression fiscale et les taxes ont tué la poule aux œufs d’or : les défaillances d’entreprises se sont multipliées ainsi que les plans sociaux : pas de croissance et des chômeurs en plus. Bravo la relance keynésienne !

Les contribuables ont eu beau exprimer leur ras-le-bol fiscal, rien n’y a fait. Pendant deux ans, Hollande, Ayrault et ses ministres interventionnistes ont continué à ponctionner l’épargne des Français, à la détourner des investissements productifs et à dilapider leur argent dans les caisses trouées d’un État-Providence endetté jusqu’à la gorge. Il aurait fallu des plans drastiques d’économie à tous les niveaux mais rien n’a été engagé pour dégonfler l’État, diminuer son périmètre, réduire ses missions, mettre un terme à sa bureaucratie…

Abracadabra : regardez, je vole !

Après avoir mis deux ans à ouvrir les yeux, Hollande nous annonce maintenant, avec un aplomb incroyable, qu’il a changé : abracadabra !

Avant, le socialiste qui détestait la finance nous disait : « regardez mes pattes, je suis souris ! » Maintenant le social-démocrate nomme Emmanuel Macron et nous dit : « regardez mes ailes, je suis oiseau ! » Tout comme la théorie de l’évolution, cet homme est magique : il aime subitement les riches, il est devenu un adepte de la théorie de l’offre, il aime les banquiers, il adore les entreprises, il va diminuer les dépenses, il va baisser les impôts, il va faire que le pays soit à nouveau attractif pour les investisseurs étrangers. Etc. Bref, il va faire exactement le contraire de ce qu’il a fait depuis son arrivée.

Le problème, c’est qu’en économie ça ne marche pas comme ça. C’est comme avec le dentifrice : une fois que la pâte est sortie du tube, on a beau se dire « zut, je n’aurais pas dû presser aussi fort », c’est trop tard : on ne peut plus la faire rentrer !

Avec le « changement » de Hollande c’est exactement pareil. Une fois qu’on a tué la poule aux œufs d’or, on ne peut plus avoir les œufs. Il a choisi de casser les œufs et maintenant c’est râpé pour les prochaines omelettes !

Il aurait fallu du courage mais hélas seuls les grands hommes d’État l’ont

macron économie René Le Honzec (2)Ce qu’il fallait faire, c’est très exactement l’inverse : il fallait en premier, et de façon continue et déterminée, diminuer le poids de l’État, reconsidérer son périmètre, sa place et son rôle dans la société, alléger le millefeuille bureaucratique, supprimer des préfectures, supprimer des régions, supprimer des paquets entiers de ministères, supprimer des directions départementales, supprimer des dizaines de comités théodule… bref faire des économies structurelles.

Hollande n’a pas compris cela et il ne pouvait d’ailleurs pas le comprendre puisqu’il est persuadé que l’État est la solution alors qu’il est de toute évidence le problème. Il aura donc fait perdre deux ans à la France en ponctionnant les entrepreneurs et les contribuables. Car maintenant que les entreprises sont à plat et les particulier exsangues, tout est évidemment beaucoup plus difficile : il n’y a plus d’argent nulle part. Les Français se demandent comment ils vont financer leur retraite, et les caisses de l’État sont vides : tout est parti en fumée dans des interventions étatiques funestes ou des opérations guerrières intenables…

Diminuer l’État au lieu d’écrabouiller les Français !

Ce qu’il fallait faire ? Diminuer massivement le poids et la charge de l’État évidemment. Quand je vois cette image, je suis pris d’une colère noire tellement ça crève les yeux qu’il fallait commencer par diminuer l’État au lieu d’écrabouiller les particulier et les entreprises :
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Et du coup je vous remets les deux images côte-à-côte pour que vous n’ayez pas à scroller et puissiez comparer ce qui a été fait avec ce qu’il aurait fallu faire. Et surtout pour que vous commenciez à astiquer vos fourches !

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À gauche, ce qu’ils ont fait (toute la richesse est partie en fumée). À droite, ce qu’il fallait faire (laisser la richesse se développer et ne pas la réquisitionner dans les grosses pattes poilues de l’État !)


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  • S’il fallait une preuve : l’énième « couac » sur les 35 H hier matin. Macron dit « blanc », Matignon a tout de suite dit « noir ».

    En fait, nous assistons à un pathétique numéro de « good cop bad cop ».

    Permettant à Hollande et à sa clique de faire une « synthèse ».

    Idem pour la loi Duflot. Si tout le monde pense qu’elle est mauvaise, et surtout notre équipe de nouveau libéraux de choc, alors il suffit de l’abroger.

    Impossible bien entendu. Alors on va ajouter 2 ou 3 décrets qui « corrigeront » 2 ou 3 points… Trop tard, l’économie en 2 ans a sombré, et la psychologie des méchants investisseurs est profondément affectée.

    Sans compter que la confiance est elle aussi abimée. On répète que les impôts n’augmenteront plus, et ils n’arrêtent pas d’augmenter.

    Bref.

    Ce débat de toute façon n’a aucun intérêt. Il faut procéder à la purge : plus vite ils arrêteront de nous pomper l’air avec Macron/Valls, mieux ce sera.

    Le seul juge de paix c’est le rapport mensuel de Pôle Emploi qui se trouve ici :

    http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-PPBVN18.pdf

    Laissons les s’écraser la tête contre le Mur de la Réalité. Macron et Valls ont DEJA perdu.

  • ceci dit les socialos sont tellement c… qu’ils vont dire que tout est la faute à » leur nouvelle politique gentille envers les méchantes entreprises’ et les français en tiennent une telle couche qu’ils vont les croire…

  • Tant qu’ils pourront s’accrocher au pouvoir, ils s’accrocherons. Ils pourront ensuite inventer une fable pour expliquer la situation, ayant au préalable retravaillé la vérité avec l’aide de l’énorme majorité des mediums de Tf1 à France culture.
    Il ne faut pas confondre gouvernement de combat et gouvernement de sales petits crétins!

    • « combat », « cons bas », quelle différence ? C’est juste l’orthographe qui se perd, un effet secondaire du coeur de leur politique visant à désinstruire le peuple pour continuer à se goberger à ses dépens.

      • C’est aussi ce que je pense… Et ce, depuis la maternelle.

        Mais c’est suicidaire, puisque leur vache à lait ne sera plus, tôt ou tard capable de les entretenir.
        j’ai du mal aussi à justifier encore l’existence même des jeunes militants socialistes; l’endoctrinement, d’accord; mais quand il s’agit des dirigeants, le socialisme n’est-il que l’expression de frustrations qui poussent à l’autodestruction?

        • les dirigeants socialistes se s’autodétruisent pas, ils détruisent les autres, et ça leur suffit pour vivre.
          le jeune socialiste endoctriné, tant pis pour lui, ce n’est pas la préoccupation première d’un dirigeant socialiste.

          • La question est: si les dirigeants socialistes vampirisent les autres, et si les autres sont exsangues, comment vont-ils à leur tour survivre. Et on en est à ce point en France aujourd’hui, sans doute.

            La seconde question qui concerne la psychologie des dirigeants socialistes: comment se fait-il qu’ils ne soient pas conscients des conséquences de leurs comportement?
            A mon avis, ils le sont au moins un peu, et cette fuite en avant autodestructrice me semble indéfectible
            de leur psychologie et l’expression de frustrations; et ils partagent ceci avec pas mal d’autres gauchisants qui ne sont pas dirigeants. Je vérifie cette intuition chaque jour.
            L’intérêt de connaître le ppcd psychologique des gauchisants est de savoir où cibler les antiviraux pour sauver la diversité.

            • Primo, la presse et les médias ne les contredisent plus et abondent dans leur sens, et secundo il y a en plus un coussin de spins doctors et autres communiquants, et d’universitaires complaisants, qui les isolent. Ils se sont si bien protégés et isolés du reste d’entre nous qu’ils ne nous perçoivent plus. Ils ne se rendent pas compte.

              Ils jouent à colin maillard et ils ne le savent même pas. Colin maillard avec un masque virtual reality.

              En se rapprochant du bord d’une falaise.

            • Les socialistes en ont rien à branler de l’état du pays. Ils sont juste obsédés pathologiquement par le pouvoir, le fric gratuit, de s’assurer un train de vie de millionnaire sans avoir à fournir le moindre effort. Regardez les membres du gouvernement : aucun n’a jamais travaillé dans une entreprise. Ces petites merdes se permettent ensuite de faire la leçon à ceux qui créent des richesses.

  • J’ai du mal à saisir et l’intention et l’intérêt de ce texte sans référence, matière ni réflexion.
    Heureusement qu’il existe encore de vrais économistes en France, car les phénomènes en jeu sont un brin plus subtils que ceux exposés ici, uniquement destinés à faire réagir un public d’extrême droite ou de droite extrême.

    • Et vous réagissez, donc….

    • « faire réagir un public d’extrême droite ou de droite extrême »
      N’importe quoi.

      Il s’agit ici d’un « billet d’humeur », mais si vous voulez de l’analyse économique fouillée, Contrepoints en publie à foison.
      Lisez par exemple ces deux articles récents, et vous mesurerez combien l’ampleur de l’étatisme en France est « un brin plus subtil »…
      http://www.contrepoints.org/2014/08/06/175981-2-000-milliards-de-dette-publique
      http://www.contrepoints.org/2014/08/14/177061-cette-dette-publique-que-lon-nous-cache

    • J’ai du mal à saisir l’intention et l’intérêt de ce commentaire sans référence, matière ni réflexion.
      J’aimerais connaitre les vrais économistes dont vous parlez sans les citer. Je connais de véritables économistes, mais des vrais ou des faux, je ne sais pas ce que c’est.
      Quant à la qualification d’extrême droite, elle étale tellement votre ignorance que je ne relève même pas.
      Allez troller ailleurs, en fait.

    • Cela serait donc un billet d’humeur?… probablement mais je n’y trouve ni conservatisme ni racime… les ides liberales vous ferraient-elles au point de preferer les ignorer?

    • La semaine passé, un troll nous expliquait que le socialisme était de droite. !!!
      Si le centre, c’est de l’extrême droite ou va-t-on ?
      La droite serait alors à gauche ? ??? Donc maladroite ? ???

    • @ French,
      Le problème, quand on tente d’expliquer que c’est l’État qui est la cause de tous nos malheurs, les lecteurs restent sur leur faim.
      Car l’État, « accusé levez-vous », avec ses administrations centrales, c’est le bras armé du pouvoir exécutif et ce ne sont pas les fonctionnaires de l’État (contrairement aux idées reçues) qui décident de la politique suivie par les gouvernements en place.
      Qu’il faille diminuer les dépenses de fonctionnement de l’État, je veux bien, mais à la seule condition de cibler intelligemment quels sont les services dont la France peut se passer.
      Un exemple parmi tant d’autres : lorsqu’un régiment prestigieux est dissout, ça me dérange, quand plusieurs régiments sont rayés de la carte de France, ça devient très inquiétant.
      Bien sûr, il faut faire des économies.
      Par contre, le pouvoir exécutif continue de verser des subventions, à coups de centaines de millions d’euros, aux médias, Le Figaro, Libération, etc.
      Le pouvoir exécutif ne trouve rien à redire quand il demande au budget général de l’État de financer l’AME et des DIZAINES D’AIDES SOCIALES, telle l’ARS, à coups de X MILLIARDS D’EUROS tous les ans.
      Et, comme c’est bizarre, plus aucun ministre ne parle de supprimer une partie des agences subventionnées, agence de l’air, agence de l’eau, agence des papillons de nuit, qui coûtent un bras aux contribuables.
      Et, toujours droits dans leurs bottes bien cirées, nos élites umps persistent et signent :  » l’immigration nous rapporte plus qu’elle ne coûte… » les usines ferment, 9 immigrés sur 10 entrent chez nous sans frapper (sans contrat de travail), mais quand la reprise sera là, ils cotiseront pour nos retraites…

      • Vous mettez le doigt sur la question du domaine régalien. Police, justice et defense.

        Pour le reste,

        http://www.contrepoints.org/2013/12/22/150899-19-choses-pour-lesquelles-etat-inutile

        • Nick de Cusa,

          Merci pour le lien, je viens de lire l’article dont je partage, en partie, l’analyse de son rédacteur.

          Au sein de l’UE, aucun gouvernement, aucun parti politique, prône un changement radical de cap pour aller en direction de la responsabilité individuelle et de choix personnel des populations.

          Plus d’offres d’assistanat (grâce à l’État providence) c’est plus de files d’attente dans les services publics ou dans les CCAS des mairies, c’est plus de paperasse, ce sont des millions de citoyens européens qui sont obligés de tendre la main, mais c’est du retour sur investissement (à pure perte) : clientélisme des élus.

    • votre commentaire est juste débile et ridicule. regardez un peu les articles de contrepoints sur l’immigration, le fn,….vous verriez que contrepoints n’a rien d’extreme droite. d’ailleurs, j’aimerais bien que vous m’expliquez le rapport entre cet article et l’extrême droite ?? en quoi cet article est destiné à faire réagir le public d’extrême droite ou de droite extrême ? d’ailleurs, quel en saurait le but, l’intérêt pour l’auteur et contrepoints ? (droite radical extrême droite sont deux choses très différentes). il faut reconnaitre que cet article n’est pas hyper fouillé mais ce n’est pas le but ce n’est pas pour rien qu’il est publié dans politique. regardez par vous même sur contrepoints, il y a d’excellent d’articles d’économie (comme il faut reconnaitre qu’il y en a qui ne sont pas fouillés, cela vient du fait que contrepoints est composé d’une multitude de contributeurs). j’aimerais que vous me dites qui sont ces excellents économistes ?? « J’ai du mal à saisir et l’intention et l’intérêt de ce texte sans référence, matière ni réflexion » on pourrait dire exactement la même chose pour votre commentaire.

  • Je trouve Contrepoints un peu dur avec Macron..C’est un gars qui semble clairement comprendre les enjeux, ce qu’il faut faire, qui voit qu’il faut changer et pour un socialiste français c’est déjà un grand pas en avant.
    Je sais bien qu’il a peu de chance de pouvoir réformer car Hollande et Valls vont sans doute le brider comme avec les 35h, mais ça ce n’est pas la faute de l’homme…On peut espérer qu’il contribuera à changer un peu le PS de l’intérieur pour le faire passer de socialiste à social démocrate, ce qui serait une grande évolution.

    • @Sweepingwave , Macron est l’un des leurs (nomenclatura qui nous dirige : cac40 + politiques de tous bords + medias) pur produit 100% , avez vous vu son pedigree ?
      Il est juste utile car son étiquette « Rothschild » agite le chiffon rouge pour labelliser la nouvelle (??) politique comme libérale ; exactement comme le dit l’auteur : »regardez mes ailes je suis un oiseau » . Pour moi vous foncez droit dans le panneau qu’ils vous ont préparé …. j’espère avoir tort , mais je donne 001% de proba …

      • Je dis juste qu’attaquer cet homme ne sert à rien, à part faire le jeu de l’extrême gauche qui le hait et n’en demande pas moins.
        Autant s’en prendre à Hollande, c’est lui qui n’a pas les tripes après tout.

        • M Macron était le conseiller économique de F Hollande : vu les résultats de ce dernier…

          • Hollande n’est pas forcé de l’écouter en même temps, un conseiller n’est pas toujours écouté.

            • @sweepingwave Bon, l’espoir fait vivre mais vous ne le placez à mon avis dans de très mauvaises mains … Allez , on en reparle dans 1 an ?

            • Un conseiller peut devenir un bon fusible pour amadouer la commission européenne et permettre à l’AFT de continuer tranquillement à placer ses 700 millions d’emprunts journaliers. VallSS et Mollande pourront le faire sauter quand les résultats seront catastrophiques et sauver ainsi la face.

      • Je sais pas ce que ça va donner, mais Macron-magnon-facho-libertarien-sarapalin aura surement le mérite de provoquer de sacrés tweets de la part de Filoche.

    • « C’est un gars qui semble clairement comprendre les enjeux, ce qu’il faut faire, qui voit qu’il faut changer et pour un socialiste français c’est déjà un grand pas en avant. »
      Si c’était le cas, il ne serait pas encarté socialiste depuis 13 ans et depuis 2006 proche de François Hollande qu’il a soutenu aux primaires.
      Il conseillait déjà le Président avant son coming out, quand celui-ci partait en guerre contre les banques et la finance.

    • Avec un homme politique, les bonnes idées ne peuvent servir d’excuse. Macron a l’oreille de Hollande depuis des années. Il n’a pas réussi à le convaincre d’autre chose que d’une com sur la politique de l’offre qui se résume à un pacte creux de non-agression avec le DiableMEDEF. Qui convaincra-t-il en tant que ministre ? N’est-ce pas un moyen pour Hollande de l’écarter justement au moment où ses idées auraient été utiles ? Quelle force ont ses arguments d' »homme de terrain » ? Ses convictions n’ont pas plus de valeur pratique que celles de Fillon, et elles n’ont pas l’accent de vérité de celui qui est passé par des épreuves et y a trouvé la force de s’en sortir : comme je l’entendais dans la bouche de Moscovici ce matin, « ça n’est pas un banquier qui fait un passage chez les socialistes, c’est un socialiste qui a été faire un passage dans la banque » … Comme en son temps Martine Aubry dans l’entreprise. Donc l’homme est peut-être lucide et capable, mais — et le coup des 35 heures le confirme — il n’a pas les qualités pour se faire entendre/écouter.

      • Vous avez raison… C’est comme si Macron débarquait de la lune, vierge.

        Mais il là depuis des années. Il a adhéré au PS… il y a 10 ans ! Et il est aux côtés de Hollande depuis 2012.

        Poudre au vent et mensonges.

        Regardez Rebsamen, autre grand menteur (en plus de Sapin). : « estimé aujourd’hui que des « points d’accord » peuvent être trouvés entre les partenaires sociaux sur la délicate question des seuils sociaux dans les entreprises.  »

        http://tinyurl.com/ohfdx8t

        C’est parfaitement faux.

        Et dans la même interview : « Toutefois, François Rebsamen a dit souhaiter que ces négociations mènent à une meilleure représentation des salariés dans les entreprises de plus de 10 personnes. Il a souligné que dans ces entreprises, malgré l’obligation d’avoir un délégué du personnel, « dans 66% des cas », il n’y en a pas. « Mon souhait, c’est qu’il y en ait plus », a-t-il affirmé. »

        Donc pour résumer :
        -on va négocier pour faire sauter le seuil de 50 (marchera pas)

        -mais dans le même temps on va s’assurer que les PME de + 10 salariés RESPECTENT les obligations en vigueur, et qu’un commissaire politique en la personne du délégué du personnel soit REELLEMENT présent et plus virtuel.

        Y’a pas à dire, le changement « libéral social », « libéral blairiste » c’est maintenant. Ou jamais.

    • Sans vouloir vous désespérer, il semble vain d’attendre qu’une solution émerge à la faveur de la mutation du PS socialiste pur et dur (je n’aime pas les riches, la finance est l’ennemie) en PS social-démocrate mou du bulbe (entreprises, je vous aime sous condition de payer les prélèvements obligatoires), la social-démocratie étant une forme de socialisme parmi les autres.

      Ce qui nous est présenté comme une politique de l’offre n’en est pas une, puisque son objet demeure obstinément la sauvegarde de l’Obèse qui, loin de faire des économies, continue d’enfler à vue d’oeil. On a bien compris que le but de la manoeuvre consiste à sauver le modèle social en relâchant temporairement l’étreinte sur le privé par le biais de l’accroissement de la dette et, pourquoi se gêner, en faisant payer nos voisins européens au nom de la sauvegarde de la zone (eurobonds). On espère ainsi relancer la création de richesses pour tenter de financer quelque temps encore le modèle en fin de vie. Mais demain, il faudra bien rembourser l’insoutenable dette par de nouveaux impôts.

      En outre, Macron est d’une mauvaise foi colossale, puisqu’on sait bien que le vrai problème des 35h, c’est surtout dans le public ou quasi-public qu’il se pose, moins dans le privé. Croit-il sincèrement qu’on va travailler plus, investir plus, s’accommoder d’efforts toujours plus douloureux, tout ça pour continuer à financer les sinécures publiques ? Si oui, alors il s’illusionne.

      Tout ceci est une folie, une perte de temps précieux, une perte de chance pour la France et ses enfants. Le modèle social français est déjà mort. Il ne manque plus que le résultat de l’autopsie du légiste pour en terminer.

      • Je n’espère plus rien de l’économie française.Je sais bien qu’on est partis pour un déclin prolongé, d’où l’envie de partir à l’étranger après mes études.

        • Où souhaiteriez-vous émigrer si ceci n’est pas trop indiscret ?

          • Là où je trouverais un emploi de préférence, le Texas me plaît beaucoup c’est économiquement libéral, riche et en plein boom. L’Australie,la Floride et la Nouvelle Zélande seraient pas mal non plus ^^

      • Cette affaire me fait penser à la NEP de Lénine. Une décision imposée par les circonstances, un « repli stratégique » dans la construction du socialisme justifié par le retard économique …

    • Il est certes proche de Hollande depuis longtemps, mais vous semblez tous oublié un point fondamental: Hollande a toujours espéré que l’aile gauche du parti le soutiendrai jusqu’au bout et favoriserait sa réélection. Par conséquent, le r^ole de Macron dans tout ça ne devait pas etre bien interessant…

      Aujourd’hui c’est différent, car je crois que Hollande a abandonné ses idées de réélection dans un fauteuil. Il sait désormais que la gauche le lachera comme une merde, puisqu’il a appliqué leur politique, s’est vautré logiquement, et que comme toujours, les rats quittent le navire. « Mais si ça foire, c’est parce que c’est pas une politique de gauche, c’est Hollande l’unique responsable ». Face a tant de mauvaise foi, je crois qu’il y a eu une rupture nette. Parce que maintenant notre président sait qu’il peut autant compter sur les Montebourg, Hamon et consort que sur Le Pen ou Fillon…

      Vous savez, Macron pouvait dire tout ce qu’il voulait, tant que Hollande avait besoin et pensez indispensables les idéologistes de gauche, il ne servait à rien. En 2012, il déclarait d’ailleurs: « les 75%, c’est Cuba mais sans le soleil ». Preuve qu’il est en opposition avec l’aile gauche depuis le début mais qu’il n’était pas réellement écouté. Et ça prouve aussi que Hollande a enfin décidé de se tourner vers lui plutot que vers Montebourg.

      D’autre part, je crois que Macron aura un minimum de pouvoir quand meme. Car Hollande a deux solutions: soit il fait planté Macron, et il risque très gros. Soit Macron réussi, et il voit émerger un sérieux concurrent, dès 2017. Parce que Macron est une bete politique, il a bien plus de potentiel que Hollande ou Valls.

      A partit de là, le Roi Solex choisira: prendre le risque de plomber sa propre situation pour ne pas voir émerger le duo Valls/Macron, ou sauver sa tete et voir deux concurrents arrivés.

      Je pense que Flamby va perdre encore quelques cheveux.

  • Au fait aucun rapport mais des blindés chinois sont arrivés à Hong Kong, la Chine étant décidé à mettre fin à l’autonomie forte dont dispose le territoire..Un espace de liberté en Asie qui va disparaître et restera sous tension, c’est bien triste mais c’était prévisible…Ah ces dictatures !

    • Les dirigeants chinois n’aiment pas Jimmy Lai, ils pourraient l’accuser de corruption comme on accuse son chien de la rage, mais de là à voir un signe fort de reprise en main dans le passage de 4 blindés… Que devaient dire alors les Bretons quand la gendarmerie nationale est venue prendre position autour des portiques écotaxe ?

      • Vous savez que ça finira par arriver. Hong Kong et ses habitants réclament une vraie démocratie sans intervention, mais on parle d’une dictature profondément étatiste qui veut tout contrôler.
        Rien à voir avec la Bretagne, mais rien du tout. Arrêtez de sous-estimer ce genre de dictature, surtout une aussi peu libérale où la propriété privée est limite tolérée mais peu être retirée n’importe quand.

        • Je ne sous-estime pas la dictature chinoise, mais nous avons déjà évoqué le fait que les Chinois ne préfèrent pas la démocratie et la ruine à la dictature qui les laisse faire des affaires, même si ils aspirent à une vie libre. Mais ne sous-estimez pas non plus l’attitude de l’état français. Il n’a pas plus de respect pour la propriété privée que l’état chinois.

          • Je n’aime pas notre gouvernement, mais de là à le comparer à la dictature chinoise désolé mais non.
            On dirait le discours de Le Pen qui justifie tout ce que fait Poutine en déclarant qu’on est pas mieux en termes de liberté alors que si, en France on tue pas des journalistes dans les parkings souterrains quand ils sont gênants, pas encore. D’ailleurs dans une dictature Le Pen ne serait même pas autorisée à se présenter et à gagner des sièges.
            Toujours à faire dans l’exagération, il faut que les libéraux cessent ce type de comparaison, ça fait tâche et attire les moqueries de gens modérés qui seraient prêts à les écouter.

            • @sleeping :
              on voit que tu es jeune apparemment car dans nos démocraties, il n’est pas besoin de tuer (ou très très rarement) un journaliste : leur donner un fort salaire, de nombreux avantages fiscaux et bien sur subventionner l’endroit ou ils travaillent est plus que suffisant. aucun ne bronchent. si en plus on ajoute un conditionnement socialiste depuis l’enfance ajouté à conformisme du « milieu », vraiment le journaliste français qui l’ouvrirait dans des médias de masse n’existe pas ! (et si ça devait arrivé, ils serait vite décrédibilisé par un moyen ou un autre)

              • Il n’est pas besoin de tuer ? Bizarre que ça se fasse encore alors 😉
                Arrêtez de vous la jouer en jouant au grand sage âgé qui sait tout, des vieux ignares y en a plein, l’âge n’a rien à voir avec ça, c’est juste la réalité du monde.

              • « Quand les journalistes m’emmerdent je prends une participation dans leur canard et après ils me foutent la paix. » — Xavier Niel

                « Pourquoi acheter un journal lorsqu’on peut acheter les journalistes?  » — Bernard Tapie

                Sondages dans les écoles de journalisme en 2012 : CFJ 100% à gauche, ESJ Lille 87%. Pas besoin de ligne directe pour transmettre de l’Elysée les consignes aux rédactions, ce sont elles qui appellent.

            • Etes-vous allé en Chine ? Avez-vous discuté avec de jeunes Chinois ? Ils vous ressemblent, avec leurs aspirations à la réussite et à la liberté. Mais ils croient beaucoup plus que vous pouvoir en satisfaire une part importante dans leur propre pays.

  • Ah tiens sondage : Juppé favori des français.
    C’est vrai qu’il gagnerait facilement vu sa capacité à réunir votes de droite, gauche et centre, mais je doute qu’un lieutenant de Chirac soit à même de sauver le pays !

  • Chez la femme, il y a le point G.
    Chez Gouvernemaman, c’est le point K.
    Point K de non retour, K comme Krach ❗
    Ou comme le bruit du ballon quand il crève.

  • Bonjour,

    Que pensez-vous de l’analyse de Jacques Sapir qui m’a l’air pourtant convaincante (je ne suis pas économiste).
    http://russeurope.hypotheses.org/2694

    Il explique en effet que la diminution des dépenses publiques, en particulier vu son coefficient multiplicateur en France, creusent la dette au lieu de la réduire dans un cercle vicieux

    Quelqu’un saurait-il expliquer en quoi il aurait raison ou tort ?

    Merci

    • Il a raison et tort à la fois.
      Raison car au début les baisses de dépenses publiques provoquent une baisse de la croissance (surtout quand la part de l’état dans le PIB est forte) et donc génère des baisses de recettes et du chômage.
      Cependant, si ces dépenses sont baissées afin de renforcer la compétitivité et le secteur privé avec par exemple de la flexibilité et des baisses d’impôts le secteur privé prend rapidement le relais, la croissance bondit donc et le chômage baisse et la dette baisse ou n’augmente plus.
      C’est en tout cas ainsi que ça s’est passé au Canada, en Suède et certains Etats US, et le Royaume-Uni est sur cette voie.

      • C’est surtout que l’argent est alloué par ceux qui en connaissent la valeur parce qu’ils ont du le gagner ; par ceux qui savent créer des richesses et non des fonctionnaires, selon un plan…
        C’est surtout que les gens ont les moyens de chercher les solutions économiques qui leurs conviennent à leurs problèmes.

    • « Jacques Sapir »

      Lol !

      Faudrait déjà qu’il y ait une diminution des dépenses publiques, non ?
      http://h16free.com/wp-content/uploads/2014/08/d%C3%A9penses-publiques-aust%C3%A9rit%C3%A9-qui-d%C3%A9pote.jpg

      Pour qu’il y ait coefficient multiplicateur, il faudrait déjà que la dépense publique crée de la valeur ajoutée, or, c’est une chose qui est impossible à mesurer ! Les dépenses sont décidées politiquement (selon l’idéologie, la certitude du polytocard d’être un génie) et non économiquement. Il faudrait que cette dépense soit un investissement, qu’il y ait un rendement positif. Or, cet argent, l’État le prend de quelque part. Notamment des investisseurs. L’État est-il un meilleur investisseur que les investisseurs ? Ce n’est pas son argent qu’il dépense, il n’a pas du convaincre d’autres personnes que ses services valent l’argent qu’il demande.
      L’important, ce n’est pas de faire tourner l’argent, de le dépenser mais dans quoi dépenser, c-a-d que la valeur du produit dans lequel on a dépensé vaille l’argent qui a été mis dedans.
      Les socialauds-keynésiens ne comprennent pas que le gaspillage et la dépense utile ne se valent pas. Et ça, les politiciens et consommateurs nets d’impots semblent adorer cette théorie qui dit qu’ils se valent.

    • Il y a un tout petit accroc dans la prose de Sapir : les dépenses publiques ne diminuent pas et la dette publique ne diminue pas non plus. Au contraire, elles ne font que s’accroître sans aucune pause. Dans ces conditions inchangées à ce jour depuis plus de 4 décennies, si le fameux coefficient multiplicateur est aussi élevé qu’il le prétend, et alors que les dépenses publiques et la dette n’ont jamais été aussi élevées qu’aujourd’hui dans notre pays, nous devrions observer une croissance extraordinaire (au sens littéral) et la France devrait être le pays le plus prospère au monde, car ce qui fonctionne à la baisse doit également fonctionner à la hausse, n’est-ce pas ?

      D’une façon générale, on vous conseille de vous méfier des jolies théories gavées de coefficients multiplicateurs en tout genre. Ca fait sérieux et intelligent pour impressionner le gogo, mais c’est rarement pertinent pour décrire le réel.

      • Tout à fait vrai.
        La vérité est que le secteur privé/marchand est en récession en France, et si la France n’est pas en récession c’est justement parce que la dépense publique continue à croître, et elle a dû sucer le sang du secteur privé à cette fin.

        • Exactement. Quand on met 1 euro pour le privé, il va produire disons 2 euros. Quand on met 1 euro dans le public, plus tard, il faudra remettre 2 euros au pot, sans savoir exactement combien. Un fonctionnaire ne produit pas grand chose, par contre il consomme des produits venant du monde entier, tout comme ceux du privé. Et sa retraite, c’est le privé qui la paye, de gré ou de force.

    • « Il explique en effet que la diminution des dépenses publiques, en particulier vu son coefficient multiplicateur en France, creusent la dette au lieu de la réduire dans un cercle vicieux »

      Bien sur, il résonne en circuit fermé : si la réduction des dépenses publiques n’encourageait pas l’investissement, la compétitivité des entreprises, et la confiance générale dans l’avenir de la France, la diminution des dépenses publiques aurait un effet négatif. Mais il a raison dans le sens que comme personne n’y croit plus, il ne peuvent débloquer la situation qu’en abandonnant le pouvoir.

      De toutes façons, ils ont compté sur une croissance « externe » (par la reprise mondiale) qui ne vient pas (cause Ukraine, gestion catastrophique et gabegies écologiques). Pour les socialistes c’est mort quoi qu’ils fassent.

    • Bonjour yoppe
      C’est simple,
      soit on baisse les dépenses et c’est douloureux
      soit on fait rien et ce sera encore plus douloureux, (mais plus tard c’est pourquoi les politiques ne font rien)

      • Il faudrait créer une sorte de délit de dette, face à une menace de prison ou de remboursement de tous les salaires versés durant leurs mandats ils y réfléchiraient un peu plus, ou même une suppression de leur retraite publique.

        • « ou même une suppression de leur retraite publique. »

          Ils y travaillent sans le savoir !

          Car pour qu’ils touchent leur retraite, il faudrait que le système perdure jusqu’à ce qu’ils atteignent l’age. Et pour les plus jeunes, il est peu probable que la pyramide de Ponzi tienne jusque la.

        • Dans certains cantons suisses, le déficit est interdit. Au cas ou le déficit est plus grand que 0.5%, un référendum est organisé. Le choix est entre des coupes, ou une augmentation d’impôts.
          Au moins, cela évite la facilité démagogique à laquelle les gouvernants depuis 40 ans ont cédé.
          Et c’est plus sain pour la démocratie.

    • Le premier problème avec Sapir est qu’il ne cherche pas à baisser la dette, mais le ratio dette sur pib. Donc pour lui une mesure est mauvaise si elle ne fait pas baisser la dette plus qu’elle ne fait baisser le pib. Or comme les dépenses de l’état sont soumises aux prélèvements, les baisser d’un montant M créera une baisse de ces prélèvements, et au lieu d’économiser M qu’il pourrait consacrer au remboursement de la dette, il ne disposera que de 0.55 M pour ce faire.
      Le second problème est que Sapir calcule la variation du déficit à partir de celle du pib, la « croissance ». Il dit que quand la croissance est positive, la réduction du déficit est encore plus forte, toutes choses égales par ailleurs. Il en déduit qu’à l’inverse, si le pib se contracte, le déficit va augmenter encore plus, dans la même proportion toutes choses égales par ailleurs. Mais ce qu’on propose de faire, c’est d’intervenir directement sur les recettes et les dépenses qui sont les deux composantes dont la différence donne le déficit. La perte de croissance sera la conséquence de cette action, on ne peut considérer « toutes choses égales par ailleurs » pour en estimer le feedback comme si c’était une action directe et l’ajouter à notre action volontaire. La réduction de croissance induite par notre coupe des dépenses ne joue en fait qu’à la marge sur le déficit, qui est bien réduit à peu près de la quantité calculée. Très grossièrement, si on coupe 40 de dépenses, on fait sur les recettes -20, sur le PIB -40 et sur le déficit -20. Prendre la réduction du PIB comme ensuite la cause d’une augmentation du déficit de 60 qui viendrait ensuite compenser nos -20 n’a pas de sens. Ce qui est sensé, c’est que l’année suivante, toutes choses égales par ailleurs, le PIB serait bien baissé de 60. Mais si au lieu d’utiliser les 20 à réduire le déficit, on a laissé ces 20 dans l’économie privée, on les retrouve dans le PIB (on n’est plus qu’à -40 comme précédemment, croissance nulle) et ils font très vite des petits (donc la croissance repart, les recettes aussi, et le déficit diminue bien).

      Je ne comprends pas que des raisonnements qui ne passeraient pas au niveau licence dans les sciences dures puissent valoir un tel écho à M. Sapir.
      Le troisième problème est que

      • Aarg, il manque un bout !!

        Très intéressant cependant, merci.

        • En fait je voulais couper en deux le deuxième pb, la partie « toutes choses égales par ailleurs », et la partie comportement dynamique du système, en particulier le privé, après les mesures. La phrase incomplète est sortie de la fenêtre, et est réapparue quand j’ai fait « envoyer ».

      • Le seul PIB qui augmente en France est celui du secteur communiste.

  • hollandouille me fait bien rigoler ((faut faire des efforts! ,tous ensemble! , pour la france! la patrie ! artisans !
    commerçant ,entrepreneurs , ect ,ect, ect .)) pour moi les efforts , hors de question , j’ai été assez tondu ;
    quant a réembaucher , c’est pas demain la veille . et mes collègues entrepreneurs font comme moi .
    pour la reprise il faudra attendre . bon ! après midi , j’ ai une balade a faire , ça ,c’est important .
    allez ! bonne chance a tous .

  • Une idée pour abattre le léviathan :

    https://www.youtube.com/watch?v=AyYCMxF4pmk

    Le gros monstre vert c’est l’Etat

  • J’ai eu, pendant peu de temps je dois dire, l’espoir que Valls, lors d’une révolution de palais, avait pris le dessus et enfin allait mettre en place des réformes courageuses à la Tony Blair et mettre, à la Rochelle, le PS devant ses responsabilités.
    J’avais dû faire un rêve pendant ma sieste.
    Très vite la réalité à pris le dessus et la sortie sur les 35h a tué tout espoir.
    On va voir lors de l’annonce des mesures sur le logement, mais les habituels « fuites » organisées pour préparer le bon peuple et appâter les journalistes, ne laissent rien prévoir de mirobolant. Ce va être de la mesurette comme d’habitude.
    Quand au Medef, se réjouir d’un discours qui n’est qu’un discours aussi sincère que celui marketing politique d’hollande au Bourget me laisse assez pantois sur la capacité de nos patrons.
    Si j’avais eu une once de confiance dans ce gouvernement, elle a disparu.

    • Bliar ? Forte augmentation de la dépense publique, explosion du NHS, et triomphe pervers des QANGOs, ces délégations monopolistiques « privées » de service public, dont l’intérêt est que les remunérations y sont encore plus obscènes que dans la fonction publique.

      Sans parler du triomphe de l’ère des spin doctors dont nous souffrons tant.

      Espérer trouver du libéralisme dans le blairisme c’est comme espérer trouver un remède au cancer dans le benzène.

      • C’est toujours plus libéral que nos socialistes, et le chef du parti travailliste anglais est d’ailleurs inquiétant car plus à gauche que Blair..

  • Le « soudain » amour des socialistes (du moins certains) pour les entreprises, s’explique peut-être par leur prise de conscience, que les entreprises sont les financeurs de l’état et que, à trop saigner la bête, ils risquent de la tuer, et eux avec. Donc ils relâchent un peu la bride.

    • Rien à voir. Les annonces de Valls sur le logement…

      C’est très étrange… Le Figaro, Le Monde… en oublient 2, pourtant annoncées par Manolo dans un tweet.

      Et qui sont très importantes, et qui démontrent à quel point Manolo est un « libéral » (selon la nouvelle doxa des médias et des gauchistes).

      -« Appliquer dès 01/01/2015 les PENALITES RENFORCEES PREVUES PAR LA LOI SRU pour les viles qui ne remplissent pas leurs obligations de construction de logements sociaux »

      -« Mettre en ouvre au 01/01/2015 la possibilité pour les préfets de délivrer les permis de construire dans les communes de remplissant pas leurs obligations de construction de logements sociaux ».

      C’est énorme non ? On le sent bien le social libéralisme, le blairisme, et les bisous de Macron !

      https://twitter.com/manuelvalls/status/505353260296044544

      Un cadeau fiscal grotesque, et derrière… le gros bâton pour imposer aux méchantes communes la construction de milliers de HML pour loger la joyeuse diversité, imposée.

  • Bonjour à tous,
    Je viens ici pour me faire conspuer je pense, n’étant dans l’ensemble pas d’accord avec votre tendance générale, dite « libertarienne ». Cela dit, je récuse par avance le terme de troll de gauche ou autre qualification de ce type, attendu que je n’avance pas masqué.. J’ajoute que j’ai plaisir à lire articles et commentaires sur ce site, car ils sont dans l’ensemble intelligents, argumentés et il y a beaucoup d’humour, ce qui n’est pas pour me déplaire.
    Ceci étant, je suis entièrement d’accord avec le fait que cet Etat français ressemble de plus en plus à un Moloch dévorant ses « ouailles » et desservant de plus en plus l’intérêt populaire et que le comportement de nos édiles depuis 40 ans est proprement scandaleux.
    De là à comme vous le faites trop souvent louer et « diviniser » quasiment l’action miraculeuse des entreprises en général (au passage, entre une entreprise comme Total ou la Pme de mécanique du coin ou le boulanger, la distinction mériterait d’être faite plus souvent), dans l’assertion traditionnelle du sacro saint marché régulant tout naturellement et organisant notre vie au mieux amen » – là je sens que je vous énerve 😉 – il y a un pas, voire un gouffre où je ne vous suis pas. Et qui conduit à mon sens à se reposer quelques questions essentielles, à quoi sert une entreprise et qui doit elle servir ? N’est elle qu’une entité autonome et intouchable créatrice de richesses à laquelle rien ne doit être demandé en contrepartie et que nulle règles, limitations, cotisations sociales ne saurait venir entraver au nom du profit qui doit passer avant tout, voire par dessus si besoin ?
    J’ai bien conscience que je caricature un peu votre propos, et encore une fois je suis entièrement d’accord avec vous pour une diminution nette du poids et de l’emprise de l’état dans nos vies privées, et professionnelles. Mais je suis pour un rôle de régulation et de maintien de service public favorables à l’intérêt général, ce qui ne saurait être le cas si l’on laissait uniquement faire « le Marché », cette grande et fumeuse conception chimérique.
    Enfin, un autre écueil majeur à mon sens de vos différentes postures et critiques est la quasi négation de la dimension de crise écologique (par l’absence de mention explicite de ce critère majeur dans vos propos) qui est bien plus préoccupante encore si l’on se place du point de vue « basiquement humain ». Que vous le vouliez ou non, l’équation d’une croissance infinie dans un monde fini est toujours aussi insoluble et la critique pertinente. Quelques piètres tentatives scientistes ont bien tenté de surmonter ce théorème implacable, mais il s’agit là pour le coup véritablement d’une pensée magique.. En bref, d’accord avec vous pour diminuer la dette et le poids de l’Etat, mais ne serait il pas utile de se réinterroger sur le sens même de l’économie, que produire ? en quelle quantité ? Pour qui ? Est il vraiment utile au nom de la crise et du droit à mourir pour la croissance, de continuer à détruire la planète et tous les rapports sociaux ? Est il honnête intellectuellement de conspuer les odieux cheminots et leurs revendications de privilégiés dignes de l’Ancien Régime sans parler à côté de l’évasion fiscale record des plus grandes entreprises de l’Occident ? De la part sans cesse accrue des plus value de l’économie réelle allant vers les actionnaires au détriment des salaires depuis les années 80? De la différence majeure entre un « coût du travail » certes plus élevé en France qu’en Malaisie, mais avec quelques petites différences notables en terme de protection sociale dont vous devez bien jouir un petit peu cher messieurs ? Bref, quelques questions jetées ici en pâture.. (Par un chef d’entreprise du bâtiment de 10 personnes, et qui n’est ni sadomasochiste ni encarté dans qq parti politique.. et qui aimerait du fond du cœur pouvoir contribuer à une réorganisation intelligente et responsable d’une société.. dans laquelle l’économie serait au service d’un projet et d’une politique digne de ce nom).. Au plaisir de vous lire, et d’éventuellement pouvoir débattre..

    • les initiatives pour plus d’ écologie dans nos industries et nos vies en général existent, mais sont balayées par le capitalisme de connivence, et les lobbys qui travaillent au corps toutes les assemblées politiques du monde. Il y a aussi des cons, comme ces américains qui trafiquent leurs 4X4 pour s’ opposer au climato sceptique. Je suis peut-être plus fataliste que vous, la croissance est une course naturelle!
      Et paf le mur.

    • Pourquoi conspuer quelqu’un de poli qui vient poser d’intéressantes questions ? Au contraire, j’ai été ravi de vous lire, même si je suis un « libertarien » (c’est plutôt un terme utilisé aux USA, en France on dit juste libéral) pur et dur.
      Concernant quoi produire, en quelle quantité et pour qui : c’est le rôle du prix de marché, pensez-vous que cela fonctionne mal, et si oui comment faire mieux ?
      Quant à mourir pour la croissance, sûrement pas. L’être humain est une fin en soi. Si je suis heureux au fond d’une forêt, où à coincer la bulle dans mon fauteuil (si j’ai travaillé suffisamment avant), vous pouvez être sûr que j’y serai, et tant pis pour la croissance. Je suis à peu près certain qu’aucun libéral ne dira le contraire.
      Je ne comprends pas le lien entre croissance et rapports sociaux. Au contraire, les relations sociales sont beaucoup plus apaisées dans un pays riche que pauvre. De plus, je pense que le socialisme tue la bienveillance en remplaçant la charité et l’entraide volontaire par la répartition obligatoire, qui ne devrait pouvoir exister que subsidiairement.
      Enfin, l’évasion fiscale n’est pas de la fraude, c’est simplement l’exercice de la liberté de quitter un pays si vous n’êtes pas d’accord avec sa politique. A moins que vous ne préfériez un joli mur de Berlin tout neuf autour de l’hexagone ?

    • De la part sans cesse accrue des plus value de l’économie réelle allant vers les actionnaires au détriment des salaires depuis les années 80?

      Il est de bon ton de râler contre les dividendes de sociétés du CAC40. J’ai moi-même quelques actions d’une de ces sociétés.
      Pour tout dire, les dividendes m’importent peu, du moment que la société prend de la valeur.
      Les dividendes sont imposés à quelque30-40%. Donc 2% qui deviennent 1% de rendement ce n’est pas folichon. Reste les plus-values, non omposées après un certain temps de détention.
      Si maintenant vous dites que la plus-value est foncièrement immorale, alors je ne gagnerai rien, simplement à cause du risque global que la société se plante.
      Est-ce immoral une plus-value ? Si vous dites que oui, si on m’interdit d’investir ailleurs en Europe ou ailleurs, alors j’irai acheter de l’or et l’enterrer dans un mur.
      Avouez que c’est moins productif pour la société que de prêter pour qu’une entreprise se développe ou évolue.
      Vous êtes chef de votre PME. Avez-vous pensé au moment ou vous partirez? Vous aimeriez que votre entreprise vaille quelque chose plutôt qu’un tas de dettes ou de rouille?
      Vous voyez donc que la plus-value, pas immorale à votre niveau, ne l’est pas pour une société plus grande.
      Si maintenant, les sociétés du CAC40 distribuent plus de dividendes, c’est qu’elles investissent moins en France, et que l’actionnariat est pour plus de la moitié à l’étranger.
      Pouvez dicter quoi que ce soit à une société qui n’est plus française ❓ Défit !!! :mrgreen:
      Question salaires : 4 lignes de déductions au Luxembourg, 5 en Suisse. Et 2 pages en France.
      Cocoricon, on est les champions, on est les champions (musique) ! :mrgreen:

      (Par un chef d’entreprise du bâtiment de 10 personnes, et qui n’est ni sadomasochiste ni encarté dans qq parti politique.. et qui aimerait du fond du cœur pouvoir contribuer à une réorganisation intelligente et responsable d’une société.. dans laquelle l’économie serait au service d’un projet et d’une politique digne de ce nom).

      C’est de l’économie dirigiste dont vous parlez ici ? N’avez-vous pas remarqué que nous y somment déjà, bel et bien les pieds dedans ❓
      Ce n’est peut-être pas assez, alors il faudrait plus de socialisme comme au bon vieux temps de l’URSS ❓

      • En fait les dividendes sont fondamentalement une question mineure.

        http://en.wikipedia.org/wiki/Modigliani%E2%80%93Miller_theorem

        • Bien entendu. Mais on entend tellement brailler (devinez qui) sur les dividendes « immoraux » des sociétés du CAC40 !

          Merci pour le lien.

          • Tu m’étonnes!
            On veut bien que son banquier refile 4% quand l’argent coûte 1%, pour des OPCVM plus ou moins trafiquées dont on ne demande rien; mais attention, qu’on place dans du vraiment productif en échange de dividendes? ça non, c’est de l’exploitation de l’homme par l’homme. D’ailleurs même le bénéfice est suspect !
            Dans le bâtiment en tant que dirigeant, au moment de « l’inoculation » des 35h, des équipes sont venues me voir, « informées préalablement par la C?T » dans un bureau du val d’Oise, car selon ledit syndicat,
            les salariés devaient être toujours payés 39h mais travailler 35….Dans ce sens là, la marge est autorisée!
            ça ne choque pas! après explications et présentations de la réalité, les mensonges dont ils ont été victimes n’ont qu’à peine été vilipendés; ils voulaient simplement croire à une chimère illogique, plutôt que de prendre en charge la vérité qu’ils pressentaient! Des gens qui travaillaient avec nous depuis parfois 10ans! L’humain est curieux quand même. Le rasage gratis est un mal dévastateur pour l’esprit humain.

  • Le truc, c’ est de ratiboiser l’ herbe sous le pied de la droite, ce qui est effectivement très efficace car depuis mardi la droite est atomisée( pour de bon), et c’ est parier sur un duel PS/FN au second tour des prochaines.
    Et vu qu’ ils ne vont rien branler pendant les 2 ans restant le gens vont préférer l’ original socialiste à la copie.
    Maintenant ils n’ ont vraiment plus aucune marge de manoeuvre.
    Ceci étant, j’ essaye d’ être plus optimiste que vous, et j’ espère qu’ une forme de bon sens va être à l’ oeuvre ( Macron a une bonne bouille et semble répondre à pas mal d’ attentes lues ici et là).

    • Droite atomisée, PS déchiqueté, mais pas question que les uns ou les autres admettent d’erreurs ni prennent un cap sensé pour autant.

  • Je ne comprend pas pourquoi les politiciens semblent ne pas croire aux possibilités de Macron,apres tout ,avant lui il y a bien eu un President ,Pompidou, qui venait de la Banque Rotchilds et il n’est pas parcu comme ayant été un Mauvais president,alors pourquoi pas un ministre ?

  • Les commentaires sont fermés.

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Pascal Salin est économiste, professeur émérite de l’université Paris-Dauphine, et fut président de la société du Mont-Pèlerin de 1994 à 1996.

Parmi les ouvrages qu’il a publiés, citons notamment La Vérité sur la monnaie (Paris, Odile Jacob, 1990), Libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2000), Français, n’ayez pas peur du libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2007), Revenir au capitalisme pour éviter les crises (Paris, Odile Jacob, 2010), La T... Poursuivre la lecture

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