L’Argentine aux mains des « fonds vautours »

Si d’aventure l’Argentine devait rembourser les fonds vautours, c’est le principe même des plans de restructuration des dettes passées et futures qui serait remis en cause pour l’ensemble du monde.

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fonds vautour Argentine Kirchner (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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L’Argentine aux mains des « fonds vautours »

Publié le 8 août 2014
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Par Sylvain Fontan.

Vautour credits Ian White (licence cc)

En 2001, l’Argentine fait face à une dette insoutenable qui entraîne sa faillite. Afin de récupérer une partie de leur argent, la majorité des créanciers internationaux acceptent de restructurer la dette argentine. Toutefois, une minorité de créanciers (« fonds vautours ») ont refusé cette proposition et des procédures légales ont été entamées afin que l’Argentine honore sa signature. Fin août 2013, l’Argentine a été condamnée à rembourser ces fonds dits « vautours » mais le pays s’y refuse pour le moment. Un tel remboursement créerait un précédent qui pourrait potentiellement fragiliser l’Argentine, et plus largement qui remettrait en cause le principe même des renégociations de dette au niveau mondial.

tableau fonds vautours

Origine du litige et condamnation de l’Argentine

En 2001, l’Argentine se retrouve confrontée à une faillite historique. En effet, le pays ne peut plus faire face à ses engagements extérieurs (remboursement de la dette et des intérêts) et se déclare en situation de faillite auprès de ses créanciers pour un montant total avoisinant les 100 milliards de dollars. La banqueroute entraîne une très profonde crise économique, monétaire, sociale et politique dans le pays dont certaines séquelles perdurent encore de nos jours.

Suite à cette faillite, l’Argentine trouve un accord avec la majorité de ses créanciers. En effet, 93% des créanciers acceptent volontairement de restructurer une partie de la dette argentine en deux étapes : 2005 et 2010. Concrètement, ces créanciers acceptent une décote (perte de valeur) de 70% en échange de l’engagement que les 30% restants leurs soient effectivement remboursés.

Une minorité de créanciers internationaux refusent la proposition de restructuration de la dette. En effet, une partie des détenteurs de la dette argentine, surnommés les « fonds vautours », exigent son remboursement total, ainsi que des intérêts liés. Un fonds dit « vautours » correspond à un fonds d’investissement spéculatif (« hedge fund ») qui rachète la dette d’entreprises et de pays en difficultés, souvent à prix cassés, afin d’espérer réaliser une plus-value significative à plus ou moins long terme.

Afin d’obtenir gain de cause, ces fonds vautours engagent des démarches légales. Fin août 2013, la cour d’appel de New-York aux États-Unis condamne l’Argentine à rembourser aux deux principaux fonds vautours (NML Capital et Aurelius Capital Management) près de 1,5 milliard de dollars, soit environ un milliard d’euros. La raison invoquée par la juridiction américaine est que les procédures mises en place jusque-là créent des discriminations dans le traitement des créanciers. Pratiquement, cela implique le fait que l’Argentine doive rembourser ces deux fonds avant de pouvoir rembourser tout autre créancier. L’alternative est d’arrêter de rembourser l’ensemble des créanciers mais cela reviendrait à acter un nouveau défaut avec les implications que cela comporte.

Implications

René Fonds vautoursL’Argentine refuse le jugement émis par la cour d’appel de New-York. Le pays envisage une parade pour contrecarrer la décision américaine. En effet, le pays pourrait proposer aux créanciers obligataires du pays (qui détiennent de la dette argentine) un échange de leurs titres contre des bons de même valeur mais qui seront payés en Argentine (et pas à New-York) afin d’éviter un risque de saisie. Dès lors, cela reviendrait à convertir les obligations des créanciers en droit local, et ne plus les libeller en droit américain, britannique ou japonais comme c’est actuellement le cas.

Une telle mesure présente des avantages mais également des risques. En effet, cela permettrait à l’Argentine de continuer à honorer ses engagements vis-à-vis des créditeurs qui ont accepté la restructuration de sa dette (décote de 70%). Toutefois, cette mesure est risquée car elle implique le fait que les créanciers acceptent d’ouvrir un compte en Argentine et se soumettent aux aléas de la politique locale et au contrôle des changes. Ainsi, l’avantage pour les créanciers n’est pas évident alors que les risques sont certains. Dans ce cadre, cette mesure semble encore aventureuse.

Potentiellement, l’Argentine a les moyens de rembourser ces deux fonds vautours. En effet, la hausse des cours des matières premières agricoles, énergétiques et minérales durant les années 2000, et dont le pays est largement doté, a permis à l’Argentine d’accumuler d’importants excédents extérieurs. Le pays a ainsi pu rembourser régulièrement ses créanciers. Dès lors, ce n’est pas en soi la somme de 1,5 milliard de dollars qui pose problème à l’Argentine.

Le remboursement intégral des fonds vautours pourrait entraîner la même demande de la part de l’ensemble des créanciers. En effet, c’est cet aspect qui pose réellement problème. Si l’Argentine rembourse ces deux fonds, alors les autres fonds qui avaient précédemment accepté la décote pourraient légitimement réclamer le remboursement de la partie qu’ils avaient acceptée de perdre. Une telle demande ne se traduirait plus par un montant de 1,5 milliard de dollars, mais par un montant supérieur à 40 milliards de dollars.

Dans ce cadre, l’Argentine serait contrainte de se retourner sur les marchés financiers pour se financer. Le pays s’était retiré de ces marchés financiers depuis 2001. Or, étant donné le passif de défaut du pays, et compte tenu des mesures protectionnistes mises en place par le pays qui ne créent pas un environnement favorable aux investisseurs, le taux auquel le pays pourrait envisager de se financer serait très probablement supérieur à 10%. Parallèlement, depuis l’éclatement de la crise globale et la contraction du commerce international et de la demande émanant des pays riches, les conditions qui avaient permis au pays de sortir de sa situation économique catastrophique ne sont plus réunies. En effet, après un taux de croissance à +9,2% en 2010, le taux de croissance économique du pays a ralenti à +1,9% en 2012. Dès lors, le spectre d’un nouvel épisode de crise de la dette argentine serait envisageable.

Élément global

Plus largement que l’Argentine, les enjeux sont mondiaux. Si d’aventure l’Argentine devait rembourser les fonds vautours, c’est le principe même des plans de restructuration des dettes passées et futures qui serait remis en cause. En effet, les créanciers seraient encore plus réticents à consentir à des restructurations, les pays qui pourraient en bénéficier pourraient craindre un éventuel « retour de bâton » par la suite et le retour à un environnement de marché « normal » serait plus difficile. Enfin, les dettes déjà restructurées ailleurs dans le monde pourraient elles aussi être remises en question. Même si le cadre juridique de la dette grecque paraît plus protégé que le cas argentin, c’est typiquement ce genre de sauvetages financiers qui pourraient ne plus être possibles.

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  • Et alors?

    Remettre en cause le principe selon lequel les irresponsables doivent faire faillite me semble infiniment plus dangereux que de mettre l’Argentine face à ses responsabilités. S’il y a défaut, les banques apprendront à ne pas prêter aux imposteurs et ce sera d’autant mieux pour l’avenir. Un Etat qui ne peut pas emprunter ne peut pas cacher sa gabegie derrière de l’endettement et facturer ça aux générations futures. C’est un progrès. Si l’argentine paye sa facture au prix fort, ça rappellera aux argentins que les factures finissent toujours par arriver un jour et qu’il faut réfléchir avant de voter pour des démagos.

    En Anglais on appelle ca « to learn the hard way ». Désolé les gars mais c’est pas quand on a fait dans le fond de son froc qui qu’il faut serrer les fesses.

    • qui..quiqui…qui…qu’il faut-faut…se-se-serrer les fé- les fé-les-les fé-fesses??? Mitch tu nous cacherais pas une fuite en avant…en nous revendant l’imposture étasunienne.

      • Oh mon dieu, me voila ridiculisé par une typo. Comment vais-je survivre à l’opprobre que Plutch jette sur moi dans sa si percutante prose? Sa vanne puérile, digne d’un calembour de court de récréation d’école primaire doit certainement réduire à néant mon argumentaire… Par sa finesse intellectuelle de camionneur îvre, il vient de me déasquer comme agent des puissances impérialistes complotistes de la finance appatride.

        Je bégaye par écrit… C’est vrai, mon dieu… que vais je faire? Peut être vous dire dans mon langage mal assuré et approximatif que je vous trouve con…con…con…consternant… Pardon, je bégaye…

      • Bon, cela fait Plutch, et cela le fait bien 🙂

    • Cela est un bon principe. Tu t’endettes tu rembourse, enfin quoi! Autrement quel exemple!
      De plus un Etat doit savoir ce qu’il fait avec l’argent d’autrui. Il y a bien des campagnes électorales au cours desquelles, ils nous affirment tous qu’ils sont compétents, qu’ils vont se mettre au travail et qu’on va voir ce qu’on va voir. Et on voit. Voulez-vous d’autres exemples que l’Argentine.
      Nous les peuples devons exiger qu’aucun état ne s’endette. Avant on rembourse et on insère dans toutes les Constitutions nationales l’interdiction totale d’endettement aux Etats et collectivités administratives le recours à la dette sous peine de radiation immédiate des responsables, incarcération à vie et sanctions financières représentant la totalité du patrimoine des fautifs.

  • Je trouve cette analyse pertinente. Evidemment cela ne règle pas le pb de fond de l’Argentine qui ne parvient pas créer une dynamique positive solide. Mon interprétation est que l’Argentine ne s’en sortira pas tant qu’elle reste accrochée à un nationalisme isolationiste. Il est grand temps pour l’Amérique Latine d’avancer vers une communauté de pays, si proches culturellement, mais les élites politiques ont peur de perdre leur pouvoir…En Europe il nous a fallu 3 guerres Franco-Allemandes pour le comprendre…

  • Vautours, c’est très péjoratifs, mais qui s’est endetté ?
    Le pouvoir est toujours à ceux qui ont l’argent et quand on s’endette on donne le pouvoir aux créanciers.
    On ne les aime pas, mais les vautours sont essentiels pour le nettoyage, éliminer les bêtes les plus faibles, terminer les restes des autres prédateurs. Il font le ménage, quoi!
    Ca tombe bien, l’Argentine a besoin de nettoyage dans ses finances. Si ça peut les forcer à faire quelque chose, ça sera tout bon pour eux.

  • si j’ai bien compris, les fonds « vautours » sont des fonds qui rachètent des dettes à bas prix pour pouvoir s’enrichir à peu de frais ?

    Du coup, Mitch et MDR sont hors sujet puisque les créanciers habituels ont acceptés de renégocier la dette pour que l’Argentine ne paie pas au prix fort…

    Leurs deux commentaires font froid dans le dos car ils oublient qu’en Argentine, il n’y a pas que des politiques et des banquiers mais aussi des habitants qui, eux, paieront les pots cassés si « l’Argentine paiet le prix fort » (ce qui a déjà été la cas mais Mitch ne doit pas le savoir)

    D’autre part, il est illusoire de croire que les banques, les créanciers et les fonds vautours aient la moindre volonté de « nettoyage des finances » de l’Argentine ou de quelque pays que ce soit ! Au contraire, les dettes, les créances, la gabegie les enrichit de plus en plus !

    Ne vous trompez pas de cible SVP, les « irresponsables », Mr Mitch, ne sont pas tous ceux que l’on croit.

    • L’Argentine pressure ces habitants d’autant plus fort qu’elle a plus de moyens (dont financiers) pour le faire. Plus elle est contrainte, moins elle peut faire de mal a ses habitants.

      Et puis faut quand même pas oublier que majoritairement ce sont les habitants que ont choisi cette politique, en votant pour les irresponsables qui se proposaient de la mener, et qui n’ont nullement cacher leurs intentions : redistribuer de l’argent emprunté, qui serait remboursé de la croissance keynésienne.
      Mais les emprunts sont réels, alors que la croissance keynésienne n’est qu’un rêve.
      Tu devrais le savoir, on a les mêmes en France (et les résultats seront évidemment les mêmes)

      Arrêter les conneries d’endettement fera bien plus de bien que de mal aux habitants.

    • Peu importe ce qu’ils veulent faire. L’important est ce qu’ils font effectivement.
      Et ce qu’ils font effectivement, c’est nettoyer les finances de l’Argentine.

      J’espère que l’Argentine paiera ou fera défaut, car dans la même situation, je voudrais que la France paie ou fasse défaut. Parce que dans les 2 cas, se financer sur les marchés ne sera plus possible. c’est ce dont ces pays ont besoin.

      • Je suis totalement en accord avec vous pour que chaque pays paie ses dettes, mais absolument contre le défaut, car un pays doté de tous les moyens en éconmistes, financiers, conseillers, xperts comptables, commissaires aux comptes payés à prix d’or,doit savoir ce qu’il fait et que ce sont les populations qui vont payer;RESPECT. Par ailleurs il faut expliciter que c’est surtout l’argent des éparnants qui finance l’endettement des pays qui croient à la sécurité supérieure de l’Etat. La responsabilité des hommes politiques est TOTALE et il n’est pas acceptable qu’ils soient toujours exonérés de cupabilité.C’est trop facile.

    • Les irresponsables sont toujours les mêmes : ceux qui veulent vivre au-dessus de leurs moyens, que ce soient des particuliers, des communes, des régions, des pays. A un moment donné, la « douloureuse » arrive…

      Cela dit, sauf erreur de ma part, dans le cas de l’Argentine celle-ci a signé des accords et maintenant se rétracte. Ce qui fait froid dans le dos est d’entendre sa présidente, Cristina Kirchner, dire : L’Argentine a vécu avant et vivra après. Autrement dit, elle n’en a rien à foutre des argentins… ce qui est d’ailleurs le cas de pour ainsi dire tous les gouvernements du monde.

    • « Leurs deux commentaires font froid dans le dos car ils oublient qu’en Argentine, il n’y a pas que des politiques et des banquiers mais aussi des habitants qui, eux, paieront les pots cassés si « l’Argentine paiet le prix fort » (ce qui a déjà été la cas mais Mitch ne doit pas le savoir) »

      J’aime comment vous relayez la propagande de la clique au pouvoir en argentine qui prend la population en otage pour justifier la mauvaise gestion mafieuse et le non-droit…
      « Laissez-nous faire du mal au peuple en pais, sinon il aura encore plus mal. » Typique des socialistes…

      Il est très probable que ces conséquences soient en réalité fausses et que les contraintes sur l’État permettent de libérer les population.

    • Bonjour bob
      « pour que l’Argentine ne paie pas au prix fort… »
      Non non non
      Le prix de la valeur faciale, le prix qui était prévu lors de la signature.
      Vous signez un contrat avec qq’un, l’honnêté est de payer ce qui est prévu, m’enfin si vous êtes pour les voleurs.

    • Qu’importe la technique achat primaire ou secondaire, tout emprunteur sait ce qu’il fait et ce à quoi il s’engage, à fortiori si c’est un état. Il faut arrêter d’excuser ces incompétents, car en final c’est nous qui payons, soit pour nos propres dettes nationales (2000 milliards en France qui ont été dépensés en consommations sociales et ne venez pas dire que ce sont pour des investissements, ceux ne représentent que 0,2% du PIB, c’est à dire RIEN). Les banques prêtent peu aux Etats, ce sont les épargnes des gens qui financent sur les marchés les emprunts souverains, c’est d’ailleurs là où se situe le marché secondaire. Par extension, cela voudrait dire que tout achat de quelque instrument financier pourrait être rabaissé de 70 % (ex argentin de l’article), ce qui revient à une spoliation. C’est totalement inadmissible. Accepteriez-vous, par exemple, que votre livret A dans votre banque vous soit restitué avec une décote de 70 % ?

    • Pourriez vous me précisez un point ? (vous ou un autre qui connait le sujet)

      Pourquoi les créanciers ayant signé la restructuration pourraient ils aujourd’hui revenir sur cet engagement.

      • C’est une excellente question, j’aimerais bien aussi savoir quel est précisément le risque si l’argentine doit payer.

        • Voir le commentaire de Paul P plus bas.

          • Ah effectivement, j’étais passé à coté, merci.

          • J’ai moi aussi pris connaissance du commentaire de Paul P, et aussi de celui de gameover, plus récent, pourtant ma question demeure.
            La clause « RUFO » (Rights Upon Future Offers) me semble, intuitivement, prévue par une autorité de régulation, pour garantir les droits des « petits « détenteurs d’obligations, qui ne siègeront jamais à une réunion de restructuration. Elle a donc dû être prévue dès l’émission de l’obligation pour « gérer » son éventuel défaut.
            Cependant, dans le cas présent, la restructuration est actée, et un tiers, le tribunal Américain, accède à la demande spécifique des deux fonds. Il ne me semble pas évident, toujours intuitivement, que cette clause s’applique aux signataires. Sans y avoir renoncé expressément, elle apparait caduque.
            Et cette situation m’inspire deux autres questions :
            Qu’à sanctionner le tribunal Américain au juste ? L’argentine, ou la procédure de restructuration ?
            Autrement dit ; s’est-il poser en liquidateur, constatant le défaut, l’absence de liquidité, mais aussi la présence d’actifs capable de satisfaire les créanciers. Où bien ; a-t-il simplement constaté qu’il n’y avait pas unanimité chez les créanciers, et sanctionné, le « coup de force » des signataires ? Renvoyant alors le processus de restructuration à son point de départ.
            Enfin, les détenteurs particuliers de ces obligations, s’ils les ont acquis par l’intermédiaire d’un des signataires de la restructuration, ne peuvent-ils pas aujourd’hui, légitimement exiger une indemnité de la part de ceux-là pour leur manque de « clairvoyance » ?

            • Bref rappel historique car je vois que tu patauges et c’est pas l’article qui va t’aider :

              – en 2001 l’argentine fait défaut sur sa dette de plus de 120Mds émise dans 8 monnaies différentes de mémoire dont le $ et sous des législations différentes dont celle des US.

              – en 2003 le président annonce qu’ils ne rembourseront que 25% et ça négocie

              – en 2005 une première négo rassemble 75% des créanciers qui acceptent le protocole vs 70% d’effacement de dette. Cette négo est faite sous législation américaine et nomme une banque américaine comme banque de transfert des fonds. La clause RUFO d’égalité de traitement des créanciers est dans ce protocole à l’entête de la république d’argentine.

              – en 2006 l’argentine rembourse complètement le FMI.

              – en 2010 elle n’a toujours rien remboursé et un second round rassemble 93% des créanciers avec toujours 70% d’effacement de dette. Ce protocole fixe le 30 juin 2014 pour le versement des premiers intérêts de la nouvelle dette.

              L’argentine avait annoncé dès 2003 qu’elle ne rembourserait pas ceux qui n’accepteraient pas le protocole.
              Parmi les 7% qui n’ont pas accepté certains ont revendu dès 2003 sur le marché secondaire leur créance à des Fonds spéculatifs , ce que l’auteur appelle les fonds « vautours ».

              Les Fonds ont introduit auprès des tribunaux des demandes en paiement de 100% de leurs créances en s’appuyant sur le fait que cette dette avait à l’origine été contractée en $ et sous législation américaine et ils ont obtenu des jugements favorables aux US et en UK en 2011 et 2012.

              S’appuyant sur ces jugements un Fonds a fait saisir en octobre 2012 un bateau de l’argentine au Ghana. Une cour internationale que les US ne reconnaissent pas a demandé au Ghana de libérer le bateau. C’est peut être dû au fait que le jugement était en cours d’appel. mais ça veut dire que tout bien appartenant à l’état argentin n’est plus en sécurité dès qu’il est hors du territoire. La présidente se déplace depuis en avion de location au lieu de son avion officiel. Des actions ont aussi été menées contre des ambassades de l’argentine, dont celle en france si ma mémoire est bonne.

              En juin 2014, comme prévu, l’argentine a procédé au virement des fonds à la banque de New York pour payer les intérêts à ceux qui ont accepté le deal. Les Fonds ont fait saisir les liquidités ($550M de mémoire) en vertu des précédents jugements devenus exécutoires. L’argentine a alors demandé à un tribunal US de statuer pour libérer les liquidités et le juge a bien évidemment confirmé les précédents jugements mais a fait renvoyer les $ en argentine en leur demandant de rembourser les Fonds à 100% ($1.6Mds) avant de procéder au paiement des intérêts aux autres créanciers. Le juge a donné un sursis de 1 mois à l’argentine pour trouver une solution.

              Ca ne serait pas un problème vu la somme sauf que à cause de cette clause RUFO les Fonds seraient donc traités différemment des autres créanciers qui eux pourraient aussi exiger d’être remboursés à 100% et EN MEME TEMPS.

              L’argentine a alors porté en juillet 2014 la dispute devant la Cour Suprême des US qui l’a prestement renvoyé dans ses foyers sans même inscrire l’affaire à son rôle.

              Le 31 juillet 2014 l’argentine n’a pas trouvé de solution et on peut considérer qu’elle a fait défaut mais c’est a priori évalué comme un défaut technique.

              La suite : la clause RUFO ne sera plus applicable après le 31 décembre 2014 donc l’argentine pourra rembourser les Fonds début janvier 2015, puis les autres créanciers dans la foulée suivant les termes prévus dans le protocole sans risque de saisie.

              Nota pour bien comprendre : les Fonds américains ont uniquement acquis de la dette en dollar et les 1.6Mds ne représentent pas ce qui est dû aux 7% de créanciers qui ont refusé car il y a d’autres créanciers qui ont refusé dans d’autres monnaies dont 1Md dû à 60,000 épargnants italiens.

              Il semble que cette dette a été racheté en 2003 par ces Fonds pour $85M et vu les conditions d’effacement de l’époque (75%) on peut donc estimer qu’elle représentait un principal de $340M (x4) soit près de $1.6Md aujourd’hui si on applique le taux d’intérêt de l’époque de 12.5% (exactement $1.572Md en comptant la capitalisation des intérêts sur 13 ans).

    • Ils n’avaient qu’à emprunter en Lires ou en Pesos !
      Et celui qui a pris l’emprunt, il vaut moins qu’un argentin ?

  • Si les créanciers ayant acceptés la restructuration de la dette peuvent « légitimement réclamer le remboursement de la partie qu’ils avaient acceptée de perdre » c’est en raison de la clause « RUFO » (Rights Upon Future Offers) incluse dans le contrat signé avec le gouvernement argentin. Cette clause garantie aux créanciers qu’ils bénéficierons des mêmes conditions de remboursement que le créancier ayant obtenu le meilleur « deal ».
    Si l’Argentine rembourse 100% à NML et Aurelius elle devra verser 100% aux autres créanciers et non plus 30%.
    Ci-joint un article du FT expliquant plus en détail la situation: ftalphaville.ft.com/2013/03/06/1411442/raising-the-rufo-in-argentine-bonds/

  • Pourquoi traiter de vautours des prêteurs qui n’ont pas été d’accord pour perdre l’argent qu’ils ont prêté?
    Quand on emprunte, on s’engage à rembourser. Mais il est vrai que les politiques et les hauts fonctionnaires ne sont jamais responsables de leurs actes.

  • Très bonne chose, ces rachat de créances à but lucratif.
    ça peut envoyer de très bons signaux…

    • Les fonds sont dits vautour car ils se nourrissent d’actifs illiquides sur le point de caner. Je trouve la comparaison plutot pertinente. Ces fonds ne sont pas les créanciers initiaux, ils achetent des actifs pourris d’occaz ayant une relativement faible probabilité de gains. Ils ont donc peu de chance de gagner de l’argent mais en cas de succes ils empochent le gros lot.

      Le vendeur de l’oblig pourrie est bien content de pouvoir ceder sa carcasse à un fonds vautour : il prefere toucher peu mais surement que récupérer sa mise dans un scenario peu probable. L’achat se fait peut-être a but lucratif mais la vente aussi. L’emprunter n’aime pas les fonds vautour n’ont pas parce qu’il doit rembourser d’avantage d’argent mais parce qu’il a en face de lui un creancier corriace qui sera pret a engager des frais juridiques faramineux pour récupérer le capital du.

      Au dela du fait qu’il est normal de respecter un contrat, l’existence des fonds vaurtours repond à un besoin qu’il est souhaitable de preserver si l’échange est libre. Effectivement cela renvoie un signal negatif car les gens détestent les spéculateurs, la liberté d’echange pour soi ok mais pour les autre pas question car c’est mal.

      • Dsl pour les fautes

        • T’inquiètes pas pour les fautes. On n’est pas non plus à la dictée de Pivot.
          Un autre point que je voudrai mentionner c’est aussi que grâce à l’existence des fonds vautours, les prêteurs évaluent le risque de défaut total à un niveau inférieur. Ils savent que ces fonds existent en dernier recours. Cela leur permet de prêter pour moins cher à l’origine. Sans les fonds vautours, sans possibilité de revendre les créances, le taux d’intérêt serait bien plus élevé. Si on interdit les fonds vautours, alors on transforme tous les prêteurs en usuriers. Mais ca, bien sur, les YAKA comme Bob, refusent de le voir.

          • Bein vu, tout est affire de calcul de risque.

          • un fond  » vautour  » ( c est le qualificatif donne par les mauvais payeurs a leur creancier )
            ne fait QUE faire respecter un engagement pris par un ETAT ! c.a.d LA LOI !! ( ca c est dur a avaler hein ?)

            Naturellement on peut qualifier les etats en « terroriste »  » escrocs non payeurs »  » non payeurs malheureux »
             » jeteurs de bombes impunis  »  » maitre chanteurs  » etc

            mais le resultat est : combien vont payer les Argentins pour leur prochain emprunt ??
            car les preteurs seront soit des ingenus soit des gens sans memoire….

            end of comment

            • Tout comme les collectivtés territoriales françaises qui ont porté plainte contre DEXIA (ex. CREDIT LOCAL DE FRANCE) pour « emprunts toxiques » car indéxés en franc-suisse, pour la plus part. Car vous voyez, une collectivité teritoriale qui a toutes les équipes de juristes, directeurs financiers et les hommes politiques que nous connaissons et qui savent tout, ne lit pas les contrats de prêt, elle. Alors que le particulier lui qui n’y connait rien à cette obligation sinon on lui fait vendre ses garanties.
              Pour cette affaire d’emprunts de collectivtés territoriales, dont le leader en contestation contre DEXIA est quand même de deuxième personnage de l’Etat, qui brille en haut du « perchoir », j’ai nommé M Claude BARTOLONE, président de l’Assemblée nationale, ecusez du peu… licence de mathématiques-physique. Il a même des difficultés avec son patrimpoine avec le prix d’une maison de plus de 2 millions d’euros dans le département du 9-3 du superfice de 380 m².

              http://rue89.nouvelobs.com/2013/05/17/patrimoine-sublime-terrasse-claude-bartolone-242400

      • Je tiens à préciser qu’il n’y avait aucune ironie dans mon message.

        Quant à la cession de créance, c’est vieux comme le monde.

  • Je souhaite renégocier mes dettes personnelles et ne plus rien devoir, pour ensuite me réendetter, et ainsi accroître ma fortune personnelle au détriment de ceux qui m’ont fait confiance intialement en me prêtant. Et ainsi de suite.

  • Enfin 100 milliards par 37 000 000 d’Argentins cela fait 2700$ par personne en une seule fois sur 10 ans 10 fois. De qui se fout-on? Les fonds vautours veulent récupérer l’argent de la dette, un point c’est tout. Qui est le plus malhonnête des deux?

  • J’allais oublier que 40 milliards cela fait environ 1 000 $ par Argentin, est-ce si insupportable? Et sur 10 ans….

  • Tout l argent argentin est en Suisse Hong Kong etc

    leur  » pardonner  » ( en fait faire respecter LEURS engagements de rembourser..)
    serait une grossiere erreur : ils recommenceront !! Les paris sont ouverts

    Il faut tout simplement ne plus leur preter d argent sans GARANTIES serieuses ( hypotheques sur
    les biens d Etat par exemple…??? a voir ! mais qui voudra acheter ??.) et bien faire la pub sur leur passe de financiers en perpetuelle faillite
    inconsequents et jouisseurs ( sauf pendant les deux guerres mondiales et les quelques annees qui suivent )

  • Les cigales doivent payer les fourmis./

    ARGENTine est un nom bizarre pour ce pays, pourquoi pas FERBLANTINE.

  • C’est quoi l’histoire en résumé? un agent économique (l’état argentin) s’endette, ne rembourse pas ses créanciers et certains d’entre eux se délestent de la leur (contre une jolie moins-value) sur ce qui ressemble finalement à des sociétés de recouvrement de créance (car c’est bien ce rôle que jouent les fonds vautours).

    Quant au principe des plans de restructuration, je ne vois pas en quoi il serait remis en cause si l’Argentine payait ces fonds vautours, c’est quoi un plan de restructuration finalement? Rien d’autre qu’un contrat que ces deux entreprises ont refusé de signer, ce qui est leur droit le plus strict, elles ne sont donc pas tenues d’en accepter les termes.

    • Tiens !!? C’est une bonne question, ça !!
      Est-ce que le cœur de métier de ces « fonds vautours » est juste le placement de liquidités ou bien le recouvrement de créances (comme ces entreprises de rachat de créances pour PME, dont l’activité est bien le recouvrement mais qui rachètent les créances échus de leurs clients ; ce transfert de propriété relevant plus d’une action commerciale que de l’activité bancaire) ???
      Bref, comme quoi, rien n’est simple et les gens qui s’indignent à propos de ces fonds sont généralement les plus ignorants…

      Et quant à la renégociation des dettes, l’article a quand même raison de souligné l’existence d’un rapport de forces qui existe entre le débiteur et les créanciers (et entre les créanciers eux-mêmes)…
      Vous ne trouvez pas ??…

  • Pas du tout d’accord avec l’article.
    Le vrai risque, c’est que ce qu’a fait l’Argentine, dépenser de l’argent emprunté pour rien puis refuser de rembourser, devienne un stratégie viable. Qu’il n’y ait aucune garantie de remboursement est le meilleur moyen de tarir tout crédit. C’est, tout simplement, la négation du droit.
    Ces fonds sont sans aucun doute à l’origine d’une incitation très bénéfique.

    • Il n’y a aucune chance que ça devienne une stratégie viable, les prêteurs ne s’y feront plus reprendre. Le risque est plutôt que les emprunteurs honnêtes soient pénalisés par leurs réticences.

      • Vous pensez vraiment que l’Argentine sera le dernier pays de l’histoire à ne pas rembourser un préteur ? Si seulement c’était possible…

  • Ça serait dommage que ces fonds spéculatifs réussissent. Faut faire comprendre à ces organismes qu’il y a toujours un risque quand on joue.
    Les intérêts sont sensés représenter le risque de non recouvrement non ? Bah voilà ça arrive tant pis pour eux. Et maintenant l’Argentine devra faire attention car elle n’aura plus de cadeau sur les taux d’emprunts.
    La plupart des réponses ici me font rire, l’État s’est engagé à payer, faut pas qu’il sen sorte blabla. Pourquoi ceux qui ont prêté devraient s’en sortir à meilleur compte ?

    • C’est une blague j’espère?

      • Non, c’est ce que pensent la quasi-totalité des gauchistes. Ils sont irresponsables et malhonnêtes, ce n’est pas une révélation.

      • Ce que je souhaite à ce type de commentateur c’est qu’un de leur clients dépose le bilan et que ça entraîne leur licenciement… ça leur apprendra à vivre.

        Et pour enfoncer le clou, que la banque vienne saisir son logement, je viendrai voir sa tête à la vente aux enchères.

        Mais bon, faut pas se leurrer, avec un tel état d’esprit il y a de grandes « chances » qu’il vive déjà sur notre dos en étant fonctionnaire. Alors j’irai en place de Grève le jour venu…

        • Tant de préjugés, vous m’en voyez ravi. Je ne fait qu’écrire un commentaire extrémiste face aux commentaires extrémistes que je puis voir ici. Est-ce une blague ou non ? Disons non comme cela vous pourrez vous conforter dans vos inepties stéréotypées.

          Autre point que je n’apprécie guère dans les commentaires, ceux qui disent que le gouvernement a été élu donc les argentins doivent payer, que pensez-vous de ceux qui ne voulaient pas de ce gouvernement ? Notamment vous commentateurs de Contrepoints qui portent une haine véhémente face à l’Etat actuel, comment prendrez-vous cela quand/si ça arrive en France ?

          Pour en revenir au sujet, s’ils peuvent payer ça serait mieux pour eux d’y passer. Comme toujours ça évitera des déconvenues futures !

          • Pardon, non pas que je n’apprécie guère mais qui m’interroge.

          • « Notamment vous commentateurs de Contrepoints qui portent une haine véhémente face à l’Etat actuel, comment prendrez-vous cela quand/si ça arrive en France ? »

            On se dira que la majorité des gens a voté pour des glands qui ont dépensé plus que ce qu’ils pouvaient rembourser et qu’en plus, comme d’habitude c’est ceux qui auront épargné sagement en suivant la technique inverse (en gros ne pas vivre au dessus de ses moyens et donc réussir à en mettre un peu de coté) qui devront payer pour tout le monde.
            C’est pourtant simple hein ?

            • C’est pourtant simple hein ?

              Faut pas en demander trop, les neurones vont griller :mrgreen:

              • Oula on y va mollo coco je recouvre d’une gueule de bois 🙂

                Réponse simpliste mais efficace. Donc vous accepterez le choix de la « majorité » sans vous plaindre. Remarque en restant silencieux au moins c’est sûr de pas se faire entendre ! 😀 L’espoir reste donc la prise de conscience global de la population, et on voit qu’en Argentine ça a pas l’air gagné !

                • Il faut boire de l’eau ferrugineuse… 🙂

                • Parfois les choses ne sont pas compliquées,il n’y a pas de repas gratis.
                  Quoiqu’on fasse, tant que la majorité des gens pensera:
                  « Pourquoi ceux qui ont prêté devraient s’en sortir à meilleur compte ? »
                  On l’aura toujours dans le baba, hélas.

          • @Fab
            « Tant de préjugés, vous m’en voyez ravi. Je ne fait qu’écrire un commentaire extrémiste face aux commentaires extrémistes que je puis voir ici. Est-ce une blague ou non ? Disons non comme cela vous pourrez vous conforter dans vos inepties stéréotypées. »
            C’est vous la blague, vous venez insulter les posteurs de contrepoints avec vos commentaires.
            Une dette doit être remboursée, même pour un état. Un état n’est pas au dessus des lois.

            • Un état fait les lois, il peut donc être au dessus de celles-ci malheureusement sauf si c’est figé dans la constitution qu’il peut tout de même amendé. Remarque le conseil constitutionnel a l’air de faire un boulot correct.
              Je n’insulte pas, je ne fais dire que la propension à classer les gens rapidement est évidente. Et ce n’est pas la première fois que je vois ça (car oui je suis le site depuis un certain temps, et suis ouvert à faire évoluer mon point de vue), le problème c’est que au mieux ça fait rire les lecteurs, au pire ça fait passer pour des sectaires.

              • @Fab

                Je reprends ton message d’origine :

                 » Ça serait dommage que ces fonds spéculatifs réussissent. Faut faire comprendre à ces organismes qu’il y a toujours un risque quand on joue.
                Les intérêts sont sensés représenter le risque de non recouvrement non ? Bah voilà ça arrive tant pis pour eux.  »

                Disons déjà que les fonds font leur boulot en participant au processus de recouvrement de créances et utilisent toutes les voies de droit pour cela. Si en final le taux de recouvrement des créances est élevé, ça permettra aux pays d’emprunter à un taux moins élevé. Une banque qui ne se soucierait pas de recouvrer ses créances donnerait un signal au marché et personne ne rembourserait et plus personne ne pourrait emprunter.

                Sur la prime de risque : cette notion est très mal comprise. Le risque dévalue une créance.
                Si tu as le choix entre 2 voitures d’occasion identiques en apparence mais qu’il y en a une seule dont tu as pu entendre le moteur tourner, alors ces 2 voitures vont avoir un prix différent pour toi car le risque fait perdre de la valeur.

                Mais ça ne veut pas dire que tu as acheté les yeux fermés mais suivant des méthodes d’évaluation qui te sont propres et que suivant ces méthodes tu as remarqué que 1 voiture sur 5 avait un problème et que ça te coûtait 50% du prix de la voiture en question pour la réparer APRES AVOIR EPUISE TOUTES LES VOIES DE RECOURS EN GARANTIE CONTRE LE VENDEUR et donc 10% en répartissant sur les 5 voitures,

                Donc quand tu vas acheter des voitures dont le moteur ne tourne pas tu vas donc les dévaluer de 10% dans ton offre. Au lieu de les acheter 100, tu vas les acheter 90.

                C’est pareil pour la dette quand elle se négocie sur les marchés. Une dette à 1 an d’une valeur nominale de 100 qui se négocierait à 80 sur les marchés on dit que le taux d’intérêt est de 20%. Ca inclut la rémunération du capital et le risque.

                « Et maintenant l’Argentine devra faire attention car elle n’aura plus de cadeau sur les taux d’emprunts. »
                Si l’argentine a souhaité commencer à rembourser une partie de sa dette c’est qu’elle a l’intention de revenir emprunter sur les marchés car le taux accordé par le Venezuela (12.5%) lui paraît un peu élevé. D’ailleurs là on n’entend personne parler de vautour, c’est pourtant exactement le même comportement. Wah… le venezuela ça serait pas bisou ?
                Le taux dépendra des garanties que l’argentine apportera

                « La plupart des réponses ici me font rire, l’État s’est engagé à payer, faut pas qu’il sen sorte blabla. Pourquoi ceux qui ont prêté devraient s’en sortir à meilleur compte ?

                Les réponses te font rire (ou te paraissent extrémistes ou le fait de sectaires) car tout cela paraît tellement évident aux intervenants qu’ils ne pensent même pas nécessaire de motiver leurs réponses comme je le fais ici. Il s’agit du principe le plus basique de respect de la propriété. Il ne s’agit pas de s’en sortir à meilleur compte mais de respecter les termes du contrat.

                Donc pour nous, quelqu’un qui ne comprend pas cela c’est quelqu’un de trop habitué à vivre avec les sous des autres et que ça ne gêne pas.

                Quant à épiloguer pour savoir si les états ont emprunté avec l’assentiment de leur population ou pas, la réponse est dans le fait que le gouvernement a été élu. De mon coté même si je n’approuve pas la dette de la france, j’ai conscience que ça me concerne comme les autres.

                • D’accord, merci ça me semble plus clair maintenant. La justice américaine a déjà décidé, c’est vrai que c’est bête de leur part d’avoir contracter avec le droit américain !

                  J’espère juste voir le même discernement en face du deux poids deux mesures : un état fait faillite, il doit rembourser; une banque fait faillite, l’état la rembourse. Il y aura de toute façon d’autres articles pour en débattre.

                  « Donc pour nous, quelqu’un qui ne comprend pas cela c’est quelqu’un de trop habitué à vivre avec les sous des autres et que ça ne gêne pas. »
                  Ce n’est pas comme ça que vous allez convaincre foule. Vous avez (certainement?) aussi vécu sous l’égide de vos parents. Les avez-vous remboursé ?
                  Il faudrait donc avoir la révélation avant de passer ici ? Vous (au sens général) vous plaignez vous même du système éducatif gauchiste. Si les commentaires ne servent pas à exposer des points de vues, mais juste se « brosser le poil entre amis », quel intérêt pour le lecteur ?
                  Alors certes je suis rentré « dans le lard » ce qui n’était pas la meilleure idée. Oublions pour celui-ci, nous verrons dans le futur.

                  • Ce n’est pas comme ça que vous allez convaincre foule. Vous avez (certainement?) aussi vécu sous l’égide de vos parents. Les avez-vous remboursé ?

                    Un peu indiscret comme question :mrgreen:
                    Par contre nos parents ont payé leur dette en nous élevant alors qu’ils n’en étaient pas obligés ❗

                    • Oui je m’en excuse, je n’en attends pas de réponse de toute façon 🙂
                      Je voulais juste lancer une bonne petite pique en réponse au nombreuses dispensées. 😀

                    • Faute excusée, faute pardonnée 🙂

                      Sinon, les piques cela pique effectivement … mais c’est la règle du jeu 😉

                  • @Fab

                    A propos des gens trop habitués à vivre avec les sous des autres et que ça ne gêne pas, tu dis :

                    « Ce n’est pas comme ça que vous allez convaincre foule. Vous avez (certainement?) aussi vécu sous l’égide de vos parents. Les avez-vous remboursé ? »

                    Nuance, ils l’ont fait volontairement, c’est un don. Perso je ne paie pas mes impôts volontairement.

    • Un fond sne joue pas, il lit les clauses du contrat et calcul son deal, sinon il n’investit pas. Ce n’est pas un jeu.
      Les intérêts sont le prix du temps pendant lequel on va immobiliser son épargne (capital pour certains, le terme économique juste est EPARGNE) et donc se passer de sa jouissance et c’est aussi le prix du risque de l’emprunteur (un Etat souverain est-il un bon ou mauvois risque?).
      Pardon, l’Argentine eu égard à ses citoyens doit assumer ses engagements et d’ailleurs ramené à sa population cela doti représenter 2 700 $ par Argentin, mais depuis 10 ans cela aurait représenté 270 $ par an et par Argentin. De quoi parle t’on? Tout est de la mauvqise foi chez ces dirigeants politiques. Ils doivent assumer devant leur population, sinon prison.

      • Dans ce cas quand ce risque pour l’emprunteur devient appliqué ?
        A priori le risque doit être faible pour un état car celui qui prête doit toujours s’attendre à se faire rembourser, soit par un bien étatique soit par prélèvement sur la population.
        Je ne connais pas le niveau de vie des Argentins donc je ne me prononcerais pas sur la quantité que ça représente. Cependant ce qui est certain c’est que dans toute démocratie représentative, il n’y a que peu de gouvernement qui semble responsable de leur actes.

        • Je trouve que cette longue série de réactions très instructive: certaines personnes bien au fait ont su , mieux que l’auteur de l’article, nous donner des infos sur la situation judiciaire, très complexe. Que nous ayons chacun une perception personnelle du risque et de la rémunération de l’emprunt, du respect du contrat etc.. c’est bien naturel, et c’est bien dans la nature du libéralisme.

          In fine je pense que l’Argentine, un peu comme la Grèce, ne parvient pas à faire émerger des dirigeants suffisamment intègres et courageux pour permettre au pays d’affronter le XXIém siècle. J’ai passé quelques jours à Mendoza en Mai, c’était mon premier séjour en Argentine, et j’ai été frappé par le retard qu’affiche le pays. Je continue à penser que la seule issue pour l’Argentine c’est l’ouverture d’un vrai marché commun de l’Amérique du Sud. Bref une « communauté latine »….

  • Marre d’entendre parler de manière péjorative de « fond vautour »!
    Insulte pour insulte… Suis je le seul à relever que biologiquement parlant les vautours sont des volatiles très utiles qui débarrassent l’environnement des cadavres et y réduisent aussi la pression des organismes pathogènes. Un être sain n’a pas a craindre les vautours… seul la charogne a à se plaindre!

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Vautour: « Le terme vautour est un nom vernaculaire désignant certains oiseaux rapaces diurnes présents sur presque tous les continents. Les vautours sont des animaux nécrophages qui se nourrissent principalement de carcasses d’animaux et à ce titre en tant qu’« équarrisseurs naturels», ils fournissent un service écosystémique particulièrement important, dans une niche écologique essentielle à la bonne santé de tous les autres animaux, ainsi qu’à celle de l’homme. »

  • Cet article est quand même consternant.

    Je suppute que Contrepoints pendant cette période de vacances vient ici tester nos réflexes pavloviens pour voir si on ne s’est pas assoupi.

    Je passe sur l’utilisation répétée du mot « vautour » dont l’auteur fait prestement sauter les guillemets et qu’à aucun moment on n’évoque le respect basique de la propriété (ni les 60,000 épargnants italiens, ça c’est pour forcer la petite larme chez les gauchistes de NPA) et de la notion d’engagement… ah si… ma phrase préférée :

    « Concrètement, ces créanciers acceptent une décote (perte de valeur) de 70% en échange de l’engagement que les 30% restants leurs soient effectivement remboursés. »

    Celle là est super bonne ! Tu parles d’une transaction… Ah oui, y a écrit « effectivement » devant « remboursés » ! Je te dois 100, tu tires un trait sur les 70 et en échange je m’engage à te rembourser effectivement 30. Il se relit l’auteur ?

    D’ailleurs on se demande si l’auteur s’est documenté sur le sujet ailleurs que dans Libé ou Le Monde.

    A aucun moment on évoque le montant de la dette initiale et le montant de $100Mds évoqué vient confirmer que l’auteur répète ce qu’il a lu, ni la date d’arrêt de paiement des intérêts, ni le fait que cette rénégociation a été conduite volontairement par l’argentine sous les lois américaines et en utilisant la banque de New York comme banque de transfert pour justement certifier le deal, ni que la clause RUFO (comme évoqué par un des commentateurs -Paul P- remboursement à égalité de tous les créanciers) est une clause du contrat de rénégociation écrite de la main des argentins, ni que le paiement pour les dizaines d’années à venir ne sera que des intérêts à un taux déterminé unilatéralement et que les nouveaux titres de paiement seront en pesos ou indexés sur le PIB et exigibles en 2035 ou 2045…

    Le protocole de 2005 sur le site de la banque d’argentine, 374 pages, un peu plus long que Libé…
    http://www.mecon.gov.ar/finanzas/download/us_prospectus_and_prospectus_supplement.pdf

    • Par rapport au message ci-dessus de 14h36 en attente de validation j’ajoute que si l’argentine veut achever cette renégociation de sa dette c’est parce qu’elle veut réemprunter sur les marchés car son pote le vénézuela lui a prêté $1Md mais avec un taux de 12.5%….

      On nous a tellement chanté ces derniers temps que tout allait bien dans ce pays (tu m’étonnes, croissance, exportations… bon sauf l’inflation…. et que la restructuration de dettes (novlangue : vol) était LA solution que l’on se demande pourquoi ils veulent retourner sur les marchés de la dette alors qu’ils ne sont pas foutus de rembouser celle existante (30% du principal) avant 30 ans et que ça fait déjà 13 ans qu’ils ont fait défaut et que l’accord n’est toujours pas finalisé…

      Concernant les créanciers internes au pays (épargnants argentins) eux ne peuvent que tirer un trait dessus… prends ces pesos et fais comme si c’était des dollars.

      Sinon faire croire que ça pourrait arriver aux autres pays en défaut, c’est aussi une escroquerie…

  • Il faudrait que les gouvernants soient responsables sur leurs fonds propres des dettes qu’ils contractent au nom de l’Etat. Comme ça, ils resteraient libres d’endetter leur pays, ce qui peut quelquefois être utile, mais ils réfléchiraient à deux fois avant de le mettre dans la m…
    S’ils n’acceptent pas ce type de contrôle, ce qui est plus que probable, la seule alternative est d’interdire toute dette publique par une disposition constitutionnelle.

  • Il faudrait peut être également rappeler pourquoi l’Argentine émet des emprunts de droit américain.
    En effet, personne n’irait prêter de l’argent à l’Argentine si le droit applicable était le droit local car la justice argentine est comme le pouvoir, éminemment corrompue.

  • Il serait peut être utile de rappeler qu’un investisseur reçoit un certain rendement en fonction d’un certain risque.

    Les investisseurs ont prêté à l’Argentine pour avoir un meilleur rendement que s’ils prêtaient à l’Allemagne.

    Le rendement argentin n’est pas celui du taux sans risque.

    Cette fois le risque est réalisé, tant pis pour les prêteurs, ils devaient savoir ce qu’ils faisaient.

    La justice américaine, dans cette histoire comme dans celle de la BNP, est juste une vaste fumisterie partisane.

    • Bonjour Oo
      C’est votre post qui est partisan.
      Un contrat est un contrat, il existe un état de droit, et le pouvoir n’est pas au dessus des loi. C’est quand même le BA ba des règles d’une démocratie (séparation des pouvoirs etc.. )

      • Connaissez-vous le détail du contrat gillib ?
        Oui Oo j’ai toujours que le taux d’intérêt représentait le risque de défaut. Si l’Argentine avait vraiment banqueroute (genre rien de rien) que devrait-il arriver, la population représente la garantie du contrat je présume ?

        • j’ai toujours que le taux d’intérêt représentait le risque de défaut.

          On peut toujours croire au père Noël ou au bon Dieu…

          Donc si on prête au taux de 1%, on est sur de revoir ses fonds ❓

          • Ouais et si le taux d’intérêt est négatif c’est qu’on va te rembourser avant que tu prêtes des sous. :mrgreen:

            Taux d’intérêt négatif ça s’est fait récemment sur de la dette allemande.

            • Bah a priori plus que si l’intérêt est à 10% oui. (Bon pas seulement de défaut mais d’immobilisation des capitaux aussi, sûrement d’autres choses)
              D’ailleurs les agences de notations ne représentent pas ça en parallèle ? Genre houlà on passe à B l’es taux sur les marchés vont augmenter ?

          • Exactement, on peut même payer plus avec une prime négative pour avoir une chance de ne pas revoir son argent !
            Quand au taux négatif, il faudrait que la déflation soit la règle, ce serait possible. Or avec les épouvantails que nous agite sous le nez …

    • @ Oo

      « Il serait peut être utile de rappeler qu’un investisseur reçoit un certain rendement en fonction d’un certain risque.

      Les investisseurs ont prêté à l’Argentine pour avoir un meilleur rendement que s’ils prêtaient à l’Allemagne.

      Le rendement argentin n’est pas celui du taux sans risque.

      Cette fois le risque est réalisé, tant pis pour les prêteurs, ils devaient savoir ce qu’ils faisaient. »

      Il serait peut être utile de ne pas raconter n’importe quoi.

      Un RISQUE est considéré comme réalisé lorsque l’on a épuisé toutes les voies de recours.

      La procédure qui a eu lieu devant les tribunaux US fait partie des voies de recours.

      Si ton banquier te prête 100,000E pour acheter ta maison en prenant une garantie hypothécaire sur ta maison et que tu ne rembourses pas ton crédit il a droit de vendre ta maison pour se payer… si si c’est une voie de recours.

      Cette voie de recours existait dans les prêts argentins car ils avaient été émis sur le sol américain…

      Pour ce qui concerne la BNP elle a effectué des transactions en $ avec des pays sous embargo et en faisant payer très cher ses clients… si si

      • NON, le rendement d’un emprunt c’est à dire le taux d’intérêt est la rémunération du temps. Vous parlez de la solvabilité de l’emprunteur qui augmente de taux d’intérêt compte tenu du risque que vous évoquez. Cpdt avant 2001 le risque allemand était bien aussi élevé que le risque argention à un bémol près, en effet à cette époque l’Allemagne connaissait des problèmes économiques, qui ont été corrigés par les lois HARTZ;
        Le 14 mars 2003, Gerhard Schröder, au pouvoir depuis près de cinq ans, prononce au Bundestag un discours de politique générale historique. Le chancelier annonce « des réformes de structure en profondeur », parle de «couper dans les dépenses de l’Etat, d’encourager l’initiative privée et d’exiger davantage de travail à moindre coût… »
        Vous avez emploiyé le mot risque au lieu de défaut …est considéré réalisé lorsque l’on a épuisé toutes les voies de recours. Il ne doit pas y avoir de voie de recours, une dette se concrétise avec toutes les données mais son engagement s’assume. Les variations politiques pour ne pas rembourser sont des moyens mafieux.

        • goufio je ne parlais pas de taux mais des actions devant les tribunaux qui font partie des voies de recours et qu’un investisseur n’a pas perdu tant qu’il ne les a pas épuisées.

          Sinon, le risque varie jusqu’au remboursement de la dette et ca se matérialise sous forme d’une décote du titre de dette sur les marchés secondaires et c’est interprété comme une variation du taux d’intérêt.

          Mouais, risque, défaut, risque de défaut…
          Le défaut est effectif dès qu’une échéance de prêt n’est pas respectée : faudrait lire tes contrats de prêt.
          Et à part pour les lois US il n’y a pratiquement pas de possibilités de recours dans les autres pays pour de la dette pays.

          Dans le cas de l’argentine il ne s’agissait pas en 2001 d’une malversation mais simplement quand y a plus de sous y a plus de sous et ça remet en cause la politique. On ne peut pas appeler malversation de l’incompétence . Les gesticulations actuelles de la présidente ne sont pas non plus des malversations, elle ne peut simplement pas rembourser tous les emprunts en $ demain matin avec les intérêts cumulés depuis 2001. Fustiger le prêteur lui permet d’augmenter sa cote de poipularité auprès des gueux.

  • Apparemment, NML Capital avait essayé de bloquer des fonds destinés à l’ambassade d’Argentine en France.
    Sans succès…

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000024617044&fastReqId=1319204982&fastPos=1

    • Merci pour le lien. J’en avais parlé dans mon message de ce matin à 6h et quelques.
      Alzheimer ne m’a pas encore atteint… ouf !

      Je pense que NLM n’avait aucun doute sur le résultat final de sa demande mais ça permet de mettre la pression… et une pression ça fait pas de mal :mrgreen:

  • les tribunaux americains sont compétents uniquement parce que l’Argentine l’a bien voulu lors de l’émission de ses dettes de l’époque. L’Argentine a considéré, à ce moment là, que c’était une garantie d’honorer ses engagements.

  • les fonds injustement qualifies de vautour ont bien raison de se battre contre cet etat voleur qu’est devenu l’Argentine

  • Les commentaires sont fermés.

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Par Daniel Lacalle.

Les mots les plus dangereux en matière de politique monétaire et d'économie sont "cette fois-ci est différente". La grande erreur des politiciens argentins est de croire que l'inflation est multicausale et que tout se résout avec des doses croissantes d'interventionnisme.

L'indice des prix à la consommation en Argentine a connu une hausse de 58 % en glissement annuel en avril 2022, soit 2,9 points de pourcentage de plus que la variation enregistrée en mars dernier. Une véritable catastrophe. L'inflation en Ar... Poursuivre la lecture

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