Nouvelle hausse du chômage au mois de juin

9 400 personnes supplémentaires se sont inscrites à Pôle Emploi comme « demandeurs d’emploi de catégorie A ».

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Nouvelle hausse du chômage au mois de juin

Publié le 27 juillet 2014
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Selon des chiffres dévoilés en fin de semaine par le ministère du Travail, en juin 2014, ce sont 9.400 personnes supplémentaires qui se sont inscrites à Pôle Emploi comme « demandeurs d’emploi de catégorie A », c’est-à-dire recherchant activement un CDI.

Une tribune de Guillaume Cairou, Président du Club des Entrepreneurs

imgscan contrepoints 2013-2436 courbe du chômage+0,3%. Le nombre de demandeurs d’emplois a continué de grimper en juin, mais moins vite qu’auparavant.

La priorité de tous, entrepreneurs et politiques, doit être désormais la création d’emplois, qui nécessite des réformes et de la confiance.

La multiplication des taxes créées tous azimuts et la complexité du millefeuille administratif français a eu un effet négatif très important sur la création d’emplois mais il est possible de renouer avec la croissance et l’emploi à condition de recréer la confiance avec les entrepreneurs.

Les éléments du retour de la compétitivité économique contenus dans les rapports Mandon et Grandguillaume sur la simplification administrative puis dans le Pacte de responsabilités doivent être appliqués sans délai.

Je suis inquiet de constater que le nombre de seniors en quête d’un emploi continue de progresser, à +0,9%. Sur un an, leur nombre a bondi de 11,5% !

Les seniors sont un capital humain unique et précieux. Le Gouvernement doit s’attaquer aux freins à l’embauche des seniors.

Il y a un paradoxe insupportable. Les besoins en seniors dans les entreprises n’ont jamais été aussi grands. Malgré tout, ces entreprises ont du mal à embaucher des seniors mais offrent néanmoins de vraies opportunités de travail qui méritent de se poser la question de l’indépendance notamment dans celles qui n’ont pas organisé en interne le transfert de compétences ces dernières années. C’est une fatalité contre laquelle nous pouvons lutter.

La rigidité du marché du travail qui fait qu’en France nous avons la triste particularité de ne plus faire confiance à nos seniors qui font pourtant le succès de nos entreprises par la richesse de leur expérience et leur très forte volonté de ne pas rompre le lien avec une activité qui a souvent été au cœur de leur quotidien. Cela est évidemment accentué par les faibles retraites de certains salariés. Ils sont pourtant la clé de la croissance de demain !

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Créer un compte Tous les commentaires (20)
  • Nouvelle, nouvelle, pas si nouvelle que ça.

  • sic un de vos confrère: Le nombre de demandeurs d’emplois a continué de grimper en juin (+0,3%), mais moins vite qu’auparavant….c’est peu comme si l’on écrivait : plus de morts sur les routes mais ils sont décédés moins vite…ouf on a eu peur!

  • Le chômage des jeunes et des seniors vient des contraintes diverses et nombreuses qui pèsent sur les entreprises.
    Tous les sparadraps du monde, genre « contrat de génération » n’y feront rien. Comme d’habitude en France, les politiques commencent par vous couper un jarret, puis, se rendant compte après coup, tout étonnés, que vous avez du mal à marcher, vous offre une béquille.
    Tant que ce sera la seule façon de gouverner, rien ne changera et le pays s’enfoncera chaque jour encore davantage.

    • Le meilleur, c’est quand les socialistes dénoncent ces « cadeaux faits aux entreprises ». J’ai envie de leur lancer cette béquille dans la gueule, même si je sais que la plupart n’ont juste pas réfléchi au problème…
      En même temps, c’est pour ça qu’ils sont socialistes. Ils ne réfléchissent pas assez.

      • Et en général, ils ne réfléchissent que quand ils se regardent dans un miroir (c’est d’ailleurs plutôt lui qui fait le travail…)

    • Quand on est obsédé par le pouvoir et l’argent gratuit des autres, on ne propose jamais une solution qui fonctionne.

  • Tout va très bien madame la Marquise…

    Le (business) plan se déroule comme prévu.

  • Pourriez-vous SVP expliciter la 3eme phrase de votre avant dernier paragraphe ? Je suis sans doute bouché mais j’ai du mal à saisir de quelle independance et de quels transferts de compétences vous parlez. Merci.

  • Le taux d’activité est bien plus intéressant que le taux de chômage. A ce titre, voici une publication récente qui manque de publicité : http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2014-052-2.pdf.

    En 2013, on dénombre 17,9 millions d’actifs productifs en France pour 65,5 millions d’habitants. 47,6 millions de personnes sont, d’une manière ou d’une autre, à la charge des premiers, au déficit public près.

    Autrement dit, chaque actif productif fait vivre 3,6 individus, y compris lui-même. Cette situation est tout simplement insoutenable, non durable.

  • C’est mielleux, douceâtre. Et fichtrement hypocrite.

    De quel « capital » humain parlez-vous ? De celui qui systématiquement vous attaquera aux prudhommes ? Et gagnera systématiquement ?

    De celui que vous ne pouvez plus règlementairement licencier, passée une certaine limite d’âge ou à un coût prohibitif ?

    De celui enfin qui a, mécaniquement, une productivité moindre, des jours d’arrêt maladie en plus ? Qui a le dos cassé, que sais je encore ?

    Eh oui… moi je bosse dans une vraie PMI, et je « parle vrai ».

    Bref, au lieu de pleurnicher, aller à l’essentiel, ne vous perdez pas dans des analyses trop complexes qui visiblement vous dépassent.

    L’essentiel est : le chômage « senior » continuera d’augmenter, car rationnellement conserver des vieux est une folie -toute chose égale par ailleurs- pour le patron normalement constitué d’une PME lambda.

    CQFD.

    C’est intolérable ? C’est atroce ? Bien entendu.

    Pour que cela change il suffit de démanteler le Code du travail. Fini. Poubelle.

    Et là vous verrez, on embauchera des vieux, des jeunes, des handicapés, des immigrés, voire même des extra terrestres.

    J’en assez de ces patrons qui font de la politique, qui avancent à pas de loup, genre Gattaz, qui sont tièdes, qui ont peur de leur propre ombre.

    Nous sommes en guerre, ni plus ni moins.

    Soyons exigeants. Soyons forts. Et il n’y à rien à « négocier », à réclamer en pleurant.

    Imposons le démantèlement du Code du travail, la (vraie) simplification de la fiscalité, la suppression de nombreuses lois et décrets, la désoviétisation de la société française.

    Rien de moins.

    • C’est une saloperie, mais foutrement vrai. Pour racheter une société, la première chose que l’éventuel repreneur regarde, c’est le dit « passif social »… rien que le nom en dit long sur le coût exorbitant que peut prendre l’ancienneté salariale.
      Ancienneté qui d’ailleurs est bien souvent cause d’une sclérose, d’un frein à l’évolution nécessaire d’une entreprise.

      • Bonsoir Dr Slump
        J’avoue ne pas trop comprendre le lien entre l’ancienneté et le fait qu’il puisse s’agir d’un frein ou d’une sclérose… Pourriez vous détailler votre raisonnement svp?

        • Je voulais dire qu’après 20, 30 ans de maison, un employé peut être si bien ancré dans ses habitudes qu’ils devient difficile d’obtenir son concours pour réaliser les adaptations d’une entreprise à un marché en évolution constante.
          Il peut renâcler, voire même s’en foutre complètement, puisque de toute façon la retraite et le pactole ne sont plus loin, on peut aussi le licencier, pas de problème, le pactole dû à son ancienneté sera toujours là.
          Ce système d’ancienneté a pu avoir une utilité autrefois, mais aujourd’hui, dans un marché mondialisé, bien plus réactif et bien plus instable qu’avant, je me dis qu’il faut récompenser autre chose que l’ancienneté.

          • 20, 30 ans de maison

            Cela en Suisse c’était recommandé : employé très stable… Si vous changez tous les 4 ans, c’est considéré un peu trop souvent.
            Et pourtant, on ne s’encrasse pas ❗

  • « La priorité de tous, entrepreneurs et politiques, doit être désormais la création d’emplois »

    Encore un mantra récité sans effet depuis 45 ans, et c’est normal. Il faut au contraire arrêter de se focaliser sur l’emploi, qui n’est que la conséquence de tout un tas de causes connues et auxquelles on évite soigneusement de porter remède « puisqu’il faut s’occuper de l’emploi ». Flat tax pour les particuliers et les entreprises, suppression de l’ISF et de l’imposition des plus-values, code du travail suisse, certification des comptes des syndicats, transformation des normes en recommandations, et en quelque mois, la courbe du chômage est inversée.

    • La priorité d’un entrepreneur n’est pas de créer des emplois, mais d’augmenter la productivité, donc d’employer moins de personnes par unité produite.
      Voir une erreur pareille m’a aussi fait bondir.

  • Et si le chomage des « seniors » était la démonstration que le libéralisme est la seule voie possible : en prenant de l’age, on est évidemment moins performant pour un certain nombre de taches qui requierent la force physique, la capacité d’apprendre, le dynamisme, etc … En revanche on a acquis de l’expérience qui permet de diriger et d’organiser le travail des autres. En un mot être chef.

    Mais on ne peut pas compter sur son employeur pour être promu. Seules solutions, se mettre à son compte baisser son salaire ou prendre sa retraite. Pour que les seniors se mettent à leur compte ou prennent leur retraite (bien avant l’age légal) il faut que l’état facilite la création d’entreprise, supprime le système de retraite par répartition et abandonne les impots confiscatoires, car il est bien évident qu’il ne maîtrise pas, ne peut maîtriser et ne maîtrisera jamais le problème de l’emploi des seniors.

    A chacun ensuite d’estimer jusqu’à quel age il pourra rester compétitif comme employé, d’en tenir compte dans le salaire demandé et de préparer sa reconversion. La pseudo-protection que représente l’indemnisation du chomage fausse tout.

  • La simplification administrative de Mandon + pacte de responsabilités et nous sommes sauvés ????
    Ben voyons…. enfin c’est toujours bon de rire !

    Un Mars et ça repart….

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