La santé des femmes contribue à la prospérité

La prospérité économique passe par l’amélioration du bien-être des femmes.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Malienne crédits Luskysky (licence creative commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La santé des femmes contribue à la prospérité

Publié le 23 juillet 2014
- A +

Par Lanre Olagunju
Un article de Libre Afrique

Malienne crédits Luskysky (licence creative commons)

Dans son discours lors de la célébration de la journée internationale des femmes en 2013, Barack Obama a déclaré que : « l’autonomisation des femmes n’est pas seulement une bonne chose, mais la chose la plus intelligente à faire. Lorsque les femmes réussissent, les nations sont plus sécurisées et plus prospères ».

Il est essentiel de noter que l’un des aspects les plus importants dans l’autonomisation des femmes et des enfants est l’amélioration de leur santé, car en dehors de la bonne santé, toute autre forme d’autonomisation ne peut produire de résultat appréciable. C’est donc un sujet incontournable. Le rapport sur le développement humain du PNUD (2009), affirme d’ailleurs que 19 des 20 pays situés en bas du classement de l’indice de développement selon le sexe se trouvent dans la région africaine où les femmes supportent une part colossale du fardeau mondial de maladie et de décès.

Nous devons maintenir la santé des femmes et des enfants au premier plan de l’agenda post-2015. L’engagement pour leur bien-être est un engagement sans fin. Nous ne pourrons jamais y mettre fin sauf à être totalement insensible face à la situation.

Avec tous les progrès et les innovations technologiques que notre monde a réalisé, il devient de plus en plus inimaginable que des femmes et des enfants meurent encore inutilement pour de mauvaises raisons. Selon le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), 6,6 millions d’enfants encore meurent chaque année. De plus en plus, nous les regardons comme de simples statistiques. Nous ne devons pas nous laisser gagner par l’indifférence, d’autant que les femmes et les enfants sont des solutions incontournables dans le développement. Les femmes dans de nombreuses sociétés sont les soignantes. La santé et le bien-être de l’enfant dépendent de la santé de la mère. Mon cœur saigne chaque fois que je vois un enfant qui survit au décès de sa mère en pensant aux souffrances et aux défis qu’il devra affronter s’il survit jusqu’à sa maturité.

Notons que la santé des femmes est d’abord une composante essentielle des droits de l’homme. Ces droits doivent également être promus pour des raisons socio-économiques car ils ont un impact direct sur le progrès et la prospérité de toute la société.

Dans la mesure où la santé améliore la productivité au travail, il est important de noter que ce n’est que lorsque la femme est en bonne santé qu’elle peut apporter une contribution économique favorisant le bien-être de ses enfants. Les femmes qui génèrent des revenus dépensent beaucoup plus de leurs gains au profit de leur famille. Les enfants sont mieux scolarisés quand leurs mères sont vivantes et en bonne santé. Une étude réalisée en Tanzanie montre que l’assiduité d’un enfant à l’école chute suite au décès de la mère. Cela permet de comprendre l’énorme perte économique si l’on réduisait les femmes à des statistiques ou à de simples objets de procréation. Investir dans la santé des femmes ne permet pas seulement d’améliorer la vie de leurs enfants, il affecte également les résultats économiques.

Un des secteurs où les femmes contribuent autant que les hommes, voire plus, est l’agriculture. Prenons l’Ouganda par exemple, où les femmes produisent entre 60 à 80% de la nourriture. Sachant que l’agriculture est une source importante de revenus pour le pays, et notant que les femmes jouent un rôle majeur dans ce secteur, il serait sage d’investir dans la santé des femmes à travers un système de soins structuré qui accorderait une attention particulière aux questions de santé maternelle et post-natale.

Nous avons tous besoin de faire plus pression pour obtenir des décideurs qu’ils s’engagent à sortir les femmes de l’analphabétisme, de la pauvreté, des maladies, particulièrement parce que ces choses ont empêché les femmes de maximiser une valeur de un potentiel qui ont des répercussions sur l’ensemble de la société.

Article initialement publié en anglais par Africanliberty.org – Traduction réalisée par Libre Afrique.

 

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • Tout à fait d’accordavec vous.
    Cependant, je pense que l’amélioration de la situation des femmes ne peut se produire que dans un État de droit, minimal, et une liberté économique et sociale la plus forte possible.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Avec un PIB par habitant de 1606 dollars début 2022, le Sénégal, pays du train le plus rapide d’Afrique subsaharienne, affiche désormais un niveau de richesse par habitant près de deux fois supérieur à celui du Rwanda, parfois surnommé le « Singapour africain ». Le dynamisme sénégalais s’accompagne d’une modernisation rapide du pays, qui maîtrise dans le même temps sa dépendance aux aides publiques étrangères au développement et démontre par ailleurs que progrès et démocratie ne sont pas incompatibles.

Selon les dernières données pu... Poursuivre la lecture

Le groupe de K-pop sud-coréen BTS a récemment fait la Une des journaux après avoir annoncé qu'il allait faire une pause afin de se conformer à la loi de son pays sur la conscription. Cette décision intervient après des années de débat sur la question de savoir s'il devait bénéficier d'une exemption légale compte tenu de son prestige international.

Big Hit Music - la société de gestion du groupe - a déclaré dans un communiqué du 17 octobre :

« Les membres du groupe sont impatients de se réunir à nouveau en tant que groupe aux ale... Poursuivre la lecture

Par Emmanuel Razavi. Un article de Conflits

 

Le mouvement de contestation féministe qui s’étend à tout le pays depuis l’assassinat de Mahsa Amini par la police des mœurs le 16 septembre dernier, va bien au-delà d’une simple revendication anti-voile. L’Iran fait en effet face à une crise économique, sociale et environnementale sans précédent à laquelle s’ajoute la brutalité d’un régime usé.

Dans ce contexte, les manifestants peuvent-ils avoir raison des mollahs ?

La République des mollahs fait face à un mouvem... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles