Les VTC DCD

VTC CC Véhicules jaunes

Les Français devront renoncer au service de qualité et abordable des VTC.

Dans son effort pour détruire un service venant pallier le manque et la cherté des taxis, la majorité a récemment déposé une proposition de loi visant à lutter contre la concurrence « déloyale » des VTC d’une part, et à moderniser les taxis d’autre part.

Moderniser les taxis, ce n’est pas ouvrir la profession à la concurrence ou augmenter le nombre de licences dont tout le monde (sauf les taxis) s’accorde à dire qu’elles ne sont pas assez nombreuses. Non. Il s’agit de faire payer par le contribuable le développement de la géolocalisation des taxis, que les compagnies de véhicules de tourisme avec chauffeur ont introduit à leurs frais (donc aux frais de leurs investisseurs et clients) ; et d’uniformiser les taxis, avec une couleur unique par ville.

Outre un petit boîtier GPS et un coup de peinture, le député Thomas Thévenoud a offert au lobby des taxis des bâtons, placés directement dans les roues des VTC : eux n’auront plus le droit de recourir à la géolocalisation.

Et il a, en outre, ajouté en dernière minute un amendement surprise : les VTC seront obligés de se rendre à leur station de base ou dans un parking entre chaque course. L’amendement n’a bien entendu aucun sens, et prêterait à rire s’il ne constituait pas une menace directe sur les entreprises récemment créées de VTC, le service qu’elles rendent et les emplois qu’elles créent.

Outre la bêtise de cette proposition de loi, pourtant adoptée par l’Assemblée Nationale, on remarquera qu’il s’agit d’un cadeau de plus à un lobby de plus, quitte à détruire de la richesse et de l’emploi. Après tout, les députés n’ont pas vraiment à se soucier de trouver des taxis, même aux heures de pointe.

On remarquera également qu’à des applications de géolocalisation privées, on substituerait un registre tenu par l’État qui ne crée, évidemment, aucune inquiétude quant à la confidentialité des données ou simplement à sa capacité à déployer une telle application.

Et qu’une fois de plus, la loi est utilisée non pour établir un cadre favorable à la croissance et à la prospérité des Français, mais pour protéger les droits acquis d’une catégorie spécifique : les chauffeurs de taxi dans une certaine mesure, mais surtout leurs influents patrons. Rien d’étonnant de la part d’une majorité capable de pondre une « loi anti-Amazon ». Et rien de rassurant pour les Français.

Frédéric Bastiat déjà dénonçait, par une fausse pétition des fabricants de chandelles évoquant la concurrence déloyale du soleil, le recours à la loi pour servir des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt des citoyens. Et c’est pourtant ce à quoi nous assistons toujours, et de plus en plus. C’est que l’idéologie mortifère qui empêche l’innovation pour protéger des entreprises et secteurs dépassés continue de faire des ravages.

Il faut dire que tout le problème des taxis aujourd’hui vient de la licence que leur impose l’État, et que le développement des véhicules de tourisme avec chauffeur accéléré par la généralisation des smartphones et de la géolocalisation en est une conséquence inéluctable : rares sont ceux qui ont les moyens de prendre et l’envie d’attendre des taxis trop peu nombreux. Et comme toujours au pays des Shadoks, on préférera détruire un secteur prometteur qui se développe pour pallier les conséquences d’une loi trop rigide que changer cette loi.

Au détriment des clients de VTC, des chauffeurs, des investisseurs du secteur, ainsi que de tous ceux dont le secteur a besoin. Les développeurs, par exemple, qui devront si la loi est adoptée faire une croix sur ce marché au profit sans doute d’un ami du député ou de quelqu’un à qui il doit rendre service, en plus des taxis.

Renonce donc, Français, à un service rendu accessible par la technologie, l’efficience et l’innovation ; l’Assemblée a décidé : DCD, les VTC !