Nicolas Sarkozy, rejeté par 2/3 des Français mais populaire à l’UMP

Meeting de Nicolas Sarkozy à Lyon (Crédits UMP Photos, licence Creative Commons)

Un nouveau sondage annonce que 67% des Français ne veulent pas que Nicolas Sarkozy ait davantage d’influence dans la vie politique française.

Après BVA qui annonçait la semaine dernière que deux Français sur trois ne voulaient pas le voir candidat en 2017, c’est LH2 qui annonce que 67% des Français ne veulent pas qu’il ait davantage d’influence dans la vie politique française

Par Alexis Vintray.

Les sondages se suivent et se ressemblent pour Nicolas Sarkozy : après BVA qui annonçait la semaine dernière que deux tiers des Français ne voulaient pas le voir candidat en 2017, c’est au tour de l’institut de sondage LH2 d’annoncer que 67% des Français qu’il a sondé ne veulent pas qu’il ait davantage d’influence dans la vie politique française dans les mois à venir1. À l’inverse, seuls 32% souhaitent lui voir jouer un plus grand rôle, soit le même niveau qu’il y a un mois.

Sondage Nicolas Sarkozy (Crédits LH2-Le Nouvel Observateur, tous droits réservés)

Cette stabilité n’est toutefois qu’apparente, puisque, même à droite, Nicolas Sarkozy divise profondément : ainsi, 58% des sympathisants de la droite souhaitent que Nicolas Sarkozy ait davantage d’influence dans la vie politique française, en baisse de 3%, mais il n’y a en fait guère qu’à l’UMP qu’il est majoritaire, avec 74%2. À l’inverse, seuls 31% des sympathisants de l’UDI partagent cet avis (-9%) de même qu’à peine 23% de ceux du Modem (-9% également). Les discours de l’ancien président, qui a réaffirmé son innocence et invoque un complot contre lui assurent ainsi le soutien de son camp. Toutefois, même à l’UMP, la cote d’influence de Nicolas Sarkozy perd 5%, et ce sont les sympathisants du Front National qui le sauvent (+16% par rapport au mois précédent).

Comme le souligne l’institut, cela renforce la position de Nicolas Sarkozy s’il devait se présenter à une primaire UMP : parmi l’ensemble des Français ayant l’intention de voter à la primaire UMP, Nicolas Sarjozy renforce son avance avec 38% (+7%), devant un Alain Juppé à 32% (+2%) et un François Fillon, ex æquo avec Bruno Le Maire à 8%.

Toutefois, à l’inverse, le recours à l’explication du complot pour s’exonérer des poursuites judiciaires de plus en plus nombreuses qui le visent le discréditent auprès du reste des Français et surtout des électeurs centristes indispensables pour remporter le scrutin en 2017. Au vu du bilan noir pour la liberté du quinquennat de Nicolas Sarkozy, peut-on ne pas s’en réjouir ?


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  1.  Enquête réalisée par LH2 pour Le Nouvel Observateur auprès d’un échantillon de 1050 personnes recrutées par téléphone et interrogés par Internet les 10 et 11 juillet 2014. Échantillon représentatif et constitué selon la méthode des quotas
  2. Et 51% au Front National, mais peut-il être classé à droite ?