Vers la liberté, 4/5 : « Vers une société libre : reprendre sa souveraineté »

Parvenir à une société libre requiert l’atténuation de l’apparente légitimité de l’État et la limitation des moyens qu’il a de se maintenir au pouvoir en dépit du peuple.

Par Baptiste Créteur.

Lien vers la partie 1, la partie 2 et la partie 3.

Le pouvoir obtient l’obéissance selon deux instruments : le consentement et la contrainte. Instruments qu’il faut affaiblir pour espérer parvenir à une société libre.

Le consentement à l’État repose sur la légitimité reconnue à ce dernier, dont on a vu que le contrat social était le pilier mais n’avait jamais été ratifié [Lien partie 3] par les individus qui composent la société. Il faut donc dénoncer, autant que faire se peut, un pouvoir qui agit comme s’il était légitime alors qu’il ne l’est pas.

Mais les citoyens seront plus aisément convaincus qu’ils ne doivent rien à l’État, et surtout pas leur consentement, s’ils comprennent que l’État ne poursuit pas l’intérêt général, mais le sien et celui de ses dirigeants. Il finance en France les campagnes électorales ; autrement dit, une partie des impôts est dépensée par les prochains dirigeants pour faire connaître les projets qu’ils comptent mener avec.

Dans cette tâche, les adversaires de la liberté sont souvent malgré eux de bons alliés ; ils ne cessent de se faire pincer dans leurs innombrables tentatives de détourner à leur profit ou celui de leurs amis l’argent, le pouvoir et le prestige de l’État. Et quand ils ne se l’accaparent pas, ils jettent l’argent par les fenêtres, écrasent le peuple d’impôts et le harcèlent à coups de normes, Cerfa et mises en conformité. Ils promeuvent tout et n’importe quoi, luttent contre des fantômes, ne maîtrisent pas leurs sujets ; ils ne s’y prendraient pas autrement s’ils voulaient caricaturer l’exercice du pouvoir.

Pour saper la légitimité de l’État, il faut donc faire comprendre la liberté, la faire connaître, diffuser les idées libérales. Partager, faire connaître les ouvrages libéraux ; aussi bien les classiques que les plus modernes. Quelques suggestions :

Il faut que la voix libérale soit audible ; il faut convaincre autant de citoyens que possible de la nécessité de reprendre la souveraineté qui leur a été confisquée sur eux-mêmes.

Ayant perdu sa légitimité et voyant le nombre de ses opposants (des opposants à son existence ou à son périmètre actuel) croître, l’État aura le choix entre abandonner la partie et recourir à la contrainte. L’histoire indique que le risque de voir pleuvoir coups de matraques et bombes lacrymogènes est plus grand que la chance d’une résolution pacifique. Surtout compte tenu d’un incompréhensible déploiement de forces de sécurité à l’intérieur des frontières de nombreux pays développés.