Dernier tango à Paris

dernier tango à paris (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

dernier tango à paris

Comme il fallait s’y attendre, le gouvernement et Hollande tentent de désamorcer les coups de boutoir désespérés de la CGT pour tenter de conserver une image de leadership après le fiasco des européennes, avec ses fidèles troupes de choc, les cheminots et les intermittents, parfaits représentant de la classe ouvrière paupérisée par des statuts en or sur mesure et sans mesure.

Valls annonce une mission pour mieux camoufler le maintien des privilèges indus des « artistes » tout en jurant qu’ils ne sentiraient rien dans leur porte-monnaie, les députés retouchent les textes pour ne plus effaroucher les gros bras du syndicat (ex-?)communiste, qui, par ailleurs, intimident et inquiètent leurs collègues signataires et non-grévistes, comme le confie Eric Chollet, secrétaire national chez les cheminots CFDT.

Pour les amateurs cinéphiles, cette danse de l’exécutif, un pas en avant, deux pas en arrière, rappelle le film « Dernier Tango à Paris » (Schneider, Brando), long, très long métrage glauque, avec sa scène-culte à la plaquette de beurre (demi-sel ou doux ?).

Avec tous les tangos qui l’attendent, Flanby va devoir serrer les fesses et aura du mal à s’assoir aux tables de négociations.