Les entrepreneurs s’alarment du coût des grèves

Grève SNCF (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Guillaume Cairou, Président du Club des Entrepreneurs, s’alarme du coût des grèves en France qu’il pointe du doigt.

Par Guillaume Cairou.

Grève SNCF (Crédits Caliparisien Licence Creative Commons)Il faut se poser la question de l’abus de grève. Prolonger cette mobilisation et se mobiliser systématiquement contre toute idée de réforme est tout simplement irresponsable.

Il y a un véritable préjudice d’image pour la France, son image étant affectée à l’étranger par des touristes désillusionnés. C’est l’attractivité de notre territoire qui est en cause. Mettez vous à la place du touriste, viendriez-vous séjourner en France dans ces conditions ?

Que ces salariés pensent aussi aux effets de ces grèves sur la croissance et la reprise.

Que ces salariés davantage protégés que la moyenne des salariés français pensent enfin aux PME qui ratent des commandes ou échouent dans leurs tentatives de redressement ou d’investissement.

Je lance fermement et froidement aux syndicats concernés un appel à la responsabilité. La France ne peut pas se payer le luxe trop habituel de grèves qui s’éternisent tout simplement pour le plaisir de faire grève car son activité économique est trop fragile.

Il faut rappeler aux grévistes qu’au moment de régler l’addition, les PME et les TPE sont en première ligne. Ces entreprises qui constituent la majorité des entreprises françaises sont aussi celles dont la trésorerie a été fragilisée par cinq années de crise.

Je n’arrive pas à comprendre la démagogie et les illusions créées par des syndicats en manque de reconnaissance auprès des salariés. Ces syndicats doivent instamment arrêter de désigner les chefs d’entreprise comme boucs émissaires.

img contrepoints400 grève sncfIl est inadmissible qu’un nombre infime de grévistes fassent obstruction à la liberté du travail d’une grande majorité de franciliens, privant par là même les usagers d’Île-de-France de leur moyen de transport. Les gens sont piégés et les effets économiques sont désastreux.

Les revendications des chauffeurs de taxi comme des syndicats SNCF sont purement catégorielles. Ces syndicats mènent un jeu irresponsable au nom de combats imaginaires ou d’arrière-garde qui n’apporte rien si ce n’est à la France qui peut grâce à eux se vanter d’être le pays qui comptabilise le plus de journées de grèves au monde.