Les intermittents du spectacle prennent l’Opéra Bastille en otage

Alors que le régime des intermittents du spectacle représente le tiers du déficit de l’assurance chômage, ceux-ci prennent la culture en otage pour défendre leurs privilèges.

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Intermittent (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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Les intermittents du spectacle prennent l’Opéra Bastille en otage

Publié le 9 juin 2014
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Par le Parisien Libéral.

Une trentaine d’intermittents du spectacle ont occupé samedi en début de soirée l’Opéra Bastille, à Paris, où devait se dérouler une représentation de « La Traviata », a annoncé à l’AFP la coordination des intermittents et précaires d’Île-de-France.

Un fait d’armes revendiqué par l’extrême gauche :

Question : est-il normal qu’un régime d’exception couvrant une minorité des chômeurs explique le tiers du déficit de l’assurance chômage ?

img contrepoints394Évidemment, le gouvernement, au lieu de répondre comme Reagan et Thatcher l’avaient fait face aux aiguilleurs du ciel ou aux mineurs, « nomme un médiateur ». Le prix des promesses impossibles à assumer, payées avec l’argent racketté aux contribuables et cotisants !

Rappel : le régime des intermittents du spectacle compte environ 200 millions € de cotisations, pour un milliard de déficit. Des dépenses six fois supérieures aux recettes, pour des privilèges qui sont payés par chacun des Français.

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  • Quel raccourcir insupportable et calomnieux !
    Les intermittents aimeraient d’abord pouvoir de passer de l’assurance chômage !
    Si on fait tout pour préserver nos droit c’est parce que sans eux nous sommes morts !
    Mais on veut bien aussi être mieux payer pour ne pas avoir besoin des assedics pour nous permettre de survivre entre deux projets.
    Et ne croyez pas qu’on s’appelle tous Depardieu !

    • « sans eux nous sommes morts »

      l’état a donc gagné dans sa lutte contre les médias et tous les petits électrons libres incontrolables de l’espace médiatique.

      mais ca on le savait déjà.

      • Par contre, si vous ne pouvez pas prendre de recul vis a vis de ce fait, nous, nous le pouvons; en envisager la situation selon le seul point de vue de bon sens : celui de l’indifférence.

    • SI vous avez des temps morts dans votre profession c’est que vous êtes trop nombreux, ou que vous devez exercer une autre profession pendant vos temps morts.

      Vous êtes l’exemple type des suceurs de sang du système qui veulent être payés à ne rien foutre au frais du contribuable, pour en plus répendres vos idéologies nauséabondes pendant les évènements publics.

      • C’est même un Graal vers lequel tend, inquiète, une cohorte de feignasse. Qui s’en gargarisent une fois le graal décroché!… Il faut dire, monsieur, que ce sont des artisents, pas des besogneux; ils méritent tout de même un minimul d’égards et de reconnaissance de la nation.

    • cher regie 2a , ce n’est pas un raccourci , ce sont juste des faits .
      La vérité pure , bien sûr, il est des gens que la vérité dérange.
      Regardez bien en face un ouvrier au chômage qui a payé pour vous et qui ne bénéficiera jamais lui , l’ouvrier de votre statut . Il ne meurt pas , lui , l’ouvrier , il est digne , mais j’espere qu’un beau jour il viendra vous casser la gu***le

    • @Regie 2a
      Vous êtes morts? et alors? Ca serait une bonne nouvelle non?
      Le nombre d’intermittens REELLEMENT utiles se régulariserait de lui-même et ce serait une très bonne chose pour la société et le monde du spectacle qui est gangréné par les subventions publiques et la masturbation intellectuelle de bobos qui veulent nous dicter et imposer LEUR culture qui n’intéressent pratiquement personne.

    • « Si on fait tout pour préserver nos droit c’est parce que sans eux nous sommes morts ! »

      Faites autre chose alors.

    • Regie 2a, si les intermittents sont de plus en plus détestés et méprisés dans le pays c’est pour une raison très simple : ce que vous n’arrivez pas à négocier avec vos employeurs, vous faites en sorte de le prendre dans la poche de tous les autres travailleurs*.

      * ha non, pas tous les autres en fait, « juste » ceux cotisant de force à l’Unédic.

  • Cher Régie 2a,
    Si vous servez le spectacle et la culture comme vous servez l’orthographe et la syntaxe, il est totalement justifié de vous priver immédiatement de tout financement public …

  • Perso: bac+5, sans emploi correspondant à mes qualifications je me casse le *ul à bosser comme commis de salle dans un restau en attendant. Pas glorieux mais pas besoin de chômage! Du boulot y’en a pour qui se sort les doigts et pas seulement arrivé en fin de droit (dédicace @Regie 2a)

  • Bah non, les fonctionnaires ne cotisent pas à l’assurance chômage.
    C’est le secteur privé qui cotise et uniquement lui.
    Sont pas fous les serviteurs de l’État

  • quelques données pour saisir la réalité du faux-problème sur les intermittents :
    1. le solde entre prestations et cotisations pour les intermittents est certes négatif, à hauteur d’1 milliards d’euros mais c’est moindre que pour les intérimaires (1,5 milliards) ou pour les CDD (5,6 milliards).
    2. Lorsqu’on regarde l’évolution depuis 2002, on s’aperçoit que le solde pour les CDI est toujours positif mais a chuté de 14,4 milliards en 2002 à 12,5 milliards en 2011. Une différence de près de 2 milliards pour un déficit de 4,2 milliards. Le solde négatif des intermittents est resté stable depuis 2002. Difficile donc de faire porter le chapeau du déficit de l’Unedic aux intermittents. D’autant plus que sur la période l’Unedic a été plusieurs fois excédentaire.
    3. Supprimer de régime des intermittents ne permettrait nullement de gagner 1 milliard puisque ceux-ci devraient être indemnisés par le régime général mais 320 millions !
    4. Il convient sans doute mieux de dépenser ces 320 millions à un secteur d’activité qui produit 3,2% du PIB presque autant que l’agriculture et les industries alimentaires, deux fois plus que les télécoms et 7 fois plus que l’industrie automobile.

    • Les artistes n’ont pas besoins d’assurance chômage. Imaginez un écrivain qui demanderait une indemnité chômage entre deux livres !

      Un cachet de comédien couvre, lorsqu’il est dans un marché libre, largement la période entre deux spectacles (il y a environ trente ans, donc avant la généralisation du status d’intermitent, j’ai gagnais l’équivalent du smic par cachet pour une simple figuration « intelligente » dans un téléfilm). Si l’artiste ne gagne pas assez il a le choix entre changer d’activité, ou compléter ses revenus par des activités annexes.

      • Un écrivain vit de la vente de ses livres, donc dans la durée ce qui n’est pas nécessairement le cas pour un comédien qui lui ne touche qu’à la prestation (c’est bien pour cela qu’on parle de « spectacle », écrire un livre ne relève pas du spectacle). Ensuite parmi les intermittents, il y a également des techniciens et pas seulement des artistes. Enfin, vous avez raison sur un point, certains artistes profitent du système et malgré un énorme cachet continuent de toucher les indemnités chômage. Cela représente assez peu mais pourrait être corrigé.

        • Pour en revenir à ce qui fait sens et aux principes républicains, il est tout de même édifiant de constater que le milieu de la culture et du spectacle, profondément pétri de valeurs socialistes et égalitaires, sacralise un modèle de financement qui ponctionne les cotisations sociales du petit peuple au profit d’une classe aristocratique qui utilise l’intermittence du spectacle pour s’autoproclamer défenseur de l’exception culturelle. Oui, car il ne s’agit pas ici d’un financement par l’impôt national auquel contribue d’avantage les plus riches. Non, il s’agit bien d’une captation sur une cotisation proportionnelle qui, comble d’abjection, touche majoritairement les faibles revenus. Tous les idiots utiles de ce système braillent pour pérenniser l’arbitraire contre l’intérêt général.
          Les intermittents du spectacle sont à la culture, ce que sont les eunuques au harem ; Ils croient défendre des beautés alors qu’ils n’ont tout simplement pas les moyens de les posséder.

          • Visiblement vous connaissez très mal le monde du spectacle pour parler de « classe aristocratique ». S’il y a bien un milieu dans lequel la précarité est institutionnalisé c’est le monde du spectacle. Ensuite, ce que vous décrivez est le principe même de l’assurance chômage et ne concerne pas uniquement les intermittents. Ce n’est pas pour rien que le régime des CDI est excédentaire puisque ce sont eux qui sont les moins sujets au chômage. Mettre en place un système de cotisations progressif ne serait pas judicieux puisqu’à l’heure actuelle ceux qui participent le plus au financement sont justement ceux qui ont moins de risques de se retrouver au chômage, il ne serait pas très malin de les pénaliser en plus par davantage de cotisations.

            Quant à l’arbitraire, je me demande bien où vous le voyez car il n’y a rien d’arbitraire, les règles sont connues de tous et ne changent pas au gré des envies d’un individu.

            • @lionel 37
              Visiblement vous connaissez très mal les principes élémentaires du droit et vous confondez allègrement cotisation et impôt ; d’où votre confusion sur la proportionnalité. Vous connaissez également très mal le milieu de l’entreprise privée (de subvention) où la précarité est consubstantielle de son statut. Vous vous trompez également sur le principe de l’assurance chômage qui reposait, jusqu’aux intermittents, sur une égalité de droits acquis proportionnelle au temps travaillé. Vous vous gardez bien de me répondre sur l’injustice intrinsèquement inégalitaire du financement. D’autre part, vous m’avez mal lu, j’ai écrit : « une classe aristocratique qui UTILISE l’intermittence du spectacle …» je n’ai pas dit que les intermittents composait cette classe. Enfin, si vous ne voyez pas ou est l’arbitraire (définition du Larousse : qui résulte d’un libre choix et ne répond à aucune nécessité logique) dans un système ou certains citoyens confrontés aux mêmes vicissitudes ont moins de droits que d’autres, c’est que la mauvaise foi vous tient lieu de conscience. Habiller l’injustice des atours de l’exception culturelle est certes très habille, mais ne perdez pas votre temps chez les libéraux, ici, ça ne marchera jamais !

              • Sur un plan strictement économique, la distinction entre impôt et cotisation est ténue. Je vous rappelle également qu’il existe des impôts proportionnels. C’est davantage sur le plan symbolique qu’elle a son importance. Le monde de l’entreprise privée est de plus en plus précaire, c’est un fait, mais ne dépasse pas celui du spectacle. Le régime des intermittents prévoit également que le montant de l’indemnité dépend du nombre d’heures travaillées. mais le calcul est différent d’un salarié au régime de CDI par exemple. Ce qui est assez logique étant donné que ce ne sont pas les mêmes contrats.

                Etant donné que je vois pas tellement en quoi le système est inégalitaire, je ne peux vous répondre. Explicitez un peu où est l’injustice. Mais j’ai l’impression que si je vous suis, c’est toute l’assurance chômage qui est inégalitaire. Si les intermittents ne composent pas cette classe je me demande bien qui profite du régime des intermittents !

                Concernant l’arbitraire, je pensais plutôt à cette définition du Larousse : Qui dépend de la volonté, du bon plaisir de quelqu’un et intervient en violation de la loi ou de la justice. Ceci dit, même avec votre définition, je ne vois pas où est l’arbitraire, car cela répond justement à une logique, leur mode de travail différent d’un salarié en CDI ou même en CDD.

                • @lionel 37
                  A ce stade là de votre raisonnement, je comprends que vous êtes imperméable à tous les arguments logiques qui pourraient bousculer vos certitudes puisque vous reposez les mêmes questions de façon elliptique en feignant de ne pas avoir compris le sens des réponses que j’ai déjà avancées . Je me retire et vous souhaite donc tous les bonheurs dans votre monde parallèle. Je vous remercie également d’avoir renforcé par votre mauvaise foi (peut-être involontaire) la profonde hostilité que j’avais pour le statut d’exception des Intermittents. C’est encore plus ragaillardi que je le combattrai dorénavant, merci encore.

                  • Dommage que vous choisissiez la fuite. Mais cela va bien avec votre arrogance !

                    • Une fois de plus vous n’avez pas compris, quand les mots n’ont plus de portée je choisi l’action. Mais cela va bien avec votre ignorance !

                    • Allons nous savons tous les deux pourquoi vous partez. J’ai détruit votre argumentation et cela vous fait enrager.

                    • La seule chose que vous ayez détruite, c’est le peu de crédit qu’il restait aux intermittents.
                      Et oui, j’enrage que la partie soit si facile à gagner avec des contradicteurs tels que vous !

        • Un technicien devrait être considéré comme un intérimaire, pas comme un intermittent.
          Et… Un artiste aussi

          • On pourrait en effet. Mais, je ne crois pas que cela changerait grand chose étant donné que le régime des intérimaires est encore plus déficitaire. je crois d’ailleurs que c’était plutôt la généralisation de l’intermittence à d’autres professions qui étaient envisagée lors de la discussion sur l’assurance chômage.

    • deficit de 1 milliard pour les intermittents et 1.5 milliard pour les interimaires. Ah? Sauf qu’il y a 600milles interimaires et seulement 100milles intermittents. Donc chaque intermittent coute BEAUCOUP plus cher. Mais ca bien entendu vous le passez sous silence. C’est plus accomodant pour vous de rester aux chiffres absolus.

      3.2% du PIB ? plus que l’automobile ? plus que les telecoms ? Et alors ?
      Si on devait accepter les aides/subventions/privileges uniquement en fonction du poids economique d’un secteur, il faudrait subventionner le commerce (10% du PIB) et la finance(6% du PIB).
      Votre argument est donc stupide.

  • J’étais tout à fait contre ce régime.
    Mais en fait je ne cotise pas à l’Unedic à titre personnel,… 😉

  • Le régime spécial des intermittents incite les actifs à rejoindre ces professions qui voient les salaires et les opportunités se restreindre pour le plus grand bénéfice de FranceTV qui se font subventionner des employés déjà pas très bien payés.

  • beaucoup de discutions pour rien , dans peu de temps le problème vas se résoudre tout seul .
    la faillite guète . ouvrez les yeux pour ne pas être pris par surprise , si non ça vas vous faire drôle.

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