Crise ? Mais il n’y a qu’à taxer davantage les brioches des riches voyons !

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Crise ? Mais il n’y a qu’à taxer davantage les brioches des riches voyons !

Publié le 20 mai 2014
- A +

Par Nicolas Nilsen.

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En dépit de leurs lourdes interventions keynésiennes, ils n’arrivent toujours pas à enrayer la crise : la croissance est nulle, il n’y a plus d’argent ni dans les caisses de l’État, ni dans les poches des Français, et le pays est sinon déjà en soins palliatifs, du moins sous perfusion intensive alimentée par la dette qui permet de continuer à vivre au-dessus de ses moyens mais à crédit. Comme ils ne veulent rien changer au « modèle social » (interventions, subventions, prestations et allocations à tous les étages), il leur faut inventer un truc pour justifier les dépenses et poursuivre la redistribution. Que ce soit au gouvernement ou chez des économistes comme Piketty, ce truc c’est non pas de créer davantage de richesse (il faudrait faire l’inverse de ce qu’ils font), mais de prendre aux plus favorisés. Valls, qui est plus subtil que François Hollande, ne dit bien sûr pas ouvertement qu’il « n’aime pas les riches » mais plus habilement qu’il va « faire un geste envers les plus modestes » ou « protéger les Français les moins favorisés », et il annonce qu’il va financer les dépenses grâce à… l’argent récupéré sur « la fraude fiscale ». Ouf, grand soulagement dans l’opinion : les riches vont payer les ardoises et tout pourra continuer comme avant et surtout on pourra ne rien changer…

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C’est dans cet esprit qu’à une semaine à peine des élections européennes, le Premier Ministre a sorti 1,8 million de ménages modestes de l’impôt sur le revenu. Coût 1 milliard d’euros. Et les gens pouvaient se dire : « Mais où diable va-t-il trouver l’argent pour financer ce cadeau pré-électoral ? » Eh bien je vous le donne en mille : toujours à quelques jours des élections, Michel Sapin, le ministre des Finances, nous annonce que — comme par hasard — les mesures incitant les exilés fiscaux à rapatrier leurs avoirs en France ont « marché du feu de dieu » et que, du coup, Bercy s’attendait à récupérer… un milliard d’euros de plus que prévu ! Tiens, comme ça tombe bien : il manquait 1 milliard et ils trouvent 1 milliard ! Juste à une semaine des élections. Magiques les rentrées fiscales qui rentrent à la niche juste au bon moment ! C’est donc l’argent de la fraude fiscale des plus favorisés qui va payer l’ardoise !

Si vous ne comprenez pas, c’est que vous êtes soit un abruti, soit un réactionnaire, soit un capitaliste, soit un exploiteur, soit un de ces « riches » justement – la dernière « niche » que les socialistes peuvent encore frapper puisqu’il n’y a plus de croissance. Cela flatte le sens de la justice et de l’équité et donc les gens adorent. Et ça permet surtout de continuer à faire fonctionner les grosses lessiveuses redistributrices. Cela ne peut évidemment pas durer éternellement et un jour, dans la douleur, il faudra débrancher l’État-Providence… Ce sera dur mais tant qu’ils pensent pouvoir « faire payer les riches », après tout, pourquoi s’en priveraient-ils puisque ça permet d’acheter des électeurs ?

L’histoire du boulanger socialiste…

Cette petite histoire aide à comprendre la mécanique appauvrissante qui est à l’œuvre…

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Un jour, pour distribuer gratuitement des hot-dogs aux plus pauvres, un boulanger socialiste a décidé d’augmenter le prix des brioches pour les plus riches. Et plus il distribuait de hot-dogs gratuits, et plus il augmentait le prix des brioches des gens aisés qui faisaient tourner son commerce. En taxant les plus favorisés pour distribuer aux plus plus modestes, il participait à la justice sociale : une grande âme ce boulanger. Tout le monde s’étant donné le mot, il y avait de longues queues devant sa boutique, surtout à la veille des élections où il distribuait double ration : les hot-dogs étaient gratuits et c’étaient les riches qui invitaient ! Cool !

Comme le prix des brioches n’arrêtait pas d’augmenter, un jour les « riches » (qui ne l’étaient pas tous), se sont dit : « marre de ce boulanger et de ses brioches ; pour le même prix, chez le boulanger d’en face on a deux croissants et un pain au chocolat – et en plus on ne fait pas la queue »… Et ils sont tous partis. Je vous laisse deviner ce que sont devenus les pauvres du boulanger socialiste qui finançait sa générosité redistributive en faisant les poches des soi-disant riches…

Quand il y a de la richesse, on peut la « redistribuer ». Les socialistes sont passés maîtres dans ce système : prendre dans la poche des privilégiés pour donner aux plus modestes, ça donne bonne conscience. Mais quand il n’y a plus de création de richesse, quand la croissance est égale à zéro et qu’il y a une dette abyssale, c’est très différent : vous pouvez redistribuer un moment mais, au bout d’un certain temps, c’est bête mais ça s’arrête !


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  • belle histoire

    • belle histoire, basée sur l’hypothèse surréaliste que le boulanger se contente juste de redistribuer l’argent des riches et non de s’en mettre aussi dans la poche au passage.

  • nous , peuple français , avons vraiment une chance de coccu avec des engins pareils à la tête du pays ;

  • J’ai toujours entendu le même leitmotiv communautariste « Y a de l’argent ».
    Vous savez bien ce qu’un gauchiste répondra, il vous dira que la totalité des boulangers vont faire la même chose car les riches ont toujours de l’argent, même quand ils n’en ont pas, ils en ont toujours, il y a toujours de l’argent a récupérer quelque part.

    Tout comme un Ivoirien qui se fait passer pour une charmante femme sur des sites de rencontres, et qui détrousse les crédules. Il vous dira que les blancs ont toujours de l’argent et-ce même quand ils sont ruinés.

    Vous êtes dans le domaine du rationnel, alors que les gauchistes vivent dans le fantasme.
    Vous ne pouvez pas lutter contre le fantasme du méchant riche, contre le fantasme du blanc colonisateur, contre le fantasme de la fille au gros nénés ravageurs… bref contre la magie.
    Contre la pensée magique.
    Je suis un fidèle lecteur de vos chroniques qui sont toujours très justes. Mais pour lutter à armes égales, il vous faudrait créer un contre-fantasme.

    Le problème c’est que le fantasme de l’entrepreneur qui devient riche sans rien faire, juste par ce qu’il est au bon endroit au bon moment existe aussi … comme pour la loterie.
    L’histoire vraie de l’entrepreneur déclassé qui travaille dur, et qui réussit après 25 ans de souffrances et d’échecs ne fait rêver personne.
    Et pourtant, c’est ma génération, c’est moi, c’est nous, et c’est tout pourri, nous sommes les « Sisyphus », nous sommes mis au ban de la société, mais c’est nous qui la faisons tourner.

    En cela nous avons le pouvoir de plonger le pays dans le gouffre, et c’est ce qui se passe pour la France. Ce mouvement est passé inaperçu car non coordonné par une figure emblématique. Car nous nous cachons, non pas par honte, mais pas intelligence sociétale.

    En 2007 j’ai décidé de ne plus jouer le jeu de l’administration, j’ai tout plaqué, l’URSSAF m’a poursuivi car elle ne comprenait pas que je quitte le pays. Je suis parti en UK et puis j’ai atterri en Suisse. Depuis ici je contemple de désastre de l’idéologie du « tout vaut tout ».

    J’ai vu et subi tant de choses révoltantes, la Suisse n’est pas à l’abri, heureusement que la partie alémanique résiste car sinon, la Suisse ferait partie de l’Europe.

    Le génie de la Suisse c’est la lenteur, c’est de laisser les problèmes arriver avant de traiter les-dits problèmes. C’est une communauté d’adversité qui détermine un avenir commun.
    « L’helvétie, dont la position géographique et la configuration détermine des trais communs de caractère et de destin. » (L’histoire suisse en BD)

    • +1 ,tout à fait d ‘accord . Nous sommes aux mains d’idéologues , ils veulent tordre la réalité pour la faire coïncider à leurs rêves . Mais le réel, têtu, se rebiffe. Merci de vous révolter !

  • Mais que fait Adèle ? Une illustration pareille devrait faire exploser son courroux !

  • SontMarrantQuandMeme
    20 mai 2014 at 11 h 46 min

    Je me pose une question….un premier ministre socialiste gagnant environ 15000 euro par mois….c’est un riche ou pas ?
    ou meme juste un député socialiste a 4500 euro mensuel….c’est un riche ?

    Prennent ils dans leurs poches pour donner aux plus defavorisé, ou prennent ils plus dans la poche des autres ?

    • @SontMarrantQuandMeme
      J’ai gagné bien plus que 15000 par mois, mais comme j’étais légaliste, l’éducation, tout ça tout ça, l’état Français m’a pris 80% de ce que j’avais. Mon malheur, c’est de savoir compter. Un ministre c’est du NET, pour le clampin moyen++ c’est toujours du brut tant qu’on ne lui a pas tout pris.

    • Les banques ne prêtant qu’aux riches, un fonctionnaire à 1200 €/mois est donc un riche.

  • belle histoire , mais dans la vrai vie , on force tous les boulangers à faire la même chose et ils ne font pas faillite : ils empruntent à la mafia avec les biens des riches , des pauvres et leurs enfants en garantie et pour ce prix là , ils tapent dans la caisse . La réalité dépasse toujours la fiction.

  • Ce qui me révolte le plus c’est que des gens ne payent pas d’impôt.
    Une bonne flat tax empêcherait tous ces socialo de mettre en place la lutte des classes qu’ils chérissent tant (hollande, obama, etc).
    C’est facile d’être pour l’augmentations des impôts quand on en paie pas !

    • C’est encore plus facile d’être pour l’augmentation impôts quand on en vit intégralement.

      • on devrait d’ailleurs pouvoir mettre le salaire de ceux qui ne branlent rien en charges déductibles.

    • Des gens qui ne paye pas d’impôts ??? en France ?
      Il faudrait ne rien acheter, ne pas mettre d’essence dans le réservoir, ne pas avoir l’électricité, etc.
      Des gens comme ça, il y en a peut-être, mais ils ne nous coutent pas grand chose par rapport à la clique au pouvoir

  • C’ est pas bientot fini non ? comme comme clamait ce cher ex député Maxime Gremetz le 11/3/ 2011 à l’ assemblée
    admettez qu’ il y a une crise de la croissance et bien pire une croissance de la crise

  • Exactement. Comme disait Thatcher, « le problème avec le socialisme, c’est qu’on finit toujours par être à court de l’argent des autres ».
    Mais évidemment, les socialistes diront que c’est immoral d’aller acheter sa brioche ailleurs, et avec eux, la coercition n’est jamais loin. Riches, exilez-vous avant que cela ne devienne illégal !

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