Crise ? Mais il n’y a qu’à taxer davantage les brioches des riches voyons !

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À une semaine des élections, tout devient magique : Valls promet 1 milliard et Sapin lui trouve 1 milliard !

Par Nicolas Nilsen.

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En dépit de leurs lourdes interventions keynésiennes, ils n’arrivent toujours pas à enrayer la crise : la croissance est nulle, il n’y a plus d’argent ni dans les caisses de l’État, ni dans les poches des Français, et le pays est sinon déjà en soins palliatifs, du moins sous perfusion intensive alimentée par la dette qui permet de continuer à vivre au-dessus de ses moyens mais à crédit. Comme ils ne veulent rien changer au « modèle social » (interventions, subventions, prestations et allocations à tous les étages), il leur faut inventer un truc pour justifier les dépenses et poursuivre la redistribution. Que ce soit au gouvernement ou chez des économistes comme Piketty, ce truc c’est non pas de créer davantage de richesse (il faudrait faire l’inverse de ce qu’ils font), mais de prendre aux plus favorisés. Valls, qui est plus subtil que François Hollande, ne dit bien sûr pas ouvertement qu’il « n’aime pas les riches » mais plus habilement qu’il va « faire un geste envers les plus modestes » ou « protéger les Français les moins favorisés », et il annonce qu’il va financer les dépenses grâce à… l’argent récupéré sur « la fraude fiscale ». Ouf, grand soulagement dans l’opinion : les riches vont payer les ardoises et tout pourra continuer comme avant et surtout on pourra ne rien changer…

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C’est dans cet esprit qu’à une semaine à peine des élections européennes, le Premier Ministre a sorti 1,8 million de ménages modestes de l’impôt sur le revenu. Coût 1 milliard d’euros. Et les gens pouvaient se dire : « Mais où diable va-t-il trouver l’argent pour financer ce cadeau pré-électoral ? » Eh bien je vous le donne en mille : toujours à quelques jours des élections, Michel Sapin, le ministre des Finances, nous annonce que — comme par hasard — les mesures incitant les exilés fiscaux à rapatrier leurs avoirs en France ont « marché du feu de dieu » et que, du coup, Bercy s’attendait à récupérer… un milliard d’euros de plus que prévu ! Tiens, comme ça tombe bien : il manquait 1 milliard et ils trouvent 1 milliard ! Juste à une semaine des élections. Magiques les rentrées fiscales qui rentrent à la niche juste au bon moment ! C’est donc l’argent de la fraude fiscale des plus favorisés qui va payer l’ardoise !

Si vous ne comprenez pas, c’est que vous êtes soit un abruti, soit un réactionnaire, soit un capitaliste, soit un exploiteur, soit un de ces « riches » justement – la dernière « niche » que les socialistes peuvent encore frapper puisqu’il n’y a plus de croissance. Cela flatte le sens de la justice et de l’équité et donc les gens adorent. Et ça permet surtout de continuer à faire fonctionner les grosses lessiveuses redistributrices. Cela ne peut évidemment pas durer éternellement et un jour, dans la douleur, il faudra débrancher l’État-Providence… Ce sera dur mais tant qu’ils pensent pouvoir « faire payer les riches », après tout, pourquoi s’en priveraient-ils puisque ça permet d’acheter des électeurs ?

L’histoire du boulanger socialiste…

Cette petite histoire aide à comprendre la mécanique appauvrissante qui est à l’œuvre…

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Un jour, pour distribuer gratuitement des hot-dogs aux plus pauvres, un boulanger socialiste a décidé d’augmenter le prix des brioches pour les plus riches. Et plus il distribuait de hot-dogs gratuits, et plus il augmentait le prix des brioches des gens aisés qui faisaient tourner son commerce. En taxant les plus favorisés pour distribuer aux plus plus modestes, il participait à la justice sociale : une grande âme ce boulanger. Tout le monde s’étant donné le mot, il y avait de longues queues devant sa boutique, surtout à la veille des élections où il distribuait double ration : les hot-dogs étaient gratuits et c’étaient les riches qui invitaient ! Cool !

Comme le prix des brioches n’arrêtait pas d’augmenter, un jour les « riches » (qui ne l’étaient pas tous), se sont dit : « marre de ce boulanger et de ses brioches ; pour le même prix, chez le boulanger d’en face on a deux croissants et un pain au chocolat – et en plus on ne fait pas la queue »… Et ils sont tous partis. Je vous laisse deviner ce que sont devenus les pauvres du boulanger socialiste qui finançait sa générosité redistributive en faisant les poches des soi-disant riches…

Quand il y a de la richesse, on peut la « redistribuer ». Les socialistes sont passés maîtres dans ce système : prendre dans la poche des privilégiés pour donner aux plus modestes, ça donne bonne conscience. Mais quand il n’y a plus de création de richesse, quand la croissance est égale à zéro et qu’il y a une dette abyssale, c’est très différent : vous pouvez redistribuer un moment mais, au bout d’un certain temps, c’est bête mais ça s’arrête !


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