N’aidez pas votre prochain, il pourrait en rester quelque chose

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N’aidez pas votre prochain, il pourrait en rester quelque chose

Publié le 12 mai 2014
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Avec l’aide de tous, la République du Bisounoursland progresse chaque jour. Bien sûr, cela demande régulièrement des efforts, quelques petits ajustements et l’inévitable coup de pelle derrière la nuque du récalcitrant, mais soyez assurés que ceci est pour le mieux. Et n’oubliez pas : dans cette République, par solidarité, vous serez obligé d’aider votre prochain, puis on vous châtiera. Aucune bonne action ne restera impunie.

Certains pensent ici que j’exagère. Ils ont raison. Il est évident que certaines actions charitables, si elles sont faites de façon suffisamment subtile et discrète, échapperont à une sanction. Mais pour les autres, ostentatoires donc méprisables, vous aurez ce que vous méritez. ‘ Fallait pas voter socialiste.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

Bien évidemment, cela va provoquer quelques soucis. Lors d’une situation tendue, ne pas aider votre prochain risque bel et bien de vous mettre en situation délicate. On se souvient du cas épineux relaté dans ces colonnes récemment d’une agression dans le métro lillois qui avait illustré de façon évidente que la société, toujours plus vilaine, méchante, ultralibérale et individualiste, n’avait plus ces réflexes d’antan permettant d’assurer la sécurité d’une femme poursuivie par les avances et les tripotages grossiers d’un poivrot envahissant. On se rappelle aussi qu’une frêle sénatrice avait découvert l’étrange apathie de ses semblables alors qu’elle se faisait gentiment dépouiller par un individu aussi louche que rapide à la course et que personne n’était venu à sa rescousse. Dure leçon de vie pour les Lillois, dure leçon de vie pour Laurence Rossignol : la société, la collectivité, le groupe, les gens (les autres) laissent parfois faire des choses sans broncher, tout de même, ma brave dame, c’est inouï, c’est scandaleux, c’est vraiment lamentable.

Où va-t-on si dans le pays qui a, à ce point, sanctuarisé le vivrensemble et le bisou républicain, on ne s’entraide plus les uns et les autres à coups d’associations lucratives sans but qui distribuent des bons points et des anathèmes pour bien remettre sur les rails de la pensée positive ceux qui auraient le malheur d’en sortir ? Où va-t-on ?

aider les autresEh bien apparemment, on va aux urgences. Parce que justement, lorsque l’individu se décide à agir, il lui arrive parfois quelques désagréments : aider peut provoquer des trous graves, qui nécessiteront ensuite des interventions chirurgicales, un suivi psychologique pour la victime, pour celui qui l’a aidé et évidemment pour l’agresseur, beaucoup, beaucoup de paperasse administrative et une difficulté supplémentaire pour faire croire à tous que la police fait son travail, que la sécurité dépend de l’État, et qu’il n’est jamais utile, voire qu’il est dangereux donc défendu d’avoir sur soi de quoi se défendre.

En vertu de quoi, lorsqu’une passante se fait agresser, n’allez pas bêtement vous faire trouer. Essayez, autant que faire se peut, de changer de trottoir, d’appeler la police avec votre téléphone portable en précisant qu’il y aura des donuts gratuits (ça aide à booster la motivation des forces de l’ordre, probablement), et filmez la scène. Ça ne servira probablement à rien pour l’enquête de police (celui qui agresse est déjà « défavorablement connu des services de police ») qui aura lieu après l’homicide, mais cela peut faire un joli buzz sur Youtube ensuite.

Mais surtout, aider, c’est rentrer dans le cadre complexe d’un contrat, probablement tacite mais bien réel, entre vous et la personne que vous aidez. Et ce contrat, même si vous ne le saviez pas, comporte de nombreuses clauses, est évidemment encadré par toute une myriade de lois toutes plus subtiles les unes que les autres qui font que, quoi qu’il arrive, vous allez prendre cher ensuite, si ce n’est pas de la main de l’agresseur, au moins de la main de la victime à laquelle vous portez secours.

Eh oui. Vous ne le saviez pas ? Rassurez-vous, certains, eux, le savent très bien et utilisent cette information à bon escient. C’est le cas par exemple de l’inénarrable MRAP (le mouvement contre une certaine forme de racisme et pour l’amitié entre certains peuples) qui aide actuellement un groupe de sans-abris dans leurs démarches juridiques visant à traîner en justice une association qui a eu l’imprudence de les aider et l’impudence de manquer de moyens ce faisant.

Que voulez-vous, il ne fallait pas laisser impunie une bonne action : cet hiver, l’association LAHSo avait eu la bonne idée d’héberger ces sans-abri en urgence dans un « village mobile » à Villeurbanne. Lorsque le centre a fermé à la fin de la trêve hivernale, l’association n’ayant proposé aucune solution alternative (quelle bande de salauds !), les SDF, aidés du MRAP, l’ont attaquée parce que bon, ça ne se fait pas d’aider ainsi à durée limitée !

aidez le mrap

Quelle joie de vivre en France ! Quel bonheur d’aider ainsi des SDF pour savoir qu’ensuite, eux et le MRAP se retourneront contre vous pour abandon ! Quel plaisir de comprendre que la loi est si bien faite qu’aucune aide, même temporaire, ne saura être fournie sans que d’importantes conséquences en soient tirées ! Les gentils, les généreux n’ont que trop frimé à la surface de la Terre ! Il y en a assez de ces gens qui jettent ainsi leur bonté et leur charité à la face de ceux qui manquent de tout, même de décence !

Heureusement que l’État et ses lois sont là. Sans lui, qui pourrait se retourner ainsi contre son bienfaiteur ? Et d’abord, qui distribue des droits imposés à la société toute entière, si ce n’est l’État ? Qui, si ce n’est l’État, a réussi à faire disparaître derrière des tonnes d’associations légalistes et fielleuses les proverbes de bon sens comme « à cheval donné on ne regarde pas les dents » ?

Grâce à lui, on est passé d’une société d’entraide et de charité à une société où les interactions individuelles sont toutes régulées, normées, balisées par la loi. Tout devient explicitement contractualisé, et chaque manquement de l’une ou l’autre partie peut et doit se terminer au tribunal. Les gentils, les généreux, les charitables doivent être écrasés. C’est fini, il n’y a plus de « gentlemen’s agreement » qui a été remplacé par une soupe monstrueuse de petits caractères et de notes en bas de page, d’alinéas touffus et de paragraphes serrés de clauses qui ne pourront se terminer, in fine, qu’en arguties juridiques insupportables et coûteuses.

le silence de la loiPire, à ce légalisme galopant (d’ailleurs très bien décrit dans Le Silence de la Loi, de Parren, aux Belles Lettres, que je recommande chaudement) qui pourrait n’être qu’un encombrement de plus dans les relations entre les individus s’ajoutent maintenant les réclamations véhémentes de certains de ces individus justement soutenues par ces lois : après tout, si elles existent, autant les appliquer et réclamer alors goulument tout ce qu’on peut, tant qu’on peut, pour ne pas se sentir spolié de tous ses fameux droits ! Et tant pis si, dans la foulée, cela doit faire quelques dommages directs ou collatéraux ! Une association d’aide qui se retrouve poursuivie ? Bah, qu’importe : une autre se recréera aussi sec pour la remplacer, non ? De toute façon, l’argent ne manque pas, puisque c’est l’État qui paye, voyons…

On comprend bien que ce genre de raisonnement ne fonctionne qu’un temps. Au bout d’un moment, d’une part, les finances publiques ne suivent plus. Et d’autre part, les bonnes volontés s’étiolent. Et, comme dans le métro lillois ou devant les automates bancaires de Compiègne, les gens se lassent d’intervenir pour aider leurs prochains qui le leur rendront, bien violemment, au centuple et dans les gonades.

Tous, en réclamant toujours plus d’encadrement, toujours plus de droits, toujours plus d’interventions de l’État dans votre vie, vous avez réclamé ce qui vous arrive à présent. Les libéraux vous avaient prévenus, vous ne les avez pas écoutés.

Ne venez pas vous plaindre.
—-
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  •  » n’aider pas votre prochain  » , ce serait du travail au noir , vous risquez gros …

    • exact : voir cette partronne de bistrot qui a été condamnée pour « travail dissimulé » parce que les clients rapportaient leur tasse ou leur verre au comptoir au lieu de le laisser sur la table.

    • Ouais, salariat déguisé!
      L’URSSaf saura évaluer l’assiette dans laquelle vous n’aurez plus rien à manger.

  • Moi je suis ravie de voir des individus qui aident encore leur prochain. Ok pour les associations et l’état qui régente tout, faut que cela s’arrête. Mais vous êtes en train de dire: nous libéraux ne faisons rien, par contre critiquons le toujours plus de l’état. Chacun a son niveau peut « aider » moi je propose mon aide, si personne n’en veut tant pis. Ça me paraît normal. En fait j’ai l’impression que vous nous proposez d’être aussi « étatique » que l’état mais dans ce cas on peut durer longtemps longtemps longtemps ds cette position.

    • Mais vous êtes en train de dire: nous libéraux ne faisons rien, par contre critiquons le toujours plus de l’état.

      Pourquoi plus d’état ❓
      Et la stabilité ❓ 🙄

      • Moi ce que je dis, enfin je pense, mais a priori je dois être la seule, c’est qu’en étant passif on laisse plus de place à l’état. Ou alors expliquez-moi en quoi quand j’aide quelqu’un a porté une poussette dans les escaliers du métro ou que j’apporte un sandwich et discute avec un Sdf, mon acte est contrôlé par l’état. Moi ça ne me traverse pas l’esprit. Si plus de gens faisaient ainsi, les asso n’auraient plus lieu d’être et disparaîtraient au fur et à mesure.
        Mon propos est mal formulé, c’est un parti pris que je respecte.
        Stabilité? Dans le constat? Oui c’est vrai, c’est constant!

        • En étant passif, on conduit l’état à s’en désintéresser. L’état n’occupe la place que si vous menacez de faire sans lui. La morale est de se cacher pour faire le bien comme si c’était pour faire le mal.

        • Apporter un sandwich à un sdf ne l’aide qu’à demeurer à sa place. L’aider c’est proposer de l’heberger et lui proposer de quoi subsister respectablement. Et là commencent les problèmes avec l’Etat et les services sociaux pour le gars qui aide.
          D’autre part, lorsqu’on entend certains bénévoles d’associations caritatives, leur fierté est telle qu’on se demande s’ils ne vivraient pas moins bien sans sdf, question  » respectabilité sociale ». Cela m’a toujours beaucoup étonné…

        • « c’est qu’en étant passif on laisse plus de place à l’état »

          La nature a horreur du vide, l’état aussi !

          • Raison de plus d’être libéral : cela coûtera moins cher à la société.

            Derrière chaque action de l’état, il y a un coût.

            Maaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiissssssssssssssssssssssssss que fait l’étattttttttttttttttttttttttttttttttt ❓

      • Mon propos est mal formulé,
        Tout s’explique 🙂

  • Je ne suis pas sur que vous ayez compris le sens de l’article.

    Tout le monde sait bien que le nombre dilue la responsabilité et que c’est une des raisons de l’indifférence de la foule aux agressions. (la dilution de la responsabilité est d’ailleurs une des critiques du libéralisme envers un état centralisé)

    Mais l’explication avancée dans l’article est elle aussi intéressante : les lois existantes sont défavorables aux personnes souhaitant aider les autres.

    • « Je continue? » mais oui continuez, on attend les VRAIS exemples de « récompenses »

      Et pas de taxation moindre (1er exemple) ou « vous ne serez pas poursuivi » (2eme exemple).

      Mais nous voyons bien que vous ne voulez pas comprendre que le but des hommes de l’Etat est de creer un lien de dépendance absolu.
      Les mots ont un sens, et quand l’Etat s’occupe de tout, cela s’appelle le totalitarisme.

      • « Je continue? » mais oui continuez, on attend les VRAIS exemples de « récompenses »

        La récompense ? Ne pas être poursuivi pour non assistance à personne en danger !

        • C’est pas gagné : tous ne sont pas médecins… Et s’il y a des complices (j’ai eu connaissance de cas) dans le public ❓ Et qui a envie de se prendre un coup de couteau de la part d’un taré ❓ Tout est là, malheureusement ❗
          Un poignard dans une main, un cutter dans l’autre, tu t’écartes vite fait même si tu fait 2 mètres et 100 Kg.

        • Et en plus si, avec tes 2 mètres et 100 Kg, tu portes un coup mortel par derrière, et je peux te dire que c’est vite fait, suffit de cogner au bon endroit, t’as le droit à quoi ❓
          Garde à vue, mise en examen, pour réponse non proportionnée. Condamnation, pan :mrgreen:

    • « vous donnez à une asso, vous pouvez déduire ce don à hauteur de 66% dans votre revenu imposable. »
      Je ne le fais pas, ça serait mesquin…

    • Chitah: « Un exemple : vous donnez à une asso, vous pouvez déduire ce don à hauteur de 66% dans votre revenu imposable. »

      On vous prend donc des impôts sur 34 % d’une somme dont vous n’avez pas profité du tout. Un tiers de coup de pied au cul, c’est une récompense ?

      • le mode de calcul est différent, et les 2/3 tiers du don sont déduits de l’IR et non de l’assiette.
        Mais l’idée demeure tout de même.

    • Et le cas du légionnaire qui va en tole pour légitime défense, vous en faites quoi?

  • Tous, en réclamant toujours plus d’encadrement, toujours plus de droits, toujours plus d’interventions de l’État dans votre vie, vous avez réclamé ce qui vous arrive à présent. Les libéraux vous avaient prévenu, vous ne les avez pas écouté.

    Bien d’accord.

  • C’est décidé: je ne poste plus de message sur Contrepoints.

    1- Mes lumières n’éclairent personne.
    2- Les socialistes restent de toute façon au pouvoir
    3- Les libéraux sont trop bisous-intelligent compatibles
    (je veux des guerriers, pas des tafiolles intelligentes)

    Je resterais toutefois en lecteur fidèle (en back stage).

    • Restez et optez pour l’exil intérieur (en référence au blog du Zek II) :
      – diffusez des blagues du style soviétique et participez à la démotivation des troupes
      – contribuez au travail gris
      – …

    • Ça va pas du tout, ça. J’aime lire vos commentaires.
      Dejeunons ensemble, s’il vous plait.
      Mikilamberg@mail.com

      • Mdr 🙂 c’est une blague ? Je ne mange plus, je recherche Zarathoustra.

        Dans toute folie il y a de l’intelligence, hélas, l’intelligence refuse la folie.
        Alors j’implore les libéraux de déchaîner leur folie et d’oublier leur intelligence.

        Il n’est pas d’adversaire aussi sournois que le socialiste. Votre, notre salut réside dans la compréhension de son ennemi et non pas en croyant à ses avantages et à son intelligence.

        Adieu, mon cruel ! Ne cherchez plus à me joindre, black listez moi, excommuniez moi.
        Mais de grâce: fightez comme si cela était votre dernier jour. Amen.

    • Cimme souffleur , c’est bien…

    • Golum, ce serait dommage. Vous avez une bonne plume, écrivez donc quelques articles défendant votre position et proposez-les à la rédaction de Contrepoints, je serai ravi de les lire en tant qu’articles plutôt que commentaires.

    • « 1- Mes lumières n’éclairent personne. »

      Qu’en savez vous ? 🙂 Je pense au contraire que vous en avez aidé plus d’un à y voir plus clair dans leurs idées !

      « 3- Les libéraux sont trop bisous-intelligent compatibles »

      C’est parce qu’on est pas encore assez ça…Quand on sera plus nombreux on lancera la guerre civile 😉

  • Ça mérite un seul et unique commentaire : les lois défavorables doivent être abolies. Si 99,9% de ton sandwich est bon mais que 0,1% est poison, ton sandwich est potentiellement mortel.

    C’est peut être un fait divers et un exemple parmi tant d’autres de loi inutile/malfaisante, et c’est exactement ça qui est dénoncé ici.

  • Cela dit, ça n’explique pas les poursuites contre les « sauveurs » de la part des aidés ou de la part des agresseurs. Je l’ai moi-même vérifié.
    Et pour le téléphone qui tombe, il ne casse pas à cause de la pesanteur mais parce qu’il n’y résiste pas! C’est très différent.

  • « Mais lorsque le nombre de témoins grandit, et devient important, tout le monde se dit que l’autre va intervenir, et personne n’intervient. »

    Ce n’est pas si logique. Lorsque le nombre de témoins est important, il est plus facile d’intervenir en se disant que d’autres vont aussi intervenir et que l’union fera la force et que sans doute l’agresseur devra faire face à un grand nombre de défenseurs.
    Sinon, il n’y aurait plus de manifestation de rue non plus, chacun des sympathisants d’une cause quelconque se disant que les autres vont y aller.
    Personne ne peut prédire comme différents individus vont réagir face à telle ou telle situation. Certains n’interviendront jamais quelles que soient les circonstances, d’autres interviendront toujours et enfin certains interviendront là mais ne bougeront pas ici…

    Les théories sur le comportement restent des théories.

  • Une ancienne infirmiere,20a en milieu hospitalier,me disait « si j avais le droit,le pouvoir,de porter sur moi un ecrit recommandant de ne surtout pas me faire de massage cardiaque si vous savez qu une periode de 5mns s est ecouler apres mon malaise »..car grace?par votre faute?je pourrais me reveiller en legume..
    B.A. qui s avere..M.A.(Mauvaise Action!c est moi qui l ai inventer ce M.A.!)

  • Sauver une vie, ça n’arrive que dans 2 conditions ; une réelle supériorité (par le savoir ou la force) ou de l’inconscience. Reprocherions-nous la non intervention d’une femme en ces conditions ? Peut-être que l’épouvantail de la lâcheté (ou de la faiblesse) est plus prometteur que celui de l’égoïsme…

  • Faire qqch. c’est prendre un risque, ds ts les domaines. Autant se barricader chez soi sinon 🙂

  • Pq comm. pas entier svp ?

  • Les commentaires sont fermés.

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