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À quand le député stagiaire ?

Publié le 11 mai 2014
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Selon différentes sources journalistes bien renseignées, 10% de nos députés auraient eu un jour l’expérience de l’entreprise. C’est devant la faiblesse de ce pourcentage, d’ailleurs même pas remis en cause, qu’une association patronale, au nom réjouissant d’ « Entreprise et Progrès », propose d’en envoyer quelques uns en stage histoire de les former à cette réalité qui leur est bien souvent complètement inconnue.

Et oui, après tout, pourquoi pas ? Et si on envoyait nos députés, pendant la prochaine pause estivale, faire un stage dans une entreprise, histoire qu’ils découvrent un peu comment cela se passe, en vrai, sur le terrain ? En lançant l’opération « Moi, Parlementaire, une semaine dans les pas d’un PDG », l’association « Entreprise & Progrès » — qui regroupe 120 entrepreneurs et patrons d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs — pose plusieurs excellentes questions à la représentation nationale :
– Que connaissent-ils vraiment de l’entreprise ?
– Sont-ils prêts à aller sur le terrain ?
– S’ils ne connaissent pas le monde de l’entreprise, comment peuvent-ils s’estimer représentatifs de la population française ?

Denis Terrien, le président de l’association, explique que son idée est venue du constat « que les députés français connaissent peu l’entreprise » (ce qui est une façon gentille de dire qu’ils sont, dans leur écrasante majorité, de parfaits ignorants de la question). Le but de ces stages est de faire assister le député à « une réunion d’investissement, une réunion avec des partenaires sociaux, une réunion d’embauche, pour mieux comprendre la vie de l’entreprise » … Et, probablement, d’aborder les questions que j’évoquais au précédent paragraphe.

Questions auxquelles les députés se sont déjà très rapidement employés à répondre aussi mal que possible, en se défilant, bien sûr, et en passant bien vite à un autre sujet. C’est dommage, les vacances approchent et il sera d’autant plus dur pour eux de trouver un stage s’ils s’y prennent à la dernière minute, bande de petits coquins. D’autant que le sacrifice n’est vraiment pas violent puisque le stage envisagé ne dure qu’une semaine.

the internship - les stagiaires

Oui, vous avez bien lu : la proposition n’est bien que d’un stage d’une semaine, ce qui laissera à nos élus largement assez de temps pour prendre des vacances avant de retourner « travailler » en septembre, moment auquel ils pourront faire un petit bilan de leur expérience en entreprise en pondant une nouvelle brouettée de lois idiotes (par exemple, visant à supprimer la précarité en l’augmentant d’un coup).

Malgré tout, ne boudons pas notre plaisir : cette idée de stage est intéressante à plus d’un titre.

Déjà, pour commencer, elle permet de rappeler que les députés n’ont pour la plupart aucune idée de ce qu’est l’entreprise. C’est toujours gênant pour des gens qui seront, par la suite, chargés de mettre leurs gros doigts dedans par le truchement de lois toutes plus complexes et détachées du terrain les unes que les autres. D’autre part, cela permet de mettre sur la place publique l’importance d’un stage, d’une exposition à l’entreprise, et par là même, faire naître l’idée qu’un député ne devrait raisonnablement pas émettre un avis sur le monde du travail, de l’emploi salarié ou de l’entreprise sans avoir pris part, au moins une fois dans sa vie, à une telle expérience.

On pourrait ainsi imaginer augmenter la durée de ce stage à trois mois, période suffisante pour avoir un meilleur aperçu de ces petites tâches récurrentes qui font la joie du chef d’entreprise : déclarations de TVA, délais fournisseurs, établissement de feuilles de paie, gestion du personnel et des congés maladies extensifs obtenus par certains salariés peu scrupuleux acoquinés avec certains médecins accommodants, relations (joyeuses) avec les banques, relances URSSAF, inspecteurs du travail, contrôles fiscaux, paperasserie diverse et variée imposée par la loi mais dont l’utilité pour la bonne marche de l’entreprise est strictement nulle, etc… Inutile ici de dresser une liste exhaustive de toutes les petites vexations auquel le patron d’une PME ou d’une TPE est confronté, ce serait plus long que le billet lui-même. En revanche, nul doute que le stage du député serait rapidement mis à profit : ce dernier pourrait par exemple être employé à remplir les Cerfas et autres formulaires rigolos que notre administration pond à tire-larigot.

licence de stagiaire

Le calvaire moyen ne servirait sans doute pas à décrasser les élus les plus hermétiques à toute forme d’intelligence, mais aurait, on peut en être sûr, un petit côté vaccinant sur les autres qui pourrait se traduire dans une législhorrée un peu moins vigoureuse (on peut rêver).

D’autre part, on pourrait aussi envisager très sérieusement de rendre un tel stage rigoureusement obligatoire après l’élection d’un député ou d’un sénateur, obligeant celui-ci à n’entrer en fonction que muni d’un certificat de passage, obtenu par exemple à la remise d’un rapport de stage en bonne et due forme. Bien évidemment, le député ou le sénateur ne pourrait en aucun cas travailler dans une entreprise de plus de 1000 personnes, ou dans une entreprise où l’État a des parts ou une participation, même lointaine, l’idée étant ici d’éviter toute collusion et conflit d’intérêt malencontreux qui heurterait, on peut en être sûr, le citoyen honnête qui s’agite en chaque Français (et donc, en chaque élu). Et quand on y pense, quel bénéfice on pourrait tirer de ces élus fraîchement affranchis de la vie réelle, arrivant sur les bancs de l’assemblée trois mois après leur élection, une fois l’excitation électorale calmée, et les pieds retombés sur terre !

Maintenant, j’ai bien conscience que tout ceci poserait un petit problème assez technique : lorsqu’on constate la moyenne d’âge de l’assemblée nationale, on doit se rendre à l’évidence : disperser cette brochette de vieux croûtons dans des stages en entreprise risque de s’avérer particulièrement délicat. Je passe sur l’évidente problématique des plus de 70 ans (une cinquantaine tout de même) qui devraient être débarqués purement et simplement, au motif que la retraite en France est, jusqu’à preuve du contraire, avant 70 ans (et puis ça renouvellera les bancs de l’Assemblée en diminuant ses frais de naphtaline). Reste à présent le gros de la troupe, c’est-à-dire des sexagénaires et autres quinquagénaires dont, je le rappelle, la majorité n’a jamais réellement connu le travail en général, et le travail en entreprise en particulier.

montagne de paperasseComment imaginer ces apparatchiks, flanquant le patron d’une PME, à remplir des formulaires qu’ils ont aidé à mettre en place alors que, pour la plupart, la concentration nécessaire pour en lire la première page dépasse de loin celle qu’ils sont capables de mobiliser dans le cours d’une journée entière ? Comment croire que des Cazeneuve, Estrosi, Duflot ou Cambadélis pourraient tenir trois mois avec une vraie mission, un vrai travail, sans aide-de-camp, sans chef de cabinet, sans secrétaire, sans stagiaire ou sans béquille d’aucune sorte, alors que l’écrasante majorité de leur travail consiste maintenant à faire acte de présence et qu’ils ont minutieusement oublié toute idée d’effort personnel depuis leurs plus tendres années, qu’ils ne lisent leur dossier qu’une ou deux minutes avant d’en parler et que leurs fulgurantes pensées se résument le plus souvent à aligner des mots aussi creux que possible pour éviter de déclencher de la grogne entre deux élections ?

À l’évidence, il y a, avec cette idée de stage pour nos élus, matière à creuser mais on ne pourra s’affranchir de la nécessaire réflexion sur le renouvellement des élites, leur lien avec le monde réel, et l’impératif absolu qu’ils ont à s’y reconnecter de toute urgence…

Cela presse. Je ne suis vraiment pas sûr qu’il y reste encore du temps pour redorer la fonction.
—-
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  • Il faudrait également prévoir une indemnité pour les entreprises punies par la présence d’un stagiaire député, en compensation de la perte de productivité induite par la présence d’un parlementaire dans leur équipe…

    Ca entraîne tout de même un sacré boulet concurrentiel, surtout sur 3 mois !

  • Excellent !

    J’ajouterais juste un détail dans votre paragraphe:

    « D’autre part, on pourrait aussi envisager très sérieusement de rendre un tel stage rigoureusement obligatoire après l’élection d’un député ou d’un sénateur, obligeant celui-ci à n’entrer en fonction que muni d’un certificat de passage, obtenu par exemple à la remise d’un rapport de stage en bonne et due forme. »

    Le stage serait of course NON rémunéré.

    • Justement, le stage devrait être rémunéré au smic alors que le député stagiaire ne percevrait pas encore ses indemnités de parlementaire et qu’ils se démerdent avec 1100 € par mois. Mais pour être vraiment complet le stage « entreprise » doit être suivi d’un stage « pôle emploi » de 3 mois aussi avec obligation de recherche d’emploi et 30 jours de carence d’indemnisation.

      • Le stage devrait être rémunéré pour le travail fourni, c’est un contrat privé entre adultes responsables.

        • Et alors ? un contrat peut contenir ce qu’on veut, après à chaque partie de décider si cela lui convient ou pas. Donc, je ne vois pas pourquoi un « contrat privé entre adultes responsables » ne pourrait pas contenir la clause « non rémunéré »… d’ailleurs combien de stages ne sont pas rémunérés ?

          De surcroît, cela amènerait les candidats à y réfléchir à deux fois et à être vraiment motivés pour se présenter à une élection avec un minimum de compétences pour gérer une commune, une ville, une région, un pays, pour autant, que le stage dure « trois mois » et qu’il obtienne un « certificat de passage », comme le propose H16.

          • Si l’élu est d’accord pour faire un stage non rémunéré, pas de problème, mais alors pourquoi ne le font-ils pas déjà, je connais des chefs d’entreprises prêts à en accueillir. Mais ce serait malsain qu’il ne soit pas payé à ce que vaut son travail, sans doute pas grand-chose certes, mais je ne peux défendre qu’on oblige quelqu’un, fut-il député, à travailler sans recevoir le salaire correspondant.

  • c’est totalement démago cette proposition .
    il n’y a qu’une seule solution au problème français:
    interdire aux fonctionnaires la participation a une élection (candidat et votant) 😉

    • Interdire n’est pas libéral. Par contre, on peut exiger d’un élu qu’il abandonne tout lien avec l’état, comme tout lien avec une entreprise… une fois élu. Tout comme on peut exiger qu’il fasse un stage dans une PME, en effet. Mais un tel stage me paraît une manière bien compliquée et bien aléatoire de changer les choses. Le problème n’est pas de changer l’élu, mais de changer d’élus : obtenir des électeurs qu’ils puissent voter et votent pour des gens qui auront à coeur les intérêts de la collectivité, par exemple en indexant les indemnités des élus sur leurs résultats.

      • Dans les pays anglo-saxons, tout fonctionnaire se présentant à une élection doit démissionner.
        Ce qui permet de limiter le fait d’avoir des fonctionnaires comme chefs des fonctionnaires, donnant des faveurs et des salaires aux fonctionnaires…

  •  » à quand le député stagiaire ?  »

    on a déja un président de la république stagiaire …

    • Sans parler des premières, secondes et troisièmes dames.

    • C’est Clinton qui savait y faire avec les stagiaires au point de déshonorer la première dame qui n’avait plus qu’à faire un stage à la maison blanche !

  • Et sur le même mode. On devrait organiser des stages obligatoires pour tout citoyen dans les écoles, hôpitaux, administrations publiques, cela éviterait d’entendre beaucoup d’âneries sur le sujet.

    • Vous êtes prêt à le financer ? Alors ça ne devrait pas poser de problème.

      • si ça peut éviter d’entendre de multiples âneries, aucun problème, j’y suis prêt. d’ailleurs le financement ne devrait pas poser trop de problème avec le coût de 145 milliards de niches fiscales !

        • Je ne suis pas sûr qu’on se soit bien compris. Quand je dis « vous », je ne parle pas des impôts des Français, mais de votre argent personnel. En ce qui me concerne, je serais prêt à payer de ma poche pour former un élu, je pense que le retour sur investissement serait sans commune mesure avec toute autre donation que je pourrais faire (même avec ma contribution à Contrepoints, déjà faite de bon coeur). Mais je ne donnerai pas un sou sur la promesse (bien imprudente !) d’entendre moins d’âneries. Les âneries, si on vivait dans un état avec 400000 règlements de moins, je pourrais continuer à supporter de les entendre.

          • Former et élu, cela serait un bon début. Mais du coup la formation vous la pensez comment? parce que les mandats ne sont pas « long » donc à partir de quand l’élu devient opérationnel? et qui assurerait l’intérim pendant la « formation »?
            Dans ma petite commune d’origine, nous avons un nouveau maire qui n’y connait strictement rien et bien il s’agit de la secrétaire de mairie qui en plus d’assurer son travail quotidien, lui apprend ses fonctions. A mon avis, cela se passe à pleins d’échelons de cette manière-là.

            • Bien sûr, au jeune lieutenant frais émoulu de Saint-Cyr, on adjoint un sergent-chef ou un adjudant blanchi sous le harnois. Plus quelques cours du soir. Et des TP, pas de problème pour trouver des patrons de PME en horaires décalés. Le premier mois, ça fera des semaines de 70 heures. Pendant ce mois, l’équipe de permanents se charge d’expédier les affaires courantes (et on n’a pas besoin de faire siéger les députés).

          • « Quand je dis « vous », je ne parle pas des impôts des Français, mais de votre argent personnel. »

            Pas sur qu’il puisse comprendre ça, zozonel37…

          • mais mon argent personnel sert aux impôts. Mais comme ce serait d’intérêt public comme faire un stage aux députés en entreprise, j’estime que cela doit relever de la délibération publique donc du vote du parlement. Avez-vous un problème avec la légitimité démocratique ? Quant à former un enseignant, un urgentiste, un infirmier, un policier, ou autre, il ne s’agit pas de cela mais simplement une semaine d’observation dans chacune de ces administrations, au moins après, ils pourraient l’ouvrir en ayant connaissance de ce qui s’y passe;

            • Ca n’est pas d’intérêt public, c’est un choix d’un groupe de gens qui pensent que c’est leur intérêt. Ce groupe est à l’évidence minoritaire sinon ce serait déjà en place (à moins que la démocratie ne soit en fait qu’un moyen de ne pas respecter les voeux majoritaires). Si ces gens sont prêts à en assumer la charge, pourquoi les en empêcher ? Pourquoi faire intervenir un processus dirigé par moins de 20% de l’opinion, si ce n’est pour faire payer ceux qui ne sont pas d’accord et exonérer ceux qui n’assument pas leurs choix ?

    • La plupart des citoyens ont déjà eu affaire avec les écoles, hôpitaux et administrations. pas besoin de stage supplémentaire pour en constater les dysfonctionnements et le gaspilllage permanents.

      • C’est clair, la bonne blague, il essaye de nous faire pleurer sur le sort des malheureux fonctionnaires…. Tiens, pas plus tard qu’hier a un diner d’anniversaire d’un ami, l’un des convives etait fonctionnaire et avouait lui même qu’il ne foutait absolument rien du tout de ses journées, et que ses collègues le dépassaient encore regulierement en matiere de faineantise absolue et assumée. Le tout sans honte.

        Et c’est pas moi qui le dit, c’est un fonctionnaire. Mais peut etre ne sait il pas non plus de quoi il parle. De toute façon, l’energumene du dessus n’est qu’un simple troll, ou un débris du soviétisme, tout comme nos villages accueillent toujours de charmants nostalgiques d’Adolf.

        http://www.ithaquecoaching.com/articles/guide-de-survie-aux-abrutis-le-bocal-a-con-814.html

        Et hop, a la cave!

        • Fée clochette revient. Moi, souriante, zen, gentille et patiente n’est jamais eu aucun pb avec l’administration publique, elle abonde dans mon sens quand nous avons un litige.
          Quand à vos amis fonctionnaires, ben si ils ont bonne conscience, c’est pas mon pb. Moi j’en connais qui ont à coeur de bien faire leur travail, qui sont consciencieux, qui savent leurs avantages et qui ne réclament rien, qui tentent de faire fonctionner le système de la bonne manière. Ne mettez pas tous les fonctionnaires dans le même panier de crabes!

      • Le fonctionnement des administrations publiques, nous avons tous vu comment cela marche. On nous donne des papiers à remplir, nous les remplissons (on fait le travail) puis on nous envoie au bureau 717 où on nous dit que ce n’est pas le bon formulaire et on repart pour un tour…. C’est nous qui bossons le plus et ….

  • Vous avez le mérite de montrer que les députés sont coupés de la réalité et du travail. Moi je trouve que le stage est la réponse qui correspond le mieux à notre société, tous domaines confondus. Courte durée, pas d’engagement, de responsabilité ni fidélité, assez superficiel. Je vais demander de faire un stage dans les boulangerie de mon quartier pour savoir où acheter mon pain!
    @reactitude: je connais des fonctionnaires bien plus remontés que vous contre leurs politiciens et gouvernement 😉

  • Je n’imaginais pas qu’on puisse penser maintenir les subventions, les numerus clausus ou les voyages de patrons offerts par le contribuable si on libère les entreprises de la réglementation et des taxes. Pour l’instruction publique et la police, c’est différent, je pense qu’il vaut mieux ne pas les confier aux entreprises malgré les économies drastiques qui en résulteraient, parce que ce ne sont pas des tâches qui relèvent de l’entreprise mais de l’individu, qui existe aussi en dehors de l’entreprise.

    Quant à juger la proposition vexatoire… Je veux bien qu’elle soit irréaliste ou peu efficace, mais ne croyez-vous pas que tout le problème vient justement de ce que nos élus trouveraient humiliant de devoir se livrer eux-mêmes à ces âneries qu’ils imposent allègrement aux autres ?

    • Le but de la proposition est de soumettre les politiciens, de les humilier. Je ne crois pas que cela soit utile. Car demain, quoi faire? Obliger les entrepreneurs à faire un stage dans les administrations, pour leur montrer à quel point les blocages de l’Etat empêchent les réformes? Qu’on impose aux entrepreneurs d’aller bosser au service des cartes grises des préfectures pour qu’ils se rendent compte de la difficulté de ce boulot?

      Non, la solution est autre part : la vérité n’est pas détenue ni par les fonctionnaires, ni par les entrepreneurs. Nous avons tous un Etat merdique à réformer, et toutes les bonnes volontés sont audibles. C’est tout ce que je voulais dire.

      • « Le but de la proposition est de soumettre les politiciens, de les humilier. »
        On ne va s’abaisser à leur faire subir ce qu’ils s’ingénient à inventer tous les jours pour nous humilier. Et là les exemples existent à la pelle…..

      • « Le but de la proposition est de soumettre les politiciens, de les humilier. »

        Le but n’est pas de les humilier, ce serait contraire au libéralisme, le but est de leur faire comprendre leur incompétence totale et ruineuse avec leurs lois et réglementations absurdes et contre-productives.

        « Car demain, quoi faire? Obliger les entrepreneurs à faire un stage dans les administrations, pour leur montrer à quel point les blocages de l’Etat empêchent les réformes? »

        Inutile, les entrepreneurs les connaissent très bien.

        « Nous avons tous un Etat merdique à réformer… »

        Tout à fait d’accord.

        « … et toutes les bonnes volontés sont audibles. »

        Je doute de la bonne volonté des politiciens, tous partis confondus… si c’était le cas, le pays ne serait pas au bord du gouffre.

        • p.s. vous citez Bastiat… mal à mon avis, car toute votre liste de « ce qu’on ne voit pas » justement se voit. Qui pourrait prétendre l’ignorer ? Sa célèbre phrase « L’Etat c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » est beaucoup plus appropriée dans le cas présent.

  • Vous avez clairement sur un point. Beaucoup de petits créateurs d’entreprises ne voient absolument pas de subventions.

  • alors la !!! y m’épate , y m’épate , y m’épate …

  • Déjà, pas plus de deux mandats consécutifs ou non pour nos élus : il leur faudra bien se renouveler, voire trouver de quoi manger…

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