Cambadélis se cache derrière Papa Schulz

Papa schultz (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

rlh - papa schultz

Caractéristique de la docilité des médias subventionnés : les louanges à Cambadélis, qui « oblige Le Pen  » à affronter Papa Schultz, candidat du Parti socialiste européen pour la présidence du dit Parlement.

En réalité, Cambadélis, l’ex(?)-trotskyste lambertiste, comme son camarade infiltré Jospin, deux fois condamné, comme son ami DSK ou Harlem Désir, se défile parce qu’il ne veut pas se voir attribuer par une prestation trafalgarienne devant Marine la branlée annoncée des socialistes aux dites élections. Et l’idée que ce soit un Allemand (non, pas toi, Daniel) qui doive venir expliquer aux électeurs französiches pourquoi ils doivent voter aux européennes, en plus donc pour des Roses, va certainement donner du grain à moudre à Bleu Marine, la souverainiste tricolore qui doit s’en pourlécher les babines.

Cet effondrement de l’idée et de l’idéal européen doit être mis en parallèle avec l’effondrement de l’idée et idéal français sous les coups du politiquement correct qui a laminé avec méthode et terrorisme sémantique les capacités de pensée classique sur ces sujets.

Je me suis toujours fais une certaine idée de l’Europe, pour paraphraser le Général, cette Europe de la France à l’Oural, première puissance mondiale, capable par ses différences assumées de créer, d’innover, de montrer et de diriger. Breton, Français, Européen, j’avais voté non à Mastricht, craignant une Europe technocratique. C’est bien celle-là qui l’emporte pour l’instant, avec des Cambadélis lâches, des Jego smicariste, des Joly ou Désir absentéistes, des listes remplies de bras cassés casés pour sévices rendus, une Europe qui m’interdit de faire du feu dans mon champs, de circuler librement en voiture, de choisir ma nourriture, de penser librement, une Europe qui veut me calibrer, à l’opposé d’une Europe libérale libératrice.

Pour l’anecdote, je pourrai quand même voter aux élections : il y a une liste « Bonnets Rouges » en Bretagne. Parce qu’à l’opposé de Guy Sorman, je suis pour une Europe des cents drapeaux dépassant les états-nations, ancrée sur ses peuples et navigant sur le vaste Monde, comme le firent mes ancêtres Bretons avant l’annexion.