Belgique : L’Union des Libéraux se lance en campagne !

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Avec pour slogan « moins d’État pour plus de liberté », le jeune parti libéral francophone belge se lance dans la campagne électorale régionale du 25 mai.

Une tribune de Christian Coppe, président de l’UdL.

logo4_petitL’UdL (Union des Libéraux), parti libéral francophone belge, se lance dans la campagne électorale régionale du 25 mai prochain. Deux listes seront déposées : l’une dans la province du Luxembourg, emmenée par Didier Vanderbiest, et l’autre dans la province de Namur, pilotée par Philippe Mascaux. L’UdL a décidé de limiter ses ambitions lors de ce scrutin important, afin de consacrer toute son énergie disponible sur la campagne de ces deux listes.

L’ambition de l’UdL est de susciter un regain d’intérêt dans la population pour le message libéral. En effet, l’UdL s’est rendu compte, lors de nombreux contacts avec la population, que l’esprit libéral avait totalement déserté le paysage politique francophone belge. En conséquence, un travail de longue haleine est nécessaire pour réexpliquer le libéralisme à la population, notamment le simple fait que les libéraux ne sont ni de gauche ni de droite, mais simplement pour moins d’État. En ce sens, la cible de l’UdL est le groupe formé par les indépendants, les dirigeants de PME, et toutes les personnes qui travaillent ou aiment travailler, aspirant à plus de liberté, moins d’impôts et moins de réglementations.

Le slogan de base de l’UdL pour la campagne est « moins d’État pour plus de liberté ». Le contenu principal du message que l’UdL veut diffuser est d’abord une révolution fiscale en instaurant une flat tax à 20%, tant pour l’impôt des personnes physiques, que pour l’impôt des sociétés ou la TVA, avec suppression de toutes les niches fiscales, et ensuite une déréglementation drastique à tous les niveaux de la société. Dans le cadre d’une réorganisation complète de l’État, l’UdL propose de complètement privatiser le fonctionnement des assurances sociales, incluant l’assurance pension (par capitalisation), l’assurance maladie et l’assurance chômage. L’UdL propose la mise en place de minima obligatoires pour ces trois assurances, avec l’aide de l’État quant aux paiements des primes mensuelles pour les très faibles salaires. L’UdL est consciente de l’effort à consentir pour opérer une transition d’un système de pension par répartition à un système par capitalisation. Les premières années, un financement d’environ 40 milliards d’euro sera nécessaire, cette somme allant en diminuant progressivement d’année en année. Aussi, l’UdL propose de diminuer de 50% les charges patronales sur les salaires. Non seulement le coût du travail sera ainsi diminué d’environ 12%, mais les cotisations restantes financeront à peu près 15 milliards d’euros sur les 40 à trouver. Ensuite, un fonds de transition sera mis en place par vente des actifs de l’État et la privatisation de nombreuses « intercommunales » dont les activités ont de moins en moins de rapport avec les fonctions régaliennes de l’État. Enfin, le solde devra être compensé par l’impôt.

L’UdL a l’ambition de diminuer drastiquement le train de vie de l’État. Notamment en rationalisant la « lasagne » institutionnelle, par suppression des Provinces et des Communautés. L’État fédéral serait financé par les Régions et les tâches régaliennes seront confiées au meilleur niveau de pouvoir selon les principes de subsidiarité et de suppléance. L’UdL n’a absolument pas l’intention de diminuer le nombre de fonctionnaires pour raison budgétaire dans les domaines tels que l’enseignement, les secours ou la police. Par contre, l’UdL entend réorganiser des ministères comme celui des finances ou celui des pensions, qui auront de moins en moins de raison d’exister, et réorienter les fonctions de l’État vers les tâches régaliennes et d’instruction. L’UdL est en faveur d’une suppression pure et simple de toute forme de subsides, tant aux asbl de toutes sortes qu’à la culture ou aux entreprises d’État. Enfin, l’UdL propose d’instaurer au sein des ministères la notion de valeur ajoutée aux citoyens : toute tâche qui n’apporte pas une valeur ajoutée aux citoyens doit être purement et simplement supprimée. Les ministères sont dirigés par les directeurs d’administration, qui rapportent directement au ministre, et la fonction de chef de cabinet est abolie.

L’enseignement est un point clé du programme de l’UdL. La liberté doit être rendue à l’ensemble des établissements scolaires, dirigés par leur pouvoir organisateur. Le financement des établissements se fait par l’utilisation de chèques éducation, donnés tant aux enfants en âge d’école qu’aux jeunes étudiants abordant l’enseignement supérieur, à raison de 5 années supérieures. Pour l’UdL, le but premier de l’enseignement est de découvrir et d’exploiter le talent que chaque jeune a en lui. S’ajoute une base culturelle nécessaire au développement de l’esprit critique, et un contact direct avec le monde du travail.

L’UdL veut, par sa participation au scrutin de 2014, affirmer sa présence et se faire connaitre. Après les élections de 2014, l’UdL s’efforcera d’assurer des activités qui ont pour but de faire connaitre le libéralisme en francophonie belge.

Le site de l’UdL : www.uniondesliberaux.be