Un plan d’économie qui fouette du chaton mignon

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Un plan d’économie qui fouette du chaton mignon

Publié le 30 avril 2014
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C’est l’effervescence ! Maintenant que les décisions du premier ministre ont été adoubées d’un vote (purement formel et sans danger), toute la France va pouvoir bondir dans une nouvelle direction : la bonne, bien sûr.

Et cette direction est, évidemment, celle des économies, de la dépense maîtrisée, des budgets finement ouvragés et des lignes comptables millimétrées. Manuel Valls l’a rappelé : il s’agit d’un effort sans précédent (c’est-à-dire comme l’emprunt Sarkozy et le plan d’économie sous Villepin, mais encore plus). Vraiment, on sent l’impulsion ferme qui a été donnée au pays. Il y a dix jours, lorsque j’évoquais ce plan, je le taxais, naïf et sarcastique que je suis, de flou et d’insuffisant. Quel méchant je fus, de croire qu’il serait incapable de tenir ses engagements, aussi mous soient-ils ! Pas de doute, ce plan fouette du chaton mignon.

Et depuis, Manu les bons tuyaux a largement prouvé qu’il n’était pas prêt à ergoter sur les efforts, à minimiser les nécessaires ajustements pour revenir dans la rigueur budgétaire. On parlait, jadis, d’austérité, mais à l’évidence c’est bien de rectitude qu’il faut parler ici : le plan Valls d’économie sera gravé avec la précision du laser dans la solidité de l’airain. Bon, et puis pour éviter la grogne des députés, le laser en profitera pour arrondir les angles ici, là et là, en rabotant les économies qui, sinon, risquent de porter une partie de la population à l’animosité envers notre bon président, alors qu’il caracole pourtant en tête des sondages. Ce serait dommage.

Alors on ne va pas toucher aux petites retraites. Le RSA augmentera comme prévu. Et on conservera le gel du point d’indice des fonctionnaires, sauf qu’on vérifiera qu’il doit bien être gelé tous les ans. Des fois, il pourra être gelé à la baisse, des fois, à la hausse, en fonction des performances du pays, ce qui évitera un gel total avec une absence de mouvement. Ce sera un gel dynamique, en quelque sorte, si vous me suivez bien.

Bon. Moyennant donc ces quelques ajustements, on va pouvoir commencer à bien économiser, à bien redresser, à bien faire attention aux dépenses publiques. Parce que bon, ça suffit les dépenses irréfléchies. C’est fini, ça, monsieur, le temps des distributions gratuites de pognon des autres ! C’est fini, ça, madame, les semaines sans lundi matin et sans vendredi après-midi ! Il va falloir se retrousser les manches gouvernementales et bien tout mettre dans les petits tiroirs et les petites armoires, proprement, et s’assurer qu’il n’y a plus rien qui dépasse.

Voilà, c’est dit.

quand valls économise un chaton mignon prend cher

Vous pouvez retourner à vos activités. Travaillez bien. Consommez. N’oubliez pas de payer votre tiers d’impôts.

Voilà voilà.

Hem.

Et concernant les quartiers difficiles, dans certaines banlieues, au fait, on fait quoi ?

Ah oui mais pour ça, c’est différent. On doit absolument faire quelque chose, et on y consacrera donc 600 millions d’euros. C’est la copine de Manu, Najat, qui l’a expliqué : histoire d’apporter à grosses louches un « développement économique dans les quartchiers » qui n’ont pas toujours eu de la chance, la ministre de la Ville a décidé que l’État (comme un grand et en partenariat avec la CDC, c’est-à-dire lui-même) allait consacrer une enveloppe, pardon, une valise, pardon, une piscine de 600 millions d’euros sur une période de 6 ans pour inciter les investissements privés (les entreprises françaises adôôôôrent quand l’État investit avec elles l’argent qu’elles ont dû auparavant lui donner) sur des « projets structurants » comme, je cite, « des pépinières d’entreprises ou des maisons de santé », les quartiers étant, comme chacun le sait, les endroits bucoliques rêvés pour les maisons de santé et les entreprises. Et on consacrera 75 millions d’euros à la revitalisation des centres commerciaux et artisanaux des quartiers concernés, parce qu’un bon coup de peinture (à 75 briques), c’est fou ce que ça donne envie aux gens qui n’ont pas un rond d’aller se précipiter à Carrouf pour acheter des yaourts.

Voili voilà, pas de quoi fouetter un chaton (même mignon).

Bon, je vous l’accorde, le coup du saupoudrage de pognon gratuit dans les quartiers, cela fait un peu 40 ans que ça dure, et que les résultats sont particulièrement pastels si vous m’autorisez l’euphémisme. Je suppose donc que Najat a plus d’un tour dans sa besace pour transformer une recette qui a sur-performé en matière de ratage pendant plusieurs décennies en succès avec happy ending.

Et apparemment, c’est le cas : elle compte pas mal sur un petit tour de magie économico-sociale baptisée Emplois-Francs qui consiste à subventionner à hauteur de 5000 euros l’emploi d’un jeune chômeur résidant dans une zone urbaine sensible. De façon fort bizarre, les entreprises ne se sont pour le moment pas ruées dans la bonne combine et alors que le gouvernement avait prévu de financer 10.000 de ces contrats en trois ans (ça fait un peu plus de 3300 par an, donc), les dix premiers mois n’ont permis de n’en signer que… 130.

les emplois-francs de najat

Allez. Plus que 9870, et c’est bon, Najat ! Moi, je le sens bien le frémissement sur ce sujet. Et je sens que cette fois, l’ouverture des robinets à pognons sur nos quartchiers sensibles va vraiment faire la différence ! Et tant pis pour les zéconomies budgétaires, il y a des endroits, il y a des secteurs où je dis : No Pasaran !

D’ailleurs, j’en ai un autre qui me vient immédiatement à l’esprit : la masse salariale à la charge de l’État.

Économiser sur les trombones, passe encore. Raboter sur les dotations en essence des patrouilles de gendarmerie ou de police, c’est évidemment pénible. Surveiller de près les dépenses des soldats, des magistrats et des diplomates, c’est vexant, mais on comprend que chacun doit faire des efforts. Mais la masse salariale, c’est non, il ne faut pas pousser. En vertu de quoi, la fonction publique compte fin 2012 un petit 0.3% d’effectifs en plus, ce qui est une augmentation rikiki, austère même si on veut absolument employer un adjectif. De façon intéressante, on note que cette tendance à l’augmentation est un changement (on avait prévenu que c’était maintenant, et le voilà !) : en hausse continue depuis les années 1980, les effectifs de la fonction publique s’étaient stabilisés pour la première fois en 2008 pour accuser une légère baisse en 2010 et 2011.

Apparemment, en 1980, la France subissait l’anarchie, les gens mourraient sur les trottoirs, les élèves sortaient majoritairement analphabètes et la société était fort malheureuse puisqu’il a fallu toute cette masse de nouveaux fonctionnaires pour arriver au paradis que nous connaissons actuellement. Et comme il est hors de question de tripoter les paramètres du paradis (au risque de le transformer en enfer), admettons qu’il faut donc continuer ainsi.

Le souci, bien sûr, est que ces nouveaux arrivants dans la fonction publique représentent un coût non négligeable qui gomme à peu près tous les efforts que Manu tente de mettre en place. Certains, hardis, l’estiment à 77 milliards d’euros, ce qui n’est pas rien comparé aux 17 milliards prochainement économisés à la sueur du front de Valls (et de tous les Français derrière lui).

Zut et zut, ce n’est pas simple, cette histoire de plan d’économie. D’un côté, on nous annonce des mesures viriles qui vont sauver la France. De l’autre, les bonnes habitudes ne se sont toujours pas perdues et les petits robinets à subventions, les grosses cohortes d’embauches publiques ne se sont toujours pas taries. Certes, il faudra voir si, en 2013, l’État, prenant conscience de son obésité, n’avait pas décidé de lourder quelques dizaines de milliers de fonctionnaires. Mais à vue de nez, je pense que ça n’a pas été le cas. Et peut-être, dans les mois qui viennent, Najat, frappée soudainement de lucidité, se dira que son plan de dépenses pour les quartiers et la bricole sur les emplois-francs sont un échec lamentable et qu’il est bon d’arrêter les frais.

Peut-être.

Factuellement, cependant, je continue de constater que le plan est toujours aussi microscopique, qu’il est déjà raboté avant même d’avoir été appliqué, et que de nombreuses fuites sont toujours ouvertes. Moyennant quoi, ma conclusion est sans appel.

Ce pays est foutu.

valls : c'est pas gagné
—-
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  • Ce plan est une sombre connerie, une de plus !
    un peu hors sujet mais le détour vos la peine surtout les commentaires qui suivent.
    Le gouvernement n’ayant plus de pognon, il fait feu de tout bois.
    http://www.temoignagefiscal.com/qui-etes-vous-tnzf/

  • « à la sueur du front de Valls (et de tous les Français derrière lui) »

    Vous n’avez pas remarqué que la cohorte a fait demi-tour et que les Français sont dans la position inconfortable où c’est le gouvernement qui est sur leurs arrières ?

  • Je doute (façon de parler, parce qu’en réalité, je n’ai aucun doute) que ce « plan d’économies », qui n’a d’économies que le nom, satisfasse la Commission européenne et les marchés… la feuille de route va se transformer en déroute…

  • Un petit rappel, pour la route ! Le flux de dettes publiques de l’Obèse, c’est chaque année environ :
    – 80 milliards de déficit courant (soit 7% de dépenses en plus des recettes)
    – 120 milliards de cavalerie sur la dette à long terme (soit 10% des dépenses publiques, pour un stock de dettes accumulées de 2000 milliards, avec une échéance moyenne à 7 ans, que l’Etat est par définition incapable de rembourser, puisqu’il est en déficit)
    – 170 milliards de dettes à court terme (soit 14% des dépenses publiques, les sorties précédant généralement les entrées fiscales)

    Les trois s’additionnent. C’est donc le tiers des dépenses publiques (mais pas des recettes, ne rêvez pas à une baisse d’impôts !) qu’il faudrait couper en moins d’un an, dans une catastrophique urgence, si jamais un choc de type grec ébranlait la belle mécanique de l’endettement public. Et ne pensez pas qu’on puisse s’en tirer en faisant défaut ou en dévaluant la monnaie, parce que cela revient strictement au même. D’une manière ou d’une autre, il faudra payer. Certes, les taux sont encore faibles. C’est le prix de l’argent artificiellement compressé par les banques centrales, manipulation éhontée des marchés qui n’est pas sans limites. La situation de la France ressemble au calme qui précède la tempête. Elle est dans l’oeil du cyclone. Le pari criminel des attardés mentaux qui nous gouvernent est que les marchés ne laisseront jamais tomber la France, parce que son économie est trop imposante dans l’économie européenne. Et puisque les principaux pays sont eux aussi endettés, personne n’a apparemment intérêt à laisser couler un pan non négligeable de l’économie mondiale, au risque de se détruire lui-même. Vraiment ? Le moment venu, les autres pays, les marchés auront-ils seulement le choix de sauver l’Etat français ? Ne préféreront-ils pas plutôt se sauver eux-mêmes, en premier ?

    La finance et les marchés ont beau être les ennemis des socialistes, notre pays a tout intérêt à ce que les marchés, tant méprisés par les faux économistes et les faibles d’esprit, ne lui fassent pas défaut, dans tous les sens du terme. Ce ne sont pas les ridicules économies de Valls ou les non moins ridicules éructations de Montebourg qui permettront de combler le gouffre vers lequel les socialistes, de gauche, de droite ou des extrêmes, proposent de précipiter la France. Obsédés par le court-terme, uniquement guidés par la conservation à tout prix de leur pouvoir personnel, Ils choisissent l’illusion des vaines promesses politiciennes au lieu de mettre à profit le peu de temps qui reste, plus précieux que jamais, pour réformer réellement le pays et le sortir de l’impasse de plusieurs décennies d’impéritie budgétaire collectiviste.

    • « La situation de la France ressemble au calme qui précède la tempête. Elle est dans l’oeil du cyclone. »

      Et là, on les entendra tous dire (comme d’habitude) : c’est la faute à l’ultra-néo-hyper-mega-giga libéralisme !

    • D’accord avec vous dans l’absolu, mais on a bien sauvé la Grèce… La France est « too big to fail ».

      • Inversez plutôt la logique du TBTF : c’est parce que le morceau Etat français est trop gros que les autres pays refuseront de le sauver. L’Europe pouvait se permettre de perdre 2 ou 3% du bilan de la BCE pour sauver la Grèce et elle l’a fait. Mais pas 30% en faisant la même chose pour la France ! Il est même plus que probable que les autres pays de la zone exigeront unanimement notre exclusion, le moment venu, pour sauver leur monnaie. Ils n’auront pas d’autre choix !

  • Paul Krug*** vient de m’appeler pour me dire : « oyez, français, ouvrez les yeux ! et voyez les terribles conséquences économiques de la méchante politique d’austérité que la perfide albion a mise en oeuvre. Puisse Valls ne pas s’en inspirer ! »

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203469143787-l-economie-britannique-bien-partie-pour-atteindre-3-de-croissance-en-2014-667677.php

    Je l’ai rappelé pour lui dire qu’il avait confondu plus et moins et moins et plus.

    Il m’a dit « oh yes – my mistake. Cheers »

  • on vérra au prochaine fête de fin d’années si le montant des primes de noël que se sont partagés les clowns du gouvernement en 2013 ( 12 millions d’euro quand même ! ) seront toujours d’actualité………

  • 600 millions !

    Et bien ils ont qu’a faire des maisons de la culture, du cinéma, des cités de l’histoire de la corde à violon et des festivals a gogo dans ces villes sensibles. Fillipetti a dit que l’industrie de la culture est celle qui rapporte le plus !

    600 millions en festivals rapportera à ces territoires 600* 1.8 = plus d’un milliard si j’ai bien compris !

    Sources : http://www.culturecommunication.gouv.fr/Actualites/Infographies/Infographie-L-apport-de-la-culture-a-l-economie-en-France-les-chiffre

    Il y a qu’a s’inspirer de la Silicon vallois pour redynamiser ces villes (oui oui ça existe la sillicon Vallois c’est pas une joke). Si vous voulez voir un exemple d’inovation qui peut en sortir c’est ici :

    http://cblog.culture.fr/un-prototype-de-calculateur-du-domaine-public-pour-la-france/

    Bon ils arrivent pas encore a mettre des images en lignes mais … c’est le début d’autant qu’ils réfléchissent aussi au web 3.0 donc je pense qu’ils testent de nouveaux moyens de mettre en ligne des images.

    Alors non la France n’est pas foutue. Ces 600 millions vont être bien investis. J’ai confiance. Nous ne tarderons pas à redevenir la 3eme puissance économique et les quartiers en difficultés seront bientôt un mauvais souvenir.

  • Eh bien qu’ils nous amènent droit dans le mur et qu’une revolution se prepare ! Je n’attends que ça : pouvoir les pendre sans risque de sanctions ! Il n’y a que ça qu’ils comprennent ! La violence. Sans cela, tout n’est que blabla…. et rien ne changera.

  • Leur base électorale est déjà perdue. Leur idéologie ne tient plus que dans des slogans. Ils ont le choix entre tenir quelques mois de plus, ou (exclusif) préparer un retour dans quelques années. La raison me fait soutenir l’option 1, mais c’est dur…

    • la base electorale est fissurée depuis longtemps : en 2007, je connais un grand nombre de fonctionnaires à la retraite qui ont voté pour sarkozy afin qu’il protège leurs acquis : ne pas trop ponctionner sur les donations aux enfants !

      • Vous êtes sympas, les gars, mais ça fait 20 ans que la droite crie partout : « La gauche est morte ! La gauche n’existe plus ! » Faudrait apprendre un peu l’humilité, quand même, sans quoi il est impossible de gagner la bataille.

        • c’est assez logique que les vieux votent à droite aprés s’etre enrichis. ça ne veut pas dire que les partis de gauches vont disparaitre pour autant, si les jeunes frais émoulus de l’éducation national votent pour les verts ou melanchon …

          • Rien, absolument rien ne dit que le socialisme est en déclin. Mondialement, il ne s’est jamais aussi bien porté. Il tient l’Europe, ronge l’Amérique, règne de manière discrète sur la Chine et la Russie. En France, il a tous les pouvoirs et gagne du terrain chaque jour au sein de l’UMP et du FN. La droite croit que le socialisme est électoral, alors qu’il est civilisationnel. Il se contrefout des scrutins : il veut le monde.

  • une seule solution: detruire l’ideologie.
    Je propose de boire un coke

    • Oui, c’est la seule solution. Ça relève de la microbiologie appliquée à la philosophie. C’est un travail titanesque, mais j’ai bon espoir.

  • Brillant, on en redemanderait s’il s’agissait de la Suisse…

    • T’inquiète pas, en Suisse nous vous suivons de près, certes avec un décalage d’environ 20 ans, mais nous sommes sur la même route socialiste que vous.

      Exemple: Nous avons introduit l’assurance maladie obligatoire en 1996, alors que le système privé fonctionnait très bien (les socialistes nous chiaient dans les bottes parce que 2% des gens n’étaient pas assurés et étaient privés de soins si ils avaient une maladie grave et coûteuse).

      Il s’agit d’un système semi-public semi-privé: l’état régule les tarifs des médecins et il y a obligation de contracter une assurance, mais les caisses sont multiples et privées. Maintenant c’est le (demi-)bordel tout le monde se plaint et les prix explosent. Ils accusent les caisses de s’en mettre plein les poches.

      Résultat? Les socialistes veulent introduire un système de caisse unique d’état comme chez vous en prétendant régler le problème. Et quand ensuite ce sera le bordel complet avec un système 100% étatique comme chez vous, ils ne manqueront pas d’accuser le libéralisme, les médecins, les pharmaciens, l’industrie des médicaments ou les méchants étrangers qui consomment les soins.

      Bon d’ici là, vous en France, vous serez soit en régime communiste soit en pleine guerre civile. Mais t’inquiète pas, on est sur le même chemin socialiste que vous. Regarde dans ton rétroviseur, la belle bagnole sportive que tu vois qui a de la peine à passer la deuxième pour accélérer et vous rattraper, c’est nous.

      A part ça c’est pas bien d’être jaloux de la Suisse. D’espérer la chute de ton voisin mieux lotit que toi ne va pas améliorer ta condition. D’ordinaire ce sont les socialistes qui raisonnent de cette façon en regardant avec envie ceux qui sont plus riches qu’eux et en espérant qu’ils deviennent pauvres à leur tour.

    • « Brillant, on en redemanderait s’il s’agissait de la Suisse… »

      ????? si j’ai bien compris : vous souhaitez qu’un des rares pays au monde qui s’en sort le mieux et qui est parmi les plus libéraux s’effondre ? wahouuuuuu !!!!!!

      J’espère m’être trompée dans mon interprétation, sinon je ne vois qu’une explication : vous êtes un troll ultra-néo-hyper-mega-giga socialiste ! un communiste quoi !

  • Moi j’attends toujours que Contrepoints parle des 600 milliards d’Euros qui manquent à la France et non pas des broutilles de quelques centaines de millions d’euros dépensés par des élus pour moderniser le pays .
    Lisez le livre d’Antoine Peillon « ces 600 milliards qui manquent à la France » ed.du seuil sur l’évasion fiscale.
    Ou regardez sur LCP le document de Patrick Benquet avec le témoignage d’un cadre de la filile française d’UBS licencié pour avoir mis son nez là où il ne fallait pas.
    Diffusion LCP 3/05 15h15 et 4/05 à 10 h.

    • Et j’ajoute que l’évasion fiscale représente le salaire, pendant dix ans, de 4 millions de smicards.

      • Et si l’on passait à la flat tax à 15%, le retour d’exil fiscal représenterait le salaire de 3 millions de chômeurs passant au salaire médian.

      • Toutes les demeures de Mougins, plus petites que celle de Mou-Président qui mou-geint, et qui paient l’ISF! Tous les tableaux de maîtres de la famille « Sinclair » qui dorment dans des coffres à New-York (on parle de 100 millions d’euros)!
        Bon avec 600 milliards, vu qu’il y a 2000 milliards de dettes et 3500 milliards d’échéances non provisionnées (retraites des fonctionnaires, …), j’ai l’impression qu’on va pas loin. Des budgets à l’équilibre et une flat tax (rappelons que 7 à 8 % permettent d’équilibrer les 260 milliards de budget de l’état), simplifieraient les choses et permettraient de rapatrier tout le reste. 57 % nous laisse envisager qu’il y a du gâchis et/ou de la corruption.

      • et l’évasion fiscal des smicards ( travail au noir ) elle représente combien de foi le salaire de pineau simple millardaire ?

      • rustra: « Et j’ajoute que l’évasion fiscale représente le salaire, pendant dix ans, de 4 millions de smicards. »

        Les majors fantasmaient pareil sur les sommes « volée » par le piratage.

        Et tout pareil ces sommes sont souvent fictive (Dans le sens que l’activité n’existerait pas) et de toute manière in-recouvrable. Pleins de gens ont essayés avec des barbelés, des miradors et des fosses commune leurs pays ont tous fait faillite.

        Les raisons sont simples à comprendre mais si tu baves sur de tel slogans c’est hors de portée pour toi (pour l’instant j’espère)

        • oui très bien dit et totalement hors de portée de ceux qui rêvent de la confiscation des biens et d’une balle dans la tête pour tous ceux qui ne leur reviennent pas.

          On ne pourrait mieux dire, mais ils ne peuvent pas comprendre. C’est frustrant.

    • bonjour rustra
      Ben oui il y a de la fraude fiscale même chez les politiques (Cahuzac) Etonnant non ?

    • Eh oui rustra, au goulag les prisonniers tirent au flanc et salopent le boulot. C’est un gros manque a gagner dans le modèle économique du goulag. Pourtant leur rééducation devrait en faire des travailleurs honnetes et enthousiastes. Mais il n’y a que les bisounours pour croire en cela.

    • « Moi j’attends toujours que Contrepoints parle des 600 milliards d’Euros qui manquent à la France et non pas des broutilles de quelques centaines de millions d’euros dépensés par des élus pour moderniser le pays . »

      Lire « Moi j’attends toujours que Contrepoints parle des 600 milliards d’Euros qui manquent à la France et non pas des broutilles de quelques centaines de millions d’euros dépensés pour arroser mes potes et mon electorat. »

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