Décès de Siergiej Niepobiedimyj, constructeur russe du système de missile Iskander

Au temps de l’URSS, Niepobiedimyj fut l’un des savants dont les activités étaient les mieux protégées.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Décès de Siergiej Niepobiedimyj, constructeur russe du système de missile Iskander

Publié le 11 avril 2014
- A +

IskanderSiergiej Niepobiedimyj, constructeur russe de systèmes de missile, dont le système balistique de courte-portée de nouvelle génération Iskander et du système Sol-Air (anti-aérien) portatif guidé par infrarouges Igla (en russe : « Игла́ », aiguille) est décédé à Moscou à l’âge de 92 ans. Au temps de l’URSS, Niepobiedimyj fut l’un des savants dont les activités furent les mieux protégées.

Il ne pouvait pas se rendre à l’étranger et ses photos n’étaient publiées dans aucun périodique. Son image fut même supprimée de photos de groupe. Pendant des années la CIA l’aurait traqué, ne fut-ce que pour savoir à quoi il ressemblait.

Niepobiedimyj a reçu presque toutes les médailles et distinctions honorifiques en URSS, dont le titre de Héros du Travail socialiste, le Prix Lénine, le Prix d’État, l’ordre de Lénine (à trois reprises) et l’ordre de la Révolution d’Octobre.

Niepobiedimyj repose dans le cimetière militaire de Mytiszczi (en russe : « Мыти́щи ») au nord-est de Moscou. Récemment ouvert sur le modèle du cimetière national d’Arligton près de Washington D.C., cette nécropole doit être le panthéon des dirigeants russes, des militaires d’exception, des vétérans de guerre mais aussi des héros de l’Union soviétique et de la Fédération de Russie.

La décision de construire ce cimetière fut prise en 1953 par le Conseil des ministres de l’URSS mais le projet ne vit jamais le jour. En 2001, Poutine est revenu dessus et a émis le décret ordonnant l’ouverture du panthéon. Sa construction a débuté en 2008 et a couté 4 milliards de roubles (89 millions d’euros). Il s’étend sur 55 hectares et a été inauguré le 21 juin 2013. On peut supposer qu’il sera le cimetière principal en Russie pour les 200 années à venir, avec un total de 40.000 places.

Le projet prévoit le transfert des ossements des personnes inhumées dans la Nécropole du mur du Kremlin sur la place Rouge à Moscou, dont ceux de Lénine, Staline et autres hauts dignitaires du Parti communiste et de l’État soviétique. La décision concernant ce transfert n’a pas encore été prise.

Niepobiedimyj sera le troisième personnage enterré dans le cimetière militaire de Mytiszczi. En décembre dernier, ce fut d’abord Mikhaïl Timofeïevitch Kalachnikov, inventeur de l’AK-47, arme qui porte son nom et ensuite, en février dernier, Vassili Ivanovitch Petrov, maréchal de l’Union soviétique et commandant-en-chef des forces terrestres de l’URSS (1980-1985).

Voir les commentaires (3)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (3)

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Dimanche 9 juin, en marge de son voyage en France, le président des États-Unis Joe Biden a indiqué avoir trouvé avec Emmanuel Macron un accord sur l’utilisation des bénéfices produits par les avoirs russes gelés depuis le début de la guerre en Ukraine. La question est d’importance, car les sommes concernées sont estimées à 260 milliards d’euros. Il n’est donc guère étonnant que le sujet figure explicitement à l’agenda du prochain G7 organisé du 13 au 15 juin à Borgo Egnazia, en Italie.

 

En mai 2024, les pays de l’Union eu... Poursuivre la lecture

Le 21 mai 2024, les ministres aux Affaires européennes de tous les États-membres de l’Union européenne ont acté le principe de l’emploi des revenus générés par les avoirs russes confisqués au profit de l’armement et de la reconstruction de l’Ukraine. Une solution simple qui amène cependant à craindre un précédent fâcheux pour l’économie mondiale et une défiance accélérée des pays à économie émergente vis-à-vis du bloc occidental.

 

L’Ukraine, un conflit polarisant

Les relations russo-ukrainiennes sont très compliquées depui... Poursuivre la lecture

Lors de la visite du président Xi Jinping en Europe, le rôle des liens entre la Chine et la Russie dans les relations de l'UE est examiné à la loupe.

Article original du South China Morning Post.

Lors de la conférence de presse conjointe avec M. Macron à Paris, M. Xi s'oppose aux critiques formulées à l'encontre de son pays en raison de ses liens étroits avec la Russie. L'Europe est préoccupée par la guerre en cours en Ukraine, et les relations Chine-Russie créent des défis supplémentaires", déclare un analyste du groupe de réflex... Poursuivre la lecture
Voir plus d'articles