Climat : comment les générations futures nous jugeront-elles ?

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Elles se demanderont pourquoi il y a eu une telle panique pour une augmentation de 0,4 degré C dans les températures mondiales entre 1975 et 1988, alors que des hausses similaires entre 1860 et 1880, et entre 1910 et 1940, n’avaient causé aucune inquiétude.

Par Richard North, de Bradford, Grande Bretagne.

dont_panicIl y a une chose sur les alarmistes du climat, c’est que leurs messages et arguments sont si répétitifs, si exagérés et, surtout, si ennuyeux, que la plupart des gens normaux ont éteint toute écoute. Les réchauffistes sont en train de pousser un énorme rocher dans une montée, et il est en train de devenir de plus en plus gros, et la pente de plus en plus raide, et Christopher Booker est en train d’étaler de la graisse sous leurs pas.

Quand les générations futures regarderont en arrière cette alarme sur le réchauffement planétaire, qui s’est emparé du monde vers la fin du XXème Siècle, écrit-il, bien des choses vont les rendre perplexes sur comment une telle peur a pu enfler.

Elles vont se demander pourquoi il y a eu une telle panique pour une augmentation de 0,4 degré C dans les températures mondiales entre 1975 et 1988, alors que des hausses similaires entre 1860 et 1880, et entre 1910 et 1940, n’avaient causé aucune inquiétude. Elles verront ces modestes augmentations comme faisant partie d’un réchauffement général ayant commencé au début du XIXème Siècle, au moment où le monde a émergé du petit âge glaciaire, au cours duquel la Terre s’était refroidie pendant 400 ans.

Elles seront frappées par l’origine de cette peur reposant sur les projections de modèles informatiques, qui se révélèrent désespérément fausses lorsque, dans les années suivant 1998, leurs hausses prédites des températures se sont virtuellement arrêtées.

Mais en particulier, ajoute Booker, ces générations seront ébahies par la révérence presque religieuse accordée à ce corps, le Groupe D’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat des Nations Unies, le GIEC, qui d’ici là sera reconnu comme n’ayant jamais vraiment été une organisation scientifique du tout, mais bien un groupe de pression politique.

Il avait été lancé dans les années 80 par une petite bande de scientifiques politiquement persuasifs, devenus fanatiquement engagés dans la croyance que, parce que les niveaux de CO2 montaient, les températures mondiales devaient inévitablement suivre. Une hypothèse que les preuves allaient de plus en plus invalider.

À 5 reprises entre 1990 et 2014, le GIEC a publié 3 volumes massifs de rapports techniques – encore un la semaine dernière – et à chaque fois, nous avons vu le même schéma se répéter.

Chacun était supposément basé sur des milliers d’études scientifiques, nombre d’entre elles financées pour trouver des preuves soutenant la vision admise, selon laquelle le réchauffement climatique causé par l’homme menaçait le monde de désastres — ouragans, inondations, sècheresses, fontes de glaces, montées du niveau des mers, et tout le reste.

Mais chaque fois, ce qui faisait la Une était un bref « Résumé pour les Décideurs Politiques », soigneusement conçu par les États et quelques scientifiques engagés pour faire mousser la peur en allant bien plus loin que ce qui était justifié par les milliers de pages dans les rapports techniques eux-mêmes.

Chaque fois, il finissait par émerger de quelle manière éhontée ces résumés avaient distordu les preuves actuelles, sélectionnant les morceaux effrayants, qui eux mêmes, souvent, s’avéraient n’être pas du tout basés sur de la science digne de ce nom.

L’exemple le plus aveuglant a été le rapport du GIEC de 2007, qui a fait la Une avec ses prédictions sauvagement alarmistes à propos des glaciers de l’Himalaya qui pourraient tous disparaitre d’ici 2035 ; du réchauffement planétaire qui pourrait réduire de moitié les récoltes en Afrique d’ici 2050 ; des sècheresses qui détruiraient 40% de la forêt amazonienne.

Ce n’est qu’en 2010 que certains d’entre nous sommes arrivés à démontrer que chacune de ces prévisions, et de nombreuses autres, ne provenaient pas de vraies études scientifiques, mais de propagande visant à effrayer les gens, produite par des activistes verts et des lobbys, dont une analyse exhaustive a démontré qu’ils constituaient presqu’un tiers de toutes les sources du GIEC.

La plupart des prédictions particulièrement alarmistes du GIEC provenaient d’un rapport du Groupe de Travail II du GIEC. Celui-ci avait pour but d’évaluer l’impact sur le monde de ces changements de climat prédits par les modèles informatiques tout aussi imparfaits, sur lesquels se reposait le Groupe de Travail I, ayant lui pour charge d’évaluer la science du changement du climat.

Le rapport technique publié la semaine dernière était sa suite, y compris de la part du Groupe de Travail II, et nous pouvons voir d’un coup, par son traitement beaucoup plus prudent de sujets ayant causé tant de problèmes la dernière fois, qu’ils savaient qu’ils ne pouvaient pas se permettre une répétition de ce désastre.

En regardant le Résumé pour les Décideurs Politiques, cependant, nous voyons comment les alarmistes sont toujours en train de jouer leur même petit jeu d’antan.

Pages 12 à 14 par exemple, ils essaient toujours de faire mousser les peurs sur les évènements météo extrêmes, les canicules tueuses, les îles tropicales qui disparaissent, les cultures qui échouent massivement, alors que bien peu de cela n’est justifié par le rapport lui-même, et encore moins par les preuves provenant du monde réel, où ces choses ne se produisent pas plus en ligne avec les prédictions que les températures ne montent en ligne avec celles prédites par leurs modèles informatiques.

Ce dernier rapport en date a provoqué nettement moins d’excitation que son prédécesseur hystérique de 2007. Ils ont crié au loup une fois de trop.

Ils peuvent continuer à rêver, conclut Booker. Mais hélas, dit-il, le reste d’entre nous doit continuer de payer le prix de leurs rêves. C’est à dire, jusqu’à ce que ce gros rocher devienne trop gros et commence à glisser dans l’autre sens.

Sur le web Traduit de l’anglais par Contrepoints.