Ni étatisme de droite, ni étatisme de gauche, libéralisme !

Le Front national est-il vraiment de droite ? Il semblerait qu’il soit avant tout un parti étatiste, et que cela ne sera pas par d’autres partis étatistes et aveugles qu’il pourra être mis sur la touche. Ceux qui ont maintenant une carte à jouer, ce sont les libéraux.

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Démocratie Vote Elections (Crédits : Theresa Thompson, licence Creative Commons)

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Ni étatisme de droite, ni étatisme de gauche, libéralisme !

Publié le 26 mars 2014
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Par T. Matique

Comme à chaque élection à deux tours, les alliances et mésalliances prennent le pas sur le fond politique déjà inexistant et révèlent la seule idée bien ficelée, celle du plan de carrière. Tout le monde sort sa calculette, fait ses pronostics et, dans des ni-ni de communication, le qui est qui disparaît. Le FN en devient une sorte de parti hybride, un fourre-tout politique arrangeant pour tous, y compris pour le parti lui-même.

Pourtant, la politique du FN est sans ambiguïté sur ses orientations à gauche de la gauche. Dans son discours du 1er mai 2013, Marine Le Pen a très clairement rappelé sa politique d’un État collectiviste et interventionniste, son ultra-socialisme. Dans celui-ci, elle parle de cette « pseudo gauche » qui « sacrifie les travailleurs sur l’autel de la compétitivité avec la flexibilité et les retraités au nom de l’équilibre budgétaire » et où les riches sont « les mêmes que l’on protège ». Puis rajoute qu’ « Il nous faut en finir avec l’ultra-libéralisme, la folie de l’hyper austérité, la folie absurde et dévastatrice du tout commerce. Cette mondialisation ultra-libérale défait la nation. Cette mondialisation ultra-libérale défait l’école de la République, le meilleur outil pourtant de l’égalité des chances » et parle « d’individualisme prédateur » de « la loi du plus fort sur le faible ». »

Elle précise qu’« il faut l’autorité d’un État sûr de lui et partout et qu’il faut remettre le collectif au centre de nos valeurs » en affirmant « nous rétablirons en tout domaine l’autorité de l’État de l’école à la rue, de la banque à la grande distribution ».

Du Montebourg puissance 10, de l’ultra-socialisme qui n’est pas sans rappeler le national-socialisme défini par Otto Strasser : « Nous prendrons à droite le nationalisme sans le capitalisme auquel il est en général lié et à gauche le socialisme sans l’internationalisme marxiste qui est un leurre (…) Le national-socialisme devra être surtout un socialisme. » Il n’est pas non plus sans rappeler la place de l’État préconisée par Mussolini dans le fascisme : « Le principe essentiel de la doctrine fasciste est la conception de l’État, de son essence, de son rôle, de ses fins. Pour le fascisme, l’État est l’absolu devant lequel les individus et les groupes ne sont que le relatif (…). Tout dans l’État, rien contre l’État, rien en dehors de l’État (…). Le libéralisme niait l’État dans l’intérêt de l’individu, le fascisme réaffirme l’État comme la véritable réalité de l’individu. » Mais quelles que soient les perceptions de chacun, il n’en demeure pas moins que le FN est un parti ultra-socialiste.

Si le vote FN est un vote d’adhésion et d’enracinement, comme le prétend Philippot, ce n’est pas un « front républicain » dénué de sens qui détournera les électeurs de ce parti. Le paradoxe d’une poussée cyclique du FN quand les socialistes échouent devrait déjà les interpeller, qui plus est dans des fiefs traditionnellement sous la tutelle de la gauche. De plus, est-ce vraiment républicain de sous-entendre qu’un parti n’est pas républicain alors qu’aucune loi ne lui interdit d’exister ? De même, ce ne sont pas les affirmations succinctes et sans arguments de l’UMP sur l’incompatibilité dans le domaine économique avec le FN qui y changeront quoi que ce soit, ni même d’affirmer que le vote FN sert le PS sans parler du socialisme qui les unit .C’est le rôle même de l’État, donc le mode de gouvernance, qui différencie l’UMP/l’UDI du FN. L’UMP/l’UDI sont certes des partis étatistes mais le FN est carrément socialiste. Rien ne sert de faire des ni-ni, si les axes de gouvernance du FN, et donc l’approche économique qui en découle, ne sont pas clairement dénoncés comme le sont ceux de leur famille PS/Front de gauche/EELV. Le silence sur l’ultra-socialisme du FN n’assurera pas un réservoir de voix tandis que briser le silence peut éclairer des électeurs tentés par ce parti le croyant à droite par tant de conditionnement médiatique et modifier leur conception sur celui-ci. Ce silence volontairement entretenu ne va pas renforcer la position de l’UMP/UDI mais protège le PS de perdre une partie de ses troupes très à gauche au profit du FN. Il permet simplement à certains journalistes de gauche d’associer le FN à la droite pour stigmatiser cette dernière sans avoir à faire une reconnaissance en paternité socialiste, et à certains journalistes de droite de se servir du FN pour faire et défaire des leaders à l’UMP ou à l’UDI en fonction des réponses à leurs propres convictions (patrie-autisme, conservatisme, etc.). Or, depuis quand un parti de droite est-il, entre autres, contre la compétitivité et la flexibilité du travail, contre les riches, la finance et la mondialisation ?

Mais indépendamment des appartenances ou des affinités politiques de chacun, s’il y a un enseignement à prendre du FN, c’est peut-être celui d’y voir un parti ayant à présent une colonne vertébrale (rôle de l’État) et des articulations pour agir (déclinaison de son rôle avec ses priorités) dont la pensée (valeurs ou idéologie) stimule la coordination. Même s’il se meut au détriment de toutes les libertés individuelles, comme toute forme de socialisme, grâce à la psychologie des foules il laisse à certains l’illusion d’exister, de prendre part à un changement, d’avoir un but, quitte à ce que l’enfumage soit le même qu’avec d’autres partis, peut-être même pire. Le FN s’est doté d’un corps ultra-socialiste tandis que l’UMP et l’UDI sont des étatistes démembrés. Mais comment peut-il en être autrement avec ces deux partis qui n’ont toujours pas de colonne vertébrale et dont les quelques articulations ne peuvent avoir de prise ? Ils demeurent comme des tétraplégiques politiques face aux ultra-socialistes du FN en ordre de marche, croyant encore que le nationalisme est une valeur de droite, alors que depuis belle lurette les socialistes s’en sont emparés. Il y a même eu des Staline (« la mère patrie ») et des Che Guevara (« La patrie ou la mort ! ») pour en faire l’écho.

Par calcul électoraliste, l’UMP et l’UDI ne sont même plus capables d’affirmer clairement des différences entre la droite et la gauche, entre l’extrême droite (souvent associée à l’ultra-capitalisme et à l’ultra-libéralisme) et l’extrême gauche (souvent associée à l’ultra-collectivisme et à l’ultra-interventionnisme de l’État), entretenant ainsi la confusion dans l’esprit de leurs propres adhérents. Au nom de la rose qui les révulse, ils se servent du marteau et de la faucille pour tailler dans le vif du rosier, sans s’occuper de sa variante, le Floribunda Nouveau, qui s’y répand comme les têtes d’une hydre. Entre les bricoleurs socialistes et les apprentis jardiniers étatistes, les ultra-socialistes du FN ne sont pas prêts d’êtres déracinés.

L’opposition au socialisme, et qui plus est à l’ultra socialisme du FN, c’est le libéralisme et non l’étatisme. Avec leurs charentaises étatiques, l’UMP et l’UDI font du jardinage sans bécher correctement le terrain, ni semer les graines de la modernité. S’accrocher à un plan comptable électoral n’a jamais nourri la politique, seulement les politiciens et leur carrière, les journalistes et les instituts de sondages. Il faut admettre que certains libéraux ont parfois recours à l’UMP et l’UDI pour combattre le socialisme et l’ultra socialisme. Un choix par défaut, voire pour certains un moindre mal. Mais, jusqu’à quand et à quel prix ?

Bon nombre de libéraux se tournent de plus en plus vers l’abstention, ou pire ils quittent le pays. À plus de 38% d’abstention, il y a de quoi réfléchir à présent. Mais, les sondeurs et certains journalistes se sont emparés du sujet afin de transformer les abstentionnistes en socialistes déçus. Il est plus simple et arrangeant pour eux de transformer chaque individu en clone politique d’un autre pour en faire une masse à recycler dans leurs analyses spéculatives et entretenir l’immobilisme neuronal. Les libéraux ne rentrent dans aucune case de leur raisonnement car ils sont en marge des partis, en marge du système. Pourtant, ces intendants du vote estiment que plus d’un tiers des électeurs font partie de l’électorat flottant dont il est difficile de préjuger sur sa position et sa réaction. Des électeurs en retrait des partis, de leur emprise, de leur politique politicienne. Plus de 15 millions d’électeurs à convaincre ! Et si les libéraux représentaient une grande partie de cet électorat ? Et si les libéraux représentaient la majeur partie de cette abstention record ? Il est vrai qu’avec des « si », chacun peut changer le monde à sa convenance sans être, pour certains, plus crédible que les intendants de la politique formatés aux concepts de masse, à un monde uniformisé. Mais ce qui est sûr, c’est qu’en France, il n’y a pas que des socialistes et des étatistes. Il y a aussi des défenseurs du libéralisme de plus en plus nombreux qui ne veulent ni du socialisme, ni de l’étatisme, et savent qui est qui.

À bon entendeur…

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  • Le jour où les libéraux français arrêteront de faire les larbins pour les plus chauds partisans du fédéralisme et de la bureaucratie européenne (c’est à dire l’UDI), et sauront tirer les leçons de la réussite du parti libéral-souverainiste UKIP en Grande-Bretagne et s’inspirer de cet exemple, ce jour là je pourrai sans doute croire qu’ils ont une carte à jouer.

    Mais pour le moment, ce que je vois me rend très pessimiste sur leurs chances. Les thèses de l’UDI , soutenant à fond la monnaie unique et l’europe fédérale reviennent à demander aux états les plus responsables (Allemagne notamment) de subventionner les plus dépensiers et les plus irresponsables de l’Europe du Sud. L’UDI est ainsi pour moi encore plus socialiste et étatiste que les autres partis, et devrait être l’adversaire n°1 de tout libéral qui se respecte !

    • Difficile d’être libéral et contre un marché ouvert.

      Quant à vos critiques de l’euro, elles sont fondées sur la propagande que vous avez entendu à ce sujet. Ce que vous dites n’a pas de sens. Faire payer les Etats « vertueux » pour les autres? Mais que ferez l’Allemagne sans le reste de l’Europe qui représente son gagne pain principal? C’est amusant comme selon vous l’Allemagne serait la malheureuse victime expiatoire des vilains de l’Europe, alors que sans la France, l’Italie ou l’Espagne, pour ne citer qu’eux, l’Allemagne aurait bien des difficultés aujourd’hui…
      Or l’euro à permis à ces pays, certes mal gérés, de conserver une monnaie stable, ce qui leur a éviter les affres que connaissent par exemple aujourd’hui les argentins (surtout qu’avec nos imbéciles au pouvoir, ils n’auraient pas manqué de faire tourner la planche à billet, c’est d’ailleurs ce qu’ils réclament tous….). Dans le contexte du marché européen libre, une telle inflation dans les principaux pays débouchés des produits allemands aurait provoqué la chute de cette dernière par ricochet.

      De manière générale, croire que les allemands sont des victimes est une connerie. S’ils sont toujours là, c’est qu’ils y trouvent leur compte. Ils apportent une stabilité à l’euro qui leur offre en échange la stabilité de leurs débouchés.

      • Je suis capable de réfléchir par moi même, et évidemment favorable à une zone de libre échange en Europe, mais entre nations souveraines et responsables de leurs choix économiques, et subissant pleinement les conséquences de ces choix (ce qui suppose que chaque pays ait sa monnaie). La responsabilité est un des fondements du libéralisme.

        L’euro est à la fois un outil de déresponsabilisation massive (dès qu’un pays a un problème on sort le carnet de chèques sans limites pour le renflouer et le récompenser ainsi de sa gestion) et de destruction économique (les économies les plus faibles sont privées de la variable d’ajustement naturelle qu’est la monnaie pour retrouver leur compétitivité et sont étouffées par une monnaie trop forte). C’est un exemple typique d’utopie socialiste, qui se terminera comme toute utopie socialiste par une faillite.

      • Qui parle de « propagande que vous avez déjà entendu » ? lol. Il est tout à fait vrai que l’Allemagne ne doit pas un sou aux autres états, en particulier, oui, irresponsables financièrement. Vous ressortez de plus ce calcul incroyable issu effectivement par contre de la propagande ambiante: « forcons-l’Allemagne-à-payer-pour-les-autres-États car c’est-solidaire et son-économie-dépend-des autres-pays-d’Europe ».

    • Pourquoi faudrait-il que tous les libéraux suivent la dernière mode idéologique ?
      Le libéralisme n’est pas une pensée unique et leurs opinions concernant la nation, la souveraineté, les frontières, etc, ne concernent qu’eux.

  • Je ne pense que les abstentionnistes soient majoritairement libéraux….

    En revanche, je crois que si on laissait les libéraux parler et expliquer réellement leurs projets aux gens, une bonne partie de la population serait alors tentée de les suivre. De toute façon, s’ils sont interdit de parole, c’est qu’ils représentent une menace potentielle.
    Je pense qu’aujourd’hui, une bonne part de la population est prête a entendre un discours libéral. Il faut « juste » que celui ci puisse filtrer a travers la propagande officielle.

    Pour ça il faudra déjà donner des moyens a nos portes voix. Une adhésion au PLD, la création de listes électorales par des gens comme nous, sans forcément attendre un miracle de la part de M.Veron. C’était un reproche fait pour les élections municipales ici même. L’absence de listes libérales. Il est vrai qu’après, chacun de nous à le droit de se présenter. Peut être devrions nous y songer.

  • Je ne comprends pas bien. Ici, vous dites que depuis que le FN a réussi à réaliser un semblant de corps articulé et qui avance, il sait ou il va => au pouvoir, donc il devient ultra socialiste ( collectivisme, interventionnisme de l’état), peut être d’ailleurs est-ce le processus de construction d’un parti politique. Du coup je me pose une question: est-ce que le libéralisme pourrait supporter la création d’un parti sans que celui-ci à moyen ou long terme ne devienne lui aussi collectiviste et interventionniste pour finir étatiste comme tout parti qui nait/évolue/meurt??

    • Oui.

      Le socialisme n’est pas une fatalité.
      Cette évolution dépend, non pas des partis, mais des électeurs. Si les électeurs votaient pour moins d’Etat, la meilleure façon d’accéder au pouvoir serait de proposer moins d’Etat. le problème réside dans le fait qu’en réalité, aujourd’hui encore, les gens continuent à réclamer une intervention toujours plus forte de l’Etat.

      • Je suis d’accord, mais pour que les électeurs choisissent, ils élisent ( c’est vous qui parlez d’électeurs), donc votent pour quelque chose. Ce quelque chose est un parti, dans notre système?
        Ou un individu représentant un parti. Moi je parle des risques du parti et du « collectif » plus globalement du système »groupe » qui a tendance à « endormir l’individu dans un inconscient collectif qui régit sa vie ».
        Donc le libéralisme, doit-il passer par « le groupe/le part » pour être visible aux yeux de tous?

        • C’est une bonne question. Hannah Arendt pensait que l’interdiction des partis politiques, la fin du règne du parti pour celui de l’individu en politique était le seul rempart sensé contre le totalitarisme.
          On pourrait ajouter, contre le socialisme.

          Comment espérer un régime de liberté individuelle, où chaque personne est respectée pour ce qu’elle est et ou « là société » est au service de ses membres et non l’inverse, quand on demande aux gens de voter pour des groupes, ou des individus dont on nous dit que le plus important n’est pas qui ils sont mais le fait qu’ils soient membre de ce groupe (parti) ? Et eux même, n’accédant aux responsabilités qu’en raison de leur appartenance au groupe, comment pourraient-ils lutter contre la volonté de soumettre les individus au(x) groupe(s) ?

          Selon le parti, les groupes sont les classes sociales, les ethnies, les entreprises, les… Mais toujours puisqu’ils sont fondés par la soumission de leur personne à un collectif, ils vont défendre cette approche.

          • Je comprends et je suis complètement d’accord avec Anna Harendt.
            C’est pour ce que vous exposez que je me pose la question du « partie libéral »
            Soit il faut lui donner un autre nom parce que sinon on a vite fait l’amalgame avec les « partis traditionnels » alors que le but des libéraux ne doit pas être d’accéder au pouvoir et que le groupe s’autorégule car chaque individu qui en fait partie est avant tout un individu. le danger du « parti » peut frapper les libéraux aussi, après tout ce ne sont pas des surhommes. Je ne sais pas si je suis très claire…

            • Lorsqu’une orientation politique se traduit en proposition d’action il y a deux moyens d’être en mesure de faire bouger les choses. la révolution ou le vote démocratique.
              Or pour recueillir des votes dans un état de droit il faut bien se constituer en groupe, en parti, et jouer le jeux des institutions. Si l’on s’en abstient on laisse aux autres la possibilité de faire avancer leurs thèses.
              Bien sûr la constitution d’un parti présente le danger de déviances, discipline tribale d’une part, ou éternelles dissensions internes d’autre part.

  • L’éducation c’est l’art de la répétition. Voilà pourquoi aux mêmes délires, aux mêmes idées creuses qui abondent au sujet du FN, et même dans le camp des « libéraux » (le camp de l’intelligence pourtant)… il faut répéter sans arrêt, debunker le discours, casser les idées reçues.

    Trente ans de conditionnement mental, ça laisse des traces profondes !

    Donc reprenons :

    -FN bouh ils sont étatistes, beurk
    Oui, et alors ?
    Il y a une GRADATION. Le FN est MOINS étatiste que l’UMPS. CQFD.
    -> la logique commander de voter FN.

    -Le FN ne sert à rien, bouh, ouin
    Si, il est disruptif, il enrage les esclavagistes, la mafia UMPS qui vit sur notre dos depuis 30 ans. Il met à mal les institutions de la 5ème qui nous asservissent.
    -> le bon sens commande de voter FN

    -le FN est rouâciste, fâchiste, c’est horrible
    Aucun intérêt, sida mental, gloubiboulga, implant cérébral. Red herring. Quand le sage point la lune du doigt, le crétin regarde le doigt. Faut grandir un peu.

    ->le FN est juste un vote de protestation
    Non. Le FN tire à boulet rouge sur les fanatiques européistes de Bruxelles, ceux qui nous pourrissent la vie depuis 30 ans. Le FN est le seul à poser la question de l’Euro. Le FN est le seul à parler de souveraineté.
    -> la souveraineté c’est la liberté, donc libéral, donc il faut voter FN.

    Voilà ca va mieux ?

    Nous recommencerons autant de fois que nécessaire. Mais en utilisant des mots différents. Il y a bien un moment donné où ça finira par rentrer.

    • Oui ça va, merci! mais vous pourriez m’expliquer « la souveraineté c’est la liberté, donc libéral, donc il faut voter FN »?
      Le reste est clair, le FN c’est le grain de sable qui fait planter la machine, c’est ça l’idée?

      • Non ! l’idée c’est de rallier des voix ! ce qu’ils veulent (tous les partis en lice) : s’accaparer le gâteau ! cela dit, bientôt il ne restera plus grand chose du gâteau (l’effondrement du système ne saurait tarder), au final c’est un râteau que tous se prendront… et je suis gentille…

        • Je ne comprends toujours pas bien: rallier des voix? au FN? comme ça, le gâteau diminue plus vite parce que le FN, il est aussi (voire plus) gourmand que les autres?
          Sauf que le gâteau il fond vite et y’a déjà trop de cuillères dedans, et quand ils n’auront plus que leurs yeux pour pleurer, alors les libéraux qui se fichent du gâteau, montrerons que nous pouvons vivre d’amour et d’eau fraiche? ( en plus ça ne fait pas grossir…!).

          • « … nous pouvons vivre d’amour et d’eau fraiche? » vous plaisantez (j’espère)

            • Ahah, que les jours pairs…! Mais oui, c’est une image 😉 en plus je bois plus svt du ptit lait que de l’eau.
              L idée est que nous n’avons pas besoin de gâteau pour vivre. Je crois que j’ai compris le raisonnement.

        • Toutafé. L’objectif du FN est d’atteindre la belle mangeoire d’argent gratuit des autres et de se goinfrer comme les deux composantes de drouate et degôche du parti unique le font depuis 40 ans.

          Fachos, faudra vous dépêchez d’en profiter car la fin de l’Etat-providence national socialiste franchouille approche à grands pas.

    • « Le FN est pour une main mise total du marché par l’état. A partir de là, difficile de faire PLUS étatiste.
      où avez vous lu ça?

      vous pourriez aussi aboyer:
      « Le FN est pour la ségregation entre blancs et noirs. A partir de là, difficile de faire PLUS raciste. »

      Il faut du concret au bout d’un moment. Donc où est le programme de main mise totale sur le marché?

      • Vous avez lu l’article ?
        Vous avez écoutez Marine LePen ?
        Je vous remets les extraits :
        Il nous faut en finir avec l’ultra-libéralisme, la folie de l’hyper austérité, la folie absurde et dévastatrice du tout commerce. Cette mondialisation ultra-libérale défait la nation. Cette mondialisation ultra-libérale défait l’école de la République, le meilleur outil pourtant de l’égalité des chances » et parle « d’individualisme prédateur » de « la loi du plus fort sur le faible.

        nous rétablirons en tout domaine l’autorité de l’État de l’école à la rue, de la banque à la grande distribution.

        L’état qui intervient avec sa bonne petite autorité partout et en tout, pour casser cette « ultra libéralisme sauvage ».
        Fin de l’histoire.

        • A la limite, c’est rétablir l’état dans ses fonctions régaliennes

          Oui il y faut rétablir l’autorité de l’état dans la rue, ça s’appelle la police. A quoi ça sert d’avoir une police si un tout le monde se fait cambrioler ou voler sa voiture, il faut souscrire à une police privée?

          A quoi sert la justice si un voleur peut être arrêté 60 fois sans être condamné, autant se faire justice soi meme..

          Pour ce qui est de l’école, que l’état gère ses écoles comme il le souhaite, ça ne remettra pas en cause l’école privé ou l’instruction à domicile. je pense qu’elle parle plus d’autorité auprès des éléves que des programmes qui seront réalisés par des profs gauchistes de toutes façons.

          Pour ce qui est du monde bancaire, sans le soutien de l’état, il exploserait, et cela dans tous les états du monde (sauvetage bancaire en Irlande, pourtant très loin de l’interventionnisme à la française, même chose au Royaume Uni avec RBS). Tous les banquiers savent qu’ils sont too big to fail. Alors on peut dire qu’il suffit de laisser mourir les mauvaises banques, mais personne n’osera le faire. Donc autant séparer les activités des banques, entre les généralistes et les banques d’affaires. Qui peut imposer cela, à part l’état?

          Pour la grande distribution, là je ne sais pas ce qu’elle en pense ou ce qu’elle veut faire mais je ne m’inquiète pas pour eux

          • Belle esquive.
            Que l’état revienne à son unique domaine régalien, ce serait la base. Mais que vient il faire dans les banques, l’école, le commerce … ? Notre ennemi serait la mondialisation, « l’ultra libéralisme », le loup qui mange l’agneau, etc. etc. ce qui est le discours quasi mot pour mot du NPA. Avec le bon état nounou qui vient vous protéger de ces méchants…
            Bref, tout est dit dans l’article et plutôt bien. Le FN n’est rien d’autre que du nationalisme socialiste et se targue d’être une alternative au socialisme national à la Montebourg. ah ah ah, quand même.

          • « Pour ce qui est du monde bancaire,… »
            et que ferait l’état sans les banques (internationales) qui lui amènent des fonds privés pour souscrire de la dette publique?

          • @ Michel,
            je ne dis pas le contraire, simplement dans ce système, les banques sont invulnérables et peuvent se lancer dans des placements périlleux ans risque.
            A la limite, sans les banques, l’état pourrait toujours faire des emprunts. Je n’en prendrai pas, pas plus que je n’ai d’assurances vies, aujourd’hui, mais beaucoup de gens continueraient à lui faire confiance. Demandez aux français : Voulez vous confier votre argent à la Banque de France ou à la Société Générale.

          • « Qui peut imposer cela, à part l’état? »

            Parce que les banquiers sont trop cons pour être capables de le faire eux-mêmes ?

        • Le FN s’attaquera d’abord, comme à chaque fois qu’il a a été en charge dans une mairie, à la chasse gardée de la gauche : la culture.

          • les banquiers ne sont pas trop cons pour le faire eux memes. Ils n’ont pas intérêt à le faire, ils ont le beurre et l’argent du beurre. Ils peuvent prendre tous les risques sur les marchés dérivés, si ça marche, c’est mega bonus, si ça foire, l’état les sauvera. Regardez Anglo Irish Bank ou Royal Bank of Scotland.

          • Alors, ils montreront que l’ont peut vivre en se cultivant soi-même, sans l’aide municipale. Autant de gagné…

  • Il n’est pas totalement faux de classer un libéral du côté droit de l’éventail politique, même si cela est réducteur.
    Ce qui est abominablement faux c’est de classer aussi le FN dans cette même zone, à son extrême..
    Ce parti n’a rien de droite ni en matière économique, ni sociale, ni dans l’image qu’il se fait du rôle de l’état. C’est un parti national-socialiste d’une veine que l’histoire a hélas déjà connue.
    Il faut souhaiter que sa stratégie de prise de pouvoir – critiquer le « système » pour s’en emparer – ne soit jamais couronnée de succès.

    • « Il n’est pas totalement faux de classer un libéral du côté droit de l’éventail politique, même si cela est réducteur. »
      Pourquoi vouloir classer un libéral dans l’éventail politique ? il n’est ni de droite ni de gauche, il est pour la liberté (économique, sociétale, religieuse…). C’est ainsi que je le conçois personnellement.

      • Je lis vos commentaires et suis en parfait accord avec ce que vous dites.
        A une époque, les libéraux se plaçaient même à gauche dans l’hémicycle. La gauche a été envahi par le socialisme et a éjecté le libéral. Et dans un sens, c’est pas plus mal qu’il ne soit pas dans une case bien propre. Ca dérange les esprits.

        • « A une époque, les libéraux se plaçaient même à gauche dans l’hémicycle » : oui, par exemple F. Bastiat, ce qui ne l’empêchait pas voter selon les lois pour les conservateurs ou pour les socialistes, ce qui lui avait été reproché d’ailleurs.

          « dans une case bien propre », plutôt dans une case bien sale de « l’épouvantail » politique actuel

    • Cet article d’Atlantico me semble intéressant et assez objectif sur le positionnement du FN, où, comme dans tous les partis, plusieurs tendances s’expriment :

      http://www.atlantico.fr/rdv/politico-scanner/front-nord-social-front-sud-liberal-ces-lignes-fractures-entre-marine-et-marion-marechal-pen-jerome-fourquet-814328.html

      De façon générale je préfère nettement ce type d’articles, qui me donnent des informations utiles, aux anathèmes du genre « FN-nazi » ou « FN national-socialiste » qui représentent pour moi le niveau zéro de la réflexion (mais ces anathèmes reflètent sans doute l’inquiétude des fédéralistes qui sentent bien que l’opinion publique est de plus en plus hostile à leurs thèses).

      • Toute classification est bien sûr réductrice et inexacte, surtout si elle est mono-linéaire gauche-droite.
        Mais si un libéral tel que le décrit Nadège était élu au parlement, où siègerait-il dans l’hémicycle?

        Et comment alors décrire un parti qui :
        – prône un nationalisme exacerbé associé à un suprémacisme franchouillard,
        – donne à l’état un rôle prépondérant,
        – propose de redistribuer à tout va tout en baissant les impôts,
        … si ce n’est en associant les mots « national » et « socialiste » ?
        Tout ça est dans son programme, pas dans l’illusion de ses adversaires.
        Le simplificateur populiste se trouve selon moi chez les adhérents ou les sympathisants du FN.
        Et en tous les cas il ne s’agit pas d’un parti de droite.
        C’est faire insulte à la droite (libérale et démocratique j’espère) que de le classer là.

        • « Mais si un libéral tel que le décrit Nadège était élu au parlement, où siègerait-il dans l’hémicycle? »

          Sur une chaise

        • Dialogue entre Michel et Nadège:

          Michel:
          Si nous avons un oiseau (le libéral) il n’est pas totalement faux de le classer dans la catégorie des mammifères (la gauche) plutôt que dans celle des poissons (la droite).

          Nadège:
          Pourquoi vouloir classer un oiseau dans l’éventail qui va des poissons aux mammifères, il n’est ni l’un ni l’autre, c’est un oiseau.

          Michel:
          Toute classification est bien sûr réductrice et inexacte, surtout si elle est mono-linéaire mammifères-poisson. Mais si un oiseau tel que le décrit Nadège évoluait devant nous, sans être ni un poisson ni un mammifère, finalement il aurait des écailles ou des poils?

  • En tout cas, le FN est le seul parti qui parle de baisser les impôts locaux et dès 2015.
    Ils ont été clairs là dessus.

    J’ai lu le programme de l’UMP dans ma ville et leur projet est identique en terme de dépenses à celui de la maire actuelle (socialiste)

    On ne va pas passer d’un pays très administré à peu administré en 6 mois. Déjà, si on pouvait réduire les dépense des maires et supprimer les régions, et les communautés de communes, ce serait très bien.

  • 1) Il me semble qu’il y a urgence à changer quelque chose et nous savons qu’entre UMP et PS la différence est faible… Le pays court à sa perte et il est probablement déjà trop tard.
    2) La culture économique des Francais est très largement marxiste.
    3) Le libéralisme politique en France c’est combien de divisions? 0,5%?
    4) L’abstention ne sert à rien, sans quoi depuis qu’elle monte, il se serait passé quelque chose.
    S’il y a urgence pour ce pays et qu’il faille vraiment renverser la table, je comprends aisément, compte tenu de l’offre « politique » que même les moins convaincus se tourne vers le FN…
    Que sont ils vraiment au FN? S’ils sont véritablement ultra étatistes et pires que les autres cela provoquera immanquablement une faillite accélérée du système et de la place pour d’autres idées.
    Sinon cela ne sera pas pire!
    Je ne vois pas vraiment comment changer de paradigme sans envoyer tout valdinguer.

    • Merci de m’avoir fait rire avec les 55% de libéraux abstentionnistes!

      Il faudrait treize générations pour changer les mentalités et je ne suis pas certains que nous ayons le temps d’attendre.

  • Ce discours de la Le pen fait froid dans le dos.

    • Pas plus (ni pas moins) que celui de tous nos autres politiciens de premier plan.

      Et encore, le mielleux aux accents faussement libéral de l’UMP, UDI ou du modem me font plus peur encore. Elle (et le Méluche) au moins me prévient qu’elle va me piquer mon fric pour faire plaisir à ses clients « pauvres ».

  • Un bruit court…
    Le FN et le PS vont s’associer : on aura le FNPS 🙂

    Cela pourrait être un axe de défense pour l’UMP/UDI d’appuyer lourdement sur ce point.

  • Il faut rappeler que le FN a fait campagne aux municipales sur les baisses d’impots, et que le bilan des municipalités dirigées par le passé par le FN, sur le plan fiscal, est bon.

    La gestion de la ville d’Orange est reconnue comme excellente et son bilan est consultable en ligne.

    Toutes les municipalités dirigées par le FN auront une énorme pression pour baisser réellement les impots car elles seront scrutées plus que toutes les autres et le destin national de MLP en dépend.

    Bref, le frontisme municipal est libéral-compatible.

  • Le problème du FN est qu’il n’est plus libéral Reeganien comme du temps du père Le Pen…Et il n’est plus un parti de droite…

  • « Ni étatisme de droite, ni étatisme de gauche, libéralisme ! »

    Slogan, slogan, slogan… il faut que les libéraux français sortent des slogans. Par où le message de la Liberté à percé aux USA (d’abord Reagan, même si on peut discuter des actes ensuite, puis Ron Paul et aujourd’hui Rand Paul = parti conservateur, parti de droite, développer un courant interne, se servir des primaire, utiliser ce grand parti pour prendre le micro) et en GB avec Thatcher = parti conservateur, parti de droite.

    Quand les libéraux français vont-ils comprendre ? La seule infime chance passe par le développement d’un courant interne au gros parti de la droite. Tout le reste n’est que chimère. Le PLD avait compris, mais c’est trompé de parti en allant à l’UDI, il n’est pas trop tard pour faire du PLD un courant de l’UMP et se saisir des primaires (présidentielle et motions). C’est une petite chance, mais c’est la SEULE CRÉDIBLE.

  • « Or, depuis quand un parti de droite est-il, entre autres, contre la compétitivité et la flexibilité du travail, contre les riches, la finance et la mondialisation ? »

    Depuis toujours. Le FN est la quintessence, la substantifique moelle de la droite, de son dirigisme, de son paternalisme, de son protectionnisme, de son constructivisme, de son nationalisme parfois, de son étatisme, bref de son anti-libéralisme.

    Qu’il y ait encore des libéraux qui croient encore que la soit disant « vraie » droite serait plus ou moins proches des idées libérales me sidère.

    • 1) Qu’il y ait des libéraux qui croient encore que le soi-disant « centre », avec sa propagande acharnée en faveur de la bureaucratie fédéraliste, soit proche des idées libérales me sidère encore plus !

      2) Je respecte les libéraux qui sont opposés à l’idée de nation, mais que ceux-ci ne viennent pas me nier le droit d’être à la fois souverainiste et libéral au nom d’une application psychorigide et intransigeante des « droits naturels » (à mon avis extrêmement dangereuse pour nos libertés à terme, car bien trop utopiste face à des groupes voulant détruire ces libertés).
      Il y a beaucoup d’exemple historiques de nations fortes et fermes sur leurs valeurs et leurs frontières dans lesquelles un vrai libéralisme a pu se développer.

  • Etatiste libéral gauche droite un peu de ci un peu de ça un peu de tout un peu de rien .
    Paroles , paroles paroles , s’envolent
    UMP, PS et FN jouent en triangle, la holding Le Pen rabat vers le bercail le cheptel qui veut s’enfuir. La politique, c’est très simple! Faut jouer en meute…
    Il faut comprendre que l’une des raisons du succès actuel du FN tient aussi au fait qu’il prétend parler au nom du peuple (même si son intention est de priver celui-ci de parole une fois parvenu au pouvoir).

  • Bien sur le FN est dans le système , la seule façon de reprendre le pouvoir c’est de refonder la république avec une nouvelle constitution faite par les citoyens
    m6r.fr

    • « même si son intention est de priver celui-ci de parole une fois parvenu au pouvoir). » -> Pur procès d’intention fondé sur quoi ? Le FN est le seul parti « puissant » à évoquer les libertés individuelles et à vouloir cinstitutionnaliser les libertés numériques. Alors que l’UMP et le PS sabotent les libertés les unes après les autres sur l’autel du communautarisme et du clientélisme. Le PS n’est pas crédible en défilant avec des dictateurs et des autoritaristes pour manifester en faveur de la liberté, ceci tout en excluant le FN et, une semaine après, retomber dans ses démons liberticides et les fausses polémiques. Il faut juger une politique à ses résultats et pas aux intentions, non ?

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