Déculottée normale

Le regard de René Le Honzec.

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Coluche fut un grand humoriste qui poussa l’humour au  désespoir, créa les Restos du Cœur et une candidature à la présidentielle de 81 avec une superbe affiche, la plume au cul. Hollande est un petit comique à petites blagues qui pousse les gens au désespoir, alimente les Restos et vient de se faire mettre une plume au cul tricolore, genre Front National.

Jamais dans l’histoire de la Vème République un « Président » et son Auguste n’ont eu un taux de confiance aussi bas ; jamais la République n’a connu un taux d’abstention aussi haut. On pourrait dire que tout est dit, mais un tel état des lieux ne peut qu’accabler un libéral. Les institutions sont bafouées par les uns et par les autres, les scandales publiques et privés se succèdent, l’incompétence est au pouvoir et l’irresponsabilité dans l’opposition. Car ceux qui étaient là hier n’y sont plus de par leur ratages, ayant multiplié la dette comme jamais auparavant, bien que se prévalant d’une droite gestionnaire tandis que l’ex-opposition se signalait par ses propositions socialistes saugrenues (pléonasme) comme l’annexion des votes de l’Éducation Nationale avec 60.000 recrutements que le candidat Hollande n’était pas fichu de budgétiser correctement, tout en niant la Crise.

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Deux ans plus tard, rien n’a été fait pour affronter cette crise enfin reconnue, à part l’achat de marinières. Et, espoir suprême et suprême pensée de la gauche social-marxiste, le Prolétariat est passé avec armes et bagages au Front National, que seuls quelques irresponsables politique osent encore qualifier de « non républicain ». Exit la lutte des classes, le FN est devenu tellement républicain qu’il brandit le drapeau sacré amour de la Patrie et des barrières douanières face aux féroces soldats de la Mondialisation qui viennent jusque dans nos campagnes et nos industries violer-voler nos fermes et nos usines.

Au passage, réjouissons-nous, mes frères libéraux, de la totale absence de compréhension de la société, des sociétés françaises par la presse subventionnée, qui a tout prévu de travers : les succès du Front, mais aussi la veste de Mennucci tombé des quais de Marseille malgré toutes les tribunes qui lui furent offertes à la capitale. C’est la Sardine qui va boucher le port aux socialos-communistes. Qui pourra encore prétendre que la Gauche, c’est le peuple, de Mélenchon à Hollande en passant par Besancenot et Arlette-la-retraitée-de-la-banque ? Qui va enfin secouer cette dictature des pensées qui a mis à mal la France depuis un siècle et regarder vers l’Ouest américain, système le plus proche (en dehors d’Obama, of course) d’un libéralisme ? Go West young boy !