Vive les énergies fossiles !

5 facteurs déterminants nous permettent de tourner la page de 40 années de crises énergétiques.

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Vive les énergies fossiles par Samuele Furfari (Crédits : Texquis, tous droits réservés)

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Vive les énergies fossiles !

Publié le 17 mars 2014
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Vive les énergies fossilesLes élites intellectuelles ont toujours pensé que l’avenir de la politique étrangère reposait en grande partie sur l’évolution des idéologies. Le communisme et le fascisme ont effectivement façonné le XXe siècle. Les idéologies à la mode aujourd’hui sont l’interventionnisme humanitaire et l’environnementalisme, toutes deux portées par des élans apparents de générosité d’ONG politi­sées. Mais faire abstraction de la question énergétique bien plus déterminante dans la conduite du monde me semble chimérique, car l’énergie est le sang qui coule dans les veines du système économique mondial. Partant, elle est un fondement structurant des plus importants de notre monde. Le nier serait se mettre la tête dans le sable. Sans énergie il n’y a plus de travail, plus de mobilité, plus d’économie, plus d’éducation, plus de prospérité, plus d’hygiène, plus de soins de santé, plus de santé. Qu’on le veuille ou non, la structuration de nos sociétés futures se fera de plus en plus au travers de cette clé de lecture. Sans énergie, aucune idéologie ne peut se développer. Sauf celle de la décrois­sance. C’est la raison pour laquelle l’écologie profonde en fait son cheval de bataille et postule un slogan repris ad nauseam par des journalistes et blogueurs idéologues : « on ne peut plus continuer comme ça ».

« Calomniez audacieusement, il en restera toujours quelque chose » a dit Francis Bacon en reprenant un proverbe latin médiéval. Ce mécanisme pernicieux est tel que l’idée saugrenue de la fin prochaine du pétrole est devenue une vérité pour une grande partie de la population européenne. La grande majorité des journalistes répètent comme des perroquets que la jauge du réservoir de pétrole indique la panne prochaine, que – pour les moins informés d’entre eux – le pic de production du pétrole est déjà atteint, ou – pour les plus prudents – qu’il est sur le point de l’être. Pour les deux catégories, bien entendu, le prix du pétrole ne cessera jamais d’augmenter. Vous connaissez cette rengaine. Ceux qui ressassent cette contre-vérité ne font assurément pas leur travail de recherche, qui devrait pourtant être la base de toute crédibilité journalistique. Il y a maintenant 35 années que je traite ces questions, que je m’emploie, avec mes étudiants, mes collègues, mes lecteurs et mes auditeurs, à expliquer la question énergétique, mais force m’est de constater que l’ignorance – car c’est bien de cela qu’il s’agit – en matière de questions énergétiques n’a cessé de croître ces dernières décennies. Lorsque j’ex­plique que, malgré tous les efforts entrepris et tous les résultats engrangés, particulièrement dans l’UE, pour la production d’éner­gies renouvelables et pour la maîtrise de l’énergie, les énergies fossiles ne sont pas près d’être abandonnées, et qu’au contraire elles continueront à jouer un grand rôle dans la structuration de la géopolitique, on me regarde comme si j’étais un extraterrestre. Beaucoup prétendent bien connaître ce domaine de l’énergie, une discipline pourtant fort complexe, et se permettent de parler et de contredire avec un aplomb qui laisse pantois. Pourtant, per­sonne n’ose se prétendre chirurgien si ce n’est pas son métier, mais inversement beaucoup affirment connaître suffisamment la ques­tion énergétique au point de deviser sur ce qu’il faudrait faire.

D’évidence, le monde et singulièrement l’UE s’emploieront à produire de plus en plus d’énergies renouvelables et à consommer moins d’énergie. C’est une bonne chose. Mais faut-il pour autant associer ce développement à une perte d’influence des énergies fossiles et, partant, des pays qui en possèdent ? La sagesse conven­tionnelle, chère aux environnementalistes politiques et largement colportée par les médias, veut que les combustibles fossiles soient au bord de l’épuisement, que leurs prix soient appelés à grimper inexorablement et qu’en conséquence les énergies renouvelables deviendront de plus en plus compétitives. La vérité est presque l’exact opposé. Et cela aura des implications énormes tant pour notre économie que pour la géopolitique. Soutenir obstinément que notre avenir sera assuré par un éloignement des énergies fos­siles et un rapprochement des énergies renouvelables est un pari risqué que, personnellement, après y avoir adhéré en partie, je ne me sens plus en mesure de prendre. Je préfère – et de loin – ce qui est sûr, démontré et efficient à tout ce qui reste encore à démontrer et ce d’autant plus qu’il y a maintenant des décennies qu’on tente de le faire.

De nombreuses périodes de 40 jours ou 40 ans ont structuré notre passé, notre culture européenne. L’exemple du peuple hébreu qui pérégrine avec Moïse s’étale sur une quarantaine d’années de souffrances et de privations. Leur quarantaine débouche sur une nouvelle époque qui, si elle n’est pas de tout repos, est toutefois radicalement différente. Un autre exemple de quarantaine est le géant Goliath qui nargue le roi Saul. Personne n’a le courage de relever le défi, jusqu’au jour où le jeune David, de manière sur­prenante, vient par une méthode inattendue renverser la situa­tion. Nous allons voir que c’est la même histoire qui se reproduit avec la fin de quarantaine énergétique : l’Occident que certains voulaient mettre à genoux remporte la victoire au moment où personne ne s’y attend et par une méthode originale.

Notre quarantaine à nous, c’est la période 1973-2013, car c’est en 1973 qu’ont commencé nos déboires énergétiques. Jusqu’alors, l’énergie était abondante, bon marché et sous le contrôle de pays occidentaux. Avec les crises pétrolières des années 70, nous sommes entrés dans un cycle qui a lourdement pénalisé l’éco­nomie mondiale et fortement perturbé l’ordre géopolitique qui avait prévalu jusqu’alors. Après quarante années vécues dans la peur de la fin du pétrole et l’urgence de trouver des énergies alternatives, sous la menace d’embargos pétroliers et plus récem­ment gaziers, il est temps de communiquer au grand public la bonne nouvelle que la quarantaine a pris fin. Nous entrons dans une nouvelle ère et le livre que je publie ce mois-ci aux éditions Texquis veut précisément tenter de vous en convaincre. Nous ne devons plus attendre une transition énergétique, la contre-révolution, elle, est déjà actée.

La démonstration s’appuie sur cinq réalités – des faits – économiques et technologiques :

  1. La superficie maritime exploitable pour la production des hydrocarbures a augmenté considérablement grâce à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
  2. Les découvertes et la production de pétrole conventionnel sont en pleine croissance.
  3. Le gaz conventionnel est très abondant, propre et à un prix de production très bas.
  4. La révolution du gaz de roche-mère, qui a surpris le monde de l’énergie, a changé la réalité économique aux U.S.A.
  5. Mais la plus grande révolution est celle qui suit celle du gaz de roche-mère : la production de pétrole de roche-mère. Depuis plus de 150 ans, l’augmentation de produc­tion de pétrole aux États-Unis n’a jamais été aussi forte que depuis cette mise en exploitation.

Grâce à cela et contrairement au credo colporté par une vision négative et catastrophiste, l’or noir est loin d’être épuisé et rien n’indique sa fin prochaine. Au contraire, pendant une grosse partie de ce siècle, la machine économique mondiale tournera grâce au pétrole. Mais il y a mieux, puisque l’abondance surprenante en gaz naturel va avoir un impact positif sur le prix des produits pétroliers. Quant à l’électricité, entre gaz naturel, nucléaire et charbon, la production compétitive peut également être assurée.

Tout cela résulte de la non-linéarité du monde de l’énergie. L’effondrement de l’empire soviétique libère, à la surprise géné­rale, d’énormes territoires à l’exploitation énergétique. Beaucoup ont refusé de croire que l’Irak – libéré de Saddam Hussein – serait le producteur pétrolier à forte croissance et au potentiel extraor­dinaire que nous connaissons aujourd’hui. Il en va de même pour la récupération rapide de la production en Libye post-Kadhafi : la forte croissance attendue au cours de ces prochaines années ne plaît pas aux opposants des énergies fossiles. Reconnaissons-le, ce ne sont pas seulement les annonciateurs de la fin de l’ère des énergies fossiles, mais également les milieux spécialisés qui n’ont pas anticipé la révolution du gaz et du pétrole de roche-mère.

Avec l’arrivée du gaz de roche-mère, les réserves de gaz natu­rel ont quadruplé. Avant cette éruption, on estimait que le monde disposait d’environ 70 ans de réserves. Aujourd’hui, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) proclame que ces réserves sont de 250 années à l’échelle de la consommation actuelle. Que ce soit 150 ou 250 années ou plus, cela signifie un temps suffisamment long pour ne plus s’en préoccuper dans l’urgence et la précipita­tion, et, surtout, pour mettre fin aux paniques inventées. On va pouvoir arrêter de faire du « n’importe quoi ». Bien entendu, ceux qui n’aiment pas les énergies fossiles ont déjà trouvé la parade : lorsqu’ils sont à court d’arguments – puisqu’ils ne peuvent plus nier l’abondance des réserves – ils rétorquent avec effronterie que ce n’est pas parce que l’on sait que notre sous-sol possède d’énormes ressources d’énergies fossiles que l’on est obligé de les exploiter. Selon eux, quels que soient les progrès techniques, les réserves d’énergies fossiles peuvent rester là où elles se trouvent pour le futur, puisqu’en attendant on peut utiliser les énergies renouvelables ! Cette argumentation fallacieuse va à l’encontre du bon sens. En effet, puisque, par définition et contrairement aux énergies fossiles, les énergies renouvelables seront toujours là, il est donc normal qu’à l’instar des générations qui nous ont précédés, nous utilisions les énergies fossiles aussi longtemps qu’il y en a avant de passer aux renouvelables.

Si en Europe nous continuons à considérer le charbon, le pétrole et le gaz – mais aussi le nucléaire, qui n’est pas l’objet du livre – comme des énergies du passé et à les pénaliser par des mesures fiscales et réglementaires de tout ordre, d’autres à travers le monde ont et maintiendront une attitude différente. Ils continueront à développer leur économie sur base de l’énergie la moins chère, tandis que nous continuerons à vivre dans le mythe des énergies fossiles épuisées et de leur prix élevé. Les vraies forces qui structurent les marchés des énergies fossiles pointent dans une autre direction : celle de l’abondance de l’énergie à un prix raisonnable. Soit le contraire exact de ce qui se répète partout.

Après quarante années de jérémiades, il est difficile d’ad­mettre que l’on s’est trompé et, dès lors, il ne faut pas s’étonner que cette période de déni perdure, avec pour résultats le main­tien du prix élevé du baril et l’exploitation des consommateurs. Heureusement, les fondements de ce marché psychologique sont faibles, ce qui nous permet d’espérer bientôt un effondrement du prix de l’énergie, pour le plus grand bien de tous les consomma­teurs du monde et en particulier des milliards d’êtres humains qui souffrent de la précarité énergétique.

De plus, l’épouvantail de l’action humaine sur les changements climatiques qu’on ne cesse d’agiter ne tiendra plus la route. Les langues commencent à se délier, ce qui entraînera l’effondrement de cet autre credo. Alors que l’on se bat depuis vingt ans pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, celles-ci ont aug­menté de 50 %. Non seulement l’hypothèse de départ est fausse, mais les moyens dérisoires proposés sont inadéquats pour réaliser les rêves des nouveaux prophètes ; c’est ce qui explique les résul­tats à minima des grandes conférences onusiennes sur le sujet.

Trop souvent hélas dans le domaine de l’énergie on se foca­lise sur des hypothèses sympathiques, des projections élaborées à l’aide d’ordinateurs, des scénarios futuristes, des technologies attractives qui ressemblent à de la science-fiction. Un ministre a même eu ce mot ingénu : « des études ont prouvé que plusieurs pistes sont possibles ». J’ai choisi de prendre le contrepied de cette tendance néfaste qui confond souhaits et réalité et qui n’est rien d’autre que la méthode Coué. Ce que je présente au lec­teur dans mon ouvrage ne se base pas sur des spéculations politiques – aussi populaires soient-elles –, ni de la prospective – aussi respectable soit-elle –, ni des feuilles de route – aussi réjouis­santes puissent-elles être. Je m’en suis tenu uniquement à des projets en cours, des investissements d’entreprises privées, des faits diplomatiques. Bref, du concret, du tangible, du réel. Alors que le public attend avec impatience la révolution énergétique, il ne se rend même pas compte que la contre-révolution a déjà été gagnée.

Samuele Furfari, Vive les énergies fossiles ! La contre-révolution énergétique, Texquis, mars 2014, 350 pages.

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  • « d’autres à travers le monde ont et maintiendront une attitude différente. Ils continueront à développer leur économie sur base de l’énergie la moins chère »

    C’est pourquoi pour ma part j’ai renoncé à investir en France.

  • L’impression que donne ce quasi paphlet, c’est que vous nous proposez les prévisions de l’AIE, avec des logorrhées en plus et de la rigueur en moins.

    Pas vraiment appétissant …

    Dans ce registre, il aurait encore mieux valu une traduction de cet article de vaclav smil http://www.american.com/archive/2013/february/memories-of-peak-oil qui remet un peu les pendules à l’heure, avec le seul défaut de ne pas assez insister sur le problème de la compression de la demande par les hausses de prix, et de la sensibilité des nouvelles prospection au maintien de ces prix élevés.

  • Je fais partie des rares blogueurs climato-sceptiques et je ne passe pas une semaine sur mon blog sans dénoncer les errances des climatologues auto-proclamés de l’IPCC. L’imposture de l’IPCC se base sur une théorie dite de l’effet de serre qui est contraire aux principes fondamentaux de la thermodynamique et sur le forçage radiatif dû au CO2, ce qui est également une théorie imaginée par James Hansen qui a étudié l’atmosphère de Vénus à la NASA et a émis des hypothèses fausses pour expliquer la dynamique de l’atmosphère de cette planète qu’il a transposé à l’atmosphère terrestre, on se demande encore pourquoi. Puisque le CO2 est nocif pour le climat, ce qui n’a jamais été encore prouvé, les énergies fossiles sont également nocives. Il s’agit d’un sophisme inacceptable puisqu’il se fonde sur des théories totalement fausses en violation directe et évidente du deuxième principe de la thermodynamique et surtout de la loi de Stefan-Boltzmann relative aux propriétés du corps noir que tout étudiant de première année de fac scientifique connait. Curieusement ces 2500 pseudo-climatologues semblent l’ignorer. Voilà le vrai problème !

    • juste pour rire vous avez deja publie des vrais articles dans des revues scientifiques ?… bon de toute facon c’est pas le debat de cet article… merci de faire votre auto-promotion dans les articles qui traitent du sujet…

      • Je suis un ancien scientifique et pour vous répondre j’ai publié au cours de ma carrière des articles dans Science, PNAS et bien d’autres périodiques scientifiques à comité de lecture de réputation internationale …

        • @jacqueshenry
          Marcel lui, il a publié un beau portrait du Ché sur son t-shirt sans manche. Donc vos articles publiés dans Science & co, ça ne compte pas.

  • votre premier paragraphe est très juste : vous ne trouvez pas que la crise actuelle qui dure depuis maintenant 6 ans correspondant étrangement au pic de production du pétrole brut ?… on dirait que les faits valident bien votre premier paragraphe…

    encore une phrase juste : « Les vraies forces qui structurent les marchés des énergies fossiles pointent dans une autre direction : celle de l’abondance de l’énergie à un prix raisonnable »… mais c’est dommage vous ne pointez pas que les investissement pétroliers sont de plus en plus chers pour des rendements de moins en moins évidents (Kashagan par exemple)… vous ne parlez pas non plus de rendement énergétique, c’est bien incompréhensible car le rendement des pétroles de roches mères n’ont rien a voir avec des pétroles arabiques… tout ça pour dire que produire du pétrole on pourra surement en produire tout le temps, mais produire du pétrole que l’on pourra vendre c’est une autre histoire… en fait le pic pétrolier sera un pic de la demande et pas de la production…

    sans parler que les pétroles de roches mères piquent très vite… l’avenir est surement plus gazier (avec les NGL et LNG) que pétrolier mais beaucoup plus surement décroissant…

    • marcel: « vous ne trouvez pas que la crise actuelle qui dure depuis maintenant 6 ans correspondant étrangement au pic de production du pétrole brut ? »

      Dis non à la drogue !

  • Avant de vous gausser de rigueur scientifique et d’une méthode de « contre pied »… vous devriez un peu revoir votre copie.

    Car enfin :

    -Libye :  » récupération rapide de la production en Libye post-Kadhafi »

    http://www.rfi.fr/economie/20140223-production-petrole-forte-baisse-libye
    Récupération rapide ?

    -Prix du pétrole en permanence en hausse : « contre-vérité  » dites vous.
    Ah bon ? Ca baisse ?
    http://tinyurl.com/pux5ugz

    On pourrait ensuite gloser sur la « révolution » des schistes (les chiffres montrent un épuisement rapide des puits).
    Vos assertions sur la hausse de la prod’ conventionnelle (là encore démentie par les chiffres) etc.

    Bref, votre article, plutôt la promotion de votre livre… sent précisément cela : l’auto promotion.

    Enfin, pour quelqu’un d’éduqué, qui est depuis 35 ans la dans la partie…. vous entendre décrire le Peak Oil comme « la fin du pétrole » afin de peur aux enfants… c’est assez pathétique.

    Le Peak oil ce n’est pas la fin du pétrole, c’est simplement la fin du pétrole bon marché. Ca n’a rien à voir et ça… change tout.

    Et vous commettez un péché d’esprit en ne précisant pas combien coûtera ce fameux pétrole extrait en eaux profondes qui vous fait tant rêver et qui serait le symbole de cette « contre révolution » (????).

    Allez en parler aux centaines de millions de gens en Asie, en Afrique… à des pays entiers dont l’économie repose justement sur une énergie pas chère (et qui est même DEJA subventionnée) : Chine, Thailande, Indonésie etc.

    Allez en parler aux 38 millions d’Algériens (and counting, 1 million de nouveaux nés en 2012)… qui malheureusement voient leur :
    -prod baisser, ou plateauifier au mieux
    -et leur consommation augmenter régulièrement
    -conduisant à une baisse des exports nets, et donc de la rente, dans un pays qui vit précisément de cette rente et qui achète tant bien que mal la paix sociale avec cette rente…
    http://tinyurl.com/q82322h

    Mais surtout aller expliquer vos théories fumeuses… aux compagnies pétrolières.
    Eh oui. Regardez leurs dépenses de CAPEX et la prod. C’est drôle les premières explosent, la seconde baisse ou plateauifie.

    (et de nombreux autres indicateurs dans une étude remarquable)

    http://tinyurl.com/mne84j2

    Bref… vous parliez de méthode Coué. Je crois que vous en êtes la première victime.

  • Dommage qu’il faille acheter son livre espérer trouver des courbes et des sources soutenant ses arguments pour le moins optimistes:

    «Les découvertes et la production de pétrole conventionnel sont en pleine croissance.»

    «Au contraire, pendant une grosse partie de ce siècle, la machine économique mondiale tournera grâce au pétrole. »

    «ce qui nous permet d’espérer bientôt un effondrement du prix de l’énergie»

    Pour ma part je pense le contraire mais je ne suis pas géologue. Rendez-vous en 2050…

    • perce on : « Pour ma part je pense le contraire mais je ne suis pas géologue. Rendez-vous en 2050… »
      ——————————
      Rdv dans 40 ans, c’est ce que les pichuileux nous ont déjà répété depuis 1 siècle. Ne pas être géologue n’est pas une excuse pour être un ignare.

      « Je veux affirmer avec force que l’utilisation effrénée du pétrole qui caractérise les 20 dernières années et probablement les 10 ou 20 prochaines années est cependant non seulement géologiquement mais aussi historiquement un phénomène temporaire et en voie de disparition. » Prof. J.P. Lesley, State Geologist de Pennsylvanie, USA, 1886.

      « Nos stocks de minerais de fer, d’huile minérale et de gaz naturels s’épuisent rapidement et beaucoup de grands champs sont déjà épuisés » Gifford Pinchot, “The Fight for Conservation,” 1906

      « Le pic de production [aux USA] va bientôt être atteint, probablement d’ici 3 ans »
      David White, géologiste en chef de l’USGS, en… 1919

      « Le monde ne peut plus compter sur la hausse de la production du pétrole pour satisfaire à ses besoins en énergie »
      CIA, Août 1979, « The World Oil Market in the Years Ahead », page 3

      L’année 2008 est celle du pic de production mondiale de pétrole, laquelle va décliner par la suite. Il ne faut donc nourrir aucune sorte d’espoir dans une augmentation de l’offre de pétrole dans les années qui viennent.
      Yves Cochet 2008, devant l’Assemblée Nationale.

  • Il est à peine marrant de lire le nombre d’abonnés incompétents se permettant de postillonner sur cet article et sur un ouvrage qu’ILS n’ont pas encore lu ! A peine connaissent-ils le sujet (sinon en s’abreuvant à des médias douteux, dont ceux à pages verdâtres), mais de surcroît ILS osent se prononcer d’une manière péremptoire?
    Attitude typique d’idéologues et de bornés n’ayant qu’un lointain rapport avec la science !
    Sûr que la faisabilité des affirmations portées dans l’ouvrage Furfari relève de choix géopolitiques.
    Lorsqu’on sait l’ouverture du monde et la nécessité pour toute population de compter avec les ENERGIES pour espérer atteindre à son développement, les pires idiots qui nous gouvernent seront tôt ou tard forcés (eux, ou leurs successeurs) d’aller dans un sens où jusqu’à présent la hantise-paranoïa de décarbonisation de nos sociétés a bloqué les initiatives : en premier certains sbires U.E. (de la Commission Barroso et du Parlement Schultz), là où le courant EELV (et Die Grüne Partei) jouissent d’une influence allant au-delà de l’entendement démocratique !
    Le fait est que les vents tournent ; pas seulement ceux forçant le dernier geste électoraliste hollandais à la veille des municipales (qu’ils vont perdre, comme les emplois réels qu’ILS ont détruit dans la France et au travers de l’U.E.).
    Donc, messieurs & dames aux propos péremptoires, nettoyez SVP vos synapses rouillées.
    La France (et l’Europe) régressent dans ce monde ouvert.
    Evitons le déclin … y compris celui de vos esprits rouillés !

  • Ce qui me gêne c’est le mot « fossile ».

    La lecture de Thomas Gold et les postulats de la théorie abiogène des hydrocarbures m’ont convaincu
    que le terme « fossile » ne repose sur pas grande chose.

    Au-delà des querelles des mots c’est l’abondance des hydrocarbures trouvées dans les roches sans aucune autre trace de vie organique prétendument enfouie qui plaide mieux en faveur de la théorie abiogène.

  • Tant que les médias ne changeront pas d’attitude, et feront toujours dans le catastrophisme et le sensationnel, la situation ne changera malheureusement pas. Vous pouvez écrire tous les livres que vous voulez, si les médias n’en font pas la publicité, leur impact sera très limité. Il n’y a qu’a visiter les librairies : les livres de Pierre Rhabi, qui nous annoncent l’épuisement prochaine des ressources et l’apocalypse, sont partout.
    C’est triste à dire, mais une immense majorité des gens sont des moutons qui ne font que répéter ce qu’ils entendent au journal de 20h00.

    • Mouais, pas mal de vent et d’optimisme béat dans ce texte.

      Reposons le problème, si vous le voulez bien :
      7 milliards d’humains à nourrir et occuper, une économie qui doit croitre sans arrêt pour ne pas s’effondrer, donc un approvisionnement énergétique qui nécessairement doit être croissant et même pas constant (sinon pas de croissance).
      La résilience n’est pas la caractéristique première de nos sociétés.

      Quid des grandes questions :
      – volume ? (en Europe, on a perdu 6% de notre volume de pétrole conventionnel depuis 2006)
      – rendement énergétique de production ? (L’abondance des réserves ne signifie rien si elles sont inaccessibles car trop chères à exploiter, ce qui le cas des gisements offshore vis à vis des conventionnels).
      – cout de production ?
      (je passerai sur la blague qu’est l’indépendance énergétique durable par le gaz de schiste américain, avec son taux de déclin de 6,5% par mois une fois le pic de production atteint)(passons aussi sur l’occupation des sols : la France n’est pas aussi déserte que l’Amérique)

      Rappelons également :
      – que les optimisations ne font pas économiser de l’énergie (il y a quelques thèses là dessus, d’avant 1914, qui le montre). Seule l’augmentation du prix de l’énergie permet de l’économiser, mais c’est récessif, sachant que le PIB mondial est fonction de l’énergie en volume, et que le PIB des pays importateurs nets comme la France est fonction du volume et du prix.
      – le gaz a le fâcheux inconvénient d’être… un gaz. Bref, il nécessite de lourds investissements pour être transporté.
      – la production de pétrole conventionnel stagne, voire décline depuis 2006 selon les gisements (ghawar notamment)(@miniTAX : voir les articles de Hirsh et al dans energy policy)
      – les autres modes de production sont bien plus chers, donc auront un effet récessif sur les économies si les volumes (et un prix compétitif !) ne sont pas au rendez vous.
      – Je passe les conséquences sur les emplois et les salaires, et donc la stabilité sociale.

      Je tiens également à signaler ces deux rapports (le premier par la NASA, le second est anglais) :
      http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2014/mar/14/nasa-civilisation-irreversible-collapse-study-scientists
      http://www.bis.gov.uk/assets/goscience/docs/p/perfect-storm-paper.pdf

      Cinq facteurs : la population (croissante et non résiliente), le climat (secondaire selon moi, je ne suis pas un bobo écolo), l’eau (en tension), l’agriculture (insuffisante et énergie dépendante, sans parler des intrants) et l’énergie (en tension, particulièrement en Europe, les USA compenseront un temps avec leur gaz de schiste).

      Peu importe que ces papiers soient fondés ou juste pondus pour toucher des financements. Cela montre que les hautes sphères commencent à paniquer, parce que il n’y a pour l’instant pas de solutions viables à un cout intéressant.
      De leur coté, les sociétés entrent en tension. Historiquement , cela se résout par des guerres, civiles ou non, la famine, etc… je doute que nos flamby et autres sinistres sires aux commandes aient les capacités pour arrêter ce processus (le white flighing n’en est qu’un aperçu)

      @Olex
      Le mot « fossile » se justifie car :
      – la période de formation, qui date des dinosaures
      – au vu du temps de formation, aux échelles de temps qui nous intéressent (250 ans de civilisation industrielle), on considère que le stock est donné une fois pour toutes.
      – mais vous avez raison sur un point : comme le vent et le soleil, le pétrole est gratuit. Dans tous les cas, c’est accéder à la ressource et la transformer qui coutent.

      Je rappelle également à pas mal de libéraux que plein de civilisations, qui n’étaient pas forcement peuplées de gens plus cons, plus résilients, ou aussi décadents que nous, se sont effondrées. Pourquoi la notre, encore plus dépendante et en pleine décadence, ne le pourrait-elle pas ?
      Je rappelle également que c’est le cycle de vie de tout organisme vivant et de toute entreprise : naissance, croissance, stagnation, déclin, mort, éventuellement renaissance.

      • naissance, croissance, stagnation, déclin, mort, éventuellement renaissance!

      • voui , le vrai et incontournable problème ce n’est pas l’existence d’un pic/..mais le moment auquel il se produira…hors, l’histoire montre que les gens les mieux informés se sont TOUJOURS gourrés sur ce genre de truc..

        Pourquoi les gens s’agitent? Pour la prétendue capacité à anticiper la chute …soit disant , en utilisant les dernières gouttes pour nous construire un monde durable plein d’éoliennes…ça fait sourire….

        On va utiliser les fossiles et le charbon et parait il les hydrates de méthane…oublions l’optimisme de cet article…ça durera ..le temps que ça durera et on avisera…en attendant l’impression que l’on a c’est que des petits malins se servent de prédictions affreuses pour amener les gens à faire ce qu’ils ont envie qu’il fasse…

        Ceux qui pensent planétaire se foutent du monde, sauf peut etre le type que j’ai croisé dans un vide grenier qui vendait un projet de constitution mondiale qui tenait la route..à part lui tous des guignols.

      • Biochimiste44 : « 7 milliards d’humains à nourrir et occuper, une économie qui doit croitre sans arrêt pour ne pas s’effondrer »
        ———————–
        Le Japon n’a pas eu de croissance depuis 90 et aucun « effondrement » en vue. C’était bien la peine de faire le perroquet de « scoops » picquistes qu’on entend déjà ad nauseam.
        Merci, pour rien, monsieur l’expert.

        • @Minitax

          Révisez donc un peu avant de parler, je vous prie.

          – un maitre mot : démographie
          Le japon, ou l’Allemagne, n’ont pas de croissance démographique (ces pays ont plutôt tendance à perdre des habitants). Il peuvent se payer le luxe de stagner pour ne pas affecter le niveau de vie de leurs populations. Toute croissance économique éventuelle enrichit les habitants.

          Pas nous, car notre population augmente (immigration oblige) : stagner signifie appauvrir la population.

          Ne parlons même pas de la mentalité des gens…

          Ah oui, autre facteur mentionné dans le rapport de la NASA : la nullité des élites dirigeantes.

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Quand se présente une crise d’envergure, les partis et mouvements politiques bourdonnent d’explications en sens contraire, fonction de leurs intérêts et préjugés. C’est d’autant plus vrai dans des pays tels la Belgique, l’Allemagne et la France dont la presse relaie les thèses les plus fantaisistes des écologistes en politique.

Tentons de démêler le principal de l’accessoire.

La crise énergétique de l’Europe est d’abord la crise, non d’un système, mais d’un pays. Ce pays, c’est l’Allemagne.

 

La transition énergé... Poursuivre la lecture
canicule démantèlement nucléaire
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Par Michel Lebrun et Michel Gay.

Une désastreuse arnaque scientifique a eu lieu dans l’ex-URSS quand l’agronome Lyssenko a réussi à convaincre le Comité central du parti communiste, Staline en tête, que ses méthodes permettraient de multiplier par trois, voire quatre la production agricole. Les scientifiques soviétiques qui osèrent critiquer Lyssenko eurent le choix entre se rétracter ou aller au goulag !

Bilan : des famines abominables eurent lieu en URSS et Lyssenko mourût de sa belle mort en 1964 !

Aujourd’hui, la soci... Poursuivre la lecture

Le gouvernement souhaite faire adopter à l’automne un projet de loi d’accélération des énergies renouvelables afin d’augmenter significativement la part de l’éolien et du solaire dans le mix énergétique français.

Dans l’exposé des motifs du texte de loi, il est énoncé que « la France accuse un retard » dans ces domaines par rapport à ses voisins européens.

Mais le texte de loi évite la question qui nous intéresse vraiment : l’implantation massive d’éoliennes et de capacités solaires nouvelles, est-elle un atout pour produire de ... Poursuivre la lecture

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