L’essayiste Nesmet Lazar : « Peut-on encore sauver la France ? »

Entretien avec Nesmet Lazar sur son dernier essai : « Peut-on encore sauver la France? »

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L’essayiste Nesmet Lazar : « Peut-on encore sauver la France ? »

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 26 février 2014
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En 2010 est publié Peut-on encore sauver la France ? Cet ouvrage consiste en une analyse des différentes causes du déclin français, et livre un certain nombre de propositions pour y remédier. Fruit d’un long travail, l’analyse de chaque thème est renforcée par de nombreux exemples issus des titres de presse de tous bords, ainsi qu’un rappel très utile et complet des différentes réformes qui se sont empilées. Contrepoints a rencontré son auteur, Nesmet Lazar.

Par PLG.

9782343010120~v~Peut-on_encore_sauver_la_France__Pouvez-vous présenter votre parcours en quelques mots ?

Simple citoyenne issue de la cité civile, je suis née en Algérie. J’ai grandi dans un milieu défavorisé, avec un père qui s’est beaucoup occupé de mes études, qui se sont arrêtées tôt car dans l’Algérie coloniale il était pratiquement impossible pour une « indigène » d’accéder aux études supérieures.

Jeune femme, j’ai rencontré une personne qui allait devenir mon mari, et qui a eu une longue carrière de consultant international. Moi qui n’avais pas fait d’études, j’ai découvert grâce à lui, dans le détail, des disciplines fondamentales comme les relations internationales, économiques et diplomatiques.

Suite à sa disparition, en 2005, j’ai décidé de mettre à profit toutes ces connaissances et cette expérience pour décrypter et dénoncer les politiques mises en œuvre en France depuis une quarantaine d’années.

 

A-t-on besoin d’un Sénat en France ? Non !

 

Quelle a été l’élément déclencheur de l’écriture de ce livre ?

La décision de débuter l’écriture a été prise en septembre 2006. À cette période, la campagne pour les présidentielles débutait tout juste ; Nicolas Sarkozy avait déjà clairement fait comprendre qu’il était candidat, et l’ambiance générale le voyait déjà comme le prochain président de la république française.

En observant les nombreux débats qui avaient lieu, j’éprouvais une certaine colère de voir que des sujets fondamentaux n’étaient pas abordés, et je craignais que les erreurs d’autrefois ne soient une fois de plus reproduites durant le prochain mandat.

Le seul premier-ministre qui avait laissé la France en bonne santé lors des élections de 1981 était monsieur Raymond barre puisqu’il n’y avait aucune dette ni déficit. Aujourd’hui, sa sépulture se trouve au cimetière du Montparnasse et il n’y a même pas une fleur sur celle-ci. Ne méritait-il pas tout comme Henri Poincaré une très belle entrée en panthéon ?

Selon vous, la première cause du déclin est l’omniprésence de la politique et des politiques dans la vie économique et sociale…

Songez pour commencer que nous avons en France 577 députés et 348 sénateurs, une moyenne de  2 à 3 sous-préfectures par préfecture sachant qu’il y en a 100  (95 en France et 5 en outre-mer), chacune dotée de sa propre administration, soit au total près de 230 sous-préfectures ; plus de 5.700.000 fonctionnaires, auxquels s’ajoutent les 60.000 enseignants embauchés à la rentrée scolaire de 2013 etc. À titre de comparaison, il n’y a que deux sénateurs par État aux États-Unis soit 100 sénateurs. A-t-on besoin d’un sénat en France ? Évidemment pas. A-t-on besoin de 577 députés alors qu’aux États-Unis, pays de 350 millions d’habitants, il n’y a que 300 députés ! Mais les réformes successives destinées à « simplifier le millefeuille administratif » n’ont eu pour conséquence que d’ajouter de nouvelles bureaucraties locales, sans supprimer les anciennes. Dans notre État conservateur, dès l’instant où vous donnez du pouvoir même limité à un individu, il sera très difficile de le lui enlever.

Vous pointez également du doigt la mainmise de certains syndicats dans des secteurs clés, qui selon vous pénalise le dynamisme économique…

Je remets en cause l’existence même du syndicalisme, précisément quant à son mode de fonctionnement. J’attends d’eux  qu’ils se conduisent comme les syndicats allemands qui ne détruisent pas les entreprises et les emplois. Il faut quand même rappeler qu’un syndicat comme la CGT gère un budget de plusieurs millions d’euros  (et plus précisément 400 millions d’euros) via notamment certains comités d’entreprise. Ces dernières années, d’innombrables articles et rapports ont dénoncé la très grande opacité des comptes de ce syndicat, qui possède plusieurs châteaux. Tout cet argent détourné est directement prélevé dans les finances publiques, puisque 90% du budget de la CGT provient des prélèvements obligatoires et non des cotisations des adhérents. Dans mon livre, je rappelle aux consciences de nombreux exemples d’affaires qui ont défrayé la chronique, et qui auraient dû depuis bien longtemps entrainer la révolte des citoyens.

 

L’espace public est devenu en partie un espace de plus en plus communautarisé.

 

Par ailleurs, la CGT, Force Ouvrière et bien d’autres ont toujours mené la guerre aux patrons, empêchant la restructuration de nombreuses entreprises, tombées depuis en faillite. Seule exception à mes yeux, la CFDT qui a parfois adopté une position plus « responsable », en la personne notamment de Nicole Notat qui, faut-il faut le préciser, a été l’une des très rares dirigeantes syndicales à avoir créé elle-même une entreprise.

Prônez-vous la suppression des syndicats ?

Oui, s’ils se conduisent en prédateurs des entreprises ; seule une réforme profonde de leur mode  de financement et de leur politique peut les faire échapper  à cette exclusion. L’idéal serait de parvenir à terme à un modèle proche de celui de cogestion allemand, qui n’est rendu possible que par la convergence des intérêts des syndicats patronaux et de salariés.

Pourquoi d’après vous la montée du communautarisme est-elle l’une des causes du déclin français ?

Au risque de gêner une partie de vos lecteurs, j’affirme que l’espace public est devenu en partie un espace de plus en plus communautarisé, et ce bien souvent avec l’aide directe ou indirecte de l’État. Ainsi il n’est pas rare de découvrir que l’implantation de tel ou tel lieu de culte a été permise par des subventions des collectivités locales. À des fins purement électoralistes, des élus appliquent une politique clientéliste fondée sur des critères ethniques ou religieux. Or, cela entraîne certaines velléités de la part de groupes minoritaires mais très actifs. Ce qui a été donné comme un cadeau est vu comme un dû. Finalement, cela crée des tensions de plus en plus graves au sein du peuple français ; je ne sais pas comment cela finira.

Je voudrais donner pour exemple un texte qui a été adopté par les dirigeants helvétiques, il y a quelques années  qui consiste en l’interdiction à tout citoyen helvétique d’origine étrangère de porter le moindre signe distinctif religieux ; résultat on ne voit plus toutes ces manifestations illégales, à Genève, Lausanne ou ailleurs, qui se manifestent chez nous, nous qui vivons dans un pays laïque !

 

La Suisse est un modèle de Démocratie. Là-bas, c’est le peuple qui décide.

 

Vous souhaiteriez que la France adopte le principe suisse de votations. Quel en serait d’après vous le principal avantage ?

Absolument, car ce système, je répète votation et non pas référendum, permet  à tout citoyen, doté et doué bien entendu de bon sens, de prendre des dispositions, des responsabilités pour quelque texte que ce soit…

La Suisse est un modèle de démocratie. Là-bas, quoi qu’on pense des décisions prises, en particulier la dernière qui restreint l’immigration, c’est le peuple qui décide. Et il est bon de rappeler ou de signaler, que la dernière votation concernait exclusivement l’immigration européenne ! En France, mis à part au moment de l’élection présidentielle, le peuple n’a jamais la parole. Adopter le système de votations permettrait aux Français d’avoir plus d’emprise sur leurs représentants.

Mais ne craignez-vous pas une dérive du système ? Une sorte de « nimbe » qui conduirait à des politiques encore plus clientélistes ?

Ce n’est pas à exclure. Mais je veux croire en l’intelligence du peuple français, que l’on a trop souvent tendance à mépriser. Les Français ont une histoire vieille de 2000 ans, l’une des plus riches du monde et qui a «  produit »  les cerveaux les plus doués  (Rabelais, Racine, Molière, Montaigne, Pascal, Montesquieu…)

Pouvez-vous donner trois propositions fortes qu’il faudrait appliquer sans tarder ?

1° J’élimine la moitié de la fonction publique : 5.700.000 + 60.000 = 5.760.000 fonctionnaires, ceci est insoutenable pour le budget national et c’est une priorité ;

2° Je supprime les 2/3 des communes (ainsi que des régions et tout ce qui en découle,  conseillers généraux etc.) qui sont au nombre de 36.683 ; en Allemagne elles sont au nombre de 12.200 !

3° Je supprime le sénat, puisqu’il  n’a aucune utilité, et je réduis de façon drastique le nombre de députés qui devront faire leur preuve et non pas parader, esquiver leur rôle…

Permettez-moi d’ajouter que j’implique totalement les parents dans l’instruction de leurs enfants faute de quoi je supprime toute aide sociale ou financière.

Dernière question : peut-on encore sauver la France ?

Sauf à modifier de fond en comble ce pays et de façon fondamentale, je n’y crois pas. Je n’ai plus de place pour le rêve.

Nesmet Lazar, Peut-on encore sauver la France ?, L’Harmattan, 2010, 340 pages.

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  • Interview intéressante, mais attention à la grosse faute de calcul (qui n’enlève rien au propos) : 5.700.000 + 60.000 = 5.760.000, pas 6.700.000

    • En effet cela m’avait échappé. D’ailleurs il n’était pas écrit 6.700.000 mais 6.300.000 , somme de 5.700.000 et de 600.000 (et non 60.000).

      Merci !

    • vous avez parfaitement raison et je présente toutes mes excuses à tout le monde pour cette grossière erreur. Quoi qu’il en soit comme vous avez eu l’obligeance de l’écrire (…. qui n’enlève rien au propos). Il y a lieu de lever tous les boucliers « et de nettoyer les écuries d’Augias » . Le désastre français est une honte et les citoyens ne sentent absolument pas concernés ??? Qu’attends nous ?

  •  » sauf à modifier de fond en comble ce pays……impossible ; les dirigeants qui se succèdent n’ont pas les couilles pour ça ; trop de copinages , trop de magouilles électorialistes , trop de bons à rien accros au pouvoir , même quand ce ne sont que des miettes , trop de je m’en foutisme de la part des politiques , trop d’argent dilapidés ….la france se meurre parce qu’elle est gouverné depuis trop longtemps par des incapables qui n’ont jamais travaillé pour la france ; en gros , on n’est pas sorti du sable ;

  • qui est ce type pour vouloir supprimer toute aide financière au famille qui n’eduquetait pas ses enfant s? quelle éducation ? une éducation de facho ? il ne faudrait pas que ce type ai le pouvoir. trop radical.qu’il laisse les familles en paix.pas toucher. les socialo ont fait assez de mal.

    • Première ligne : « Citoyenne, je suis née… ».

      Il s’agit d’une femme. Pour le reste, il s’agit de l’application stricte d’un principe de responsabilité, qui peut être discuté.

    • Gabriel :  » une éducation de facho ? »

      Je ne savais pas qu’enseigner de ne pas voler, ni bruler ni agresser était « une éducation de facho ».

  • Non pas diviser par deux le nombre de fonctionnaires, mais diviser par deux (trois, quatre?) les missions de l’état ce qui aura pour conséquences de faire baisser le nombre de fonctionnaires!

  • A ce stade je crois que tout le monde a compris que le système est absolument impossible à réformer. La réforme de la France n’est possible qu’en passant par la case faillite. Et même là c’est une condition nécessaire mais pas suffisante, la population étant biberonnée à l’étatisme du berceau au cercueil. Les Français n’arrivent même plus à penser hors de l’Etat.

    Donc, quant à savoir ce qui sortira de cette faillite, mystère – et il y a peu de chances que ce soit un état minarchiste.

  • Réduire l’état, une nécessité, ne sert à rien sans l’abrogation des 9/10èmes des lois, règles et normes qui pourrissent la vie des citoyens et des entreprises.
    Ceci dit, il est vrai qu’il sera difficile sinon impossible de changer en peu de temps 4 siècles d’étatisme.
    Conclusion: celle de H16, ce pays est foutu!

    • Vous avez tort, d’abord il n’y a pas eu 4 siècles d’étatisme, car aux 18 et 19 è.siècles il y avait déjà le libéralisme ; il y avait à la veille de la révolution française, un excellent ministre des finances, Anne-Robert TURBOT ami de Adam SMITH, ennemi héréditaire des dettes, des emprunts, des déficits et s’il avait été écouté il aurait sauvé Louis XVI et la France, et au 19è. s. nous avons avons eu B. Delessert créateur des Caisses d’Épargne, de la betterave sucrière, J.B. SAY et Adolphe BLANQUI créateurs de l’ESCP et le plus important d’entre eux F.BASTIAT auteur des HARMONIES ECONOMIQUES …. Alors apportons tous notre aide à notre Pays, chassons ces « politiques bidons » et installons « la votation » pour que rien ne soit fait sans notre avis.Amicalement

  • Intéressant car sortir d une vision communariste et égalitariste avec un parcours pareil n est pas chose aisée

    Le contenu ne surprend pas : c est ce qui on attend sur contrepoints, nous sommes pas a libè

    Pat contre j apprécie moins : Les Français ont une histoire vieille de 2000 ans, l’une des plus riches du monde et qui a « produit » les cerveaux les plus doués (Rabelais, Racine, Molière, Montaigne, Pascal, Montesquieu…)

    Dommage car comme la totalité des hommes politiques et la majorité des français la vision dominante est purement littetaire trop ramontisée ! Aucun nom d inventeur d entrepreneur de scientifique de découvreur de recordman ….

    • Et puis les solutions sont d une conception centralisée sans prise avec la réalité : du genre je reformerais je supprimerais les communes , je….

      Intéressant mais comme disait Shimon Peres : très beau discours tout ça mais que pouvez vous faire ? ( faire et pas dire)

      A la fin elle est plus réaliste : pas de place au rêve

      • A force de répéter à longueur de journée les mêmes idées de réformes, aussi simple soit-elles, je suis persuadé qu’elles deviendront mainstream.
        On s’en fout finalement que la majorité des gens comprennent les principes libéraux ou pas, le plus important c’est qu’ils y croient, qu’ils votent et enfin ils pourront comparer. A partir de ce moment là, ils comprendront par eux-même.
        Alors oui, il faut continuer à exprimer des idées simples (réduction des fonctionnaires et des fonctions de l’état, privatisation de la sécu, retraite, etc) qui rentrent dans le crane des gens normaux…

        • Bravo et Merci Eric ; vous avez un très beau raisonnement ; si tous les Français pensaient comme vous
          notre Pays serait sauvé. Savez-vous que le Chili n’a pas plus de sécurité sociale cepuis des années mais « des assurances qu’il a privatisées » Vous rendez-vous compte de l’économie ? Et tous le reste ; un sénat inutile, une assemblée nationale et des organisations administratives pléthoriques ….. aidons-nous les uns les autres et relevons notre Pays. Salutations

    • Rectification svp : Pascal a inventé la première machine à calculer !

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Pascaline

  • 100% d’accord avec vos mésures pour le redressement.
    Malheureusement cela n’arrivera jamais sans une révolution.
    Aucun homme politique n’osera s’attaquer au molosse. Se serait suicidaire.

  • Faillite ou révolution. Je crois plus à la faillite comme en URSS, un système qui implose sous son propre poids.

    • Je pense Pascale que ce ne sera ni l’une ni l’autre ; nous avons encore beaucoup de citoyens « bourrés »de bon sens et d’intelligence. Nous éviterons ce désastre que vous annoncez. Mais nous devons tous nous retrousser les manches et commencer le plus tôt possible à faire des économies « et le ménage ». Il faut virer ces hommes politiques incompétents, qui nous coûtent chers et qui sont parfaitement inutiles. Virons les !

  • totalement d’accord avec l’analyse et les solution de cette paersonne:

    l’offensive doit etre portée contre les syndicats et les élus.

    les regions doivent disparaitre, ainsi que d’autres échelons administratif.

    les aides sociales fortement revues à la baisse.

    j’ajouterai qu’un trés grand nombres de mois, normes, règlements doivent égalment etre abrogés, en prenant des mesures constitutionnelle pour qu’elle ne puissent etre remise en place…

    il faut égalment créer un délit de mensonge écologique… en poursuivant les auteurs rétrospèctivement !

    • « les regions doivent disparaitre » : la Bretagne, la Normandie, l’Alsace, la Corse, le Pays Basque ?

      Les régions, c’est probablement ce qui restera à la fin du suicide collectiviste centralisateur.

      • peut-etre qu’il ne restera que les regions… mais depuis qu’elles ont été crées, alors que la france ne s’en sortait pas si mal que ça avant, comme par hazards, plus aucun budgets de voté en équilibre. elles ont obligé à créer de nouveau impots pour les abreuver de sang frais. elles sont un contrepouvoir inutil et couteux, rempli de fonctionaires qui se croient indispensable, alors que quelques années avant, personne ne les réclamaient.
        de toute façon, il y a beaucoup trop de strate administrative.
        il est facile de comprendre que si l’integration européenne devait se poursuivre, et que les regions prennaient de l’importance, avec leurs langues régionnales reconnues comme se propose de le faire le traitre hérault ( de l’échelle… ) il ne restera plus rien de la france ! de quoi déboussoler encore un peu plus les ethnies qui s’y trouve, en france, vu que de toutes façon, on ne va pas tous pouvoir partir à l’etranger…

        • Certaines régions (Alsace en particulier) ont toujours existé (décapole dès le 14eme siecle), et cela bien avant la République Française. L’Alsace n’est pas une fabrique de l’état français
          L’Alsace, en particulier, a besoin de plus d’autonomie et doit se tourner beaucoup plus sur la Suisse et l’Allemagne et l’Europe en général.
          L’Ecosse va très certainement montrer la voie en cette fin d’année.

          • le régionalisme comme avenir de l’europe, je m’excuse, mais j’ai du mal à y croire: l’écosse demande son indépendance pour profiter de la manne pétrolière toute seule ! l’égoisme ne peut pas etre un programme de gouvernement.

             » certaine région ont toujours existé  »

            ça dépend jusqu’ou on remonte… si on va au néolitique, ça m’étonnerait bien qu’on trouve trace de l’alsace ! vous parlez de la république française, mais n’importe qui qui connait un peu l’histoire sait bien que le sentiment national remonte bien avant la revolution française, qui n’a fait que confirmer le processus, et encore, imparfaitement.
            vouloir redonner vie aux provinces et au patois régionaux, c’est ce tromper de sens et ce tromper d’époque. malheureusement, toutes les nations sur le déclin ont cette facheuse habitude de s’en retourner sur un passé fantasmé, un age d’or qui n’a en fait jamais existé. on appelle cela du conservationnisme, voir du regressionnisme.
            par rapport à de grand ensemble unifié comme le japon, la chine, ou les USA, je ne donne pas cher de la peau de  » regions  » comme la bretagne, le picardois, le bouchonoi, ou le trifoulli-badageois…

            • Vous êtes bien ancrés dans cette mentalité typique française anti-européenne, anti-régionaliste, anti-tout… Surtout ne rien essayer, ne rien toucher, sinon ce sera la fin du monde.

              »certaines régions ont toujours existé»
              Il s’agissait simplement d’indiquer que l’Alsace n’est pas une création française comme certains départements. Mais comme vous le faites bien remarquer, coupons tout lien à notre histoire, allez hop un nouveau calendrier et bannissons toutes les universités tant qu’à faire!

              En quoi donner un grand souffle d’indépendance politique, budgétaire ou autre aux régions est has-been, passéiste? Est-ce que la France a déjà fait cette expérience à de multiples reprises? Peut-être sous la Royauté, la Terreur, sous les différents Empires, peut-être le modèle colonialiste, la cinquième République?

              Pour ce qui est de mon (ou notre) égoïsme, pourquoi pas partager avec la terre entière le fruit de notre travail, et pas seulement avec les autres régions françaises.

              « toutes les nations sur le déclin ont cette fâcheuse habitude de s’en retourner sur un passé fantasmé, un age d’or »
              Et hop-la un stéréotype pour couper court la discussion. Vous êtes un vrai philosophe dis-donc. Je vis actuellement en dehors de l’Europe, donc je ne souffre pas du soit disant déclin de la France ou de l’Europe, un autre do vos atouts bien français: le PESSIMISME.

              Pour ma part, je n’en ai rien à faire de ces sentiments nationalistes idiots et c’est bien pour cela que n’adhère pas à votre idéologie: « Une France UNE et hors de l’Europe ».

              « par rapport à de grand ensemble unifié comme le japon, la chine, ou les USA, je ne donne pas cher de la peau de « regions »
              Ou de nation comme la France face à toutes ces grandes nations que vous venez de citer.

            • vous avez un gros défaut, c’est que vous inventez chez les autres, les idées que vous voudriez y voir !
              ou ai je dit que j’était contre l’europe , ou ai je dit que j’était contre tout ?
              je dit simplement que la tentation du retour en arrière ( ce qui est le propos de tous les partis politiques français actuels ) était une chimère et une erreur. que dans une société déboussolée, la nation, la langue, mais aussi la liberté, sont des principes clairs auxquels les gens peuvent se raccrocher.

              quand vous dites que j’envisage de ne toucher à rien, vous n’avez pas du bien lire mes comentaires…

            • L’Alsace existe d’abord pour des raisons géographiques qui s’imposaient aux Hommes : une vallée encaissée, entre un fleuve et une montagne. Aujourd’hui, ces frontières naturelles s’estompent … Alors pourquoi tenez vous à fixer des frontières artificielles ?

    • Vous êtes magnifique et je suis fière de vous ; vous, vous avez tout compris mais pas ceux qui sont dans les « trônes » et qui se disent « dirigeants ». Virons les et mettons en place des votations comme en Suisse ainsi rien ne se fera sans nous. Nous sommes 60 à 65 millions d’habitants devenons exigeons ; l’Allemagne est en tête des États Européens et nous en « queue de peloton » ! Notre Pays est la FRANCE, avec 2000 ans de grande, très grande Histoire, ne l’oublions pas !

  • ben elle enfonce des portes ouvertes, c’est tout…j’aime son mot « colonialiste Francais en Algerie », je voudrai juste lui dire que toute l’Afrique du nord n’existait pas avant le France, c’est elle qui a fait les frontieres, mis des routes, des ecoles, des hopitaux, instruit des docteurs, des professeurs d’ecoles etc.. l’Algerie en 1962 etait le premier exportateurs de fruit du monde et aucun « Algeriens » n’a travailler a sa mise en place, vous en avait fait quoi? il n’y a plus un seul arbre. Depuis 1962, meme pas une route ou un hopital n’a ete fait, juste un troncon d’autoroute au sud d’Alger PAYER par la France et les usines a ARSEW sont entertenues par les « colonialistes Francais » pour que vous puissiez avoir du travail. et l’Algerie etait quand le France est arrive juste une ville de pirates (Alger) de 20.000 personnes dont 15.000 TURQUES, alors vos remarques de bases, apprennez l’histoire avant de dire des phrases a 2 € la tonne.

    • on s’en fou chaque peuple a une histoire romantisée et un adversaire civilsationnel proclamé.
      Elle a réussi a dépasser la victimisation et l’égalitarisme et rien que pour ça chapeau.

    • c’est assez curieux de voir, que dans ce pays, une des rares personne qui comprend la nature du mal et propose des solutions adéquates, vient … d’algérie. comme on dit, nul n’est prophète en son pays !
      cela redonne espoir en l’intègration. ou alors, il s’agit d’une exeption qui confirme la règle ?

      quand à la colonisation de l’algérie, elle a été réalisé par les hazard de l’histoire, et surement pas par cette vieille idée répandu par les nostalgique du colonialisme, de  » mettre le pays en valeur « . au 19ième siècle, les français avaient expulsé les indigène des terres fertiles vers les zones arrides montagneuses, ou seul l’élevage des chèvres était possible. ce qui a entrainé une famine abominable vers les année 1880, de mème nature que la famine irlandaise, mais beaucoup moins médiatisée en france ( c’est curieux ! ) à l’époque, certains journaux tablaient sur la disparition probable de la races arabes, comme les indiens d’amérique aux USA au mème moment… quand on observe la population de certaines villes françaises actuellement, c’est un sacré pied de nez de l’histoire…
      la piraterie barbaresque est un argument facile: comme les malouins qui se considèraient en geurre contre les anglais, armaient des navires pour la guerre de course, les algériens en faisaient de mème. ils n’avaient pas forcement tord de se considèrer en guerre contre nous, puisque finalement nous leur avons fait la guerre… jusqu’à les asservir pendant 150 ans !
      quand à l’évolution de l’algérie depuis 62, elle est surtout du au soiailisme. théorie qu’ils n’ont pas inventé, puisque la encore, les français s’en son chargé pour eux…

    • Vous avez vraiment un langage admirable ! C’est tellement rare que je tenais à vous en faire part car je suis fière de voire comment vous traitez une Française comme les autres. Amicalement

  • Analyse erronée sur plusieurs points.

    La suppression de la moitié de la fonction publique n’est pas un objectif rationnel.
    Il faut indiquer des changements stratégiques, secteur par secteur.
    P. ex. pour l’éducation: Fin de l’égalitarisme, ouverture au privé. Pratiquement: Abolition de la carte scolaire, des freins autoritaires au développement du privé (et solvabilisation des familles), abolition des administrations (les écoles publiques fonctionnent comme les privées), abolition des inspections, limitation du rôle de l’État à organiser trois examens nationaux de connaissances…
    Voilà comment on diminue drastiquement le coût de l’école tout en augmentant sa qualité.

    Il faut cesser de croire aux économies d’échelle en matière de gouvernement.
    Non, il ne faut pas réduire le nombre de communes !
    Ni supprimer les département, ce sont plutôt les régions qu’il faut supprimer.
    Un échelon administratif puissant devient toujours un monstre socialiste insatiable, à moins d’être tenu en respect par la démocratie directe.

    « L’idéal serait de parvenir à terme à un modèle proche de celui de cogestion allemand, qui n’est rendu possible que par la convergence des intérêts des syndicats patronaux et de salariés. »
    Les syndicats sont destructeurs, même les plus raisonnables.
    L’État n’a pas à leur donner la faculté de contraindre qui que ce soit à quoi que ce soit.
    La réglementation du travail doit être entièrement abolie.
    Le marché est la meilleure régulation du travail, la seule qui garantisse la prospérité et le progrès généraux. Les syndicats, c’est la misère et le chômage – en cercle vicieux, puisque plus ces fléaux menacent sous leur action, plus ils peuvent faire chanter ceux qui leur résistent.

    Quant aux fonctionnaires, ils doivent être inéligibles à quelque fonction politique que ce soit, et ils ne doivent pas avoir le droit de grève.

    • Fucius-« La suppression de la moitié de la fonction publique n’est pas un objectif rationnel. »

      Moi je le trouve très rationnel au contraire… 21 millions de salariés – 6 millions de fonctionnaires ou emplois fictifs= 15 millions d’emplois marchand seulement qui font vivre 65 millions de gens. C’est insoutenable.

      D’autant plus que d’autres pays y arrivent parfaitement avec un ratio divisé par deux. C’est comme un nettoyage de grenier, un moment il faut fixer un objectif et faire avec et ne pas commencer à trier chaque objet parce qu’on fini par tout garder..

    • À l’exception de ce que « j’appelle » incohérences, instruction publique (et non pas éducation car celle-ci doit être assumée par les parents) – réductions des communes (savez-vous que vous avez des petits bourgs de 200 à 300 habitants ?) au nombre de 36.600 actuellement (12.200 en Allemagne) 100 départements, 230 à 240 sous préfectures et chaque entité avec sa propre administration, 26 régions , un sénat : à quoi sert-il ? le savez-vous, vous ? avec plus de 300 sénateurs très onéreux ; un parlement pléthorique très onéreux aussi … En revanche j’adore la seconde partie de votre intervention. Bravo, Bravo et bravo au chancelier Schöder (lois Hartz) qui y a perdu ses fonctions mais il a réformé son Pays ! Bien amicalement.

  • Diviser le nombre de députés par 2, diminuer leur revenu par 2 afin qu’ils pondent 4 fois moins de lois inutiles et que l’on aie plus de stabilité, diviser par 3 le nombre de sénateurs, OUI.
    Supprimer le code du travail pour les PME de moins de 100 employés, cela limerait sérieusement le pouvoir indu des ces syndicats.
    Cela peut-être fait de SUITE, sans douleur, il ne faut pas attendre.
    Le reste, pépère, peut le faire a son train de sénateur, après les municipales !

    • Bonsoir Michel,
      Je suis totalement d’accord avec vous ; vous avez omis le sénat ; quel est son rôle ? le connaissez-vous ? « J’ai supprimé l’inspection du travail et le code du travail qui fait plus de 2700 articles ! J’ai aussi supprimé tous les syndicats à l’exception de la CFDT qui est plus souple sauf à les voir se transformer à l’allemande » Diminuer de moitié le nombre de députés, supprimer le sénat inutile, instaurer IMPÉRATIVEMENT la votation à la suisse, de manière à ce que rien ne se fasse sans notre accord. Bien amicalement

      • Pas de syndicat pour les PME de moins de 100 employés. Pas de code du travail ! Zéro page ! De suite!
        Même la CFDT n’est pas vraiment top : aucune exception n’est justifiée.
        Au lieu de brider l’entreprise, le pays ferait mieux de contraindre les syndicats à la transparence.
        La transparence est incontournable.
        Mais comme la classe au pouvoir est cul et chemise avec les syndicats, ils n’auront pas le courage, clientélisme oblige.
        ce sont des lâches qui font tout pour être réélus.

  • Le Sénat est la seule assemblée utile, actuellement. C’est l’Assemblée qui est parfaitement inutile : au mieux c’est un simple godillot du gouvernement, au pire une machine à surenchère débile (Cf. la dernière loi « Florange »).
    Alors que le Sénat est une mine de rapports très bien fait et très précieux, moins connu que ceux de la cour des comptes, mais souvent supérieurs.

    • Bonsoir,
      Savez-vous que c’est l’Assemblée Nationale qui vote les lois ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas réduire de façon drastique ses effectifs, et que le sénat est parfaitement inutile surtout lorsque l’on sait qu’ils sont 348. USA – 350 millions d’habitants 100 sénateurs et 300 députés … Vous vous trompez vraiment et vous devriez réviser votre position très rapidement ; nous voulons sauver la France, et tout le monde est nécessaire, indispensable et doit être absolument présent. Je compte sur vous. Lisez ce livre et vous comprendrez le désastre actuel. Amicalement

  • Et il faudrait limiter les retraites des députés et sénateurs à 2 SMIC, tous revenus confondus.
    S’ils ne sont pas content, qu’il aient créer des entreprises, et gagner, soit-disant facilement, des « millions ».

  • Je remercie cette auteure pour la pertinence de son analyse que je soutiens également. En effet, il est fort à craindre que notre payssoit devenu une dictaure déguisée en république … Car comme le précise cet article, les FRançais ne décident de rien et encore moins de leur législation.

    Et d’ailleurs, il y existe des lois qui sont là pour détruire ce pays et qui furent crées et améliorés par le gouvernement de Sarkozy.. Le principal responsable de la dégradation sociales et économique est directement imputable à la politique de prohibition des drogues qui coute 1 milliard d’Euros par an, emprisonne plus de 100 mille citoyens innocents (qui ne causent de tors à personne et sont libres de leur santé), procède à des interpellations incessantes, couvres-feux, une persécution routière promue par le mensonge et la manipulation des peurs d’un peuple époustouflé par un arsenal juridique qu’une vie entière ne suffit pas à connaitre…
    J’ai parlé à des jeunes de 18-25 ans et leur constat est sans appel : « La politique, on s’en fout, c’est tous des menteurs et des voleurs, il n’y a rien pour nous et nos parents son déconnectés (perdus)… Moi, j’ai plus de permis(retiré) pas de boulot et pas le fric pour réparer ma voiture en panne..Alors on s’en fout, on fera pas de révolution ça sert à rien.. c’est mort (le pays), on se casse à l’étranger (où, n’importe) dès qu’on a la tune.. »
    Une position éloquente que partagent la plupart des jeunes qui se sont résinés à fuir ou subir…
    De cette discussion affligeante, je prends conscience que ces jeunes ont malheureusement raison, et qu’il est probablement déjà trop tard, la corruption est partout et la liberté du peuple jetée aux requins…

    Soyons réalistes, les Français ne lâcheront pas leur smartphone pour faire une révolution qui sera avortée ou démontée au prochain mandat…
    Enfin, pour l’instant, tout ce que l’on peut souhaiter au pays des lumières… C’est une bonne nuit !

  • Bravo, bravo pour vos propos ! Toutefois, je suis choqué par ceci : « dans l’Algérie coloniale il était pratiquement impossible pour une « indigène » d’accéder aux études supérieures. ».
    Il faut préciser que les familles musulmanes ne voyaient pas d’un oeil particulièrement bienveillant une émancipation de leurs filles. Bien entendu, j’utilise une litote. J’ai connu bien des musulmanes qui ont fait des études supérieures, mais, je reconnais qu’elles étaient issues de familles « évoluées ». La plus emblématique est l’académicienne Assia Djebar, amie de ma soeur aînée. Je vous citerais également Aïcha Kassoul qui était une amie de ma soeur puinée. Voilà pour des personnes de mon entourage.

  • pas de revolutions ,mais une lente degradation,ca a commencé .retraites ,education ,et les entreprises du futur vont aus us …donc lentement et surement vers le sous developpement..!!

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communisme France
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