Devrait-on légaliser les drogues en France ?

Un tabou français – la légalisation des drogues – ne mériterait-il pas de tomber ? Le point de vue d’un jeune lycéen.

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Devrait-on légaliser les drogues en France ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 25 février 2014
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Par Rafaël Amselem.

 

À l’heure où certains pays en légalisent certaines, comme aux États-Unis, et d’autres où cette idée n’est plus vraiment un tabou, comme au Maroc, il serait peut-être temps que la France entre en plein débat : faut-il légaliser les drogues ?

En France, l’État autorise la collectivité à être supérieure à l’individu. Des années que cela dure. Ainsi, nos choix sont limités, la liberté individuelle perd chaque jour de l’ampleur dans tous les domaines : censure de plus en plus utilisée (Dieudonné, Twitter), monopoles étatiques, journaux subventionnés, limitations dans le secteur du travail, mais aussi dans l’immobilier. Pour rappel, la dernière loi Duflot va permettre l’encadrement des loyers, dont nous connaissons tous les effets destructeurs. Il aurait été un immense plaisir de montrer la dangerosité et l’incohérence de toutes ces mesures, mais cela prendrait beaucoup de temps, et d’autres l’ont si bien fait. C’est pourquoi je vais m’intéresser à une seule de ces mesures inefficaces en France, et qui sûrement correspondra plus à mon âge : la pénalisation de la drogue, qui en réalité ouvre sur une multitude d’autres sujets.

Dans notre pays, cela fait près d’un siècle et demi qu’apparaissent les premières mesures envers certaines substances comme l’opium. Mais comme dans beaucoup de pays, c’est en 1970 que la France se lance dans une réelle lutte contre les stupéfiants. Plus de 40 ans après, que peut-on faire comme constat ? Un désastre, économique et social. Selon l’OFDT en 2011, les coûts de la prohibition s’élèveraient à 964 millions d’euros chaque année. Depuis ils ont été augmenté (malgré une dette assez lourde…), et on pourrait très aisément les estimer à 1 milliard d’euros par an. Toujours dans le même rapport, mais cette fois-ci en 2013, l’OFDT signale que la consommation de la plupart des drogues a augmenté : « La part des 18-64 ans en ayant consommé dans l’année a triplé au cours de la décennie, passant de 0,3 % à 0,9 %. » Et n’en parlons même pas chez les 15-18 ans. La délinquance dans ce secteur ne cesse d’augmenter, face à une population qui n’a pas les moyens d’agir.

Quel est l’intérêt de cette mesure ? En quoi restreindre notre liberté est-il bénéfique ? Quel mal y a-t-il à consommer un produit, tant que cela est fait de manière volontaire ? À ces questions, on vous répondra que c’est dans l’« intérêt général », « pour votre bien ». Ainsi, cela repose sur l’idée que d’autres hommes doivent être présents afin de nous protéger de nous-même. Soit dit en passant, cela signifierait que des hommes seraient supérieurs à d’autres, thèse dont beaucoup de socialistes diront naïvement être opposés en prônant une société d’égalitarisme. À ces réponses on vous présentera quelques études médicales de personnes certainement très sérieuses, qui s’appuieront bien sur le fait que prendre de la drogue est dangereux et détruit la santé physique et psychologique des consommateurs. Beaucoup pensent donc que les stupéfiants constituent une menace contre la bonne santé, qu’il faut combattre par tous les moyens.

Seulement, autant dans sa théorie que dans son application, ce raisonnement est erroné, il fait preuve d’incohérence, ainsi que d’atteinte à nos libertés.

L’intérêt général (sans limites) est le fondement d’un État socialiste. Or son principe est flou, subjectif et à tout le moins contestable. Mais déjà, l’intérêt général correspond-il à la volonté d’une majorité de la population ? Tous les citoyens d’une nation ? La partie en accord avec nos idéaux ? Dans tous les cas, cela signifie donc que la collectivité est supérieure aux choix individuels, car celle-ci doit passer avant notre libre-arbitre, pour une raison qui n’est, encore une fois, pas claire. On peut pourtant soutenir cette position : mes propres décisions, aussi irrationnelles soient-elles, ne doivent souffrir aucune restriction, dès lors qu’elles n’atteignent pas la liberté des autres. Absolument rien ne justifie une interdiction sur un sujet qui concerne seulement une ou plusieurs personnes consentantes. En effet, une société libre et responsable ne peut se fonder que sur ce principe : c’est en préservant nos libertés, nos actions, que l’on devient gouverneur de nos vies, et que l’on y prête une certaine attention, qui varie selon les individus.

Toujours dans cette logique d’intérêt général, les socialistes sacralisent un État omnipotent, dont les limites semblent toujours s’éloigner. Mettons de côté toutes les dérives inéluctables, Hayek se fait un plaisir de nous l’expliquer dans La Route de la Servitude, et regardons plutôt le défaut moral apparent. Comme dit précédemment, des hommes seraient supérieurs à d’autres (quel manque de cohérence dans l’idée d’une égalité parfaite entre tous les hommes). Pour cela, ces hommes devraient être irréprochables. Ce serait effectivement le seul moyen de dire que certains pourraient enseigner ce qui est juste pour chacun. Or, l’homme est, sans conteste, imparfait, surtout lorsque celui-ci se situe à la tête d’un État. Il est possible de le vérifier chaque jour, entre abus et corruptions. Dès lors, pourquoi est-ce que je recevrais des leçons de la part de quelqu’un à qui je pourrais en dispenser tout autant ? Nul n’a donc de reproches à faire envers une personne qui consomme de la drogue, ni lui interdire d’en prendre, surtout que cela peut arriver dans un contexte psychologique difficile. Tant que je ne porte pas atteinte à votre liberté, tant que quelqu’un ne porte pas atteinte à ma liberté, alors je n’ai aucun droit sur la vie privée d’autrui.

img contrepoints093 drogue légaleIl est aussi très important de comprendre que l’État qui agit « pour notre bien » est un mythe. En effet, je suis maître de mon corps, ainsi que de ma pensée. Je suis donc le seul à savoir ce qui est le mieux pour ma personne, pour mon bien-être. Dans le pire des cas, il m’est possible de demander conseil à mes proches lorsque j’ai des doutes. Mais cela montre bien que l’État n’a aucun savoir sur ce qui est bénéfique pour les individus différenciés d’une population. Seuls les individus sont capables de décider, il est absurde de faire confiance à l’État en cette matière en abandonnant nos libertés. Réduire l’action de l’État serait d’ailleurs une manière de donner plus de pouvoir au peuple : qu’il puisse enfin décider de la manière dont chacun souhaite faire fonctionner sa vie. La consommation de substances hallucinogènes en est une partie intégrante. Si on me répond que c’est un danger pour la santé, je répondrais que les consommateurs en sont parfaitement conscients de manière générale. C’est de notre responsabilité de décider de ce que l’on fait de notre corps et d’en assumer les conséquences. Thoreau disait : « Si je savais avec certitude qu’un homme venait dans ma maison avec la volonté d’être bon avec moi, je devrais courir pour sauver ma vie. »

Autre élément absurde dans cette idéologie de la prohibition. Il y a la théorie dans laquelle l’utilisation de drogue est défendue. Mais il y a surtout la pratique. Dans la réalité, l’interdiction de consommation de drogues n’empêche personne d’en produire, d’en vendre, d’en utiliser. C’est un fait : sinon pourquoi dépenserait-on des millions d’euros pour l’appliquer, bien qu’inutilement, aux frais du contribuable ? Pour une lutte qui ne semble pas prendre fin ; malgré la hausse des moyens, l’échec est plus que criant. En plus de n’être qu’un vaste écran de fumée, la prohibition n’est qu’un moyen d’enrichir quelques producteurs, qui aboutit à des batailles de mafias. Prenons l’exemple le plus connu, celui des États-Unis. Ce pays a connu deux grandes périodes de hausse de la violence : la grande prohibition de 1920 à 1933, et la lutte contre les drogues à partir de 1971. La Grande Prohibition est très connue pour le développement massif et sans précédent des mafias, de leur enrichissement illégal, et d’une très forte montée de la violence. La bataille contre la drogue a réussi à battre des records de violence en 1980 avec un taux d’homicide atteignant 10,1 pour 100 000 habitants. En France, malgré la prohibition, la MILDT nous dévoile que 13,8 millions de français ont déjà fumé au moins une fois du cannabis. Les taux de violence ont été les plus forts en 1984, à peu près en même temps que les États-Unis, où tentatives et homicides ont atteint le nombre de 3100. En réalité, le marché de la drogue ne disparaît pas par son interdiction, il ne fait que se déplacer vers le marché noir.

Ce marché parallèle présente une multitude de problèmes, qui sont d’ailleurs reconnus par beaucoup de personnes, précisément parce qu’il échappe aux lois communes et fait régner la vraie loi de la jungle. Par exemple, dès lors qu’il y a un conflit entre producteurs sur les espaces de vente, un litige sur la qualité ou sur le prix, un système juridique condamnant ce système ne peut être utilisé. Le résultat est que les hommes sont obligés de régler ces problèmes entre eux, aboutissant à la violence. Autre problème de cette absence de système juridique : si celui-ci est absent, il est alors impossible de critiquer ouvertement un vendeur pour la qualité de sa marchandise. Les producteurs de mauvaise foi peuvent en profiter, et vendre des produits dont la qualité n’est pas assurée. Les effets néfastes de ceux-ci sont d’autant plus accrus. Tous ces faits sont appuyés par un autre qui est que le consommateur se cache, car il n’est pas censé avoir le droit de commettre un acte qui ne peut nuire qu’à lui-même. La conséquence directe est que sa sécurité est corrompue.

Comme dit précédemment, l’application de cette loi a un coût. Le citoyen dépense de l’argent en plus pour un système inefficace : les plus pauvres en pâtissent, perdant sur tous les tableaux d’ailleurs. Cela fait augmenter les dépenses publiques, donc toujours plus d’impôts, et d’emplois en moins. Mais encore plus grave : les dealers et consommateurs placés en prison prennent de la place, inutilement, car ce qu’ils ont fait n’a rien de condamnable en soi. De ce fait, comment accueillir les vrais criminels ? Comment protéger les citoyens de dangers réels ? Il n’y a plus de place en prison, la France est en surcharge, il n’est plus possible que le système judiciaire fonctionne correctement. Or, comment un bon système peut-il fonctionner sans que la fonction régalienne principale de l’État ne soit pas respectée ? Il ne faut pas s’étonner de la hausse de la violence en France, car nos gouvernements ont tout fait pour que cela arrive. Le pire est que je suis convaincu que cela a été fait globalement de manière involontaire. Les chiffres sont difficiles à trouver pour la France, mais aux États-Unis, de 1980 aux années 2000, la part de la population carcérale enfermée à cause de la drogue est passée de 6 % à 21 %.

Bien entendu, nous sommes tous conscients que des problèmes de dépendance existent, et certains l’invoquent pour vouloir une nouvelle fois interdire ces substances. Le consommateur n’est pas toujours conscient des effets que peuvent avoir certaines drogues (pas toutes). Mais quel est le meilleur moyen d’aider ceux qui sont tombés dans la dépendance ? Le système judiciaire suisse l’a compris, c’est encore une fois la charité privée. Ceux qui sont capables au mieux de parler avec ces personnes ce sont les associations, car elles sont en contact direct et humain avec eux, contrairement à l’État. Ainsi, chacun pourrait réellement aider les dépendants en faisant des dons, ou offrir de son temps.

C’est pourquoi il est devenu nécessaire de légaliser les drogues. Chacun doit devenir juge de sa vie et de ses choix, ce sera donc à la fois une manière de responsabiliser notre société, ainsi que de respecter les choix individuels de chacun. Consommer des stupéfiants n’agit en rien sur la liberté d’autrui. Dans le cas contraire, la justice doit être réellement présente afin de nous protéger. D’autres seront même d’accord pour dire que chacun doit pouvoir se défendre par lui-même. C’est pourquoi consommer de telles substances ne devrait pas être autant discriminé. Nous avons en France cette maladie qui est de punir avant même que l’on ait commis une faute. Si nous poussons ce raisonnement de prohibition à l’extrême, ou par l’absurde, pourquoi n’interdisons-nous pas la télévision, ou internet pour lesquels on peut trouver d’autres formes de dépendance ? Certains ont été logiques dans leur raisonnement, en interdisant l’alcool qui, je le rappelle, tue beaucoup plus que les drogues. Mais allons encore plus loin, certains sont addictifs au sport, et il a été prouvé qu’en pratiquer à l’excès a des effets néfastes sur notre corps, alors pourquoi est-ce que l’on ne réglemente pas sa pratique ?

Aussi, légaliser permettrait la création d’un nouveau marché : cela signifierait donc la création d’entreprises, d’emplois, de véritables règles permettant la vente, des échanges… Ces stupéfiants seraient aussi dans un système où enfin la loi de l’offre et de la demande serait la règle maîtresse du marché, où le consommateur serait enfin roi, car une autre conséquence du marché noir est l’augmentation du prix des produits vendus par le producteur.

Il est temps d’être honnête avec nous-mêmes et de faire le constat d’une politique de lutte inefficace. Sortons de nos idées conservatrices, et allons de l’avant dans le respect de la liberté individuelle de chacun d’entre nous. Il n’est pas ici question de faire l’apologie de la drogue, mais bien de défendre nos libertés. Et parce que nous sommes libres de consommer des stupéfiants, nous sommes tout autant libres de ne pas le faire. Il est raisonnable d’espérer que tous les problèmes cités dans ce billet seraient largement résolus.

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  • Il y a un début en toute chose. Non ?

    Un petit qui mange bien de la soupe, peu devenir un grand costaud. C’est tellement Français de casser.

    D’ailleurs pour avoir mes enfants dans le public, c’est comme ça que l’Educ Nationale formate les futurs cerveaux. Avec des coups de bâtons dans la tronche. Des fois que ces petits chérubins deviennent trop intelligents, et commencent à remettre l’ordre établit en cause.

    Donc, si vous, vous êtes libéral, je crois que vous avez aussi besoin d’un peu de soupe pour grandir.

    • Je dois faire face à un Bugg….désolé !

      Pour le texte, c’est un bon début. Il est vrai qu’il y a une forme un peu brouillon. L’intro étant plus là pour acheter le lecteur. Le vif, ou le corps du texte peut être plus argumenté. Finalement, le texte est un poil long, et on se perd avant la conclusion.

      Mais c’est un bon début. Courage ! ça viendra.

      • J’avoue être plus satisfait de la fin que du début… Il me reste encore beaucoup de choses à apprendre j’en suis conscient, mais merci du commentaire, même négatif: quand c’est construit cela ne peut être que positif.

  • Pour la plante, j’imagine que la jeunesse d’aujourd’hui (plus qu’hier) a de toute façon accès à cette belle plante herbacée.

    Le truc est qu’après 20 (j’en ai 40) le taux de THC n’a pas seulement doublé, mais été multiplié par 10. Pour avoir essayé dans ma jeunesse (ça fait pas forcément rire), je trouvais déjà ça fort pour moi…..

    J’imagine pas le résultat sur des petits corps fragiles d’étudiants de moins de 20 ans. Mais bon, chacun sa vie.

    Au moins une légalisation ferait en sorte de savoir ce que l’on fume !

    Perso, ayant un sommeil léger, je prendrais bien une gélule Arkopharma au cannabis Afghan. Mais bon, on peut toujours rêver ! (en plus il y aurait des petits malins pour fumer mes gélules….)

  • Why not… a partir du moment du cette liberté n’empiète pas / ne menace pas la liberté d’autrui… c’est a dire pas de conduite sous l’emprise de stupéfiant (et possibilité pour un employeur de le détecter si votre boulot implique de conduire), et poursuites judiciaires fermes contre toute attitude délictueuse sous ou a cause de l’usage de stupéfiants… + campagnes contre les dangers pour la santé (schizophrénie, AVC et tt le reste). Après, sous ses réserves sus-citées, c’est de la responsabilité de l’individu majeur…

    • Mais ça ne change rien : un crime est et reste un crime, qu’il soit commis sous l’influence de stupéfiants ou pas. A la limite, on peut considérer le fait qu’il ait été commis sous l’influence de stupéfiants comme facteur aggravant lors du procès !

  • Les vraies raisons pour lesquelles il faut légaliser sont là :
    http://leslibertariens.fr/drogues-quelle-veritable-motivation-pour-les-legaliser/
    Tout y est en une page et demie.

  • A quand un vrai gros article de fond sur le sujet ?
    C’est bien d’essayer de lancer le débat mais il faut plus que de l’idéologique pour se former un avis solide.

    • Je viens de poser la même question dans mon commentaire 😉

    • L’article du site des libertariens (dont j’ai mis le lien ici) ne s’encombre pas d’idéologie, justement, il est simple, clair et factuel. Lisez-le…

      http://leslibertariens.fr/drogues-quelle-veritable-motivation-pour-les-legaliser/

      • C’est loin de ce que j’avais en tête et très approximatif.
        Si vous êtes l’auteur sachez que le cannabis n’est pas légal mais seulement toléré en Hollande, c’est un détail mais essentiel pour comprendre ce qui ce passe dans ce pays à ce niveau là.

        J’espérais un article qui a) prouve une bonne fois pour toute la duplicité du discours actuel alors qu’on peut facilement s’apercevoir que la proportion de fumeurs dans la population augmente d’autant que les lois sont strictes et b) un tour chiffré de ce qu’on peut espérer comme retombées économique, que ce soit au niveau du tourisme, des forces de l’ordre ou de la simple consommation.

        On me propose d’acheter la légalisation : ça me fait envie mais je voudrais un devis détaillé pour m’aider à me décider.

  • C’est le n-ième billet sur Contrepoints et aucun auteur n’a pris le temps d’illustrer les résultats de recherches qui ont été menées à l’étranger. Ce serait pourtant pragmatique de remarquer que la consommation de cannabis a diminué au Pays Bas depuis la légalisation en 1997, surtout chez les jeunes.

    Je n’ai pas vu non plus d’analyses économiques sur l’impacte qu’une légalisation française aurait sur le tourisme dans des zones qui sont déjà très touristiques. Quels sont les enjeux au niveau de la sécurité?
    On ne visiterait plus Paris pour voir la Tour Eiffel, le Louvre et se balader sur les Champs Élysées, ce qui fait déjà de la ville la première destination au monde, mais beaucoup de jeunes européens viendraient également pour faire la fête. Même constat sur les plages et sur les pistes de ski.

    Peut-on enfin aborder ce sujet au-delà de la sphère éthique?

    • « Ce serait pourtant pragmatique de remarquer que la consommation de cannabis a diminué au Pays Bas depuis la légalisation en 1997, surtout chez les jeunes. »
      C’est vrai, mais le billet commençait à s’éterniser. Il me semble par contre l’avoir mis sur la version du billet sur mon blog. Je vous invite à le visiter.
      Et merci du commentaire!

      • Je le redis : le cannabis n’est pas légal en Hollande, pas plus que dans aucun autre pays de l’UE d’ailleurs.
        Suivant le pays il y a tolérance, distinction entre les drogues ou encore entre le dealer et le consommateur mais nul part sur le vieux continent ce n’est légal comme nous l’entendons.

        Le Colorado ferait un bien meilleur exemple si vous me permettez une suggestion :

        a) Parce qu’il est très proche de la légalisation comme se l’imaginent des libéraux,
        b) Parce que c’est très récent et que nous pourrons constater en direct comment la situation évolue,
        c) Parce que c’est très intéressant historiquement : ils furent les premiers à appliquer la lutte contre la drogue et à condamner un homme pour ce motif ( Samuel Caldwell en 1937 ).

        En attendant d’avoir des statistiques sociologiques nous avons déjà quelques chiffres économiques : 2,34 milliards de CA prévu pour 2014, des centaines de magasins déjà ouverts sans parler des producteurs, des milliers de demandes de licences, une estimation de 400 clients par jour pour les meilleurs, une bouffée d’air frais pour le tourisme etc …
        Visiblement c’est toute une économie qui repart.

        Et puis ce sera bientôt intéressant de comparer avec les résultats de l’Uruguay qui ont opté pour une légalisation beaucoup plus stricte (fichage des clients, distribution en pharmacies homologuées etc …).

        Enfin je vous laisse vous documenter par vous même.

  • Pour résumer:
    Je ne suis pas fumeur ou.. autre chose mais..
    D’accord pour légaliser pour deux raisons:
    1 – si on ne légalise pas on enrichit les actuels dealers ou formulé autrement la guerre contre la drogue est perdue… dèjà.
    2 – de quel droit quelques bureaucrates décident a ma place, ce que vous soulignez, mais il faut faire plus court.

  • Sauf à instaurer un état totalitaire , au minimum la suppression des peines d’emprisonnement s’imposera pour les consommateurs et les producteurs pour leur usage personnel ( voir l’Espagne ou le Portugal)…

  • Très bien (à mon avis)
    il est bien évident que la prohibition coute bien plus chère en effets indésirables (à la société) que le laissez faire.

  • question à 100 yuan:

    a-t-on le droit de fumer du aquique sur la tombe à mittrand ?

  • « Les Etats Unis légalisent  » Tous les états ou quelq uns ?

    si ça participe de l’ abrutissement du peuple probable que cela avantage certains – pas seulement les deals – ce qu’ il faut ce n’ est pas un troupeau qui part à l ‘abattoir mais qui soit utile donc abruti oui mais pas trop c’ est aussi le boulot de certains grands médias
    ado , dans mon bled j’ ai vu les ravages non pas de l’ alcool mais de son excès .

    • Certains, très loin de tous.

    • J’avais qq amis, dont certains ont une très très bonne situation professionnelle. Ils étaient très gros fumeurs de joints. Je peux vous dire aussi, qu’ils avaient un QI au dessus de la moyenne.

      Si le cannabis brûle des neurones et ne rend pas intelligent il n’est pas pire que l’alcool. Je pourrais dire même que (sur mes amis, échantillon témoin de l’expérience in vivo) cela leur à permis de développer de nouvelles capacités et ce notamment en commercial et confiance en soit.

      Par contre, il est vrai que sur des cas sociaux, cela ne permet pas d’en sortir, au contraire !

      • Il y a environ 3 semaines un article sur Le Point fr consommation de stup dans les entreprises un cas était cité ou les participants allait sniffer ds les toilettes avant une réunion de travail
        exagéré ou pas ?
        J’ ai cessé le tabac après avoir failli clamsé (le coeur)d’ une Calmel grillée vers 6 h du matin .

  • Très bonne analyse

    Je remercie cet auteur pour son analyste dont la pertinence est au rendez-vous.
    Spécialisé dans la lutte contre la dégradations des droits de l’homme, je viens apporter quelques éléments complémentaires au tableau noir de cette politique pour le moins paternaliste et irresponsable.

    Depuis les années 2000, nous avons assistés a la critique médiatisée des usagers de Cannabis en faisant la promotion d’une vie sans psychotropes (qui ne fait l’unanimité) ou l’usage de drogues est dénoncé comme une « déviance » sociale, et son usage comme un trouble psychologique qu’il faut « soigner » et réprimer, un soin inutile (pas de vraie dépendance au Cannabis), mais contraint par un arsenal législatif allant jusqu’à vérifier les urines du citoyen (une offense publique inacceptable).

    Apparaissent d’autres mesures liberticides pour opérer une persécution qui confisque (vole) les objets et représentations culturelle du monde des drogues (tee shirt, pendentifs, etc..), puis dans l’apparition de 96 heures de garde à vue (maltraitance physique et psychologique), et la disparition du mandat de perquisition permettant ainsi à l’état de s’introduire dans égards cher le citoyen et d’en piller la demeure (opérations..) au prétexte de la loi. Tout comme ces lois permettent à l’état le vol fiscal (impôt sur un produit illégal), le vol des biens du condamné (pour un dealer, pas pour Cahusac ni Dassaut).

    Une loi du non-droit et de la corruption qui ne peut normalement pas exister dans la république des droits de l’homme, mais qui se contera de pointer sa référence à un article 55 de la constitution, qui balaye toutes les lois de la république en donnant autorité supérieure aux lois internationales. En clair, les Français sont incriminés par des lois étrangères, comme celles de la prohibition « Convention des stupéfiants – États Unis », dont nul ne connait le détail et que l’état Français à imposé au peuple sans lui demander audience préalable.

    C’est donc une politique de dictature qui aujourd’hui, est massivement rejetée de la population qui maintient une opposition aux services publics qui s’articulent dans cette société liberticide ou le citoyen n’a d’autres choix que la désobéissance civile aux risques et périls qu’offre la vie de citoyens clandestins, qui ne croient pas en une société ouverte et évolutive.
    Aussi, la presse a joué un rôle central dans la promotion de ces idéologies liberticides qui exploitent des termes « convenus » au sens donné, comme « Faut-il autoriser.. » ou « Faut-il faire ceci ou cela ? » qui implique réclamer l’autorisation à un interdit défendu (de quel droit) comme si personne n’était assez adulte pour décider seul de sa propre initiative…

    Pour conclure, les Français perdent beaucoup de temps et d’argent dans un système punitif qui condamne des risques supposés pour des faits qui ne se produisent que rarement (répression routière abusive, prohibions des drogues et récemment de la prostitution, les centaines de décrets absurdes, etc.)..
    Cette galopante destruction des libertés, révolte plusieurs générations qui pratiquent une désobéissance civile globale et nourrissent l’idée de balayer cette « société répressive », comme l’avaient fait leurs concitoyens il y a 45 ans..

  • Les effets du cannabis sont tres differents d’une personne a l’autre: pour certains le cannabis a des effets psychotropes voire hallucinogenes, tandis que pour d’autres, il permet de se detendre.

    Bien qu’il puisse etre la source d’une motivation moindre, il permet pour d’autre d’etre plus creatif, de prendre du recul, de penser « outside the box », de remettre en question les informations recues, d’avoir une vision plus globale des choses…

    La situation actuelle fait des fumeurs des cannabis des sous-citoyens, sans aucun droit. Em effet, le cannabis reste dans le sang plusieurs mois, et dans les urines plusieurs jours, bien que ses effets s’estompent aussi rapidement que ceux de l’alcool. Si vous prenez votre voiture un lendemain de cuite, tant que vous n’avez plus d’alcool dans le sang, vous etes en regle. Par contre, un fumeur quotidien de cannabis ne peut pas conduire et etre en regle, puisqu’en cas de controle il aura toujours du cannabis dans les urines et le sang. En cas d’accident grave entrainant un controle toxicologique, meme s’il n’est pas en tord, il sera toujours condamne, et ne sera pas indemnise par l’assurance. Meme si il n’avait pas encore fume de la journee, et que le cannabis dans son systeme datait de la veille.

    Plus generalement, aucun argument contre la legalisation du cannabis ne tient quand on le compare a l’alcool. Je defie quiconque de trouver un argument qui justifie que l’alcool soit legal plutot que le cannabis (nb: je suis tout a fait pour que l’alcool reste legal bien entendu).

    • beaucoup d ‘infos erronées, ce sont ds les urines que les cannabinoides restent le plus longtemps et non dans le sang, d’ou les test rapide d’urine,
      Et le cannabis a toujours des effets psychotropes, ce terme désignant les modifications du système nerveux central, et donc des différentes perceptions de l’individu.
      il y a quand même un argument qui se tient au niveau du cannabis , du point de vue des cliniciens , c’est qu’il reste justement bcp plus longtemps ds le corps et dc éventuellement ses effets qui vont ou qui peuvent aller avec….
      votre texte est trop général et réducteur quand à l’impact des consommations….

  • Le problème avec les stupéfiants, est que cela altère les perceptions. Donc nos facultés mentales, notre aptitude à penser, sont amoindries et la personne qui en consomme s’en rend rarement compte. Chacun est libre, du moins cela fait partie des droits de l’homme, de disposer de sa propre personne. si quelqu’un veut se droguer et faire ce qu’il veut de son corps et de son esprit ça le regarde. Cependant on ne vit pas seul et nos actions ont des répercussions sur notre environnement. C’est généralement l’entourage qui se rend compte des changements qui affectent la personne qui se drogue. Elle devient plus irritable et moins sociale et elle-même ne se rend pas compte de ce qui se passe. Là où le bât blesse c’est qu’une personne sous l’effet de stupéfiant peut attenter à la vie d’autrui et la détruire, peut détruire des familles par le comportement engendré par certaines de ces substances. J’ai vu moi-même des mères éplorées se faire racketter avec coups et blessures par leur fils ados ou jeune adulte de 18 ans qui sous l’emprise de la drogue avait besoin de sa dose. Ce n’est pas pour rien que les pilotes d’avion et d’autres métiers où il est nécessaire d’avoir toute sa concentration et tous ses moyens ont interdiction de consommer drogues ou alcool.
    La liberté s’arrête où commence celle d’autrui. LA LIBERTE NE PEUT PAS EXISTER, POUR PERSONNE, SANS LA RESPONSABILITE QUI VA AVEC.

    Les drogues sont liposolubles et vont se loger dans les tissus de l’organisme contenant des lipides comme le cerveau (qui se je ne me trompe pas contient environ 70 % de phospholipides, les parois des cellules, des vaisseaux, etc..) Elle ne s’éliminent pas totalement et se stockent. Il existe en plus le phénomène dit de relargage qui eut faire re expérimenter des trips et faire replonger des années après que la personne ait arrêté d’en prendre. En effet si quelqu’un des années après se met à la suite par exemple d’un exercice physique intense à consommer des graisses de réserve de l’organisme, les substances toxiques qui y étaient logées peuvent se retrouver à nouveau dans le sang et provoquer des phénomènes similaires à ceux expérimentes au moment de la consommation.

    • je suis dsl de commenter autant mais les mauvaises informations sont de la désinformation!!
      et c’est néfaste pour le citoyen lambda qui n a pas une information , exacte , claire et objective.
      Toutes les drogues ne se fixent pas dans les tissus graisseux, ( d’ailleurs dans les drogues il n’y que le cannabis) les autres sont éliminés par les voies urinaires et en quelques jours il n’y en a plus aucune trace.
      Quand aux histoires de famille qui se déchirent à cause de la drogue , ne serait ce pas avant une question d’éducation , de parents qui sont tout simplement en difficulté avec leur ado , et qui n’arrivent plus ( ou ne veulent plus) assurer le cadre et se font complètement déborder par les agissement de leur enfant…
      donc rien a voir directement avec la drogue…
      le phénomène de relargage???
      vous voulez peut etre parler de flash back?, cette litterature n’est pas tres bien documentéé , dc abstenez vous plutot que d’apporter de la désinformation s’il vous plait , ou dans le cas contraire citez vos sources…
      merci

  • Je suis d’accord pour la légalisation, d’un point de vue libéral c’est évident, chacun peut bouffer, fumer, s’injecter ce qu’il veut. Mais je pense que si on est dans une démarche politique, il vaut mieux ne pas proposer cela, ça fait un dégât bien trop immense pour quelque chose de secondaire. Est-ce que Ron Paul n’aurait pas été élu candidat républicain s’il ne disait pas qu’il est pour la légalisation des drogues ? Perdre pour ça… voyez le raisonnement. Ron Paul aurait fait tant de bien, s’asseoir sur la légalisation des drogues est un prix anti-libéral si peu cher payé pour tout le bien qu’on peut faire par ailleurs en étant élu. (Même chose sur l’immigration totalement libre, ce sont les 2 sujets à mon sens a mettre de côté politiquement sans quoi jamais un liberal ne sera élu, jamais).

  • Je pense que nous devons commencer par une dépénalisation (voire l’exemple du Portugal : http://www.federationaddiction.fr/decriminalisation-drogues-au-portugal-resultats-edifiants/).

  • Pétition pour la légalisation du cannabis en Europe

    Depuis le 17 Février 2014, une importante pétition est accessible en ligne pour les adultes de tous les pays membres de l’Union Européenne, pour demander officiellement la légalisation de la marijuana.

    SIGNER LA PÉTITION POUR LA LÉGALISATION DU CANNABIS EN EUROPE !

    Accès au site officiel à l’origine de l’iniaitve citoyenne européenne : http://weedliketotalk.wix.com/wltt#!frhome/c60u

    Weed like to talk est la plus importante pétition officielle pour le cannabis en Europe.

    Cette Initiative Citoyenne Européenne, appelée Weed like to talk, œuvre pour la mise en place d’une politique commune de réglementation et de contrôle de la production, de la vente et de la consommation de cannabis, qui permettrait:

    • de garantir la même loi pour tous, et de mettre un terme à la discrimination entre les citoyens européens
    • de protéger les consommateurs, et de garantir leur sécurité sanitaire
    • de stopper le trafic de cannabis

    Peu connue par le public, le principe d’Initiative Citoyenne Européenne fut défini lors du Traité de Lisbonne en 2007, puis développé dans ce règlement du Parlement Européen du 16 Février 2011:

    Article 11, Paragraphe 4 du Traité sur l’Union européenne (TUE):

    Des citoyens de l’Union, au nombre d’un million au moins, ressortissants d’un nombre significatif d’États membres, peuvent prendre l’initiative d’inviter la Commission européenne, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu’un acte juridique de l’Union est nécessaire aux fins de l’application des traités.

    Un million de signatures pour changer la réglementation du cannabis

    L’objectif est de collecter 1 million de déclarations de soutien avant le 20/11/2014, avec un seuil minimal de signatures à atteindre dans au moins sept pays membres de l’UE. Les déclarations de soutien seront alors certifiées par les autorités nationales compétentes, puis soumises …

  • Les commentaires sont fermés.

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