J’ai rêvé d’une France sans finance… c’est un vrai cauchemar !

Ouf, bon débarras ! Fini la dictature des marchés ! Dehors le capitalisme financier ! Place à l’économie réelle !

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J’ai rêvé d’une France sans finance… c’est un vrai cauchemar !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 12 février 2014
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Vous en aviez rêvé, ils l’ont fait. 2015 : les dernières mesures punitives mises en œuvre ont enfin chassé de France les derniers financiers qui s’y accrochaient ! Taxe sur les transactions financières, séparation pointilleuse des activités, mesures fiscales dissuasives : on n’a pas lésiné. Ouf, bon débarras ! Fini la dictature des marchés ! Dehors le capitalisme financier ! Place à l’économie réelle !

Par Pierre de Lauzun.

une-voie-qui-ne-mène-nulle-part...

2015. La belle année ! Enfin, une France sans finance. L’air me paraît maintenant plus léger et presque printanier. Au loin les tours de la Défense… bon, bien sûr depuis plusieurs mois, elles sont laissées à l’abandon, vidées de leurs salles de marché et de tous ceux qui y travaillaient. Et aussi de tous ceux qui gravitaient autour, avocats, audit, conseil, directions financières des entreprises. Bon d’accord, cet ex-quartier d’affaires a rapidement dépéri, il est aujourd’hui en friches, plusieurs milliers d’emplois sont partis vers des cieux plus accueillants, et avec eux leurs recettes fiscales et emplois induits. Plus besoin de tous ces livreurs, gardiens et autres puisque les locaux sont vides… plus de magasins non plus d’ailleurs.

Mais que diable, n’était-ce pas le prix à payer pour avoir enfin la paix ?

Ne pensons donc qu’à notre bonheur d’un pays enfin débarrassé de sa finance et de ses financiers. J’ai rendez-vous avec mon cousin de province au Terminus Nord. Sacré cousin, un Breton à la tête d’une belle PME. Il me raconte que son entreprise, confrontée comme beaucoup à un accès plus difficile au crédit, doit faire de plus en plus appel aux marchés pour financer ses investissements. Il est allé voir sa banque à Vannes, qui le renvoie à sa consœur… à Londres, qui seule traite désormais tout ce qui est activités de marché. Aïe, pas sûr qu’ils connaissent les voiles du Morbihan ou qu’ils soient sensibles au développement du tissu économique de la Bretagne Sud. Il va falloir leur expliquer tout ça… And in English of course… Mon cousin, inquiet et fébrile, est en transit à Paris, il prend l’Eurostar de 14h43.

Pas seul d’ailleurs : il y va avec deux amis, qui viennent de nous rejoindre, entrepreneurs comme lui et très sympathiques au demeurant. Le premier dirige une entreprise florissante qui cherche à entrer en bourse pour lever des fonds et se développer à l’international. À Londres bien sûr, là où sont désormais tous ses interlocuteurs financiers et tous les investisseurs. Pas facile de garder un contact fidèle avec eux. Mais que faire d’autre ?

Le deuxième travaille pour une société dont la majeure partie du chiffre d’affaires est en dollars, alors que ses coûts sont en euros. Conséquence : il est vital pour elle de se couvrir contre les risques de change – ce qui suppose des produits dérivés, des produits de marché justement. Mais à Paris on n’en trouve plus. Raison pour laquelle, il est devenu un habitué de l’Eurostar. Il se plaint de devoir payer plus cher des interlocuteurs durs et moins fidèles, parce que moins conscients de nos particularismes nationaux et régionaux. Sa société pense d’ailleurs localiser une partie de sa direction financière à Londres pour augmenter son efficacité. Elle n’est pas la seule ! L’Eurostar me dit-il bruit de conversations de dirigeants se posant la même question. Parce que les produits, les marchés, les investisseurs, les experts capables de répondre à leurs besoins sont maintenant tous là-bas. Il me raconte que la semaine dernière, il prenait le même train et s’est trouvé aux côtés du dirigeant d’un voyagiste français, qui a un sérieux problème : il fixe le prix des voyages qu’il vend pour toute la saison, or le pétrole fait une part appréciable du prix de ces voyages et son cours fluctue tout le temps ; s’il n’arrive pas à se protéger, son activité deviendra un vrai casino. Lui-aussi a un besoin vital des marchés… à la City, of course

Coup de déprime. Ça fait beaucoup quand même. Ça m’apprendra à reprendre contact avec ma famille de province !

Retour près de chez moi. Ah le marché de mon quartier, la vraie vie. Et mon boulanger qui me connaît si bien. Tiens, ce jour-là il discute avec son fournisseur attitré, producteur de blé dans la Beauce. Mais ce dernier est très pressé, il n’a pas le temps, car il prend lui aussi l’Eurostar de 14h43. Il a rendez-vous avec une banque anglaise pour voir comment se préserver de la volatilité des prix du blé. Un impératif dans son métier dit-il. C’est quand même dommage qu’il n’y ait plus personne à qui parler de tout cela à Paris ! C’était bien plus simple avant.

Bon là, j’ai le cafard, je décide de rentrer à la maison. Une idée folle me saisit : tout compte fait, on a peut être eu tort de jeter le bébé avec l’eau du bain… on aurait peut être dû garder chez nous au moins la « bonne finance », celle dont notre économie a besoin et que nos entrepreneurs et nos producteurs sont obligés aujourd’hui d’aller chercher ailleurs. Mais arrêtons de divaguer. De toute façon moi aussi je dois partir pour Londres dès que possible. Moi aussi j’ai besoin de moyens pour financer mes projets ! Un petit tour rapide sur le web… Mince. Plus de places dans l’Eurostar cette semaine, ni d’ailleurs la suivante. Que faire ?

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  • Et en plus c’est vrai ! LOL
    Total fait gérer sa tréso à Londres depuis le début de l’année

  • Amusant et révélateur 😀

  • Oui, oh, peut-être que Londres a quelques atouts. Mais attendez, les entrepreneurs du monde entier se presseront vers Paris pour profiter de la dolce vita (accordéons, croissants, taxis aimables), de l’immobilier ultra bon marché (avec la fuite des capitaux et la hausse des taux, l’immobilier a chuté de 50%), de nos musées (l’Etat étant exsangue, il loue les oeuvres d’art aux particuliers), de Paris désert (plus d’activité économique), de la mixité sociale (Cécile Duflot commence à réquisitionner les bureaux déserts pour loger les sans-papiers), bref la réussite socialiste éclatera dans toute sa splendeur. Vivement 2015, que le monde entier envie la réussite de la République populaire hollandienne !

  • toujours la caricature ….

  • Ce n’est pas avec des caricatures comme celle-là que vous ferez avancer les idées progressistes. Ne vous en déplaise, la finance est un cloaque nauséabond qu’il convient de réguler. Mais cela ne servira à rien si on maintien les pontes de la finance à la tête du pouvoir dans chaque pays. Le problèmes ne viennent pas tant des excès de la finance, mais du fait que le monde de la finance est le lobby planétaire le plus puissant et qu’il n’oeuvre que pour lui et pas pour l’intérêt général.
    Mais qui se soucie de l’intérêt général ?

    • Réguler la finance ?
      Encore ??

      Le problème de la finance est précisément qu’il est régulé par les Etat et pour leurs besoins. La finance est devenue un cloaque nauséabond précisément parce que les Etats et les instances internationales ont tout fait pour favoriser ses éléments les plus serviles vis à vis des Etats.

      Un excellent billet sur la finance dérégulée, de Guillaume Nicoulaud, qui connaît un peu le sujet:

      http://ordrespontane.blogspot.fr/2012/10/regulons-la-finance.html

    • Et les politiciens ils se soucient de l’intérêt général eux ? Non, c’est tout pour leur pomme et les copains, qu’ils soient de droite ou de gauche.
      Désolé de te le dire mais ce n’est pas de la caricature : c’est la réalité. Une économie a besoin de la finance pour vivre, avancer, même Hollande a fini par comprendre, ne parlant plus de la finance comme son « ennemi » car la réalité du pouvoir lui a ouvert les yeux…Le mur de la réalité fait toujours mal quand on se le prends à vitesse grand V.

    • Vous dénoncez une caricature mais vous êtes-vous relue ? Bien sûr tout ne tourne pas rond dans la finance, loin de là. Mais c’est aussi un secteur au coeur de l’activité économique.

    • Scarlett a du mal à admettre la réalité du monde : c’est la finance qui régule les politiques et non l’inverse.

      Et c’est tant mieux ainsi car la politique est un cloaque nauséabond (citation), supérieurement malodorant lorsque les criminels socialistes sont au pouvoir. On comprend dès lors pourquoi la finance est l’ennemie des criminels : c’est pour faire croire au bon peuple que l’odeur ne vient pas des socialistes.

    • Encore une qui a fumé la moquette!

    • Tiens, Pierre a amené une copine.

    • Personne n’en a strictement rien à faire de l’intérêt général. Sauf que dans un monde socialiste, c’est par copinage qu’on obtient des faveurs et des passe-droits alors que dans un monde libéral, c’est devant les tribunaux qu’on règle ses problèmes.

      Mettez vous bien ça dans la tête : Le socialo-communisme c’est l’égoïsme entouré d’un peu de bon sentiment, il n’y a qu’à voir la bousculade dans une administration comme la sécu ou la CAF ou lorsqu’il y a un emploi qui se libère ou qui se crée.

      Dans un monde libéral, la justice est indépendante et les humains responsables de leurs actes.

      J’ai écrit « emploi » pas « travail ».

  • Votre caricature est hilarante. Votre prochain article devrait aussi parler des producteurs – les acteurs réels de l’économie, ceux qui remplissent les comptes en banque, à la base, ceux sur lesquels se base la finance pour réaliser « des profits externalisés » secondaires – . Je n’ai pas besoin de vous faire la leçon et l’injure de vous rappeler que l’argent – sur lesquels les profits de la finance font des petits – sont créées grâce à la production de richesses, l’échange et la plus-value de biens marchands physiques. Plus-value qui existait déjà avant l’explosion du système financier grâce à la naissance l’usure et de l’intérêt à la fin du Moyen-âge.

    Pourquoi parler des producteurs ?

    Parce qu’ils sont la fondation de votre système, sa base, les piliers sans lesquels la finance, la banque ne sont RIEN. Comme pour l’Etat, forme dictatoriales suprémacistes qui prétendent aujourd’hui exister sans l’impôt, la taxe, les produits financiers…etc, etc, etc… Laissons donc la finance (et les Etats) se débrouiller toute seule dans son propre monde puisqu’elle n’a pas besoin du reste, des producteurs… Des producteurs locaux, ici et ailleurs, dans le monde entier, sortent de votre système financier (sel, micro finance locale, coopératives de producteurs…) et reprennent leur bâton de pèlerin pour rendre service en local, en régional. Pas pour le plaisir ou les beaux yeux de la mère de famille démarchée à domicile, mais bien pour augmenter leurs marges mises à mal par le système financier devenu fou. Comprenez, pour un producteur de lait, il revient au même – c’est la réalité des chiffres d’aujourd’hui et des taux de marge imposés par le marché financier de la grande distribution – de vendre 1 litre de lait à sa voisine avec sa propre marge, que d’en vendre 100 au réseau distributeur majoritaire avec ses mages imposées – plus de marges en fait puisque le producteur est désormais obligé de payer pour rentrer sur ce marché, donc de payer pour travailler, c’est la réalité des faits, in fine la Banque mange le producteur grâce aux hypothèques mises sur ses biens et le producteur se suicide, ça, c’est la réalité du marché d’aujourd’hui – compte tenu des dérives financières, des marges arrières, des marges devant, des marges à gauche ou à droite, et des nouveaux noms inventés par le marché financier pour continuer à jouer au Monopoly Ponzi…

    Il ne s’agit pas de revenir à l’âge de la pierre de la finance, comme le décrit votre caricature pour faire pleurer dans les chaumières financières et rire dans les salles de marché ou dans les wagons VIP du Shuttle, il s’agit juste de faire comprendre aux financiers que sans les producteurs de richesse, ils ne sont rien. RIEN. Ce qui est la réalité de l’économie. Le système financier peut se casser la figure, cela ne fera strictement rien aux producteurs de richesse qui reprendront le flambeau de l’économie immédiatement par une nouveau moyen, une nouvelle monnaie. NewApple redémarrera dans un garage de la banlieue de San Francisco… Chaque secteur aura son exemple.

    C’est bien simple, l’économie réelle est utile, fondamentale, vitale pour l’humanité. L’économie financière, on peut réellement s’en passer, le monde ne s’arrêtera pas de tourner. Et l’argent mis de côté sur les comptes offshore ne vaudra plus rien puisqu’il aura été soustrait de l’économie réelle, donc sera de la monnaie de singe. Si votre monnaie de singe des comptes offshore n’a pas de parité avec la nouvelle monnaie, on aimerait bien savoir comment ses détenteurs pourront l’échanger sur le nouveau marché, dans ce nouveau paradigme, alors qu’un poulet, un litre de lait, un poisson, une cigarette roulée fabriquée par un producteur indépendant de tabac… continueront d’avoir de la valeur.

    Vous n’avez pas bien saisi où en est le monde : au bord du chaos. Seuls 15% de l’argent sur les comptes aujourd’hui est réalisable. Le reste, votre discours sur le chaos de la Défense, étant du « pipeau de marché », de la communication de crise, tels qu’en fourguent tous les bonimenteurs dont la communication par la peur auto alimente leur compte en Banque. Médias, Internet, agences de communication, prescripteurs de solutions d’assurances et de sécurité, discours politiques… L’angoisse créée le besoin. Il faut descendre de votre petit nuage, relire la Crise de 1929, ses fondamentaux. Quasiment les mêmes que ceux d’aujourd’hui, puissance 10 avec des bulles mondialisées.

    • Wow, quelle logorrhée. Mis à part le fait que vous confondez la grande distribution et la finance (deux secteurs complètement différents), vous oubliez le fait que vos gentils petits producteurs (dont je fais partie) ont besoin de la « finance » pour :
      – démarrer une activité : emprunt bancaire
      – financer leur croissance : prêts, solutions de gestion de trésorerie
      – garantir leurs prix de vente (dans certaines activités seulement) : achat de produits financiers pour se garantir le prix d’achat de la matière première
      – placer leur trésorerie : produits financiers (actions, obligations), placements à terme (rémunérés).
      Bref, vous pouvez toujours cracher sur la finance, vous en avez besoin, sauf si bien sûr vous êtes « producteur » de votre petit potager pour vivre en autarcie.
      Ceci dit, je ne considère pas la finance comme un monde exempt de tout défaut, mais de grâce arrêtez de croire aux discours faciles.

      • Démarrer une activité par un emprunt bancaire est une erreur. Il faut démarrer une activité par un capital personnel acquis par le salariat ou l’obtention de parts de sociétés, petit à petit. Si vous démarrez une activité par l’emprunt, le patron est la banque. J’ai créé ma première entreprise après 10 ans de salariat et d’économies réalisées. C’était mon argent. Mon activité n’en avait que plus de valeur. La banque peut aider, mais il ne faut jamais oublier qui est le patron. Aujourd’hui, on voit des gens acheter leur maison à crédit et après le premier remboursement, se prétendre propriétaire. Non, le propriétaire est la banque, jusqu’au dernier remboursement. Il faut appeler un chat un chat.

        • 2 points :
          – si on devait attendre d’avoir suffisamment d’épargne pour se lancer dans une activité, un paquet de belles réussites n’auraient pas vu le jour. Par ailleurs selon votre vision seuls les fils/filles à papa pourraient se lancer dans des activités coûteuses en capital, ce qui ne va pas dans le sens de l’égalité des chances…
          – le banquier est un partenaire. Plus on peut s’en passer, mieux c’est, mais il faut avoir conscience que 1/ il apporte des moyens qui offrent un « effet de levier » (j’apporte 20, je dispose de 100) dont l’entrepreneur ou le futur propriétaire ont besoin, et 2/ effectivement, il reste propriétaire jusqu’au remboursement – ce qui ne fait pas de lui le décideur.

          Vous allez dire que c’est bien joli, mais les banques font-elles leur job aujourd’hui ? Eh bien les banques ont été montrées du doigt, à juste titre, pour avoir prêté à des gens qui n’avaient pas les moyens de rembourser (les fameux subprimes). Donc aujourd’hui, elles évitent de prêter à tout ce qui comporte un peu trop de risque (et vont certainement trop loin dans ce retour de balancier).

          • Apple a démarré dans le garage de Papa et Maman Jobs à Cupertino.

            • Et quand Apple a voulu construire sa première usine, papa jobs a cassé sa tirelire peut-être ? Et le moindre artisan qui est lâché par sa bagnole ou une machine-outil, il ne fait pas un crédit pour la remplacer ? Oh, pardon, il fait comme vous : il ferme sa boîte, retourne économiser pendant dix ans puis réouvre sa boîte et paie cash son nouvel outil de travail…

        • Ttt…
          il faut appeler un chat un chat et une option une option.
          Le banquier n’est pas propriétaire, tant que vous remboursez l’emprunt dans les temps. Il ne peut rien dire, rien faire. Alors que vous, vous avez les droits afférents à la propriété (fructus, usus et abusus… enfin plus vraiment en France, mais ça c’est grâce à l’Etat, pas aux banquiers) le banquier n’a que le droit de recevoir les payements convenus contractuellement aux dates prévues contractuellement.

          Si pour vous un contrat est une forme d’esclavage et que le « patron » c’est votre co-contractant, vous êtes mal barré.

      • Le secteur bancaire a de beaux jours devant lui si je m’en tiens à la démonstration de votre lavage de cerveau. Avez-vous besoin de la finance pour faire tout ce que vous mentionnez ? Je pense que vous avez surtout besoin de monnaie. C’est loin d’être la même chose.

        • Oui il en a besoin.
          Si dessous la definitionde la finance, par wikipedia. C’est precisemment ce dont Elmar parle.

          La finance recouvre un domaine d’activité — celui du financement — qui consiste à fournir l’argent nécessaire à la réalisation d’une opération économique. Ce domaine concerne aussi bien les individus, les ménages que les entreprises publiques ou privées, mais aussi les États.

          La recherche de financement obéit à deux types d’objectifs suivant le volume initial de capital :
          à niveau de capital restreint, on cherche à obtenir des capitaux nécessaires et suffisants pour entreprendre, maintenir ou développer une activité ;
          à niveau de capital avéré, l’objectif est de trouver les placements les plus pertinents en performance et en sécurité en fonction de la valeur temps de l’argent.

          Le mot « finance » peut également désigner :
          soit les techniques qui permettent de façon raisonnée d’obtenir et de placer des capitaux ;
          soit les agents économiques ou les institutions qui recherchent des capitaux disponibles ou souhaitent en placer (soit une définition liminaire qui serait : acheter ou vendre de l’argent).

          Pour se financer, un agent économique (une organisation privée ou publique, ou un particulier) peut procéder :
          par autofinancement, c’est-à-dire en utilisant ses bénéfices antérieurs ou ses réserves financières disponibles ;
          par financement direct en faisant appel au marché financier (émission d’actions ou d’obligations) ;
          par financement indirect ou intermédié en ayant recours au crédit bancaire.

    • Extrait Wikipédia : La Grande Dépression, dite aussi « crise de 1929 »

      Crise boursière et bancaire

      « La population entre dans un cercle vicieux destructif, qui durera plusieurs années. La chute se traduit aussi dans les cours de bourse : l’indice Dow Jones perd pratiquement 90 % entre son plus haut de 1929 et son plus bas en 1932. Dans l’éclatement de la bulle spéculative, trop de plans d’investissements se sont avérés insolvables, voire frauduleux. La crise boursière dégénère très vite en crise bancaire. Prises en tenaille entre l’effondrement de la valeur de leurs actifs (parfois trop engagés dans des affaires douteuses, mais même des entreprises honorables et solides sont massacrées3), les défauts de remboursement de leurs emprunteurs, et la réduction de leur activité de crédit, des banques font faillite au premier faux pas et finalement le système bancaire s’effondre. Avec la déconfiture du système bancaire, et la population s’accrochant au peu de monnaie qu’elle possédait encore, il ne resta pas assez de liquidités sur le marché pour qu’une quelconque activité économique puisse inverser la tendance. »

      Plusieurs étapes de ce processus sont déjà en cours, comme vous le savez… Merci les bulles spéculatives !

    • « …continueront d’avoir de la valeur » : affirmation gratuite, clé de voûte qui effondre le reste du raisonnement ! Quelle valeur ? Sans les marchés, il est impossible de déterminer la valeur des choses. La distinction économie réelle / économie financière est une illusion idéologique impuissante à décrire le réel.

      • La seule valeur réelle est celle d’échange, même dans le troc où la monnaie n’intervient pas.

        • Faut vraiment avoir une inculture économique assez violente pour dire ça. Le monde de la finance est absolument indispensable, et à la bonne tenue d’une économie, et au capitalisme. Ce n’est absolument pas un hasard si la naissance du proto-capitalisme a coïncidé avec la naissance de la finance et de la banque.

          Par exemple: quand un banquier prête de l’argent, il fait un échange. Il vous prête une somme de monnaie avec lequel vous aller investir que vous remboursez avec un interêt qui se trouve être le « prix » de la location de la monnaie. C’est pourtant pas bien compliqué.
          Autre exemple: les spéculateurs sont là pour lisser les flux des prix, ils rendent aussi un service en échangeant une matière première ou un bien qu’ils ont achetés à un prix déterminé (généralement bas) et le vendre plus tard en pariant sur la montée de la valeur, bref ils remplissent dans l’économie un rôle permettant de combler les trous dans les cycles d’offres et de demandes (ils créer une demande quand il y’a beaucoup d’offre et une offre quand il y’a beaucoup de demande). Il échangent donc bien des marchandises, mais sous forme dématérialisée par les bourses. Au lieu de titres de propriétés imaginez des entrepots de biens et des greniers de céréales et ça devient tout de suite plus évident.

          Enfin les bulles spéculatives sont clairement liées aux manipulations des banques centrales, des réglementations et cadeaux des états dans l’économie et de la monnaie fiducière. Les banques spéculatives n’arrivent que lorsque l’état encourage artificiellement la demande face à l’offre avec une politique de taux bas ou des avantages sur certains secteurs de l’économie, typiquement l’immobilier, qui rendent les autres investissements moins rentable, là où un secteur financier sain aurait naturellement dévié vers d’autres secteurs une fois le seuil de rentabilité dépassé.

          Et pour revenir à votre départ, sur les producteurs sans lesquelles les banques ne sont rien, un peu d’histoire économique vous apprendrait qu’à l’origine, banquiers, producteurs et marchands sont les même personnes; la spécialisation a amené à séparer ces activités mais dans l’absolu, il n’y a pas de différence. Pour qu’une banque puisse exister, il faut qu’un capital soit créé et stocké; mais pour que votre capital soit créé, il faut avoir travaillé d’abord. Sauf que rapidement, le travailleur utilise son capital pour investir (comme le chasseur cueilleur qui met de côté de la viande et des fruits secs le temps de fabriquer un arc) afin d’améliorer la rentabilité de son travail. Vos producteurs, sans capital, n’irait jamais bien loin -ou si lentement-, que leur situation ne semblerait jamais changer et qu’ils seraient à la merci du moindre accident de parcours.

          • Votre démonstration est éloquente et réaliste. Mais je ne critique en aucune façon ni le capitalisme ni le capital, j’en suis un et j’ai du capital, beaucoup. Je critique seulement son utilisation « hors sol » d’aujourd’hui. C’est quand même assez simple à comprendre et tout le monde peut le constater. Le monde de la finance et des banques marche sur la tête. C’est la finance qui fait aujourd’hui les grandes places économiques, alors que les seuls critères devraient être l’intelligence produit et la créativité. La finance actuelle n’est devenue qu’un vautour se repaissant des carcasses, créant du « produit financier » sur du vent, sur du capital qui n’existe même pas, ce que tout le monde avait enfin compris, sauf vous, dans l’affirmation d’un broker de Wall Street : « la finance mondiale est une immense chaîne de Ponzi ».

    • Superbien, merci Fraserve. Ton commentaire, je trouve, fait un bon complément au billet. C’est vrai que les hordes d’affamés en région parisienne l’auraient inutilement allongé.

  • Beaucoup de critique de la finance dans les commentaires, mais peu de definition. La finance c’est quoi? C’est tous les comptables, employes de banques de details, d’assurances. C’est votre conseiller en patrimoine? Si on ecoute fraserve, la finance, c’est meme les supermarches… bref, la finance, c’est le nom que vous mettez sur vos frustrations.

    La finance, c’est l’allocation du capital dans l’economie, ni plus ni moins. Sur, sans l’economie, la finance ne sert a rien. Mais sans la finance, l’economie serait triste a voir (regarder les pays qui se ferment aux capitaux etrangers, c’est pas tres joyeux).

    Surtout, aucun financier ne vous oblige a quoi que ce soit, sauf quand il trafique avec l’Etat… mais ca, c’est pareil pour n’importe quel profession.

    • La financiarisation de l’économie est partout, chez le cultivateur qui est obligé d ‘acheter le dernier tracteur à la mode à 250.000€ pour suivre, alors qu’il ne peut même pas se payer un SMIC… Le banquier suit parce que l’hypothèque est intéressante. Encore là, financiarisation de l’économie qui cherche à spolier tous azimuts et à augmenter sans cesse ses profits, ses positions, ses « cautions en dur », quitte à scier la branche sur laquelle elle est assise, l’économie réelle. Il ne s’agit pas de mettre un nom à une frustration, comme vous le prétendez par une espèce de pichenette à une mouche gênante sur l’assiette de caviar, ce serait trop facile. Ne dit-on pas par ailleurs que l’assurance et la Banque, la finance (comme à Londres, là aussi, bulle spéculative sur l’immobilier) – il suffit de faire le tour des quartiers haussmanniens à Paris pour s’en convaincre – possèdent 25% du capital immobilier de la capitale, contrôlant la pénurie sur le marché locatif habitable pour maintenir les prix à la hausse.

      Regardez la réalité des faits économiques. La financiarisation totale de l’économie a tué même ce qui relevait de l’anodin, du classique, du basique de l’économie, alimentaire, ses producteurs. La France, pays N°1 de l’agroalimentaire est obligé, merci la politique des prix de la grande distribution (financiarisée à outrance) n’étant plus auto subsistance, un comble (30% d’importations même pour les biens de première nécessité). Quelle réponse en France, aussi absurde ? Trop de financiarisation = plus d’état. Et boum. De pire en pire, les imbéciles d’essence supérieure s’entraînant dans leurs jeux de dupes et de poker menteur, chacun mon tour.

      Sans capital, l’économie n’existe pas. Evidemment. Le capitalisme est essentiel à l’économie. Le petit capital permet au producteur de démarrer une activité de produits ou de services. Mais juste rappeler que les économies et le capital obtenu dans une vie de labeur n’appartiennent pas aux banques et aux assurances, qui se permettent d’en faire ce que bon leur semble, « allez, on joue ». On est en plein dans la crise de confiance face au système financier. Si ce dernier ne veut pas le comprendre, son château de cartes ou de sable sera détruit par la prochaine grande marée. Ne prenez pas les producteurs pour des moutons ou des imbéciles. Les dizaines de milliers d’heures de travail et d’économies réalisées dans une vie, les bénéfices et capitaux accumulés n’appartiennent pas au monde de la finance. Je milite pour que tous les épargnants et possesseurs de comptes en France (et dans le monde) vident leurs comptes en banque, qu’on voit qui commande. Si ce n’est plus possible, c’est que le système est frauduleux, vicié, comme en Argentine. Boum ! Splash !

      Sans la finance, l’économie serait triste à voir ? Ce qui est triste à voir, c’est l’inconséquence des financiers actuels, identique à celle des financiers d’autres périodes de crises (pour un financier, crise = fluctuations monstres = profits monstres), avides de leur primes de fin d’année, qui n’en ont rien à péter du système global. Seule la ruine de leur immeuble et leur carton de licenciement pour faute grave les touchent (et encore). Réponse : à chaque cycle, une crise remet à plat le système, l’assainit. Remet les compteurs à zéro. Où en est le compte à rebours : -20, -10, -5, -1 ? Telle est la seule question valide aujourd’hui.

      « Qu’est-ce que vous faisiez comme travail avant la crise ? » « Trader, financier assureur, banquier. » « Passez votre chemin, on a besoin de bras et d’intelligences, d’innovation, d’architectes, d’artistes et de philosophes. » Là aussi, la crise remet les pendules et les valeurs à zéro, pour 60 ans. « Vous dansiez, j’en suis fort aise… Et bien dansez maintenant. »

      • le tracteur trop cher c’est a cause de la finance?
        l’immobilier trop cher c’est a cause de la finance?
        l’echange international de produits agricoles c’est la faute (quelle faute?) de la finance?

        les financiers cherchent leur interets personnel, comme tout le monde. pourquoi voulez vous qu’ils soient plus altruistes que les commerciaux ou les medecins?

        vous voulez que tout le monde retire son argent en meme temps? on est dans un systeme de reserve fractionnaires, ce n’est pas possible. Lisez « The case against the fed » the Rothbard.

        La crise de 29 due a la speculation? Lisez « America’s Great Depression », de Rothbard aussi.

        Ce n’est pas parce que le systeme monetaire est organise sous le monopole de banque centrales qui contrefont la monnaie, que votre conseiller en patrimoine ou son trader (qui ne fait que passer des ordres d’achats et de vente) sont malhonnetes. Ils ne le sont ni plus ni moins que les autres.

        • Je dis juste que la financiarisation excessive de l’économie a rendu l’économie réelle débile, ne répondant plus à des ratios économiques normaux. Ce que tout le monde avait compris, sauf vous. Des références, des explications, je peux en trouver 10 autres,même si je n,e connais pas la vôtre. Il y a autant de thèses que d’écoles, comme vous le savez. Osez me dire que l’économie mondiale va bien, est construit sur des fondamentaux actuels sains, allez osez ! N’importe quel économiste actuel pourra faire 100 objections à mes propos. N’importe lequel. La réalité restera pourtant celle du terrain : une crise énorme qui produit rien qu’en France 6 millions de chômeurs et 9 millions de pauvres. Qui va produire aux prochaines élections européennes un cataclysme de confiance ici, en EU. Vous me direz : le dumping fiscal, la concurrence mondialisée, les marges, les économies d’échelle, bla, bla, bla, et bla, bla, bla… Qui sont certes des problèmes réels, mais qui sont aussi le produit d’une finance virtualisée à l’extrême, qui pousse le capital à voler d’un paradis fiscal vers un nouveau paradis fiscal, toujours en recherche du meilleur profit, de la plus grande marge.

          II est vrai que l’Etatisme Français (et européen de la CE) y est pour une part substantielle. Mais pas moins que la capitalisme débridé et de connivence, la technologie informatique des échanges financiers, qui tuent toute concurrence saine, toute activité stable. Enfin ! Relisez l’histoire du monde des 30 dernières années. VIRTUEL. Bientôt, vies et économies virtuelles… Maximisation des profits… Robotisation… Humains en trop… Guerres…

          • 1. le principale probleme du secteur financier, c’est d’etre base sur une monnaie contrefaite par la banque centrale, sous le principe communiste du monopole publique.

            2. la crise de 2008 est clairement une crise de la regelementation financiere: Community Reinvestment Act, Freddie Mac et Fannie Mae qui garantissait les pret aux pauvres, Clinton qui voulait se faire reelire, puis Greenspan qui maintient les taux tres bas sur recommendation entre autre de Krugman, tout cela cree une bulle immobiliere qui debouche sur la crise des subprime. Ensuite, les Etats refusent de laisser les banques faire faillite, ce qui engendre une crise de la dette des Etats (deja bien trop grosses avant 2008)

            3. Meme les pays les plus liberaux aujourd’hui ont une depense publique d’au moins 40% du PIB. Le socialisme generalise entraine la deresponsabilisation des acteurs economiques.

            4. Rechercher le plus grand profit, la plus grande marge, c’est ce qui permet l’enrichissement, le progres. Tout le monde cherche a maximiser ses profits, pas seulement les financiers.

            Sur tous ces sujets, je vous enjoint a lire Frederic Bastiat (L’argent, Les Machines…) qui demontait deja ces sophismes il y a plus de 150 ans.

          • fraserve : « Bientôt, vies et économies virtuelles… Maximisation des profits… Robotisation… Humains en trop… Guerres… »

            En parlant de monde virtuel vous vivez en plein dedans, un monde fait de slogans simplistes et réducteurs. Il est urgent pour vous d’éteindre la télé.

  • … »C’est l’Etat le problème, celui qui détruit tout le système.
    Au vu de ces commentaires, Marx est toujours vivant.

  • Les commentaires sont fermés.

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