Immigration africaine : Pourquoi quittent-ils leur pays ?

Publié Par Imani Francophone, le dans Afrique

Par IMANI Ghana.

Norman Rockwell Mosaic credits Shannon (CC BY-NC-ND 2.0)

Norman Rockwell Mosaic credits Shannon (CC BY-NC-ND 2.0)

L’immigration n’est pas un phénomène nouveau

Des mouvements migratoires ont toujours existé entre les pays sahéliens et le Maghreb en général ; mais il s’agissait surtout de Maliens, de Nigériens et de Tchadiens, qui s’y rendaient pour des travaux saisonniers, et parfois, pour s’y installer. Mais aujourd’hui, le but a changé : il s’agit d’aller plus loin… en Europe. Le système des visas pour accéder aux pays européens, la difficulté pour les obtenir, et la création de l’espace Schengen, ont contribué au développement de filières migratoires clandestines, surtout en Algérie et au Maroc. Elles sont désormais, pour les candidats à l’émigration, la seule possibilité de réaliser leur projet.

Certes, l’accès en France des ressortissants de l’Afrique Noire relève des conventions de libre circulation des personnes, signées entre la France et la plupart des pays d’Afrique noire, peu après les indépendances. Mais les choses ont changé, et « l’immigration choisie » est loin de répondre aux attentes de tous ceux qui veulent partir.

Le problème aujourd’hui

Dans ces dernières années, l‘océan Atlantique est devenu le cimetière de milliers d’émigrants africains inconnus qui s’y noient en tentant de gagner les Canaries à partir de la Mauritanie. Pour environ mille euros chacun, gagnés dans l’économie souterraine à Nouakchott ou à Nouadhibou, les clandestins venus de divers pays d’Afrique noire se lancent dans la traversée, entassés à 40 ou 50 et parfois 70 sur des barques de pêche relativement robustes. Une panne de moteur ou une trop grosse vague seront souvent mortelles. Ils risquent tout pour ce voyage, et ils savent que leur futur ne sera pas aisé. Certains y laisseront leur vie, d’autres seront renvoyés chez eux et d’autres encore, qui atteindront leur destination, savent que leur existence n’y sera pas forcément plus facile. Mais les difficultés qu’ils rencontrent dans leur pays poussent des milliers de jeunes Africains à préférer l’exode, même clandestin.

Pourquoi veulent-ils quitter leur pays ?

Pourquoi un tel afflux d’immigrés vers l’Occident ? Pourquoi ces gens prennent-ils des risques frôlant le suicide ? Pourquoi ? Ils se retrouvent face à un choix difficile : « Avancer, c’est mourir ; reculer, c’est mourir. Alors, mieux vaut avancer et mourir. »

Pourquoi quittent-ils alors leurs pays ? Aucun homme ne quitte son pays pour le plaisir d’immigrer. « Mes oreilles résonnent encore d’un mot que prononçaient inlassablement les clandestins que j’ai côtoyés : le bonheur. Vouloir être heureux à tout prix, mettre sa vie en jeu et ne pas renoncer… Quelle que soit la difficulté. Quel que soit le temps qu’il faudra y consacrer. Un quitte ou double que nous n’osons plus regarder en face… » (Serge Daniel) « Nous sommes sortis de nos familles et de nos pays la rage au cœur avec l’envie de réussir… », affirme un jeune Camerounais. Pour lui, le chômage et la pauvreté constituent la principale cause de l’immigration, et le rêve et le mirage de l’eldorado occidental.

  • L’économie

Depuis la décolonisation, on voit l’accentuation du sous-développement. L’Afrique subsaharienne doit importer la majorité des produits industriels et de consommation dont elle a besoin. Ceux-ci ont des coûts de plus en plus élevés, en raison de la forte dévaluation de la plupart des monnaies. Aussi la dette extérieure augmente dangereusement. De plus, les cultures vivrières qui doivent alimenter les populations sont sacrifiées au bénéfice de cultures d’exportation, au nom de l’impératif du développement. Or, les pays du Sud n’ont aucune prise sur la fluctuation des cours de ces cultures qui sont fixés unilatéralement par les pays industriels occidentaux. Devant faire face à la faim, la population doit chercher un endroit où le manger ne fera pas partie de la préoccupation quotidienne. Une sorte de terre promise, pays du salut. Et cet endroit, c’est l’Occident.

  • La politique

La seconde cause de migration est bien sûr l’injustice sociale et la grande précarité. Depuis la fin de la guerre froide, les aides se sont effondrées à des niveaux jamais connus. L’Afrique ne joue plus son rôle de partenaire, et elle doit traiter à leurs conditions avec les grandes multinationales occidentales, et les institutions financières internationales. La lutte pour le pouvoir et l’accès aux richesses a ouvert des conflits intérieurs et extérieurs de plus en plus dévastateurs. Un Africain sur cinq vit une situation de guerre ; et la violence est en train de devenir le mode usuel des relations sociales entre cadets et aînés, riches et pauvres, ethnies et religions différentes.

  • Et tous les autres maux dont souffre l’Afrique sub-saharienne

Le sida qui continue ses ravages (en 2007, 22,5 millions de sub-sahariens vivent avec le VIH) ; la faim (200 millions d’Africains ont faim, car l’Afrique demeure le continent le plus touché par la faim et la malnutrition) ; l’eau (malgré des réserves d’eau douce qui sont parmi les plus importantes du monde, 450 millions d’Africains souffrent toujours du manque d’eau courante et potable) ; le chômage (les emplois sont rares et les salaires trop maigres).

Contre eux, une politique de refus

Bien des voix se lèvent pour dénoncer la victoire des partis d’extrême droite dans beaucoup de pays d’Europe et le renforcement des lois sur l’immigration. La xénophobie augmente, les immigrés sont montrés du doigt… Mais peut-on honnêtement accuser les immigrés d’être la cause du chômage, de l’insécurité, de l’insalubrité ?

On ne peut nier que l’immigration irrégulière constitue l’une des principales préoccupations des pouvoirs publics et des citoyens des pays industrialisés. Les moyens sont nombreux pour détourner la loi : entrée illégale dans les pays de destination, mariages blancs, dépassement des séjours autorisés, interprétation abusive du droit d’asile. On connaît aussi la difficulté à renvoyer les candidats non désirés.

Aussi tout est fait pour accroître le contrôle des frontières. Le 26 octobre 2004, l’Union Européenne crée Frontex (agence européenne pour gérer les frontières extérieures de l’Union Européenne). Certes, plus ces contrôles sont renforcés, plus il est difficile et risqué pour les clandestins de les franchir. Cela se traduit par plus de morts et de souffrances parmi ceux qui cherchent désespérément un avenir meilleur. Même ceux qui réussissent à passer ne sont pas pour autant sortis d’affaire. Ils sont souvent arrêtés et renvoyés dans leur pays, quand ils ne finissent pas dans des centres de rétention.

« Nous ne pouvons ignorer les véritables problèmes politiques que pose l’émigration, comme nous ne pouvons non plus perdre de vue les formidables perspectives qu’offre celle-ci aux émigrants, aux pays qu’ils quittent et ceux où ils se rendent. » (Kofi Annan, ancien Secrétaire général de l’ONU)

Et pourtant !

Il faut reconnaître que les migrations venant des pays du Sud sont d’abord une conséquence de la surexploitation des écosystèmes et d’une main-d’œuvre pauvre, insuffisamment protégée et non organisée. Piller les ressources naturelles d’une population, abuser de sa faiblesse pour lui faire extraire des minerais, cultiver des denrées alimentaires à vil prix, c’est exercer contre elle une véritable violence économique.

Chez nous, miser essentiellement sur « la sécurité » favorise le travail au noir et la clandestinité. Et ces clandestins, dont la fragilité fait l’affaire des trafiquants, sont évidemment perçus comme une concurrence déloyale par les travailleurs européens les plus exposés. C’est pour cette raison que l’économie souterraine doit être régularisée, comme les travailleurs sans papiers, afin de ramener l’argent noir vers les cotisations sociales. Et alimenter ainsi la solidarité, plutôt que les peurs et la répression.

Car cela nous regarde tous… L’Europe va perdre 66 millions d’actifs d’ici 40 ans. Et parce que sa population est vieillissante, elle ne pourra remédier à son déclin qu’en recourant à l’immigration.
C’est là une chance pour les populations des pays d’émigration, qui pourraient profiter de cette opportunité pour se développer et mieux se faire respecter. Enfin, parce que le métissage culturel est une richesse, les migrations doivent aussi être considérées comme une chance à saisir.

Quelles solutions ?

Si même le risque de mort ne dissuade pas les clandestins, comment agir ? La prison ? Ils s’en moquent. Le renvoi dans leur pays ? Ça coûte cher et ils reviennent. Surveiller les frontières, encore plus ? Coût trop élevé et impossible mission… Alors que faire ?

Il nous faut d’abord prendre davantage conscience des nombreuses difficultés que les migrants rencontrent au quotidien, bien qu’elles ne soient pas forcément les mêmes pour tous au même titre : une grande précarité au plan matériel (nourriture, entretien personnel, logement) et des difficultés d’accès aux soins ; peu et parfois pas du tout de travail, et un travail mal rémunéré ; l’attitude inamicale d’une bonne partie de la population locale ; un sentiment d’abandon et d’isolement, du fait qu’ils sont des clandestins ; souvent l’abus de pouvoir de la part des forces de l’ordre ; des conditions de refoulement très dures, voire inhumaines. Et tout cela est encore plus lourd pour les femmes et les enfants.

Il est certain que la plupart des migrants préféreraient rester dans leur pays d’origine, parce qu’ils y ont leur famille, leur culture, leurs racines. Il est donc urgent d’aider au développement des droits humains, de la démocratie, du syndicalisme et de la protection de l’environnement dans les pays africains. Mais il est vrai que les Occidentaux doivent aussi aider à créer de l’emploi chez eux, en investissant dans l’industrie, le textile, l’agriculture, la pêche, l’élevage… Réduire la pauvreté en Afrique est le moyen le plus efficace pour lutter contre l’immigration clandestine.

Les États d’Afrique doivent cesser d’agir comme dans les années de prospérité où l’Europe, en plein boom industriel et immobilier, avait besoin d’une main-d’œuvre africaine bon marché. Les temps ont changé, l’économie moderne emploie peu de travailleurs, et les syndicats européens eux-mêmes en sont les premières victimes.

Pour conclure

On peut reprendre les paroles de la Ligue des Droits de l’Homme :

« Migrer, quitter son pays, quel qu’en soit le motif, est toujours un choix douloureux, mais un choix dont le droit est inscrit dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme à l’article 13. Migrer est un choix personnel, aucune mesure étatique dans un monde où existe la liberté de circulation des marchandises, des services et des capitaux, ne pourra empêcher les personnes de circuler. S’il est légitime que les États contrôlent les entrées et les sorties à leurs frontières, il n’est pas légitime que les États considèrent les personnes qui se présentent à leurs frontières comme des criminels.

Les femmes et les hommes qui veulent venir en Europe ont le droit d’être accueillis, de faire valoir les raisons de leur venue. Faire croire aux citoyens européens que des mesures de contrôle aux frontières et bien au delà des frontières « protégeraient » l’Europe de l’immigration, que des morts en Méditerranée et ailleurs en seraient le prix à payer est un mythe dangereux, quand l’Union européenne évalue elle-même son solde migratoire à plus d’un million de personnes. »

Des hommes ont faim. Rien ne les empêchera d’aller dans les pays où ils pensent qu’on ne connaît ni la faim ni l’arbitraire. L’Afrique doit en tirer ses leçons.

L’Afrique est un continent si riche en ressources humaines ainsi que naturelles ; pourquoi donc refuser la liberté économique aux Africains ? « Nous sommes une génération qui croyons que le présent, c’était hier et aujourd’hui nous sommes déjà en retard. L’avenir nous appartient ! À nous de le posséder… »

  1. « Pourquoi donc refuser la liberté économique aux Africains ? »

    Qui ça ? Nous ? Absolument pas. Les problèmes des Africains sont… les Africains eux-mêmes.

    Voilà la vérité brûlante.

    Ce papier est l’archétype de la pensée magique, boboisante et gauchiste, rehaussée d’hystérie migratoire.

    Note aux éditeurs : la présence des mots « think thank » et « libéral » dans une appellation… n’est pas un gage de qualité.

    Seul mérite de ce torchon : rappeler qu’en effet ces hommes sont prêts à tout, même à mourir, et que cela ne va pas s’arranger (car la situation africaine ne fera qu’empirer), factorisé par l’explosion démographique en cours.

    C’est le Camp des Saints, ni plus ni moins.

    C’est la multitude.

    Mais pour le reste, ce ne sont que des pleurnicheries, des idées reçues (l’immigration africaine résoudra le problème des retraites en Europe), et des saillies drolatiques involontaires.

    Exemple :
    « L’immigration choisie est loin de répondre aux attentes de tous ceux qui veulent partir. » !

    Ah bon ?

    Bref, un concentré de sottises, d’ingénuité.

    1. +1000, Christophe, vous m’enlevez les mots de la bouche.
      Je rajouterai que si les Africains commençaient à pratiquer le contrôle des naissances, ce serait déjà le début de la résolution d’une partie de leurs problèmes.
      Cela fait plus de 50 ans que l’Afrique est abreuvée par des milliards et……….rien, aucun développement, RIEN. J’ai l’exemple de bénévoles allés dans un pays d’Afrique (je ne me souviens plus duquel) pour y installer un puit, et montrer à la population comment l’utiliser, comment l’entretenir et comment le réparer : résultat des courses—–> 1 an plus tard, le puit était hors service, tout rouillé et personne n’avait essayé de le réparer.
      Malgré tout ce que l’on sait, on essaie encore et toujours de culpabiliser les Occidentaux.
      Alors, de plus en plus, les Occidentaux se réveillent et en ont MARRE de ces pleurnicheurs incapables de développer leurs pays, pays qui, pour la plupart, regorgent de richesses. Nous ne devons plus rien à l’Afrique !

      1. Vous savez Mr Dany.

        Vous avez une vision trop simpliste de la situation. Je dois reconnaitre que l’Afrique a englouti pas de vos richesse deja mais que vous en avez puisé pas mal de chez nous aussi. L’aide au développement est une farce, vous savez ce que les occidentaux peuvent offrir comme cadeau le plus inestimable ? c’est d’arrêter de supporter nos regimes corrompus, c’est de stopper l’aide au développement qui nous appauvri et puis pour réaliser un puits, laissez le choix aux locaux de faire ce qui les semble rentable, la solution européenne malgré le développement extraordinaire que vous connaissez n’est pas exactement ce qu’il nous faut. Mon garçon préfère de loin la bouillie de mil le matin au profit des pétales de mais bien dorées en boite.
        Honnêtement, nous ne mourrions pas quand vous êtes arrivés en Afrique et on s’est abruti en vous faisant confiance. Mais sincèrement je n’en veux pas du tout a qui que ce soit que nous meme. juste un conseil, laissez nous nous débrouiller, peule être que la moitié va mourir de faim mais le reste s’en sortira. Il n’ y’a que les Pays francophones d’Afrique qui ont encore besoin de puits, regardez ailleurs et comprenez.

      2. c’est étonnant votre manière d’apercevoir les faits. votre discours est chargé de préjugés, paceque vous ne connaissez pas de qui vous parlez. l’Europe et l’Afrique sont deux continents biens distincts, deux identités, deux manière d’être et de faire qui sont différentes. les schèmes de pensées ne sont pas identiques. a qui aviez-vous demandé la permission avant de construire ce puits ?

    2. Ridicule les réactions que je peux lire. Des personnes qui rejettent la faute aux seuls africains comme si la sagesse n’était l’apanage que des occidentaux. Certes à mon sens également cet article est mal écrit mais vos arguments sans fondement le sont tout autant. Pourquoi les États africains sont ils obligés de déposer une large part de leurs réserves de devises à la BdF afin de sauvegarder la convertibilité du FCFA? Si vous avez des notions d’économie, vous savez que le système général est celui d’un change flottant celui du FCFA est fixe. De plus, arrimé à la monnaie française qui n’existe même plus. C’est cela une part de la liberté économique. Qu’en t-il des Bataillons d’infanterie de MARINE installés dans de nombreux pays et outils militaires d’une ingérence qui a permis de sauver des régimes totalitaires et sanguinaires qui se sont enrichis tout en reinvestissant ses fortunes en France? Les Bongo, Sassou Nguesso, Hophouet Bobigny et j’en passe. Les multinationales ont tout bonnement spolié l’Afrique et continuent. Renseignez vous car tout ceci à contribuer à leur assurer des marges de croissance externe qui les ont fortifiées. Total ne serait jamais ce qu’elle est sans l’exploitation indue de pétrole sans même rendre de comptes aux États tout cela sur la base de traité datant du début du siècle précédent. Ah oui, vous ne devez rien à l’Afrique c’est sûr, vous êtes trop endettés pour rendre tout ce qui a été indûment pillé.

  2. L’immigration n’est qu’une conséquence du commerce déséquilibré entre occident et afrique dont nous profitons tous.

    La solution commence par l’économique et arrêter de mettre en arrière plan des dirigeants africains soumis aux intérêts occidentaux.

    Bref, belle hypocrisie que cette question de l’immigration !

  3. l’immigration est orchestrée par les entreprises afin de casser les salaires des autochtones .
    et de l’autre côté aussi par les gouvernement qui recherchent des gens maniables à souhait pour contrer la vindicte populaire .

    1. L’immigration n’est pas du ressort des entreprises, mais de l’État.
      Cessons de le dédouaner.
      Moi aussi j’aurais des demandes: Piller les autres à mon aise, être exonéré des limites de vitesse, par exemple.
      L’État ne me les accorde pas: Il fait son travail correctement à mon égard.
      Qu’il le fasse aussi en matière d’immigration.

    2. ummite: « l’immigration est orchestrée par les entreprises afin de casser les salaires des autochtones .
      et de l’autre côté aussi par les gouvernement qui recherchent des gens maniables à souhait pour contrer la vindicte populaire »

      Le tout orchestré par Elvis et sa bande depuis le pôle nord.

  4. la solution est d’abord chez les africains et en eux-mêmes.

    D’autres colonisés tout aussi pauvres sont désormais très riches (Corée du sud) : encore faut-il des dirigeants à la hauteur…

    1. Vous oubliez d’autres anciennes colonies (ou toujours colonies) qui ne marchent pas trop mal : Norvège, USA, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Hong-Kong…
      Non, en effet, la colonisation n’explique rien. De même que « l’oppression économique des grandes entreprises occidentales » (elles font pareil au Japon, par exemple… enfin, faisaient !).
      Il faut se poser la question de la population, son éducation, ses choix. Et donc aussi des incitations. Celles que nous donnons, qui entraînent l’immigration des incapables téméraires et décourage celle des capables réalistes.

      1. Vous mélangez des pays n’ayant aucun rapport les uns avec les autres… Et qui ont une histoire totalement différente des pays africains c’est ridicule. HK a été rétrocédé que très récemment par exemple qu’elle rapport avec le Mali?

        1. Aucun, justement. Une colonie, mais pas de torrent d’immigration, pas de pauvreté galopante, pas de…
          Donc c’est pas la faute « à la colonisation ». De même il y a plus de grandes multinationales à HK qu’au Mali, donc là aussi l’excuse est invalide. De même sur la démocratie imparfaite voire foireuse. HK est désormais Chinoise et sous la coupe du PCC… Il faut donc aller plus loin dans la réflexion sur l’immigration et le développement.

          Mais comme le fait régulièrement remarquer Gary Becker, tout ça reste du baratin assez vide tant qu’on n’a pas idée du coût et des gains de l’immigration en réalité et pas en « théorie » (toujours biaisée dans un sens ou un autre), et donc tant qu’on n’a pas un marché libre et concurrentiel du droit à résider à tel ou tel endroit.

          1. Il y a colonie et colonie. L’Algérie était une colonie de peuplement par exemple comme le Canada, mais pas le Bénin. Ca compte énormément, parce que les mouvement indépendantistes seront différents.
            Il faut par exemple distinguer les colonies anglaises des colonies françaises qui ont des systèmes juridiques différents ce qui joue sur le développement.
            Pour finir vous ne tenez pas compte de l’impact des différents massacres et génocides qui n’aident pas à l’épanouissement économique…

          2. Comparer HK et le Mali, il faut avoir une piètre connaissance du monde qui nous entoure…Les grandes entreprises présentes à HK le sont essentiellement du fait de sa qualité de place financière. On y exploite aucune matière première. Jusqu’à peu, c’était une place sous pavillon britannique. Le Mali à été colonisée, peu administrée, enclavée et peu le climat n’y est pas propice pour une intense culture vivrière. J’ajouterais pour reprendre un de vos arguments concernant l’emprise des entreprises occidentales dans un pays comme le Japon. Je comprends rien le Japon dispose depuis longtemps d’un outil industriel et technologique parmi les meilleurs du monde et ceci même avant la WWII. Honda, Toyota, Mitsubishi, sniy, Sega, Nintendo ne vous évoquent donc rien? Ils sont effectivement à prendre en exemple ces japonais car si à l’instar de l’Allemagne, ils furent les grands perdants de la guerre, ils avaient retrouvé au milieu des années 90 un niveau de production équivalent à celui de la France…Ah oui, c’est la faute aux immigrés…

  5. L’auteur ne connait visiblement rien au problème.
    Premièrement, les pays du sahael ne sont absolument pas majoritaire dans l’immigration vers l’Europe. En ce moment c’est surtout la Syrie la Libye et l’Érythrée.
    Et donc oui c’est surtout la guerre qui pousse les gens vers l’Europe.
    Contrairement à ce qui est dis les migrant ne sont pas pauvres, le voyage vers l’Europe coûte cher.
    La migration inter-africaine est beaucoup plus importante que la migration africaine vers l’Europe.
    Et l’immigration n’a pas vocation à s’arrêter tout simplement parce que le capital comme le travail cherche à maximiser son gain.

    « Il est donc urgent d’aider au développement des droits humains, de la démocratie, du syndicalisme et de la protection de l’environnement dans les pays africains »
    Je vois pas en quoi des syndicats vous changer quoi que ce soit positivement.

    1. Ce qu’il faudrait surtout faire, c’est arrêter de subventionner des industries (agro-alimentaires par exemple) qui faussent la concurrence internationale mais aussi le jeu économique dans les pays africains et y brident la croissance du capital. Certains programmes d’aide alimentaires abusifs servent surtout à engraisser les céréaliers occidentaux et ruinent les producteurs locaux, qui se retrouvent incapable d’investir et de gagner en productivité. C’est un peu caricatural, mais la cause de l’immigration c’est qu’un Africain a plus de chances de gagner sa vie en travaillant au noir dans une ferme européenne subventionnée par la PAC qu’en labourant sa propre terre – surtout si le fruit de son labeur risque d’être confisqué par un despote soutenu par l’armée française.

  6. Contrepoints devrait éliminer les torchons,sauf si on doit sacrifier aux
    Quotas de la diversité .

  7. Et bien l’Afrique n’est pas sortie de l’auberge si elle croit encore à ces fables misérabiliste.

    C’est culturellement que ça ne va pas, la manière d’organiser la société, le tribalisme en particulier
    qui reste très fort vous empêchent d’avoir une société de liberté et de droits, une société qui créé la prospérité et dont les dirigeants du moment ne se vendent pas systématiquement au premier venu pour favoriser leur ethnie, leur clan.

    Là, comme tout est « de la faute des autres » vous n’êtes pas prêt de trouver des solutions, ni même proche du bon diagnostique.

    Cet article est une erreur de casting ici.

  8. « Enfin, parce que le métissage culturel est une richesse, les migrations doivent aussi être considérées comme une chance à saisir. »
    Non, connaitre la culture de l’ autre est une richesse, mais la tolérance en occident de cultures ethniques et religieuses qui finalement sont la cause de la pauvreté et des conditions d’ émigration ne font que reproduire cette même pauvreté ici.

  9. l’immigration est une richesse ! oui mais à une seule condition de tout contrôler : sinon nous finirons comme la serbie et le kosovo .

  10. Nous avions construit et continuons a contribuer à la construction de l’occident, alors laissez nous voyager librement.

  11. La meilleure voie a d’accéder a l’ Europe est la voie aérienne avec tous ces papiers,donc je conseil a mes frères et sœurs.

  12. Juste à titre d’information, l’immigration noire africaine en France ne constitue pas le principal pourvoyeur d’effectifs. Ce sont surtout les syriens, les libyens, voire les irakiens qui fuyent des guerres orchestrées (Libye) ou soutenues par la France (Syrie) qui le constituent. Les noirs africains représentant autour d’un million d’immigrés auquel il ait rajouter ces faux autochtones provenant des Dom Tom. Je dis fux car ils ont nationaux mais traités socialement comme des immigrés dont une étude sociologique démontre qu’ils ont quasiment le même niveau de vie. L’essentiel des immigrés sont magréhbins algériens pour les raisons que tout le monde sait, puis tunisiens, marocains. Je leur confie donc le témoin de souffrance et de la stigmatisation facile…

  13. J’ai l’impression que les Européens agissent mal. Lorsqu’on dit libre circulation des bien et des PERSONNES, pourquoi refuser d’acceillir les immigrants?

Les commentaires sont fermés.