Tous à poil !

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Le regard de René Le Honzec.

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La polémique qui agite nos crânes d’œuf politiciens d’un bord comme de l’autre cache un problème fondamental. Oui ou non, y a-t-il complot pour manipuler nos chers têtes blondes z-et brunes ?

Peut-on croire sérieusement qu’un Peillon, fils du très puissant patron de la très communiste Banque commerciale pour l’Europe du Nord qui a servi de relais pendant toute la guerre froide entre l’URSS et les partis frères (hein, Marchais), le Peillon qui a déclaré que la démocratie et le catholicisme étaient incompatibles, qu’il fallait « arracher l’élève (vos enfants) à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, culturel » pour, bien sûr en faire les enfants de chœur de la religion nouvelle de la laïcité de Monseigneur Peillon, peut-on croire sérieusement que le frère Peillon n’a mené aucune initiative discrète dans des endroits discrets pour mettre au point ces stratagèmes, avec des « responsables » dont vous n’avez jamais entendu parler ? Vous pensez qu’il s’est simplement pointé ministre et qu’il a dit aux sous-fifres ahuris « I’ve made a dream? », le rêve de chambouler l’Éducation Nationale, comme un manche. Parce qu’il a réussi à se mettre pratiquement à dos tous ses camarades.

L’exemple de ce livre « Tous à poil » qu’encore une fois toute une presse s’est acharnée à minimiser est sans doute symbolique, même s’il s’agit d’un ouvrage de « littérature jeunesse » et non d’un manuel de l’EN : à la fois parce qu’il veut démolir les images d’autorité et jouer avec le zizi des enfants. La lutte est ancienne : dans les années soixante fut imaginée la théorie des ensembles, dont le but était de soustraire les enfants de l’influence bourgeoise de leurs géniteurs, qui les aidaient à faire les maths le soir. Avec cette théorie, rupture de culture. 40 ans plus tard, « ils » sont toujours là.