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L’économie canadienne décolle

Publié le 5 février 2014
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L’économie du Canada devrait enregistrer une croissance de 2,25% en 2014 (au lieu des 1,75% estimés en 2013) et la reprise des exportations et des investissements commerciaux se traduira par une croissance plus équilibrée et soutenable.

CanadaSelon le FMI, l’économie canadienne s’est renforcée en 2013 après des résultats modérés en 2012. Mais la croissance sous-jacente est restée modeste et sa composition n’indique pas que le rééquilibrage si nécessaire se soit opéré de la consommation des ménages et de la construction de logements aux exportations et aux investissements des entreprises. Pour 2014, le FMI estime que la croissance des exportations du Canada tirera parti de la reprise projetée de la croissance américaine. Alors que la demande et l’utilisation de la capacité progressent, les investissements des entreprises devraient se renforcer, notamment s’agissant des dépenses de machines et d’équipement.

Mais le FMI a indiqué que des risques baissiers subsistaient, principalement imputables à des facteurs extérieurs. Le risque le plus important est le dépassement des taux d’intérêt à long terme, lorsque la réserve fédérale a mis fin à l’assouplissement quantitatif, qui est susceptible d’entraver la reprise de l’activité économique aux États-Unis. Un autre risque est la fragilité prolongée de la reprise économique dans la zone euro qui pourrait nuire au Canada essentiellement par le biais de la confiance et des canaux financiers, de même que par le biais de liens commerciaux indirects. Le FMI a aussi mentionné la possibilité d’une croissance inférieure aux attentes sur les marchés émergents, ce qui ferait baisser les prix des produits de base. En outre, le FMI a déclaré que l’endettement élevé des ménages et les prix des logements pourraient amplifier l’impact des chocs négatifs extérieurs sur la croissance.

Le FMI estime qu’il serait possible de maintenir l’orientation de la politique monétaire très accommodante actuelle pendant une période plus longue que prévue il y a un an, compte tenu du faible taux d’inflation, de l’écart de production accru, des risques baissiers qui s’annoncent et de la modération actuelle du marché du logement. La tendance au ralentissement de l’activité du bâtiment, des prix des logements et du crédit des ménages, conjuguée à l’augmentation projetée des taux d’intérêt à long terme alors que la réserve fédérale américaine met progressivement fin à son assouplissement monétaire, permet aussi à la Banque du Canada de temporiser s’agissant du relèvement des taux directeurs.

Le rapport insiste sur le fait que la politique budgétaire devrait établir l’équilibre qui convient entre l’appui à la croissance et la maîtrise des dépenses. Au niveau fédéral, des progrès se poursuivent dans le rééquilibrage des finances publiques ce qui permet de reconstituer la marge de manœuvre budgétaire utilisée pendant la crise, mais il est encore possible de retarder l’ajustement requis pour revenir un budget équilibré en 2015, si la croissance économique manque de progresser de manière significative. Au niveau des provinces, des progrès ont été réalisés pour réduire les déficits budgétaires et certaines provinces pourraient envisager des mesures supplémentaires, notamment du côté des recettes, pour revenir un budget équilibré.

Le rapport note que l’endettement des ménages reste élevé et, bien que les prix des logements et l’expansion du bâtiment aient ralenti, des valorisations élevées et une offre excédentaire sur un certain nombre de marchés du logement constituent des sources de vulnérabilité. Mais si l’augmentation des prix du logement et du crédit hypothécaire s’accélère de manière plus générale et soutenue, des mesures supplémentaires, telles que des obligations d’acomptes plus élevés pour les primo-accédants, seront requises. À plus long terme, le gouvernement pourrait réduire son exposition aux risques du secteur du logement en repensant le rôle des assurances hypothécaires garanties par l’État, ce qui se traduirait par une allocation plus efficace des ressources.

Le FMI et notent que le système bancaire du Canada est bien capitalisé, rentable et que les prêts non productifs sont faibles, mais il exhorte les autorités à rester vigilantes vis-à-vis des risques potentiels d’une période prolongée de faibles taux d’intérêt. La récente évaluation du secteur financier du Canada formule des recommandations pour le pays quant au renforcement de son système financier.

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  • Le Canada présente un bilan positif vu de l’extérieur, mais vu de l’intérieur on voit très bien une stratégie de déplacement de marché par avantage comparatif. L’État abuse définitivement de la notion de la mobilité de la main d’oeuvre et provoque des tensions sociales. Les provinces de l’Est sont dévitalisées puisque l’État intervient en faveur du marché le plus subventionné au monde: le pétrole.

    Dans ce marché débalancé, la force du Dollar impose une maladie du Hollandais à différents secteurs. Le poisson importé devient moins cher que celui pêché dans le golfe du Saint-Laurent. Résultat, les pêcheurs déménagent pour l’Alberta. Le bois des États-Unis entre en compétition avec la ressource naturelle la plus importante du Québec, la forêt. Les minéraux d’Afrique et d’Amérique du Sud paraîssent d’un coût dérisoire comparé au fer Canadien.

    C’est beau présenter des chiffres comme ça. Ça indique qu’à court terme, ça va bien. À long terme, je suis pessimiste face à la baisse de la diversité économique et à la concentration de l’économie au midwest chez nos cowboys évangélistes conservateurs. Le clash Est-Ouest est en gestation. Quand on met tous nos oeufs dans le même panier c’est une chose, mais quand on met tous nos oeufs du même coté du panier…

    • Vous avez déjà vécu au Canada pour dire des choses pareil? Les provinces de l’Est sont les plus socialistes (encore que les choses sont entrain de changer doucement au nouveau brunswick et sur l’I.P.E), c’est donc pas un hasard si elles sont systématiquement à la traine en matière économique.

      • Le mal Holandais c’est encore une excuse bidon qui fait plaisir aux imbéciles et évite toute remise en question.

        Les provinces de l’Est sont corrompus et son volontairement pauvre, il y a tellement de ressource et de potentiel non exploité parce que des parasites et des anti-développement contrôle tout.
        Il y a du pétrole, du gaz de shale impossible à exploiter à cause d’éco-extremiste. Des taxes et des règles dont la stupidité creuse en dessous du baril à coup de dynamite.

        Sans compter la mentalité d’éternel victime de « insérer le bouc émissaire du jour ». Les provinces comme le Québec vivent de la péréquation, un pipeline de richesse de l’Alberta, pendant que les Québecois aiment se plaindre des sâbles bitumineux tout en recevant des milliards de la part des méchant cowboys conservateurs évangélistes.

        Malgré cela, malgré que le Canada dépense plus de 13 milliards de plus qu’il ne perçois au Québec, celle-ci accumule les dettes (astronomiques) et n’arrive même pas à entretenir ses routes, écoles hôpitaux.

        En fait l’État est incapable de boucler un budget non déficitaire. Ils ont même inventé le concept de dette nette pour faire disparaître celle-ci par magie, en gros si tu achètes une maison de 100 000$ et que la valeur augmente à 120 000$, alors tu es libre de dette et pas besoin de la payer. Mieux encore, les règles comptables magiques font qu’un budget peut être à zéro même si la dette augmente. Wowwwwwwww

        Ensuite des sous-produit de déchet intellectuel comme Leo Paul Lauzon/Jeff Lisée qui sortent des statistiques truqués tout le temps, démolissable en 5 minutes, mais dont les médias trop paresseux et militant laisse passer sans rien dire.

        Quand l’État dépense trop c’est la faute des maudits musulmans, anglophones, américains, du réchauffement climatique (oui, un ministre affirmé que c’était la faute du réchauffement si les routes sont pleines de trous).
        En plus d’être un château fort du réchauffisme en Amérique du nord.

        • Bon résumé!

        • Bobjack, tu es profondément enfoncé dans une délusion. Ce que tu crois être un marché libre et équilibré est en fait le secteur le plus militarisé et déséquilibré par l’interventionnisme gouvernemental au monde.

          Vous savez, chez les anarcho-libertariens adeptes de l’économie Autrichienne (la vraie droite responsable), il faut examiner le marché en terme de liberté. En calculant le coût des conséquences géopolitiques et militaires, le fermetures de marchés par embargot et sanctions économiques, le pétrole est définitivement l’industrie la plus subventionnée au monde.

          C’est vrai que les provinces de l’Est ont des gouvernements qui dépensent d’avantage. Mais ce n’est pas du tout de cela que je parlais. C’est complètement hors sujet et ça n’apporte absolument aucun argument tangible pour réfuter mes propos: le gouvernement fédéral utilise une stratégie d’avantage comparatif dans un marché international subventionné et ça impacte sur la possibilité de marché des provinces de l’Est. C’est un fait.

          Je te suggère de perfectionner ton opinion et tes connaissances plutôt que de simplement répéter un discours préfabriqué. Ça t’éviterais de confondre la droite et la gauche et de sonner comme un simple amateur frustré qui n’a jamais réellement lu un seul bouquin de Von Mises ou un Rothbard. Bobjack tu récites le même mantra qu’on entend chez les autoritariens néolibéraux, grands défenseurs du capitalisme de connivences (crony capitalism = gauche économique déguisée en droite).

          • Je tenais également à préciser que bon nombre de « sous-produit de déchet intellectuel » (comme tu dis) font spinner le discours autoritarien.

            Y’a toute une propagande médiatique au Canada par des autoritariens qui se font passer pour des libertariens. Je me rends compte qu’on a vraiment du chemin à faire dans l’éducation économique et politique parce que la majorité des citoyens ne savent pas faire la différence. Surtout, aucun média n’aborde le sujet de l’exploitation pétrolière avec la perspective de la première règle fondamentale des libertariens: la non-agression.

            Faudrait peut-être se rendre compte que ça fait presque 40 ans que presque toutes les agressions militaires et économiques tournent autour du pétrole. Tu pense qu’il aurait l’air de quoi le marché mondial du pétrole si les États-Unis cessaient leurs occupations militaires et que leurs copains occidentaux cessaient d’acheter leur monnaie fiduciaire magique?

            Premièrement les pays qui n’ont pas de pétrole déveloperaient d’autres sources d’énergie plutôt que faire la guerre pour contrôler la ressource. L’Autriche achète presque pas de gaz aux Russes parce que ça fait 60 ans qu’ils développent le chauffage au bois automatique et robotisé avec une exploitation forestière bien pensée pour durer éternellement. Au Québec, les surpplus d’hydroélectricité pourraient servir à produire de l’hydrogène à exporter comme carburant. Sans calculer notre forêt sous-exploitée.

            Je ne suis pas contre l’exploitation pétrolière. Je suis simplement contre l’état actuel de son marché et je crois honnêtement que si on arrêtait l’interventionnisme gouvernemental géopolitique et militaire, le pétrole serait un marché très faible comparé à d’autres.

            • Je ne dit rien de fabriqué, ce discours est presque inexistant et repose sur du factuel, je n’ai rien inventé du tout. Oui, il m’arrive de m’énerver quand je vois des discours démolissable en 5 minutes répétés comme une chanson, surtout quand ceux-ci servent des but anti-liberté. Même chose du discours qui consiste à chercher des responsables ailleurs.

              Concernant le reste je suis bien d’accord que ce marché n’est pas libre et je suis contre toute subvention au pétrole et à toute autre forme d’énergie, si les sable bitumineux n’était exploité que grâce aux subventions je serais aussi contre que pour les éoliennes. Et non je ne supporte pas les interventions militaires, c’est un trip de pouvoir et une manière pour les démocraties de vivre au dessus de leur moyen, comme la monnaie imprimé.

              J’ai bien espérance que la production locale de pétrole/gaz de shiste (amérique du nord) va faire en sorte que le pouvoir se désintéresse des solutions militaires, mais c’est un souhait.

              L’avantage comparatif ne change rien, si les provinces de l’Est arrêtait de vouloir jouer à Dieu avec l’économie l’adaptions nécessaire pourrait se faire, le fait de tout faire pour empêcher l’économie de rouler et la garder sous l’emprise de l’État et de ses privilégiés est seul responsable de cette situation. Ceux qui font tout maintenir ces illusions sont aussi coupable de manipulation.

      • Oui, je j’habite au Canada.
        Ce n’est pas une question de socialisme. C’est une question de marché et d’interventionnisme. Le gouvernement fédéral favorise l’exploitation des sables bitumineux à grands coups de crédits d’impôts, en d’autres mots des subventions déguisées pour rendre un produit difficile à extraire compétitif sur le marché le plus subventionné mondialement.

  • l’ économie canadienne décolle

    et à la martinique , le chlore déconne…

  • …et Janet Yellen à la FED vint possiblement bousculer tout cela. Wait’n’see, ou pas.

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Entretien exclusif avec Vincent Geloso, professeur à l'université George Mason aux États-Unis. Il vient de publier un papier universitaire sur les liens entre liberté économique et mobilité économique pour le Journal of Institutional Economics dont le contenu à été résumé dans une publication de l'IEDM dont il est chercheur associé.

Vincent Geloso est titulaire d’un doctorat en histoire économique de la London School of Economics and Political Science et d’une maîtrise en histoire économique du même établissement.

 

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