Euro et unicité de la politique monétaire

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Euro et unicité de la politique monétaire

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 5 février 2014
- A +

Par Guillaume Nicoulaud.

Euro logo BCE

Un des grands arguments des partisans de l’abandon de l’euro et du retour au franc — comme si l’un impliquait nécessairement l’autre (mais laissons cela) — c’est l’idée selon laquelle des économies dissemblables ne peuvent pas partager une même monnaie.

On peut, me semble-t-il, résumer l’argument en prenant un exemple. Dans la période d’avant-crise (2000-07), l’Allemagne connaissait une croissance réelle relativement faible (1,4%) qui s’accompagnait, naturellement, d’une inflation tout aussi faible (1,6%). Si l’on suit le petit manuel de macroéconomie néo-keynésienne standard, il aurait donc été utile que la Banque Centrale Européenne se montre plus accommodante. Sauf que, durant la même période, l’économie espagnole progressait à un rythme de 3,4% avec une inflation de 3,2% et, accessoirement, une énorme bulle immobilière : selon le même manuel, il eut alors fallu que la BCE durcisse sa politique monétaire.

Bref, les économies allemandes et espagnoles étant relativement dissemblables, la banque centrale n’avait que trois possibilités : (i) assouplir sa politique monétaire pour aider l’Allemagne mais au risque d’aggraver l’inflation (et la bulle) ibérique, (ii) durcir sa position pour clamer le feu espagnol mais au risque de plonger l’économie teutonne en récession et (iii) chercher à ménager la chèvre et le chou au risque de ne satisfaire personne. Problème insoluble.

Notez bien que ce qui est en cause ici, ce n’est pas la monnaie unique : c’est la politique monétaire unique. C’est-à-dire que le problème n’a d’existence que si et seulement si on considère comme acquise l’indispensabilité d’une politique monétaire. Dans le cas contraire, si, par exemple, on nourrit quelques doutes sur les recommandations du petit manuel de macroéconomie néo-keynésienne, le problème n’en est plus un.

Par ailleurs, il n’aura échappé à personne que les États-Unis d’Amérique, fédération d’États réputé économiquement homogènes, ont connu exactement le même problème. Cette période 2000-07, c’est celle durant laquelle la Federal Reserve a voulu, dans un premier temps, relancer la croissance — notamment dans les États industrieux du nord-est — puis, freiner la bulle immobilière que sa politique accommodante avait créé — notamment dans les États du sud-ouest. Nous connaissons tous le résultat.

carte

Si j’en crois donc le petit manuel de macroéconomie néo-keynésienne et ses adeptes, le Michigan et la Californie, au même titre que l’Allemagne et l’Espagne, sont trop dissemblables pour partager une même monnaie (i.e. politique monétaire). Dussè-je extrapoler un peu, j’en conclurai que l’un des deux (les deux ?) devrait quitter le dollar.

Mais cela suffirait-il ? J’en doute. Prenez l’Italie par exemple : une politique monétaire accommodante pour aider le Mezzogiorno ne risque-t-elle pas, elle aussi, de provoquer bulles et inflation en Lombardie ? Et n’est-il pas vrai qu’une politique monétaire restrictive destinée à freiner les prix immobiliers à Aix-en-Provence risque de peser lourdement sur l’économie Marseillaise ? Dois-je détailler, ville par ville, quartier par quartier, rue par rue et jusqu’aux numéros d’une même rue les zones économiquement dissemblables qui ne peuvent, dès lors, partager une même politique monétaire ?

Le véritable problème, au fond, n’est-il pas l’idée d’une politique monétaire en général plutôt que celle d’une monnaie unique ? J’ai bien l’impression que si.

Parce qu’en matière d’économies dissemblables, vous m’accorderez que les États-Unis et l’Équateur se posent là. Quand, de 2000 à 2007, l’économie américaine s’offrait 2,4% de croissance pour 2,7% d’inflation, le PIB équatorien progressait de 4,4% avec 9,2% d’inflation. Pourquoi l’Équateur ? Eh bien parce que, depuis le 1er mars 2000, il se trouve que ce pays a abandonné sa monnaie historique — le sucre — pour adopter le dollar des États-Unis comme monnaie officielle. Est-ce un problème ? Il semble que non ; ça ne les empêche même pas de mettre en œuvre le même genre d’imbécilités économiques que le Venezuela ou l’Argentine à ceci près qu’en Équateur, on envoie franchement paître ses créanciers plutôt que de créer de l’inflation.

Bref, si l’argument de ceux qui souhaitent abandonner l’euro pour revenir au franc tient à l’unicité de la politique monétaire, il va falloir, je le crains, en trouver un meilleur : la seule conclusion à laquelle ce chemin mène, c’est la nocivité de la politique monétaire en général.


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  • Et si on retournait au France en laissant la possibilité aux gens de payer ou d’être payés en francs ou en euros ? Ou plus généralement si on laissait les adultes responsables choisir la monnaie avec laquelle ils veulent échanger ?

    • Monnaie commune mais retour des monnaies nationales, ça serait un beau bordel si on acceptez les salaires en monnaie commune, ça réduirait fortement l’intérêt de la sortie de l’euro, sauf si on cale le salaire sur le taux de change.

    • Jusqu’à preuve du contraire, ceux qui préconisent de revenir au franc veulent imposer son monopole à la population française.

  • L’Allemagne acceptera elle un changement des status de la BCE et donc la mise en place d’une politique monétaire différente selon les pays de la zone? Jamais.

    Les chômeurs italiens et espagnol vont ils venir travailler en Allemagne? Marginal

    Les USA et l’Equateur ont tout les deux une balance commerciale négative, et dans une proportion de leur PIB respective proche: par un heureux hasard, ils s’approchent d’une zone économique optimale. L’Equateur profite de la « planche » à billet de la FED, avec un risque d’inflation faible. C’est très particulier comme situation, proche du parasitisme.

    Votre argument sur la nécessité de découper région et quartier ne tien pas debout: une zone économique optimal c’est pas juste une zone hyper homogène en terme d’activité économique, ça comprend en réalité l’espace de circulation naturels des travailleurs (même langue, formations reconnus, même culture du travail, proximité géographique), des entreprises (il est plus facile de monter sa boite ou un nouveau site dans son pays qu’à 2000km, avec une langue et une législation différente) et une répartition des rentrées fiscales qui permet d’équilibrer région en déficit et région en excédent.

  • Quand l’Argentine a arrimé son peso au dollar US ce fut une catastrophe.

    • L’Argentine réussi l’exploit de combiner balance commerciale positive et balance des paiements négative, ils n’ont d’autre choix qu’un contrôle des capitaux. Leur monnaie souffre d’une faiblesse comportemental, pas d’un problème structurelle de déficit commerciale comme en France.

  • Tout à fait d’accord avc l’auteur.

    Si on réclame à tort et à travers une politique monétaire d’une banque centrale et son intervention, c’est simplement pour contre balancer les autres interventions économiques malheureuses des états.

    Si on demande une dévaluation c’est pour regagner en compétitivité car elle a été dégradée par les rigidités mises en place par le gouvernement (salaire minimum, normes et réglements, impotsprogressifs, taxe sur le capital, etc …).

    Et la dévaluation est la solution « en douceur » pour appauvrir les gens plutôt qu de faire des réformes structurelles visant à supprimer l’interventionnisme d’état.

    • La perte de compétitivité c’est uniquement la rigidité des lois? Et la nature du tissu industriel? La culture de production?

      La dévaluation est la seule méthode pour récupérer de la compétitivité prix sans mettre en faillite les ménages endettées.

      • @ Karg se :

        La perte de compétitivité est liée aux interventions étatiques, bien sûr.

        Elles empéchent les adaptations en douceur du tissu économique.

        c’est quoi la culture de production ????

        La dévaluation aident les ménages endettés et ruinent les épargnants, donc le capital, donc la productivité future, où est l’intérêt ?

        • La dévaluation réduit la valeur des actifs productifs? quand tu dévalue la monnaie la valeur des usines baissent? Pas du tout, la valeur de l’usine reste la même. Par contre le capital inactif, le poids mort (immobilier et placement improductif) sont effectivement affectés, mais c’est justement le but de la manœuvre. En Allemagne il n’y a pas de bulle immobilière et l’industrie réinvestie beaucoup: c’est une différence culturel majeur avec les pays latins.

          • Le capital est l’actif productif le plus important.

            Dévaluer détruit le capital accumulé par les épargnants => détruit l’allocation efficace du capital,

            et avantage les acteurs (sur) endettés, cad ceux qui allouent mal le capital.

            La dévaluation ne sert qu’à confirmer la mauvaise allocatino du capital et ruiner en douceur l’ensemble de la population.

            Le capital inactif, ça ne veut rien dire, par nature, le capital est actif (l’or n’est pas du capital).

            L’immobilier n’est pas un actif de production, c’est un actif de consommation.

            Votre raisonnement est contradictoire : vous dites qu’une dévaluation ne fait pas baisser la valeur d’une usine, mais fait baisser la valeur d’un bien immobilier ? dans les 2 cas, les actifs réels se réévaluent de la dévaluation.

            La différence entre la France et l’allemagne est « culturelle » du point de vue des impots et des réglements surtout !!!

            Nous sommes plus étatistes qu’eux !!

            Mettez les mêmes impots et les mêmes régles de part et d’autres du Rhin, et vous aurez une croissance équivalente.

            Je serai curieux de savoir selon vous pourquoi un alsacien serait moins performant économiquement qu’un allemand ….

            Les explications sociologiques des différences de croissance économique entre pays ne tiennent pas la route, car comme disait Hayek (dans la présomption fatale) la sociologie est une science éminemment socialiste, qui n’a aucun fondement rationnel.

            Un exemple ? Savez vous comment Engels expliquait (sociologiquement) la différence de croissance économique entre l’europe et le reste du monde au 19ième siècle ? tout simplement par le concept des races inférieures et supérieures …

            • Non, le capital monétaire n’a aucune valeur en soit, ce qui compte c’est le capital productif: les usines, les marques, les technologies, les brevets, le savoir faire, la main d’oeuvre formée. Tout le reste c’est du vent.

              Pourquoi un alsacien est moins performant qu’un Allemand? Parce que l’industrie française ne produit pas les même produits (tout le monde ne peut pas faire de haut de gamme en même temps), parce que l’industrie française (surtout les PMI et MI) n’a pas autant de facilité pour investir (trappe à épargne dans l’immobilier), parce que la main d’oeuvre allemande est mieux formée (la formation initial surtout). Si vous ne comprenez pas le concept de culture industriel, il vous est impossible d’admettre que tout les peuples n’ont pas le même caractère et donc les mêmes atouts/contraintes. Dans ce cas votre incompréhension de l’échec programmé et inévitable de l’euro est compréhensible.

            • Dans le monde merveilleux de karg le « capital productif » tombe du ciel et s’autoentretient, le tout gratuitement.

            • @ Karg se :

              « le capital monétaire n’a aucune valeur en soi » : vous vous méprenez sur ce qu’est la monnaie : c’est un outil d’échange et de conservation de valeur.

              Une épargne monétaire est un capital productif monétisé permettant de s’orienter vers d’autres formes de production.

              Essayez donc de développer une économie par le troc…

              Votre concept de culture industrielle est un absurdité qui ne résiste pas aux faits, et qui rejoint les explications d’engels sur les différence de développement économique : l’existence de différences (supériorités) entre les races (pour vous : latin et anglo saxons ou germaniques).

              Comme disait Aristote : la réalité ne contredit pas une définition vraie.

              Dans ce cadre, avec votre concept de « culture industrielle », expliquez nous pourquoi la France et l’Allemagne ont connu des taux de croissance et de niveau de vie similaire de 1950 à 1980 ?

              Pourquoi les anglais ont eu un niveau de vie et de croissance économique qui s’est effondré de 1960 à 1977 et très inférieur à l’Allemagne et la France, puis ont dépassé ces 2 pays en croissance et progression du niveau de vie de 1979 à 1998 ????

              Pareil pour les USA…

              Pourquoi la Chine étai misérable jusqu’en 1980 et connait une forte croissance industrielle depuis 1980 ? As-t-on changé de peuple chinois ? n’ont-ils plus la même culture ???

              La corée du nord a de nombreuses ressources naturelles, pas la corée du Sud, pourquoi la corée du sud s’est développée pet pas lacorée du nord ? différence de culture industrielle pour un même peuple ???

              Votre explication ne tient pas la route.

              Ce qui est à l’origine de la croissance économique, c’est le respect des droits fondamentaux des individus …

              L’échec de l’euro est parfaitement inévitable car une fédération d’état n’est ni souhaitable ni possible, et on ne peut avoir la même monnaie sans les mêmes règles, tout en voulant le même niveau de vie …

              Le concept de « peuple » est suspect, il n’y a que des individus, avec chacuns leurs qualité et défaut propres, et leur libre arbitre qui leur permet de s’améliorer.

              Attribuer à des « peuples », des « caractères », des « atouts » et des « contraintes », revient à admettre la supériorité de certaines races et l’infériorité d’autres races, ce qui constitue le degré zéro de la réflexion.

              Si j e vous suis, les coréens du sud sotn une race supérieure au coréens du nord.

              Les italiens du nord sont une race différente et supérieure aux italiens du sud.

              Les anglais de 1960 à 1977 sont une race très inférieure aux anglais de 1979 à 1990 ….

              vous comprenez l’absurdité de votre concept ?

            • « Une épargne monétaire est un capital productif monétisé permettant de s’orienter vers d’autres formes de production. » Tout à fait, donc expliquez moi comme une dévaluation réduit la valeur de ce capital. La dévaluation dégrade une route? Fait tomber un pont? Réduit la productivité d’une machine? Non, rien de toute cela, au contraire elle permet de réduire le cout par rapport au marché mondial, et ceux sans les contraintes de la déflation salariale et fiscales.

              « France et l’Allemagne ont connu des taux de croissance et de niveau de vie similaire de 1950 à 1980 ? » Dois je vous rappelez que durant cette période le franc fut régulièrement dévalué? Ces ajustements, en parallèle d’une appréciation du mark, on permis de maintenir nos industries respectives dans leurs marchés respectifs.

            • Karg se: « « Une épargne monétaire est un capital productif monétisé permettant de s’orienter vers d’autres formes de production. » Tout à fait, donc expliquez moi comme une dévaluation réduit la valeur de ce capital »

              Je dois me méprendre sur ton incompréhension tellement c’est basique.
              Je suis un employé, j’économise pour acheter une maison ou un autre projet, dévaluation, mon économie ne vaut plus que n% de la valeur de départ. L’argent, la valeur qu’il représentait est parti en fumée. (La dévaluation rembourse la dette de l’état)

              Les actifs stockés sous forme monétaire sont innombrable, ce capital n’est pas soustrait de l’économie réelle il a juste un cycle plus long. Humain.

            • @Ilmryn : est ce que ton pouvoir d’achat va baisser? Non, en cas de dévaluation il va seulement baisser pour les produits importés. Donc ton épargne pour ta maison ne va pas fondre au soleil, c’est juste que ta maison apparaîtra moins coûteuse, de l’extérieur, pour un client dont la monnaie vient de s’apprécier par rapport à la tienne. Visiblement vous confondez dévaluation et inflation. Pour perdre ces économies il faut combiner inflation et faible taux d’intérêt, ce qui est n’est pas mécaniquement lié à une dévaluation. La dévaluation est une conséquence de l’inflation (salariale et immobilière en France), pas une cause.

          • « la valeur de l’usine » : laquelle ? Il y a autant de mesures de la valeur de votre usine que d’acheteurs potentiels.

            En outre, si des acheteurs étrangers ont une monnaie forte par rapport à la monnaie dévaluée dans laquelle l’usine est évaluée, la valeur de l’usine baisse mécaniquement pour eux.

            Comment ne pas comprendre que dévaluer sa propre monnaie enrichi les étrangers aux dépens de la population locale ? Un gouvernement qui dévalue sa monnaie trahit son peuple.

            • Trahis les chômeurs qui retrouvent du travail? Vous confondez peuple avec l’oligarchie des rentiers, terrible méprise.

            • @Karg
              En Chine, en maintenant leur monnaie basse, les paysans ont trouvé du boulot dans l’industrie, mais leur niveau de vie n’est pas plus élevé qu’avant. En revanche, on compte pléthore de nouveaux très riches.

              @Cavaignac
              En dévaluant la monnaie, c’est vrai, les étrangers deviennent plus riches que le peuple, toutefois, si le peuple veut se retrousser les manches, alors, il pourra vendre dans le monde entier pas cher. Ce qui va agrémenter la vie locale si on n’achète pas trop à l’étranger lol.

              L’idéal serait d’avoir une monnaie forte quand on n’exporte pas beaucoup et faible si on exporte beaucoup.
              Le must étant d’avoir une monnaie forte en exportant beaucoup dans le cas ou on est leader incontestable et incontesté, le cas de l’Allemagne qui est le pays qui s’en sort le mieux comparé à tous les autres.

              Mais tout autre pays que l’Allemagne, il faut adapter sa monnaie à la balance commerciale, sauf en France parce qu’il est impossible de travailler qq soit l’état de la monnaie.

            • @JJP: je ne soutient absolument pas la politique monétaire chinoise, un pays fortement exportateur doit laisser sa monnaie s’apprécier, sinon il ne récolte pas les fruits de son dynamise. Même si je met en doute le fait qu’un ouvrier chinois ne soit pas plus riche qu’un paysan (sans cash), il est clair que le consommateur chinois n’a pas le pouvoir d’achat qu’il mérite. A l’inverse nous avons un pouvoir d’achat en bien importé trop fort par rapport à notre production. Nos emplois sont siphonnés par les chinois et les allemands, mais ces derniers ne profitent pas de leurs productivités.

              Si on reprend l’exemple de la Suède, elle a laissé sa monnaie filer en 2008, et remonte tranquillement depuis.

            • Karg se : « Vous confondez peuple avec l’oligarchie des rentiers, terrible méprise. »

              Oui a bas les ménages qui économisent pour avoir un peu de sécurité et des projets futurs.
              Vive les surendettés et les cigales qui tombent à l’assurance sociale au moindre pet de l’économie.

            • @Ilmryn : j’épargne, mais honnêtement je préférai voir l’entreprise où je travail faire de gros bénéfice, augmentant mon salaire, embauchant les chômeurs du coin, que de devoir épargner à cause de risque de chômage et de l’impossibilité d’acheter un logement sans un apport personnel conséquent (sans prendre un crédit sur plus de 15 ans).

            • Karg se: « j’épargne, mais honnêtement je préférai voir l’entreprise où je travail faire de gros bénéfice »

              Une dévaluation c’est à cause d’une mauvaise gestion de l’état qui s’accompagne donc de hausse des charges, il y a peu de chance que les entreprises aillent bien et le choix n’est pas du tout entre l’épargne et l’investissement car l’argent épargné et mis en banque ou dans des assurances sert à l’investissement.

              La dévaluation est le vol pur et simple des citoyens vertueux et la récompense des cigales, un moyen de rembourser les dettes d’états mal géré ou dirigé par des filous.

              Karg se: « que de devoir épargner à cause de risque de chômage et de l’impossibilité d’acheter un logement sans un apport personnel conséquent (sans prendre un crédit sur plus de 15 ans). »

              Les gens devraient te construire une maison gratuitement et payer quand tu as des problèmes alors que tu as fait la cigale à claquer tout ton argent quand ça allait bien ? C’est du parasitisme ça. De toute manière, là encore, pas de choix. Un état qui spolie ses épargnants spolie aussi ses entreprises à long terme.

              Regarde ce que t’offre la France pour un état recordman mondial d’interventionnisme et de fiscalité: Une dette record, un chômage record, des faillite d’entreprise record, une crise du logement, des conditions sociales très moyenne et la spoliation de tes biens.

              Tu as raison, l’état doit maintenant faire main basse sur l’épargne, voila qui va résoudre les problèmes… LOL.

            • @Ilmryn : Vous nagez en plein délire, les précédents dévaluations n’ont pas eux lieu pour liquider la dette de l’état (vous pouvez me rappeler le taux d’endettement à l’époque), mais pour aider les entreprises à cause de la meilleur productivité de certains concurrents étrangers. La dévaluation fait perdre de l’argent aux citoyens vertueux? Non, elle permet d’améliorer les revenus de ce qui travail ou qui font travailler leur capital. Un propriétaire d’usine ne craint pas une dévaluation, un spéculateur immobilier oui.

          • L’immobilier peut très bien être du capital productif dans le cas d’un pays touristique comme l’Espagne, entrée de devises, et devenir improductif lorsque le tourisme chute lors d’une crise éco.

            C’est absolument pareil avec l’industrie, investir dans des machines peut amener à une surcapacité industrielle qui aura immobilisé du capital en cas de retournement de la conjoncture entrainant une baisse de la consommation.

            Dans les 2 cas, le surinvestissement, mauvaise allocation du capital, dû à des prévisions de marché défaillantes, comme la bulle internet, transforment l’emprunteur potentiellement solvable en faillitaire.

            Dans l’industrie, il est courant de voir des prévisions de marché trop optimistes loin de la réalité du résultat final.

  • Au delà du fait que l’Europe n’est certainement pas dans la même situation politique, démographique, historique et économique que l’UE, une politique monétaire, même dans le contexte neo-keynesien, ne se résume pas à baisser les taux pour augmenter la croissance et l’inflation ou les augmenter pour faire l’opposer.
    Je fais remarquer que la couronne tchécoslovaque, le rouble soviétique ou d’autres exemples de monnaies communes depuis l’antiquité n’auraient pas amener aux mêmes conclusions.

    Une monnaie ainsi qu’une politique monétaire déterminent les deux prix principaux d’une économie: le taux de change et le taux d’intérêt. Or le coût du capital et le taux de change n’est pas propre à un continent mais à une économie. Certains états peuvent être très proches (ex France Italie) mais la zone euro de ce point de vue est très divergente. Aux US, hormis les états ruraux où très peu de gens vivent (Wyoming etc.) les différences entre états sont moindre qu’en Europe et la mobilité géographique totale.

    Les taux d’intérêts faible liés à l’euro sont justement ce qui a permis à beaucoup d’états à se gorger de dette à un coût bien inférieur à ce qu’il aurait dû être (et créer la bulle immobilière en espagne, la bulle fonctionnaire en france etc.) Le taux de change quand à lui avantage certaines nations au détriment d’autres et pour revenir à un équilibre sur ce point là il faudrait des années même si les bonnes réformes structurelles étaient prises par chaque pays.

    Somme toute le constat est relativement simple: l’Europe devient un état fédéral ou pas.
    Mais 1) La majorité des citoyens y est opposée dans un nombre significatif de pays
    2) Cela implique un impôt européen et des transferts gigantesques (si la moyenne est 100, le plus pauvre état de la zone euro est à 50 le plus riche à 150) pour compenser la mobilité géographique qui sera toujours beaucoup plus limitée qu’aux USA du fait des langues et cultures différentes. Et je doute que cet impôt remplace ceux que nous avons déjà.
    3) Tous les domaines régaliens à Bruxelles.
    4) Un parlement européen ainsi qu’une commission beaucoup plus puissants. Qui ne s’avéreront certainement pas beaucoup plus libéraux que nos politiques et moins légitimes.

    • « Cela implique un impôt européen et des transferts gigantesques … pour compenser la mobilité géographique »
      Vous pouvez m’expliquer ça ?

      • Pour faire simple, lorsqu’un état se développe aux USA, qu’il crée de l’emploi et des richesses plus qu’un autre, les travailleurs migrent vers ces derniers (la moisit. De ce fait, les déséquilibres sont moindres que s’il restaient au chômage ou avec un faible salaire dans leur état initial. C’est pourquoi il n’y a pas vraiment de réelle politique de transfert aux États-Unis entre différents États. Si on enlève les états ruraux et très peu peuplés, il y a moins de disparités qu’en Europe. La mobilité géographique américaine est de 2 à 3 fois supérieure à celle de l’union européenne (cela dépend de l’indicateur utilisé).

        Si la mobilité géographique est moindre et que les états partagent une monnaie commune (et veulent que ça demeure ainsi), il faut « gommer » les déséquilibres par des transferts. Sinon vous aurez des régions de plus en plus pauvres et d’autres de plus en plus riches du simple fait des taux d’inflations différents (qui ne se réforment pas en moins d’une décennie) ou ou de la structure économique dans son ensemble.

        Pour faire une analogie nationale, le niveau de vie dans la creuse n’est pas 2 fois moins élevé qu’en côte d’azur ou qu’en région parisienne, grâce aux transferts en majorité et à plus petite échelle à la mobilité géographique qui n’est pas si mauvaise en fait en France. Si le PIB français par emploi est 100 en moyenne, il est de 124 à Paris et 82 en Auvergne ou en Basse Normandie. Comme je l’ai écrit, au niveau de la zone duré ces différences sont beaucoup plus importantes (de l’ordre de 50 à 150). Sans transferts, avec une faible mobilité géographique et une même monnaie, les populations des états les plus désavantagés auront beaucoup de mal à améliorer leur niveau de vie, même avec de bonnes réformes. Au niveau national les gens acceptent (dans une certaine mesure) que l’on fasse en sorte que la France soit relativement homogène économiquement, notamment via les infrastructures. Au niveau européen je doute que l’enthousiasme soit le même et qu’une taxe en plus les ravissent.

        Comme dit un peu plus loin, l’Argentine a essayé (avec le succès qu’on lui connait) ce que nous sommes en train de faire à large échelle: créer des taux de change fixe entre pays qui ne font pas partie d’une zone monétaire optimale avec des situations économiques sans rien en commun.
        Imaginez le désastre encore plus important si l’Argentine avait persister dans cette voie.
        Un retour aux monnaies nationales ne peut se faire sans inconvénients et sans douleur, puisque la bêtise a déjà été faite, mais plus on attend, pire ce sera.

        Si quelqu’un peut aussi m’expliquer comment on peut être libéral et prôner le libre marché … sauf pour les monnaies… Donnons aux devises des pays européens leur véritable valeur.

        • « comment on peut… prôner le libre marché sauf pour les monnaies » : simplement parce qu’il est impossible de se prétendre libéral et d’envisager sereinement de redonner le pouvoir monétaire aux politiciens des divers pays européens.

          La concurrence, c’est l’ordre spontané volontaire entre structures privées, pas l’anarchie entre monopoles publics sans foi ni loi.

          L’euro est la moins pire des mauvaises solutions constructivistes, parce qu’il dépossède les politiciens nationaux du pouvoir monétaire. Plus important encore, l’euro prépare le terrain à la véritable concurrence monétaire au sein de la zone, c’est-à-dire la concurrence monétaire entre banques privées.

          • Je ne comprends pas cette logique qui veut que parce que l’on revient à des monnaies nationales c’est forcément redonner le pouvoir de la politique monétaire aux politiciens qui vont dévaluer à tour de bras et imprimer de la monnaie pour des programmes de dépense public…. Tous les pays du monde en dehors de la zone euro sont-ils dans cette situation ? Non.

            De plus vous croyez sérieusement que le projet de l’UE est d’autoriser la concurrence privée des monnaie ? Faire l’apologie du constructivisme c’est aussi fort de café. Une monnaie nationale n’a pas grand chose de constructiviste comparé à une monnaie commune pour laquelle il faut « tout faire » afin de la sauver, y compris prêter l’argent du contribuable qu’il ne reverra jamais et violer la propriété des chypriotes. (mots de Draghi)

            • Le retour aux monnaies nationales est un pari sur la bonne foi des politiciens. L’expérience (et la théorie) montre que faire confiance aux politiciens en matière monétaire est économiquement suicidaire.

              « Tous les pays du monde en dehors de la zone euro sont-ils dans cette situation ? » Tous, sans exception ! Même la Suisse : c’est dire la profondeur du mal.

              « Une monnaie nationale n’a pas grand chose de constructiviste » : intéressante théorie, il va falloir d’urgence creuser la question 😉

  •  » Le véritable problème, au fond, n’est-il pas l’idée d’une politique monétaire en général plutôt que celle d’une monnaie unique ? « … Heuhh loin de moi l’idée de me proclamer économiste-comme on se proclame sélectionneur de l’edf, mais la monnaie unique n’emporte t’elle pas, par construction, une « politique monétaire en général »?…. Monnaie commune et politique monétaire afférente, monnaie nationale politiques monétaire ET budgétaire had hoc… ? (non?)

    • « Non ? » : non ! L’absence de politique monétaire, c’est-à-dire la stabilité monétaire, implique l’absence de politique budgétaire au-delà des fonctions régaliennes, gravées dans le marbre constitutionnel.

  • Il n’aura échappé à personne que, contrairement à la zone Euro, les Etats-Unis disposent d’un gouvernement fédéral. C’est quand même loin d’être un détail.

    Quant à l’Équateur, étant donné sa taille de son économie comparée à celle des Etats-Unis, on peut sans doute comparer son cas à celui du Kosovo et de la Macédoine, qui ont eux aussi renoncé à leur souveraineté monétaire et utilisent l’euro.

    • Mieux que ça ils ont le vote avec les pieds et la concurrence fiscale qui oblige les gouvernements à se reformer.
      Un gouvernement fédéral n’est pas une solution, c’est un problème, comme si du sopoudrage ici ou là pouvait permettre à un état de se sortir d’une crise.

  • Le problème des partisans du retour au franc n’est pas qu’ils ont tort dans leur analyse, mais au contraire qu’ils ne le poussent pas jusqu’au bout ! Même si l’on ne retient que la géographie, il n’est pas compliqué de constater que la région parisienne, la Guadeloupe, la Bretagne, la Corse, l’Alsace et la Réunion sont tout aussi dissemblables écoomiquement que les pays de la zone euro. Il n’y a dès lors aucune raison de s’arrêter au franc : il faudrait au moins une monnaie distincte par région économique. Mais que sont les différences géographiques à côté des différences socio-économiques entre les individus. Rien ne ressemble plus à un chômeur letton qu’un chômeur breton. Et rien n’est plus dissemblable qu’un chômeur breton et une multinationale implantée en Bretagne : en vertu de quel principe ces deux-là devraient-ils être contraints de partager la même monnaie ?

    Le problème du chômage lui-même peut être vu comme le résultat d’une interdiction d’émission monétaire imposée aux chômeurs. Avant l’euro, les Luxembourgeois (qui sont un peu plus de 500 000) émettaient leur franc luxembourgeois, qui leur permettait de s’échanger des biens et des services. Juste à côté, il y a le Chômeuristan français : une entité économique, un « pays » de 3 300 000 habitants, dont la particularité est de ne pas être autorisée – corrolaire du monopole accordé par l’Etat à la BCE – à émettre la moindre monnaie qui permettrait aux chômeurs de pouvoir s’échanger des choses, et, partant de là, d’avoir à nouveau des activités productrices de ces choses qu’ils souhaitent s’échanger. Le Chômeuristan est un pays délimité par des frontières sociales, et non un pays délimité par des frontières géographiques, comme le Luxembourg. Frappés d’interdiction de battre monnaie, et donc de toute possibilité de s’échanger et de produire quoi que ce soit, les habitants du Chômeuristan doivent accepter leur sort fixé par l’Etat.

    Le retour à la liberté d’émission, la fin du communisme financier et monétaire, la fin des banques centrales, la libre concurrence entre monnaies que chacun est libre d’accepter ou de refuser en guise de paiement constituent en réalité l’aboutissement ultime et logique de cette réflexion sur le retour au franc, sur la nécessité d’avoir des monnaies adaptées à tous les types de réseaux humains, qu’ils soient globaux, nationaux, régionaux, locaux, sociaux, transversaux, sectoriels, ou de niche. Entre les idées de Mme Le Pen sur la monnaie et l’économie libertarienne, il n’y a finalement plus que le tout dernier pas de la logique même de Mme Le Pen à franchir. Pour l’instant, toujours agrippée comme une malheureuse aux lambeaux du monopole, elle est aussi utile et gracieuse qu’un train arrêté en rase campagne à quelques mètres du quai…

    • Ce point a été traité dans plusieurs commentaires. Il peut effectivement se discuter pour les Dom Tom, mais absolument pas en métropole ou en Corse.

  • L’auteur aurait-il volontairement oublié de parler du fonctionnement du système de réserve fédérale?

  • Etats Unis, Allemagne, Espagne. Dans tous ces pays fédéraux, il y a un mécanisme de transfert des richesses des régions les plus riches vers les plus pauvres.
    Pas dans la zone euro. Demandez aux allemands de donner (pas prêter comme actuellement) de l’argent aux grecs.
    L’aide fédérale représente presque 50% du budget du Mississipi.
    http://ballotpedia.org/Mississippi_state_budget
    Extremadura reçoit 20% des revenus en aides de Madrid, etc…
    http://www.sintetia.com/existe-injusticia-fiscal-en-el-trato-del-estado-a-cataluna-replica-a-xavier-sala-i-martin/
    S’il n’y a pas de transferts dans la zone euro, les carottes sont cuites.

    • Evincer le budget d’un pays qui fait péréquation entre régions fortes et faibles, comme l’Ile de France et la Creuse, c’est vraiment n’avoir rien compris au film. Cet article d’un prétendu économiste est ridicule et montre qu’il n’a rien compris ou qu’il prend ses lecteurs pour des crétins. Paris regroupe les hauts salaires des hauts fonctionnaires, sièges sociaux des entreprises etc…qui sans les salaires plus bas des activités en province ne seraient rien.

    • art : « Pas dans la zone euro. Demandez aux allemands de donner (pas prêter comme actuellement) de l’argent aux grecs. »

      Pourquoi un type qui s’est crevé au travail devrait donner ce qu’il a produit par ses efforts à des types qui n’en foutent pas une rame, gaspillent ou gèrent très mal leur fric et pourquoi ce fric-gratuit-des-autres serait il mieux géré et mieux employé ?

      L’afflux d’argent a été massif en Grèce après son entrée dans l’euro. Le gouvernement à fait n’importe quoi avec, ça a été le grand pillage.

      art : « S’il n’y a pas de transferts dans la zone euro, les carottes sont cuites. »

      Dans une économie quand on renfloue les partie malade avec l’argent des parties saines on se retrouve tôt ou tard avec toutes l’économie qui est malade.

      • « Dans une économie quand on renfloue les partie malade avec l’argent des parties saines on se retrouve tôt ou tard avec toutes l’économie qui est malade. »

        tu es docteur …. ou un disciple de Madame Soleil ?

        • pierre : « tu es docteur …. ou un disciple de Madame Soleil ? »

          C’est écrit dans les livres d’économie et d’histoire mais c’est aussi logique pour qui a deux grains de logique et d’intelligence.

          -Prendre de l’argent à une bonne boulangerie pour renflouer une mauvaise c’est l’assurance d’avoir moins des premières et plus des deuxièmes. (qui iront mal, donc renflouement, donc etc)

          C’était un petit cours gratuit d’économie et de logique de base.
          Mais comme tu es un abruti il y a peu de chance que tu aie compris. LOL !

  • Vous est-il venu à l’esprit que j’ai pu en entendre parler — plus qu’un peu — mais ne suis pas d’accord avec cette idée ?

  • Comme le dit de façon condensée Art, l’auteur a tout faux.
    Si les Etats-unis fonctionnent avec une seule monnaie, le dollar, c’est pour trois raisons:
    1. il y a des transferts importants des états riches vers les états pauvres, transferts qui sont possible car le niveau fédéral représente 25% du PIB (à comparer avec les moins de 1% du PIB de l’europe en tant que telle)
    2. ces transferts sont socialement acceptables car tous les habitants de ces différents états se sentent tous américains et font flotter le même drapeau à leur fenêtre le 4 Juillet (quand ce n’est pas toute l’année). Quand ils font la guerre, les boys n’ont plus aucune distinction de leur état d’origine.
    3. enfin, ils parlent tous la même langue, ce qui renforce la cohésion, sans parler du fait qu’il ont tous la même constitution que chaque Président fait le serment de « preserve, defend and protect ».

    Comparez cela avec l’Europe et vous voyez tout de suite qu’aucune comparaison n’est possible.
    Pour de plus amples informations, lisez ou relisez « Des lions menés par des ânes » de Charles Gave. Vous apprendrez beaucoup et cela vous évitera de dire des bêtises.

    • Oui mais relisez la conclusion de l’auteur : Selon les courants de pensée libérale le débat sur l’utilité d’une banque centrale n’est pas du tout tranché. Après tout la FED n’a qu’un siècle d’existence et n’a pas la cote auprès des libertariens (Ron Paul et son « end the fed »).

      Je vois bien dans les commentaires que le sujet de l’euro fait débat sur des points qui finalement sont peut être insignifiants au regard du rôle de la BCE : La FED intervient directement sur le marché obligataire (le coup des collatéraux pour nous faire croire que ce n’est pas de la planche à billet, à d’autres) la BCE et son LTRO a filé des liquidités pour que les banques s’empiffrent d’obligs. Sont-elles plus sûres qu’en 2007/2008? Il semble que les banques US sont allé plus vite pour faire leur deleveraging. J’ai peur que la BCE et les traités européens pour tenter de faire fonctionner toutes ces conneries d’euro, de SME etc ne servent qu’à renflouer des banques que les états avaient autorisé (toujours le cas?) à faire n’importe quoi comme financer 1 millions de baraques en trop en Espagne…

      • Duff: « Je vois bien dans les commentaires que le sujet de l’euro fait débat »

        Pour moi ces discussions sur l’euro cachent la plupart du temps ce qu’on ne veut pas voir: certaines parties sont malade de leur étatisme interventionniste et Franc ou Euro ce n’est pas du tout le problème.

        La moitié des 40 année de déficits français ont été faites en franc, si l’économie se grippe c’est bien à cause d’une fiscalité et législation ubuesque produit par un état devenu cancéreux.

        • Oui mais les français adorent élire des politiques qui préfèrent dévaluer la monnaie plutôt que d’accroître la compétitivité par des réformes structurelles. Ce n’est pas prêt de changer, ni en France ni en Italie. Cette contradiction avec l’unicité de la monnaie va coûter socialement très cher voire très mal se terminer.

  • Tenez : je vais vous imiter 😉

    Stupefiante ignorance de votre part ! Ignorez-vous qu’Alfred Nobel n’ayant jamais considéré l’économie comme une science, il n’a jamais voulu décerner un quelconque prix d’économie ? L’initiative de décerner un prix d’économie à des auteurs jugés favorables aux intérêts des banquiers centraux vient d’un… banquier central (qui l’eut cru, n’est-ce pas ?) : Per Åsbrink, gouverneur de la Banque de Suède. Et son prix s’appelle tout à fait officiellement « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel » (à qui il n’a pas demandé son avis), et non « Prix Nobel ».

    Maintenant, voyons la théorie des « zones monétaires optimales » telle qu’elle s’applique dans le monde concret. Comparons donc la ville de Détroit à la Grèce. Si l’on s’en réfère à la théorie récompensée par la Banque Centrale de Suède, Detroit fait donc partie d’une zone monétaire certainement plus « optimale » que la Grèce, si l’on en juge par l’impressionnante mobilité des travailleurs (qui est un critère fondamental pour dire si une zone monétaire est optimale ou non) de Detroit : de 1950 à 2000, Détroit a perdu plus de 60% de ses habitants. Si ce n’est pas un optimum de mobilité, ça, hein, qu’est ce que c’est ? Le déclin de Détroit est dû aux mauvais choix économiques, stratégiques, financiers, électoraux et politiques opérés depuis les années 50 par la population de Detroit dans sa globalité. Ces mauvais choix cumulés ont finalement abouti à la faillite de la ville en 2013, et ont conduit plus de 60% de ceux qui avaient fait ces mauvais choix à fuir cette ville qu’ils ont eux-mêmes sinistrée, et à transporter leurs mauvais plans vers d’autres régions des USA, tels des essaims de criquets pélerins qui dévastent tout sur leur passage, avant de s’en aller sévir ailleurs. En Grèce par contre, les essaims de criquets pélerins sont coincés par de très puissants freins linguistiques et culturels dans leur volonté d’essaimer dans toute la zone euro : ils n’ont pas la même possibilité que les habitants de Détroit de laisser simplement la Grèce dans l’état de ruine où ils l’ont mise, puis d’aller sévir ailleurs. Ils sont obligés de nettoyer ce qu’ils ont salopé. Ce qui n’est pas du tout « optimal », selon la théorie : ce serait « mieux » (pour qui, au fait ?), plus « optimal » s’ils pouvaient faire comme à Detroit. En fait, une zone monétaire est considérée « optimale » par le banquier central lorsqu’un problème local est en mesure d’essaimer très aisément dans toute la zone qu’il contrôle, et de se transformer en un problème global, où intervient alors automatiquement la barrière du « too big to fail », qui autorise Etats et banquiers à plonger dans les poches du contribuable (y compris par la bande, en activant les rotatives à billets) pour renflouer le Titanic. On peut évidemment juger que Detroit, c’est le top de l’optimum monétaire. Mais pour qui, exactement ?

  • « à ceci près qu’en Équateur, on envoie franchement paître ses créanciers plutôt que de créer de l’inflation »

    Si pour vous ce n’est pas un problème … ?!

    Avec un système monétaire sans banque centrale, il y a autant de « politique monétaires » que de banquiers (ou cartels de banques avec un même papier monnaie), sa zone monétaire « optimale » se confond avec sa zone d’achalandise.

    Oui, la politique monétaire unique est une plaie. Ce n’est pas pour autant que 27 politiques monétaires Étatiques sont meilleures.

  • Je nuancerais la comparaison avec les USA, étant donné que là bas, que ce soit en Californie ou dans le Kentucky, tous les gens se sentent américains, ce qui n’est pas tout à fait pareil quand il s’agit de compenser par transfert de richesse des différences de compétitivité…

    (un peu comme en France si on prend par exemple la Lozère ou le Rhône, l’un reçoit probablement plus qu’il ne produite et l’autre l’inverse, mais tous se sentent français et solidaires à ce titre).

    Le véritable problème de la monnaie unique est en fait la solidarité qu’elle implique, une solidarité entre différents peuples en ce qui concerne l’Europe, peuples qui visiblement ne se reconnaissent pas tous sous le même drapeau, ni ne sont prêts à se sacrifier économiquement les uns pour d’autres qui ne feraient pas d’effort…

  • « Le véritable problème, au fond, n’est-il pas l’idée d’une politique monétaire en général plutôt que celle d’une monnaie unique ? J’ai bien l’impression que si. »

    je suis d’accord sur le fait que la politique monetaire soit un probleme, mais la monnaie unique en est un aussi!

    La solution comme mentionnee plus haut dans les commentaires, est probablement la concurrence, la liberte monetaire.

    Sans cela, difficile d’avoir des taux d’interets differents…
    Par exemple, si l’inflation est de 5% en espagne et de 1% en allemagne, les taux d’interets seraient naturellement plus haut en espagne, et tout le monde emprunterait en allemagne pour placer en espagne.

  • Il faudra bien un jour comprendre que l’économie d’un pays ne se limite pas à l’espace des places de marchés boursiers et aux banques centrales.

  • Vous oubliez de préciser que votre exemple ne peut pas tenir….. Aux états unis la langue officielle et parler dans tous les états est l’anglais (globish) et que par conséquent un Texan peut aller travailler et habiter en Californie infaisable en Europe !!!! Trouver moi un seul européen qui parle grecque anglais espagnol allemand finlandais ect ect ) et que les états unis ont été fondés sur un même peuple et une même culture en général ! Une monnaie est un peuple.Ensuite il y a des subventions donner d’un état à un autre aux états unis qui fonctionne comme un seul pays !!!! En Europe, ce n’est pas possible trop de langues culture différente et pas de réelle subvention des pays du nord vers les pays du sud ! Donc votre exemple des états unis ne tient pas !

    Ensuite, vous ne parlez pas dans votre article des 16 000 Milliard de dette américaine et que les états unis sont en faillite ! Il pratique la planche à billet interdite en Europe ! Cela leur permet justement de pallier au problème de compétitivité d’un état à un autre :::> pas possible en Europe de faire de la dévaluation compétitive d’ou le retour aux monnaie national

    Conclusion « sois vous parlez de sujets que vous ne connaissez pas, auquel cas changer de métier !!! Sois-vous êtes conscient que vous écrivez de la crotte et donc vous mentez à vos lecteurs !

    • votre réponse n’est pas trés logique: d’abord vous semblez vanter le système américain par rapport au système européen, et ensuite, vous reconnaisez que les USA sont en faillite !
      en quoi la planche à billet au USA permet de pallier au problème de compétitivité d’un état à l’autre ?

  • Une politique monétaire est le fruit d’une présomption fatale suprême.
    C’est l’anneau unique des interventionnistes.

  • Chacun peut noter la contradiction majeure minant la thèse de la ZMO.

    En effet, ceux qui affirment que les travailleurs (et surtout les capitaux publics à redistribuer) ne sont pas mobiles en Europe nous expliquent dans le même souffle qu’il faut rétablir les anciennes frontières, notamment en réintroduisant les monopoles monétaires nationaux.

    La question est simple : quelle est l’utilité de rétablir les frontières si les Européens ne sont pas mobiles ? Pour les courants d’air ?

    Ou alors, les Européens sont en réalité mobiles, malgré le frein très relatif de la langue, et l’argument de la ZMO est nul et non avenu. Sans surprise, il semble bien que c’est précisément le refus de cette mobilité, et surtout de la concurrence qui va avec, qui motive les partisans de la ZMO.

    Bref, la ZMO est une histoire à dormir debout, de la pseudo-économie qui ne résiste pas à un minimum de logique.

    • Encore votre incapacité à admettre l’existence de la notion d’équilibre? triangle de Mundell ça vous dit quelques choses?

      Le frein très relatif de la langue? Qu’est ce qu’il ne faut pas lire ici, certains on chaviré depuis longtemps.

      Vous parlez de logique, mais vous n’en avez pas!!!

      • Jusqu’à preuve du contraire, les frontières sont élevées pour réduire la mobilité, pas pour la favoriser. On attend avec impatience une réponse intelligible à la question posée, si possible en évitant de nous infliger un gloubiboulga de principes économiques mal digérés.

        • Il ne s’agit pas de frontières, mais de monnaie, vous mélangez les torchons et les serviettes. La GB est dans l’UE, donc circulation libre des marchandises, mais a conservé sa monnaie.

          L’Allemagne s’en sort moins mal que d’autres, car elle a fait une dévaluation interne au moment où les autres ne le faisaient pas et achetaient le made in Germany. Pour des raisons de structure de négociation sociale l’Allemagne arrive à le faire, les pays latins ne savent pas le faire, ils ne savent que dévaluer leur monnaie pour mettre tout le monde d’accord.

    • ce qui empèche la mobilité, tout autant que la langue, c’est la perspective de toucher des allocations, et que ces allocations proviennent du déficit d’un état qui peut emprunter à 1%, ou d’une vaste redistribution mise en place à l’échelle de l’europe, ne fait probablement guère de différence.
      si les espagnols ou les greques ont la possibilité de se dorer la pilule en restant chez papa-maman, pourquoi iraient-ils travailler dans un pays froid ou personne ne parle leur langue ? dans les années 60, les ibériques ne parlaient pas non plus le français, il y avait bel et bien une frontière, la monnaie n’était pas la mème, pourtant, ils furent nombreux à venir travailler dans l’hexagone., c’était ça ou rester dans la misère ! ce qui était possible à cette époque, ne serait plus possible aujourd’hui, alors qu’on a une monnaie unique, une culture de plus en plus similaire, des avions et des autoroutes de plus en plus nombreuses et performantes ?
      il est peu probable que les pays d’europe du nord, acceptent de payer de fortes sommes en vu d’alimenter les pays du sud en pastis… la réforme protestante et la guerre civile européenne qui en suivit pendant 120 ans, était du aux fortes sommes qui quitaient l’europe du nord pour l’italie, par le biais des indulgences

      • Très bonne remarque concernant l’effet démobilisant des allocations ! L’existence d’une politique de redistribution budgétaire n’est pas le critère d’une zone optimale, mais au contraire le signe évident d’une mauvaise utilisation des ressources.

  • cet article à tout faux , la zone euro n’est pas une zone monétaire optimale selon les critiques établis par Robert Mundell : http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_mon%C3%A9taire_optimale
    la zone dollar en est une .

    • Les USA, et a fortiori la zone dollar, N’en est PAS une, non plus. Et pourtant, elles existent

    • Un jour prochain, il faudra essayer d’expliquer en quoi un monopole (notamment monétaire) serait en mesure de produire une situation optimale. Cette thèse est une bouffonnerie économique.

  • Ce que vous dîtes est vrai, mais les USA sont un Etat fédéral… il y a donc des transferts des Etats qui vont bien vers ceux qui vont mal non ? Comme nous avec la région Rhônes-Alpes vers les DOM-TOM par exemple ou le Cantal, il me semble. Le problème est donc plus que l’UE n’est pas un pays.

    Et c’est tout l’argumentaire d’un Sapir par exemple, qui dit bien que le problème se reglerait si l’UE devenait fédérale, mais comme il pense que jamais ça n’arrivera pour des raisons historiques, nous sommes des vieilles nations pas des colonies britanniques récentes, avec nos langues, nos histoires nationales etc… et que donc il n’y a tout simplement pas de sentiment national européen, les allemands n’accepteraient pas de lâcher 5 à 10% de leur PIB (lui à calculé 12%) en transfert vers des Etats du Sud pour ajuster les problèmes.

    Pourriez-vous faire un papier là-dessus ? Ça serait la suite de celui-ci…

    Il y a aussi la question de la mobilité, l’Espagnol ne va pas déménager en Allemagne aussi facilement que le Californien vers le Texas. Encore une fois question de langue, de nations etc.

    • Le seul pays de l’UE susceptible de recevoir des immigrants des autres pays de l’UE, c’est la GB, car l’anglais est la langue la plus parlée dans l’UE. C’est de plus une langue germano-latine, beaucoup de mots d’origine française et beaucoup d’origine germanique. Les allemands apprennent facilement l’anglais, de même que les latins. En revanche l’allemand est compliqué pour un latin, le français est compliqué pour un allemand.

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