Le score décerné à la France par la fondation Heritage est-il crédible ?

La France a terminé l’année 2013 à la 70e place de l’index des libertés économiques sur 177 pays. Ce rang est-il conforme à la réalité ?

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Le score décerné à la France par la fondation Heritage est-il crédible ?

Publié le 15 janvier 2014
- A +

Par Bernard Martoïa.

2013-index-of-economic-freedom

Depuis 1995, la fondation Heritage publie son index de liberté économique.

Pour l’année 2013, La France arrive en 70ème position sur 177 pays recensés avec un score de 64,1 %. Pas de changement notable dans ce classement si ce n’est que les États-Unis ne figurent plus parmi les dix premiers grâce à la politique budgétaire et fiscale du président Barack Obama.

Pourquoi devrait-on s’intéresser de près en France à ce classement ?

Parce qu’il existe une étroite corrélation entre le degré de liberté et la richesse d’un pays. Les économies considérées libres ont un degré de liberté supérieur à 80 % tandis que dans celles dites réprimées ce degré est inférieur à 60 %.

Selon les critères de la fondation Heritage, les économies vraiment libres se comptent sur les doigts d’une main : Hong Kong, Singapour, Australie, Nouvelle-Zélande et Suisse. En revanche, il y a 91 économies réprimées, allant du Burkina-Fasso juste en dessous de la barre avec un index de 59,9 % et se terminant par la Corée du Nord avec un index de liberté de 1,5 %.

Entre 1994 et 1998, une famine aiguë a provoqué la mort de 3,5 millions de Coréens sur une population de 22 millions. 15 % de la population coréenne a donc disparu à cause de l’économie planifiée en vigueur dans ce pays où le cannibalisme se pratique à une grande échelle.

La France occupe la 70ème place dans ce classement mondial. Mais ce rang est-il conforme à la réalité ? La soupe populaire bat des records de participation dans notre économie dirigiste. Le socialisme est le nivellement par le bas. Il ne génère que de la pauvreté en voulant réduire les inégalités par la progressivité de l’impôt. Notre élite politico-administrative formatée à l’ENA devrait méditer ce proverbe chinois :

quand le riche maigrit, le pauvre meurt de faim.

Dix critères sont pris en compte dans le degré de liberté économique d’un pays : business, libre-échange, politique monétaire, taille de l’État et dépenses publiques, fiscalité, droits de propriété, investissement, finance, corruption et marché du travail.

Chaque critère est pondéré de la même façon : de 0 à 100 %. Concernant la France, commençons par les satisfecit :

  • Libre-échange 82,8 % : ce bon chiffre est sans doute lié au marché unique européen instauré en 1992 et aux sanctions imposées par la commission de la concurrence mais certainement pas à l’action du gouvernement socialiste qui prône d’acheter le made in France.
  • Droits de propriété 80 % : ce score élevé est contredit par la revendication du droit au logement qui donne lieu à des occupations illégales d’appartements vides, encouragées par la ministre du Logement.
  • Business : 79,9 % : ce score est fantaisiste quand on sait que des patrons sont pris en otage par des syndicalistes de la CGT. Comme l’a rappelé Maurice Taylor, le PDG de Titan, ces syndicalistes risqueraient la prison à vie pour ce genre de crime aux États-Unis. Mais en France, ils sont considérés comme des héros et leurs crimes absous.
  • Politique monétaire 76,1 % : grâce à l’indépendance de la banque centrale européenne. Ce score tomberait si nous étions encore sous le régime de la banque de France. N’en déplaise à beaucoup de Français, l’Union européenne est un garant des libertés économiques.
  • Investissement et finance à égalité avec un score de 70 % : la fondation ne connaît pas les usines à gaz inventées chaque année par nos énarques pour doper l’investissement. Le pacte proposé par le président de la République aux chefs d’entreprise est une autre forme de contrainte qui va à l’encontre de la liberté.
  • Corruption 69,9 % : ce score médiocre est justifié quand on connaît les coulisses des marchés publics et la politique des « grands contrats » à l’étranger qui est une exception française.
  • Marché du travail 51,8 % : cela se gâte pour notre pays car nous passons sous la barre fatidique de 60 %. Évidemment, l’absence de liberté de licenciement en est la principale cause, sans compter l’imposant Code du travail en vigueur dans notre économie dirigiste qui ne cesse d’enfler au fil des ans quel que soit le gouvernement en place.
  • Fiscalité 48,4 % : il n’y a rien d’étonnant à ce mauvais score en raison du matraquage fiscal et son point d’orgue avec la nouvelle tranche d’imposition à 75 % pour les revenus des personnes physiques qui a été approuvée par le Conseil Constitutionnel. La France mérite bien son titre d’enfer fiscal.
  • Taille de l’État et dépenses publiques 5,6% : avec ce score, la France décroche et se retrouve pratiquement au niveau de la Corée du Nord. Dans le classement mondial, l’avant dernière place est détenue par Cuba avec un score de 28,5 %. Quelques chiffres pour donner une idée du désastre français dans ce domaine. En 2004, il y avait 75 000 communes dans l’Union européenne dont 36 568 en France, soit 49 % du total pour 16 % de la population. Le millefeuille administratif est une autre exception française. Un gouvernement conservateur aurait fusionné la commune avec le canton. Cela aurait abaissé leur nombre à 4055 au lieu de 36 568 avant les élections prévues en mars.

—-

En conclusion, le classement décerné à la France est trop beau pour correspondre à la réalité.

Notre rang réel se situe vraisemblablement à la centième place en compagnie du Brésil et du Bénin. Les Français ont l’habitude de truster les présidences des organisations internationales comme celle du FMI. Il serait plus utile qu’ils entrent dans des think-tank comme la fondation Heritage. Cette dernière recrute des cadres. Quelques jeunes Français bardés de diplômes devraient faire acte de candidature auprès de celle-ci. Leur recrutement devrait aboutir logiquement à une étude plus réaliste de la liberté économique dans notre pays que celle estimée par cette vénérable fondation de Washington.

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  • L’heritage fondation ne prends pas en compte l’immigration qui est un liberté économique fondamentale.
    Je peux vous assurer que mettre le pieds en Australie pour entreprendre n’est pas évident.
     » occupations illégales d’appartements vides qui sont encouragées par la ministre du logement. »
    En France encouragé un délit en est un, je ne vois pas comment un ministre pourrai encourager les squat illégaux.

    • On peut encourager en disant simplement « je comprends », un simple incitation à des conséquences.
      Belle analyse de l’auteur, 100% d’accord

    • Non, l’immigration n’est pas une liberté, car elle enfreint celle des nationaux.
      Pas plus qu’on ne peut s’installer sur le terrain d’autrui, on ne peut décider de s’installer dans autre pays.
      La liberté de disposer du bien d’autrui, c’est du socialisme.

      • Je ne vois vraiment pas en quoi l’immigration ne devrait pas être une liberté…
        http://www.contrepoints.org/2013/09/21/139865-limmigration-societe-libre

        • Il ne fait aucun doute que chacun devrait avoir le droit d’émigrer où il le veut… À condition de respecter le doit de veux qui sont déjà là sur leur propre propriété. Je n’ai aucun droit à aller chez mon voisin. Mais j’ai le droit de lui demander s’il veut bien m’accueillir et à quelles conditions… l’immigration telle qu’on la connaît majoritairement aujourd’hui est l’appropriation des propriétés des anciens par les nouveaux arrivants. Sans même demander aux anciens s’ils sont d’accord.
          S’il y à un truc anti libéral c’est bien ça.
          Sans un état coercitif ce serait à chacun de se demander s’il accepte de louer ou vendre un logement à l’immigré, s’il accepte de l embaucher, d’acheter des produits.Et il n’y aurait aucun «biens collectifs» et services publiques financés par les anciens habitants et auquel les nouveaux arrivants auraient magiquement droit par leur simple présence.

          Dans un tel cas, évidemment l’immigration est un «droit»…

      • n’importe quoi cette comparaison.

        vous comparez un pays (délimité arbitrairement) et les droits de propriétés de citoyens.

        donc selon vous « l’état » est propriétaire du territoire français ? parce que c’est justement ça le collectivisme

        lisez donc http://www.parti-libertarien.com/immigration pour vous défaire des idées recues de TF1 / Le Figaro

        • En même temps il faudrait faire une (petite) différence entre ce qui devrait être dans une organisation libertarienne de la société (immigration totalement libre, et totale liberté des habitants d’accueillir ou non dans leurs logements/entreprises/etc. les nouveaux venus) et ce qui est aujourd’hui sous la coupe d’un Etat obèse qui pompe joyeusement notre argent.
          Comme il y a (je le regrette, croyez le, au moins autant que vous) un Etat qui s’est plus ou moins arrogé la propriété de tout le territoire et que les « locaux » peuvent en partie (très faible) contrôler par le vote, et que de plus cet Etat procède à la « redistribution » en permanence, prétend interdire toute forme de discrimination aux citoyens tout en la pratiquant à tours de bras… Ben nous sommes aujourd’hui dans une situation où l’immigration ne peut pas être un droit. Ce serait rajouter (pas de la faute des immigrés, qui se contentent d’un calcul rationnel d’optimisation de leur situation) l’injustice à l’injustice, le vol au vol, la violence à la violence. Difficile à faire passer, au nom de la liberté, non ?

          • Et je rajoute après avoir jetté un oeil à votre lien…

            Tout d’abord vos propositions semblent relever de ce que gère/fait un Etat, un collectif… Pas tellement d’individus libres. Et soulèvent quelques remarques.

            Si la colonisation est « mal » (ça se discute, pour un libertarien… le colon individuel est autant dans son droit que l’immigré d’aujourd’hui. Pour ainsi dire, davantage), alors l’immigration l’est aussi. Il s’agit d’aller « ailleurs » sans y être autorisé par les gens qui y sont déjà (par les « chefs », oui, dans un cas comme dans l’autre, mais les gens… rarement/jamais) et ont acquis la propriété des lieux par le principe Lockéen d’incorporation du travail.

            Le privilège du « blanc » que vous dénoncez, c’est d’être héritier de gens qui ont choisi la liberté au détriment du confort. Que je sache l’héritage n’est pas dénoncé par la tradition libérale/libertarienne (c’est mon argent/bien, j’en dispose comme je veux après comme avant ma mort). Le « manque » des autres est lié au choix, encore répété aujourd’hui du confort et des prébendes reçus des puissants au détriment de la liberté. Autre privilège, peut-être, dans la façon dont l’Etat traite les individus (ça c’est loin d’être prouvé, mais si vous le dites). Donc pas pertinent puisque ce même Etat ne devrait pas avoir à traiter qui que ce soit puisqu’il devrait disparaître ou du moins se réduire massivement.

            La liberté, c’est la responsabilité, assumer les conséquences de ces choix. Donc… Votre programme me semble, sur ce point au moins, bien plus socialiste qu’autre chose. Dommage, j’ai été un instant ravi de voire un « parti libertarien ». Hélas il semble bien plus libertaire que libéral/libertarien.

    • En fait, elle prend ce critère en partie en compte dans les catégories « investissement » (possibilité pour les étrangers d’investir dans le pays), « business » (facilité pour créer une entreprise) et « propriété » (possibilité pour un étranger de détenir des biens dans le pays).

      Je pense par contre quand même que ce critère est très sous évalué.
      Le Qatar par exemple interdit à des étrangers de détenir des propriétés ou des entreprises (participation limitée à 49,9%) dans le pays. Il est également très difficile d’obtenir la nationalité Qatari.
      Malgré cela, le Qatar s’en tire très bien dans les notes (30eme).

      • Oui j’avais bien vu qu’il le prenait en compte dans investissement. Mais si on prends par exemple les migrants juifs qui ont apporté beaucoup au capitalisme américain. Un pays qui les auraient stoppé (comme le Qatar) aurai eu alors la même note qu’un pays les ayant accueillis.
        La croissance économique c’est fait d’individu sorti de nul part et pas forcément de Harvard ou bien de très grandes entreprises.

  • Je suis assez d’accord avec la plupart des points, mais le point sur la politique monétaire me gène.
    La banque centrale « indépendante » est juste indépendante des peuples et des politiques qui ont perdu LE levier économique laissé dans la main des marchés et dont Goldman Sachs use et abuse (voir le docu Arte Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde) . Vous y verrez les liens incestueux qui règne dans ce monde opaque des politiques monétaires. Certain vont répliquer en disant oui mais la planche à billet etc… Je suis désolé, ce n’est pas parce qu’il faut passer par les marchés privés que nos politiques n’empruntent pas quand meme à tour de bras depuis 73… problème, ça coûte horriblement plus cher. Donc le marché obligataire n’a eu AUCUN impact sur la réduction du déficit, c’est meme pire, on arrive meme pas a payer les interets qui n’existait pas avant.

    • L’enjeu est de limiter la taille de l’État.

      Après tout s’il assurait ses fonctions régaliennes et seulement celles-là, au prix de 5 ou 10% du PIB, peu importerait qu’il se finance intégralement par la création monétaire: aucun impôt, aucune taxe, quelle liberté!

      Banque centrale, Goldman Sachs, étalon or, manipulations monétaires, impôts confiscatoires … quelle importance ?
      C’est l’étatisme qui nous ruine, et peu importe le moyen par lequel l’État accapare trop de ressources.

    • A partir du moment où il y a un monopole de la monnaie (c’est à dire que toutes les transactions, les comptes, les taxes … sont en €), même si la banque centrale est « indépendante », il y aura des distorsions qu’on ne pourra régler avec des lois.
      Concernant les documentaires d’Arte, ils sont la plupart du temps pitoyables d’amateurisme.

  • Merci bezucoup pour ces informations que nous ne devrions pas hésité à relayé vers ceux qui prétzndent exagérément que la France s’est vendue aux forces néolibérales (adjectif fourre-tout et insultant).
    Qu’elle soit placé au milieu ne m’étonne pas. C’est le produit d’une politique de zig zag entre libéralisme et socialisme et non celui d’un consensus idéologique et politique.

  • « N’en déplaise à beaucoup de Français, l’Union européenne est un garant des libertés économiques. »
    C’est bien une des raisons pour laquelle beaucoup de français détestent l’union européenne.
    Cela dit, je crois que c’est partiellement inexact : autant le marché commun a contribué aux libertés économique, autant l’action de l’Union (la nouvelle forme, plus récente, du « machin ») est au mieux douteuse. .

  • La BCE a eu un rôle plus satisfaisant globalement que la Banque de France quand le Franc existait encore. L’euro est une monnaie plus stable que le Franc français ne l’était. Et c’est en cela que le chiffre de la politique monétaire est bon, mais ça ne veut pas dire que l’Union européenne nous a apporté de la liberté économique en général, hormis le libre-échange.
    En revanche, on ne peut pas dire non plus que l’euro est une monnaie satisfaisante, elle est bourrée d’inconvénients et surtout la BCE emprunte désormais un mauvais chemin qui consiste à baisser les taux d’intérêts et prêter aux banques de manière exagérée.

  • si la liberté économique c’est d’autoriser les OGM et le gaz de schiste, je préfère que l’on soit mal classé…

    • Tu peux prendre le classement à l’envers si ça te chante, ça commence par la Corée du nord, c’est bien ça la Corée du nord.

    • « si la liberté économique c’est d’autoriser »
      Interdire, interdire, interdire, quelle satisfaction en retirez-vous ?

      • ben je pourrais avoir la (tres grande) satisfaction d’etre sur de ne pas avoir d’OGM dans ce que j’achete…

        • Autoriser la vente d’OGM en France ne vous empêcherai pas d’acheter uniquement des produits sans OGM.

          Pour la vente de produits à base d’OGM, le problème est plus au niveau de la transparence que de la liberté de les vendre.

        • Pour être sûr de ne pas manger d’OGM, il faut avoir le choix entre « avec » et « sans ». S’il y a une loi interdisant la catégorie la plus avantageuse pour le vendeur, vous en mangerez à votre insu, évidemment.

    • La liberté économique, c’est de laisser le marché fonctionner, c’est-à-dire d’empêcher les uns de contraindre les autres ou de mentir aux autres. Or l’État, au lieu d’employer son monopole de la contrainte à cela, est un instrument pour empêcher, obliger, spolier et mentir (notamment par la manipulation monétaire).
      Il entrave l’activité, annule ses résultats, brouille l’information au prétexte plus ou moins sincère de réaliser telle ou telle utopie, comme si sa parole était efficace à l’instar de celle de Dieu.

      L’interdiction des OGM ou de l’exploitation des gaz de schistes ne sont pas dans le sujet.

      • c’est drole votre propos car on peut dire exactement ca d’une entreprise… personnellement que ce soit l’Etat qui me mente ou que ce soit une entreprise ca revient au meme…

        c’est faux votre raisonnement, par exemple Windows contraint les utilisateurs open-source a utiliser leur format qui sont devenus des standards de fait… a partir d’une certaine taille des entreprises, le marche ne fonctionne plus et les pratiques de Windows sont un bon exemple du comportement d’une entreprise en situation de monopole.

        • Non, il y’a une grosse différence. Aucune entreprise ne peux utiliser la violence (sauf avec le soutien de l’état) pour arriver à ses fins).

          Pour votre exemple, Windows est justement un bon exemple qu’une entreprise même en situation de quasi monopole ne peut pas complètement imposer ses produits. Le logiciel libre est aujourd’hui bien développé et offre des alternatives crédibles à Windows. On peut tout à fait posséder un PC sans rien acheter à Microsoft.

          • une entreprise peut parfaitement utiliser la violence (le premier exemple qui me vient a l’esprit sont les eleveurs de porc bretons mais il y en a beaucoup d’autres)

            rate votre exemple sur windows : quand j’ai achete mon pc, a cause de la vente liee j’ai paye mes logiciels windows alors que je ne les ai jamais utilises…

            • Il y a une ENORME différence entre la « violence » d’Etat et celle d’une d’entreprise : Dans le cas de l’Etat, personne ne sera inquiété et les moyens d’oppression sont illimités (vous avez déjà vu un homme politique en prison ou un fonctionnaire ?).
              De plus dans le cas de l’Etat, vous n’avez pas le choix.
              Si vous ne vouliez pas de windows, allez acheter autre chose. Un PC avec 100% de logiciels libres c’est facile à trouver, il y a même des assembleurs en France. Le format des fichiers n’est aucunement un problème, tous les format de Microsoft sont lisibles avec des logiciels gratuits.

            • « quand j’ai achete mon pc, a cause de la vente liee j’ai paye mes logiciels windows alors que je ne les ai jamais utilises »

              Vous pouvez renoncer à windows et demander un remboursement de l’OS lors de l’achat de votre PC.

              « une entreprise peut parfaitement utiliser la violence (le premier exemple qui me vient a l’esprit sont les éleveurs de porc bretons mais il y en a beaucoup d’autres) »

              Ces entreprises sont soumises à la justice dés lors qu’elles violent les droits (sauf en France, ou apparemment, le kidnapping est dépénalisé…), l’état, non.

              Une entreprise qui commence à faire preuve de violence va perdre ses clients, dilapider ses ressources et disparaître. L’état fera financer ça par le contribuable.

        • On est en 2014, rejoignez-nous !
          Ça fait longtemps que Windows n’est plus en situation de monopole et qu’il existe énormément d’alternative, que ce soit pour leur OS ou pour leurs softs.
          Mais je comprend peut-être mal la référence aux standards dont vous parlez, vous pouvez m’éclairer ?

        • L’État et les truands vous contraignent car vous devez leur obéir ou tout perdre.
          Une entreprise qui fonctionne par la contrainte s’appelle une mafia – et son existence est un échec de l’État.

          Les oligopoles ou monopoles de fait ne sont pas de cet ordre.
          Je ne suis pas convaincu de l’utilité de les dissoudre de force: L’innovation s’en chargera.

          Comme souvent à gauche, vous appelez contrainte le refus de céder à vos exigences.
          En général le prétexte invoqué est l’inégalité, sans qu’on sache bien si c’est le rejet de l’inégalité ou la griserie du pouvoir de soumettre autrui qui meut les socialistes.

          En réalité tout le monde gagne à ce qu’il soit permis de refuser une transaction, car alors il s’établit un échange mutuellement fructueux (sauf erreur, toujours possible) et donc il y a création de valeur.
          C’est pourquoi le libéralisme apporte la prospérité, et le socialisme, la misère.
          Pour moi c’est l’emploi de la contrainte, même latent (menace), qui est injuste – sauf évidemment pour l’empêcher ou pour en annuler les conséquences si l’État n’a pas su l’empêcher.

        • La différence entre un État et une entreprise, c’est que vous avez le choix de ne pas donner votre argent à une entreprise.

    • Si les droits de propriétés étaient correctement définis (interdiction de polluer autre chose que sa propre propriété), le gaz de schiste ne serait en aucun cas un problème.

      • Pour être plus précis. Si effectivement l’exploitation du gaz de schiste par votre voisin entraîne une pollution de votre propriété, l’interdiction s’applique.

        Le problème en France, c’est l’appartenance des sous-sols à l’État. Ça fausse tout le problème.

        • oui c’est juste votre remarque. Elle s’applique de la même manière aux OGMs

        • D’ailleurs aux États-Unis, l’exploitation des gaz de schistes s’est développée malgré l’État, uniquement grâce au fait que les propriétaires privés possèdent le sous-sol de leurs terrains.

    • eh Marcel tu peux aller manger des glands en forêt, on t’interdit pas !

    • Avec la liberté économique vient la responsabilité. La responsabilité du fabricant ainsi que la votre de ne pas acheter ses produits ou de vous informer.
      En France, si un énarque pond une loi bien pensante et que l’application de cette dernière tue directement des personnes, il ne sera jamais inquiété.
      Allez voir dans les pays les plus libres et vous vous rendrez compte que le consommateur est bien mieux informé qu’ici. Un énarque (surtout un énarque débordant de sentiment de supériorité) ne peut hélas pas tout prévoir.

  • « En 2004, il y avait 75.000 communes dans l’Union européenne dont 36.568 en France »

    OUCH !

    • Ce n’est pas vraiment un problème, tout dépend de ce qu’on y fait.
      Cela peut permettre une meilleure subsidiarité.
      Les économies d’échelle permises par la centralisation sont plus qu’annulées par la bureaucratie.

  • La vraie question c’est surtout: est-ce que la fondation Heritage est crédible?
    http://www.heritage.org/about/board-of-trustees

    Qui se trouve derrière la fondation Heritage?
    Prenons nos deux premiers pigeons:
    -Morgan Stanley & Co.
    -Tribune-Review Publishing Co., Inc (La Tribune-Review Publishing Company appartient à un héritier d’Andrew W. Mellon, le Mellon du secteur bancaire, du pétrole et de la fortune d’aluminium, Richard Mellon Scaife. La société publie sept quotidiens)

    Je vous laisse juger par vous même quels intérêts défendent individuellement chaque membre de cette fondation soit-disant « indépendante ».
    #théoriedelagence #calculusofconsent

    • Juste une question qui répondra un peu à vos « interrogations »…

      Pourquoi un groupe privé issu de gens riches (grâce à des transactions librement consenties) serait-il moins crédible qu’un groupe public pleins de gens riches (grâce à des rémunérations arrachées par la contrainte/menace de violence) ?

      N’importe quelle organisation est financée par quelqu’un. L’Etat est un groupe, une organisation presque comme les autres. La seule différence est que son financement est en grande part obtenu par la contrainte (si l’impôt était une contribution volontaire pour avoir droit aux services mirifiques de l’Etat… personne n’en payerait, c’est bien pour ça qu’il n’est pas volontaire et que si vous ne payez pas vous vous exposez aux pires problèmes, y compris la violence physique)

      • Je n’ai jamais insinué qu’un analyste payé par des fonds publics serait plus crédible. En fait, personne n’est neutre ou indépendant dans la vie.

        L’humain est ainsi fait et la plus grande délusion sociale est pour un principal de croire à la neutralité et à l’indépendance d’un agent. C’est vrai dans la relation entre un citoyen (principal) et un représentant élu (agent), c’est vrai dans la relation entre un propriétaire actionnaire (principal) et un administrateur (agent). C’est aussi vrai entre un individu à la recherche de la vérité et d’un autre qui cherche à exposer sa vision de la vérité.

        Je me contente de prendre du recul quand j’examine l’opinion d’un groupe. Peu importe que le groupe soit constitué d’individus rémunérés par des donateurs ou par des fonds publics, le fait est que l’information livrée par un groupe va toujours servir les intérêts du groupe.

        Un groupe de fonctionnaires veillera à livrer une information qui assurera au maximum la sécurité de leur emploi, de leur revenu, tout en minimisant l’effort donné.

        Un groupe d’entrepreneurs philantropes veillera toujours à livrer une information qui assurera au maximum le bénéfice de leur entreprise et la bonne réputation de leur fondation tout en minimisant l’effort donné.

        • C’est pourquoi il faut réanalyser les résultats indépendamment de qui les a obtenus ou financés, et sans a priori. Merci à Bernard Martoïa. Vous avez lu l’article ?

      • Non l’état n’est pas une organisation comme une autre. Il est contraint par la nécessité d’agir pour le « l’intérêt général » d’une part et en outre il n’est que l’émanation du peuple réuni. Il est la résultante de la volonté en France de 68 millions de Citoyen. Chaque décision que prend l’état c’est le fruit d’un consensus extraordinaires de dizaines de millions de personnes.
        En outre vous dite que l’impôt est involontaire…euh puisque c’est l’état qui le décide par définition il n’y à rien de plus volontaire que l’impôt. Vous êtes absolument libre de ne pas partager le projet de société d’un peuple, auquel cas vous changer de nationalité ou devenez apatride de tel sorte à ne pas payer d’impôt…personne vous en empêche…bon vous n’aurez donc plus aucun droit car il n’y aura personne pour les protéger mais ça c’est un détail…la protection ça coute cher.

        • Cher John,

          Le forum contrepoints rassemble beaucoup de libertariens. Manifestement, vous êtes un autoritarien. Nos positions sont donc fondées sur des axiomes opposés.

          Vous considérez que l’État a la légitimité d’agir dans l’intérêt général. Je considère que chaque personne a un intérêt personnel propre, que chaque personne a intérêt à faire des concessions, mais qu’aucun « intérêt général » n’a la légitimité de s’y substituer par la force.

          Vous considérez que l’État peut légitimement utiliser la coercition sur des citoyens dissidents sous prétexte qu’ils demeurent libres de s’en aller. Je considère que les citoyens peuvent légitimement se défendre contre un État opressif sous prétexte qu’ils sont libres de faire sécession.

        • John,
          il ne vous viendrait pas à l’idée que l’État impose au peuple selon quelle religion il devrait vivre au nom de l’intérêt général ?
          Et bien si l’on a eu la très bonne idée de séparer l’Église de l’État, il devrait en être de même pour la politique. Le rôle de l’État devrait se restreindre à protéger les libertés individuelles. Libre ensuite à la société civile de s’organiser comme elle le souhaite. Si des gens désirent réunir leur force pour vivre selon la doctrine socialiste par exemple, grand bien leur fasse à partir du moment où ils ne cherchent à l’imposer à personne.

    • L’attaque ad hominem est le recours de ceux qui ne peuvent invoquer les faits.
      Libre à vous de voir le Mal dans la finance ou l’industrie pétrolière.
      Pour moi, c’est de contraindre son prochain.

      Mais quoi qu’il en soit, vous vous bouchez les yeux et les oreilles (et le nez ?) devant le fait que la liberté économique produit la prospérité, et pas la contrainte d’État, fût-elle maniée par les surhommes écrasant le commun (sans parler de la lie de l’humanité: les hommes d’affaire) de leur supériorité intellectuelle et morale et leur force de travail qui, à en croire les socialistes, peuplent la fonction publique.

      Notez que nous libéraux n’avons pas besoin de cela pour la choisir.

      • Ne vous laissez pas berner par le premier prétentieux qui détient le monopole de la liberté. Il y a d’habiles locuteurs qui réussiront à vous faire militer contre une « réglementation » qui serait en fait une « déréglementation ». C’est l’esprit du capitalisme de connivences.

        À titred’exemple, la loi Gramm-Leach-Bliley était appuyée par les plus grands lobbys des banques et des agences de notation sous le prétexte de « déréglementer » et de « libéraliser » le marché. L’une des « déréglementations » revendiquées, résultant d’un mélange des activités d’investissement et commerciales, a été l’augmentation du ratio d’endettement des banques d’investissement permise par la Securities and Exchange Commission (SEC), l’agence au coeur de la réglementation de Wall Street. Cependant, l’utilisation volontaire des règles de Bâle sur le capital a été considérée comme une petite partie seulement d’un système de réglementation plus élaboré. Ces exigences accrues ont conféré à la SEC des responsabilités plus larges en termes de surveillance prudentielle des banques d’investissement et de leurs sociétés holding.

        Résultat: seules les Organisations nationalement reconnues de notation statistique (Nationally Recognized Statistical Rating Organizations ou NRSRO) auraient leurs notations reconnues par la SEC et utilisées pour la conformité aux exigences de capital réglementaire.

        En définissant les qualifications d’une NRSRO, la SEC a délibérément exclu les nouveaux entrants et a favorisé les entreprises existantes, telles que Moody’s et Standard and Poor’s. Une des conséquences de cet oligopole est qu’au début des années 1970, les agences de notation s’écartèrent de leurs pratiques historiques de marketing et de vente de notes à des investisseurs, pour se diriger vers la vente des notes aux émetteurs de dette.

        Durant les années 1980 et 1990, la SEC a toujours plus ancré le contrôle du marché par les agences de notation reconnues. Par exemple, dans les années 1980, la SEC limitait la souscription des fonds de marché monétaires aux titres qui étaient « investment grade », tels que définis par les NRSRO. Cette exigence a été étendue au papier commercial.

        Le conflit d’intérêt entre les évaluateurs et les émetteurs n’est pas le résultat de l’absence de réglementation, mais la conséquence directe et prévisible d’une réglementation déguisée pour servir certains intérêts.

        • Bonjour RL
          « Le conflit d’intérêt entre les évaluateurs et les émetteurs n’est pas le résultat de l’absence de réglementation, mais la conséquence directe et prévisible d’une réglementation déguisée pour servir certains intérêts. »

          Bien vu 🙂

  • Votre critique est intéressante mais tout de même, par exemple vous dîtes :

    « Droits de propriété : 80%. Ce score élevé est contredit par la revendication du droit au logement qui donne lieu à des occupations illégales d’appartements vides, encouragées par la ministre du logement. »

    D’accord d’accord, mais mis à part quelques cas comme ça… faut voir dan certains pays…

    Je veux dire par là qu’il faut faire attention a ne pas totalement transformer notre pays en une espèce de Corée du Nord soft, parce que quelques part ça dédiabolise le socialisme. On vous dira « mais, si la France est à ce point socialiste comme vous dîtes, comment se fait-il qu’on est tout de même un niveau de vie très élevé et pas de régime autoritaire, ça voudrait dire que le socialisme peut marcher jusqu’a ce niveau de richesse et de démocratie ? ». On voit le raisonnement. En voulant faire de la France un pays totalement socialiste on en vient a dédiaboliser le socialisme (beaucoup de gens dans le monde se dirait, ah bon la France est socialiste ? Moi son niveau de vie et de démocratie ça me va ! Soyons socialistes ! »). Il y a une dérive socialiste, étatiste, nous le savons tous et plus elle continuera pus nous sombrerons, mais ne transformons pas encore la France dans nos descriptions comme une Corée du Nord juste 1 cran en dessous, c’est contre-productif en réalité en dédiabolisant le socialisme.

    Pour ce qui est de ce classement je ne sais pas, je trouve aussi que des % sont trop haut, on devrait être plus bas en effet. Mais je préfère aussi me pencher sur d’autres classement, qui disent que nous sommes 5ème mondial, ce sont ce genre de classements qu’il faut démonter… à mon sens nous sommes plus proche de 30ème mondial que de 5ème. (On la vu avec le reportage « un oeil sur la planète : le miracle suisse », tous les critères montraient dans ce docu montraient que la Suisse était 1ère et nous a chaque fois 28ème, 26ème, 30ème… là est notre vrai rang à mon avis, pas 100ème, pas 5ème, 30ème quelque chose comme ça, si on pense critères globaux).

  • « Politique monétaire : 76,1%. Grâce à l’indépendance de la banque centrale européenne. Ce score tomberait si nous étions encore sous le régime de la banque de France. N’en déplaise à beaucoup de Français, l’Union européenne est un garant des libertés économiques. »

    absolument d’accord la BCE est nettement moins pire que la BdF ou la FED

  • J’ai oublié de préciser que l’article était très intéressant. Quand j’écris le matin je suis toujours plus méchant.

  • D’accord avec ce que vous dites, sauf pour les 36 000 communes et le poncif du « millefeuille administratif ». N’oublions pas que celles-ci sont le résultat d’une longue histoire (ce sont, pour la plupart, les anciennes paroisses), et que, même quand on est libéral, on ne balaie pas l’histoire d’un revers de main, et que, d’autre part, les maires des petites communes ne coûtent quasiment rien à la collectivité.

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