Vaudeville élyséen

Trierweiler (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec.

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Bien sûr que non, chers perspicaces lecteurs de notre brillant site, le Conseil d’État ne peut pas empêcher Valérie de sortir de l’Hosto où elle a demandé l’asile politique pour le week-end, le temps de savoir comment elle va préparer sa quenelle de cocue pour le premier personnage de la République.

Remarquez qu’avec les capacités insoupçonnées de Valls, je la verrais bien faire une chute malencontreuse dans les escaliers, validée rétroactivement par la Cour Constitutionnelle, au point où on en est. Hollande, à défaut de celle du chômage, a su inverser la courbe du droit d’expression en France.

La chose est des plus délicates, et j’ai une âme de midinette à attendre la suite du feuilleton vaudevillesque qui passionne le pays des Lumières et le reste du monde civilisé. Comment va-t-elle quitter l’Élysée où elle ne peut plus décemment rester ? Va-t-elle emporter une partie du mobilier (je parle du staff qu’on lui payait comme « first girl friend ») ? Va-t-elle s’épancher sur les subtilités fiscales de son « couple » ? Va-t-elle foutre le feu aux rideaux qui abritèrent une si tendre passion avant de se préparer à négocier les droits d’auteurs de son futur best-seller « La Cocue de la République », vite avant celui de Royal « Tous ensemble, toutes cocues » ? Va-t-elle au contraire, à la surprise générale, rejouer la pièce « J’y suis, j’y reste » ? Imaginez des CRS  avec Valls à leur tête essayer de la foutre dehors, Julie Gayet qui se balade pour envisager la nouvelle déco et Flanby monopolisant les chiottes dorées en attendant la fin de la pièce burlesque. Je ne suis jamais déçu par les socialistes : ils osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît (pardon, Audiard).