La grève, ce privilège réservé à une élite française

Manifestation CGT à Paris (CC, Thefunkyman)

Chaque année la France perd trois fois plus de journées de travail en grèves que le Royaume-Uni, et 20 fois plus que l’Allemagne.

Un article de l’Aleps.

Manifestation CGT à Paris  (CC, Thefunkyman)
Manifestation CGT à Paris

En ce mois de décembre, les syndicats, et particulièrement la CGT, ont rappelé au peuple français qu’ils étaient toujours aussi nocifs et qu’ils pouvaient paralyser le pays et prendre en otages des millions de Français. En France 1.800.000 heures de travail sont perdues chaque année, alors qu’au Royaume-Uni ce ne sont que 500.000 et en Allemagne moins de 100.000.

Certes, la grève est un fait accepté dans la plupart des pays libres au monde. Mais en général, il n’y a pas un « droit de grève », en ce sens que les relations entre employeurs et employés demeurent sous le régime du droit commun ; la grève est une liberté publique, pour autant elle est une affaire privée.

En France, la grève n’est pas régie par le droit commun. Le droit de grève « s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent », mais on attend toujours ces lois. Néanmoins il est prévu par le Code du Travail (art. L 1132) que la grève ne rompt pas le contrat de travail, elle le suspend seulement. Le gréviste reprend son poste comme si de rien n’était. C’est dire que l’on en est en pleine confusion et en pleine irresponsabilité.

Face à la mondialisation et au risque de disparition ou de délocalisation de l’entreprise, la grève ne fait plus recette dans les entreprises privées.

Mais les administrations et les entreprises publiques n’ont cure de la mondialisation. Voilà pourquoi les syndicats y recourent intensément et impunément, violant la liberté du travail, la propriété privée et terrorisant la classe politique. Il faut supprimer le droit de grève, car ce n’est pas un droit, c’est un privilège réservé à une élite politisée, qui trahit les intérêts des salariés et des usagers.

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