Pourquoi les banques entrent en guerre contre le Bitcoin

Les banques ont beaucoup à perdre à la montée en puissance du bitcoin, et elles feront tout pour tenter de l’arrêter.

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Pourquoi les banques entrent en guerre contre le Bitcoin

Publié le 7 décembre 2013
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Par Mark Maunder, depuis Seattle, États-Unis.
Un article traduit par le Framablog, sous licence CC.

bitcoin (Crédits Antanacoins, licence Creative Commons)Et si nous vivions dans un monde où toutes les transactions se faisaient de personne à personne et ne coûtaient quasiment rien ?

Et si nous vivions dans un monde où la valeur de l’argent épargné augmentait petit à petit, non pas grâce aux intérêts, mais simplement parce que, avec le temps qui passe, vous pouvez acheter plus de trucs avec la même somme ?

Et si s’endetter devenait une très mauvaise idée parce que, si vous détenez 10 unités de monnaie aujourd’hui, et que la valeur de celle-ci augmente lentement, alors vous devrez graduellement de plus en plus d’argent ? Ainsi, personne ne voudrait s’endetter.

Et si s’endetter devenait une très mauvaise idée parce qu’épargner devient une très bonne idée, parce que quelle que soit la somme que vous possédez, elle vaut de plus en plus à mesure que le temps passe ? Elle augmente non pas parce qu’elle est exploitée par une banque, mais parce que plus de gens veulent la même somme.

C’est le monde vers lequel nous nous dirigeons, car c’est ainsi que Bitcoin fonctionne. Un univers en parallèle des banques qui laisse celles-ci en position de faiblesse.

Bitcoin n’est pas une banque centrale où l’afflux d’argent peut-être régulé par une charte, charte pouvant être contrôlée par les lobbys et manipulée par les grands industriels. L’apport de la monnaie Bitcoin est gouverné par un algorithme, et cet algorithme assure que le Bitcoin sera toujours sujet à la déflation. Cela signifie que le rythme auquel la monnaie Bitcoin est créée ralentira progressivement pour complètement s’arrêter tôt ou tard. Par conséquent, aussi longtemps que l’activité économique (qui dicte la demande monétaire) augmente doucement, cette devise vaudra progressivement un peu plus.

Traditionnellement, la déflation, pendant laquelle la monnaie vaut plus et les prix des denrées et services chutent, est le pire cauchemar des économistes. Ceci parce que lorsque vous êtes en déflation, les salaires baissent. La plupart des consommateurs sont endettés d’une façon ou d’une autre. Si vous devez 100 000 dollars pour votre maison et que votre salaire passe de 50 000 à 30 000 dollars par an, vous avez un gros problème. Vous commencez à dépenser moins, l’activité économique ralentit et cela alimente une déflation plus forte. Une économie peut ainsi entrer dans une spirale déflationniste.

Dans l’économie Bitcoin, la déflation est au cœur de la devise. Cela signifie que c’est une très mauvaise idée d’emprunter de l’argent en Bitcoin parce que vous devrez de plus en plus au fur et à mesure que le temps passe et que vous ne serez jamais en mesure de le rembourser. En revanche, si vous ne vous endettez jamais et que vous décidez d’épargner, l’argent que vous conservez vaudra un peu plus chaque jour.

C’est un cauchemar pour les banques parce qu’elles veulent que vous empruntiez toujours plus afin que vous payiez des intérêts sur vos emprunts. Elles veulent ainsi maintenir un écart entre les intérêts que vous payez, et ceux qu’elles paient pour emprunter l’argent qu’elles vous ont prêté.

C’est un plus grand cauchemar encore parce que les banques veulent que vous ouvriez un compte d’épargne et y déposiez de l’argent afin que vous puissiez percevoir des intérêts dessus et rester en phase avec l’inflation. Si vous ne déposez pas suffisamment d’argent à la banque dans un contexte inflationniste, votre argent perdra de la valeur. Mais si vous déposez de l’argent dans une banque, elle l’investira à votre place, percevra des intérêts, vous reversera des intérêts à un taux plus bas et conservera la différence. Donc si vous n’alimentez pas un compte d’épargne parce que votre argent prend de la valeur automatiquement par la déflation, les banques perdent.

Pour résumer, vous n’empruntez pas et vous ne déposez pas votre argent dans un compte d’épargne ou un compte d’investissement pour suivre le rythme de l’inflation, par conséquent les banques perdent les revenus des prêts et des dépôts qui leur permettent d’emprunter peu et de prêter beaucoup, qui est un de leurs modèles économiques de base.

Donc, que reste-t-il à faire aux banques ? Eh bien, elles pourraient seulement passer leur temps à faciliter les transactions comme le font Visa, Mastercard, le réseau SWIFT, Western Union Money Transfer et d’autres. Mais on a déjà dit que les transactions Bitcoin sont faites de personne à personne et coûtent très peu. Les banques ne perçoivent même pas ce revenu.

Et c’est pour cela que les banques travaillent très, très dur en coulisse pour essayer de tuer Bitcoin avant qu’il ne les tue. Voilà quelques exemples :

Les banques qui sont le plus effrayées sont celles qui se développent dans les pays comme l’Afrique du Sud, où les frais de transactions sont bien plus élevés que dans les pays développés. Ces frais sont élevés car les déposants ont tendance à être en moins bonne santé et épargnent de plus petites sommes, donc pour contrebalancer le fait qu’il y ait moins d’argent pour que les banques puissent investir, celles-ci assomment leurs clients avec de gros frais de transactions. Les pays développés ont tendance à avoir de nombreuses populations migrantes qui envoient de l’argent dans leurs familles à l’aide de services tels que Instant Money qui permet l’envoi d’un code par SMS à une personne qui peut ensuite aller dans un supermarché local afin de recevoir la somme associée. Les frais de transactions pour de tels services sont élevés et si Bitcoin devient un mode de transfert et de stockage d’argent plus efficace en terme de coûts, les banques des pays développés vont perdre un business très lucratif.

La guerre contre le Bitcoin vient tout juste de commencer. Les banques traditionnelles ont un gros stock de munitions pour la mener car leurs munitions c’est l’argent.

L’Internet des débuts était plus libre que celui d’aujourd’hui. Les monnaies chiffrées sont peut-être plus libres aujourd’hui qu’elles ne le seront jamais.

Annexe

On pourra relire à l’occasion ces 3 articles du Framablog :

Sur le web

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  • Bitcoin futur monnaie du peuple libre, plus puissant que l’or et le diamant, va passer une frontière avec un lingot d’or, les proxénètes de l’État (douaniers et agent du fisc sont la pour te faire une fouille anale).

    Va acheter un vélo avec un lingot d’or, tu vas en scier un bout ? alors que tu peux fractionner tes bitcoins.

    Valable dans le monde entier, plus rapide et moins chers qu’un transfert de banque, plus sur que les chèques sans provisions ou chèque vole ou carte de crédits volées.

    Le bitcoin c’est l’avenir, la fin des banques et des politiciens mafieux qui nous gouvernent.

  • Hierà UnionSquare, il y a avait la bourse hebdomadaires aux bitcoins. Des types vendent leurs bitcoins contre du cash. Le transfert de bitcoins se fait depuis le portable. Cette monnaie est fascinante je trouve.

  • Je crois aux monnaies numériques qui sont l’avenir selon moi mais je ne cois pas en bitcoin comme monnaie universelle sur le net. Bitcoin est très mal conçu en terme de distribution avec sa limite de 21 million qui n’encourage pas du tout aux échanges entre personnes mais à la thésaurisation. La distribution de la richesse avec bitcoin c’est exactement comme dans le monde réel ou 1% détient tout et les autres se partagent les miettes.

    http://www.zerohedge.com/news/2013-11-27/presenting-bitkillers-these-are-richest-holders-bitcoin#

    • Ce principe est connu depuis longtemps, c’est « la mauvaise monnaie chasse la bonne ». Le but du bitcoin est d’être une bonne monnaie, donc ce sera une monnaie de thésaurisation et de réserve tant qu’il y aura d’autres monnaies moins bonnes.
      Par contre, l’avantage est qu’il montre que les limitations des monnaies classiques et de leur gestion par les banques sont dépassées. Les Western Union et autres Moneygram doivent évoluer ou mourir. Idem pour Paypal. Comme ça leur demande de s’opposer aux états dont l’appui leur est indispensable aujourd’hui, ça ne se fera pas en un jour ni sans heurts, mais il est de plus plus difficile d’imaginer préserver le statu quo.

  • Et donc si je suis entrepreneur et que je veux me lancer, au lieu d’emprunter, j’économise 10 ans, et je me lance ensuite…

    • Le taux réel d’un emprunt n’a en principe rien à voir avec le taux d’inflation ou de déflation. Si vous pensez en empruntant en euros pouvoir rembourser en monnaie de singe, celui qui vous prête pense que l’inflation sera bien inférieure aux intérêts qu’il vous demande. Les remboursements et intérêts seront indexés sur une valeur non-monétaire, comme les fermages l’étaient sur le beurre, les noix, ou les chevreaux, voilà tout.

    • « J’économise 10 ans » : ou alors vous adressez une supplique aux possesseurs de bitcoins pour qu’ils financent votre capital de départ. Mais quel possesseur de bitcoin sera assez stupide pour financer votre activité risquée (vous confier ses bitcoins en échange d’un bout de papier représentant votre bonne foi) alors qu’il lui suffit d’attendre sans rien faire que son stock prenne de la valeur, à l’abri de tout risque ?

      Une solution à la pénurie de monnaie est alors l’apparition d’un « bitcoin V2 », puis « V3 », etc. La multiplication du nombre de bases monétaires de type bitcoin compensera la pénurie du bitcoin V1. La valeur de ce dernier sera alors fonction de la multiplication de la base monétaire totale des nouveaux bitcoins émis, le potentiel d’échange de chaque version du bitcoin étant dilué dans cette masse.

    • Thom souligne le problème du Bitcoin, du moins si et seulement si l’analyse de l’auteur est correcte.

      Veut veut pas, dans certains cas ce n’est absolument pas malsain de s’endetter pour investir. Que ce soit pour entreprendre ou pour acheter une maison (avec hypothèque).

    • Ce qu’il se passe, c’est que la projection à terme dans les contrats est différente. On tient compte de l’évolution de la monnaie.

      Les taux d’intérêts seront différents. Tant qu’il y aura des gens prêts à payer pour emprunter et des gens qui veulent un plus haut rendement pour leur monnaie, il y aura du crédit.

  • Cet article est intéressant en ce sens qu’il permet de comprendre la différence essentielle existant entre un système monétaire de banque libre, sans banque centrale et sans monopole monétaire, et un système sans banque.

    Or, sans banque, il n’y a plus d’opérateur pour assumer le risque de la conversion du court terme (dépôts) en long terme (l’investissement). Sans investissement, il n’y a plus de capitaux, ni de création de richesse ou d’échange volontaire.

    Ici, il apparaît clairement que le bitcoin n’est pas un système monétaire de banque libre.

    • Mais le bitcoin n’a jamais prétendu remplacer les banques. Il est exact qu’il faudrait lui adjoindre des banques, libres par définition puisque les autres sont inféodées aux monnaies étatiques. Mais où est le problème, si ce n’est qu’actuellement une banque n’est pas libre de se créer ?
      Ou alors, vous imaginez que le bitcoin va prendre à dormir plus de valeur qu’un investissement productif ? Comment cela serait-il possible : une fois atteint le stade d’équilibre par rapport au reste du monde, sa croissance serait celle de la richesse mondiale, ni plus ni moins, tout possesseur de bitcoin a intérêt à les investir dans une production qui rapporte plus que la moyenne, et à les garder plutôt que d’investir dans quelque chose qui rapporte moins que la moyenne. Rien là qui risque de perturber le fonctionnement de l’économie…

      • « Mais le bitcoin n’a jamais prétendu remplacer les banques. » Ce n’est pas à moi qu’il faut le dire mais à l’auteur de l’article. Sa thèse est probablement une description assez réaliste de l’état d’esprit des amateurs de bitcoin, en forme d’aveu : le bitcoin satisfait un fantasme anti-bancaire, anti-finance, à la mode actuellement (et, pour rendre son dû à César, en partie entretenu par les banques elles-mêmes tant elles collaborent avec les Etats obèses).

        « une fois atteint le stade d’équilibre par rapport au reste du monde, sa croissance serait celle de la richesse mondiale » : de manière plus réaliste, sa décroissance sera celle de la décroissance mondiale sous l’effet de la thésaurisation. Entre gagner 5% sans risque en thésaurisant et espérer gagner 5% de mieux en prenant le risque d’investir, il ne fait aucun doute que l’investisseur avisé choisira 5% sans risque. Dans ces conditions, seuls les risque-tout investiront, ce qui réduira le potentiel de croissance à quelques marginaux.

        L’inflation « étatique » comme la déflation « bitcoin » sont également mauvais.

        • Je suis d’accord qu’il y a une tendance anti-bancaire, je ne crois pas que ce soit un fantasme. Depuis quelques années, le métier bancaire a changé en mal, et ce rôle de transfert du court-terme au long-terme que vous évoquez n’est plus rempli correctement. Les banques sont devenues un monopole incontournable, avec le soutien des états, qui ne survit que par l’absence de concurrence autorisée (exercice illégal de la profession de banquier !) et l’interdiction de nouveaux entrants (de quand date la dernière création d’une banque par un entrepreneur ?).

          Je ne comprends pas par contre en quoi votre affirmation sur la thésaurisation ne contredit pas la situation actuelle, en transposant aux taux d’il y a quelques années, vous dites : « Entre gagner 5% sans risque en achetant des OAT et espérer gagner 5% de mieux en prenant le risque d’investir, il ne fait aucun doute que l’investisseur avisé choisira 5% sans risque ». L’expérience montre que l’on trouve des investisseurs même lorsque le taux sans risque est élevé.

          • Il existe environ 7500 IFM en Europe, soit une « banque » juridiquement autonome pour 66000 habitants environ. C’est quand même une concurrence assez notable.

            « on trouve des investisseurs même lorsque le taux sans risque est élevé » : je me souviens de l’époque où les fonds monétaires sans risque en capital rapportaient plus de 8% l’an. Dans ces conditions, il était hors de question d’investir dans les actions, sinon à la marge. Ce que j’ai quand même fait, en contradiction apparente avec ma propre thèse ;), mais je vous assure que nous n’étions pas nombreux. On me riait au nez de prendre des risques inutiles. La déflation, c’est pire encore, puisqu’il n’y a même pas besoin d’aller voir son banquier quand un bête matelas suffit à son bonheur.

            L’inflation comme la déflation sont mauvaises. Une monnaie forte est une monnaie neutre.

          • J’ajoute qu’il devrait exister 7500 monnaies concurrentes, convertibles librement par tous instantanément et 24/7, sur un marché des changes intra-européen organisé et transparent, si la banque libre était une réalité et que les Etats se consacraient enfin à leurs seules responsabilités régaliennes. Sous régime de banque libre, une banque qui n’émet pas sa propre monnaie n’est pas une banque autonome.

            La banque libre n’est pas seulement une option théorique ; elle devrait être obligatoire pour toute banque afin d’éviter la tentation, pour les banquiers, de laisser la collectivité assumer les conséquences de leurs choix (too big to fail).

          • Bon, ben nous sommes essentiellement d’accord, en particulier sur les banques libres. Il ne reste plus qu’à s’interroger sur le pourquoi de la qualification du bitcoin de déflationniste, alors que la quantité en croit actuellement de 10% par an et devrait encore être à +1% dans 10 ans. L’objectif est une monnaie stable, donc neutre en cas de stabilité de l’économie. L’économie a été volatile mais stable pendant des siècles, ne pourrait-elle pas le redevenir sans dommage ?

  • Je voudrais tempérer quand même enthousiasme pour le Bitcoin, certes ils semble avoir des qualité POTENTIELLES indéniable comme monnaie, mais rappelons aussi, que:

    1/ il n’a pas comme les monnaies marchandises d’usage AUTRE que monétaire, ce qui est un point faible important. cela lui enlève des possibilités d’ajustement à la demande de monnaie.

    2/ Sa quantité est strictement limitée, ce qui implique une baisse des salaires constante en cas de croissance de la population. C’est tjr difficile à gérer contractuellement en « socialement »…

    3/ Il est fortement dépendant du support informatique et Télécom, Il y a une incertitude sur sa fiabilité algorithmique du fait de sa jeunesse.
    http://arxiv.org/abs/1311.0243

    • 1/ Comprend pas cet argument. Une monnaie équilibre l’offre et la demande par création / destruction monétaire. Si la situation était normale, on admet aisément que la création / destruction monétaire devrait être une simple conséquence de la confrontation O / D. Le « péché originel » des BC est d’inverser le sens de la causalité pour forcer artificiellement l’offre ou la demande en jouant sur la création / destruction monétaire. L’action des BC interventionnistes est un mensonge économique insupportable (dans tous les sens du terme).

      2/ Oui, mais pas seulement. Le problème de la déflation comme de l’inflation est qu’elles ne touchent pas uniformément et en même temps l’ensemble des acteurs économiques, créant des distorsions d’origine purement monétaires qui n’ont aucun rapport avec le potentiel économique de chacun.

      Et enfin, rien ne garantit que la quantité du bitcoin restera limitée conformément à ce qui est actuellement codé.

      3/ Les monnaies des BC, essentiellement dématérialisées, sont également dépendantes des supports informatiques et télécom. Si c’est une fragilité, elle est partagée avec le bitcoin.

      • 1) Il n’y a pas de troisième voie. Ou bien vous permettez à un émetteur de prendre la monnaie comme outil pour essayer de forcer l’économie à faire ce qu’il veut, ou bien vous concevez un système stable, et vous ne pouvez pas l’ajuster à une dynamique indéfinie, mais seulement à des conditions statiques.

        2) L’argument des salaires est de pure communication, qu’importe que le salaire nominal baisse si son pouvoir d’achat augmente plus ?
        La quantité de bitcoins ne peut être augmentée sans détruire tous les bitcoins existants, qui ne seraient plus compatibles. Autant alors en changer le nom, le système, et les appeler nouveaux dollars.

        3) Si internet disparaît, alors or, bitcoins, euros, dollars ou yuans, la différence sera bien spécieuse. Quant à l’algorithme, il est sans faille (ou alors 2+2=5), et le système, s’il n’est pas totalement invulnérable à une prise de contrôle, demanderait à celui qui voudrait le faire des moyens extraordinaires et ne lui apporterait que la satisfaction de sa destruction. Pour le moment, je n’ai pas encore vu d’explication rationnelle pouvant permettre de rassembler les moyens pour une telle action. Les USA pourraient-ils détruire le bitcoin, comme Israël les installations nucléaires iraniennes ? Cui bono ?

        • 1/ La troisième voie est la concurrence monétaire : non pas un émetteur mais des émetteurs multiples.
          2/ En quoi les bitcoins existants seraient détruits par un changement d’algorithme ? Il y aurait 2 bitcoins différents, puis 3, puis mille ou plus peut-être.
          3/ La faille de l’algorithme est l’anonymat de son concepteur. Sinon, d’accord pour dire que le bitcoin et les autres monnaies partagent la même fragilité relativement au support informatique.

      • 1/ Le Bitcoin à vocation à être une monnaie de base, comme la monnaie marchandise ou la monnaie banque centrale. Un usage non monétaire (comme l’usage industriel, ornemental, de l’or) est d’abord une meilleure garantie de valeur dans le temps. C’est probablement l’une des raisons de la volatilité du Bitcoin.

  • Le bitcoin, c’est super, tant qu’il monte …..

    Quand des gens auront investi de l’argent dedans et qu’il coulera, ils vont être très contents.

    Aujourd’hui, les monnaies ne dévaluent pas si vite, heureusement pour tous ceux qui font des économies, avec une monnaie qui fluctue trop vite à la hausse comme à la baisse, on va compter très rapidement les malheureux, car comme toujours, les grands, qui peuvent faire monter et descendre les cours selon leur convenance, se serviront avec plaisir de ce nouvel outil.

    Bientôt, on pourra dire comme Coluche en son temps:
    Les baisés, comptez vous!

    Ne pas oublier que la monnaie numérique est décrite dans l’apocalypse (ce qui veut aussi dire qu’elle arrivera).

    • Ben là il baisse, mais il n’en est pas moins intéressant pour autant. La volatilité est un problème, disparaîtra-t-elle quand il ne faudra plus 3 semaines pour approvisionner son compte sur une place d’échange ? C’est une question intéressante.
      Une autre question intéressante, à propos de comptage : qu’arrivera-t-il en premier, de la perte de toute valeur pour le bitcoin ou de la chyprisation de nos comptes en euros ?

      • Et si on limitait la place des places d’échanges, et on rendait aux gens le fruit de leur travail au lieu de le donner aux spéculateurs?
        J’ai une question plus intéressante, et si nous surtaxions les transactions financières pour redonner toute la place au travail?

        • Quel rapport avec le bitcoin ?
          Restreindre les échanges, ça vous avance à quoi ? On peut aussi n’ouvrir les magasins qu’une heure par jour… Quant à « rendre » aux gens le fruit de leur travail, qui le leur vole à part l’état ? Et c’est quoi, selon vous, un spéculateur ?

          Votre question, elle ne rime à rien. Vous seriez bien en peine d’expliquer ce qu’est une transaction financière (un paiement par carte de crédit en est le meilleur exemple) ou ce qui est la place intégrale du travail. Je vous rappelle que Tobin a proposé son modèle de taxe pour faire disparaître des échanges, ce qui nous ramène au paragraphe précédent, pourquoi voulez-vous faire disparaître les échanges, en quoi vous gênent-ils, et à part pour les impôts, vous met-on le revolver sur la tempe pour échanger ?

  • Le problème est son instabilité…de 1100 $ il y a 3 jours US a 700 aujourd’hui…

    • NFP, publication du chomage US le 1er vendredi de chaque mois a 14h30 heure française, voila pourquoi il baisse.

      Demandez a des traders la vrai raison au lieu de spéculer n’importe quoi.

  • Franchement, cet article est un ramassis de betises.
    Si vous pouvez achetez plus avec le meme nombre de bitcoins, vous … achetez plus, faisant monter les prix des biens, si bien que vous … ne pouvez plus acheter autant.
    Les bitcoins, c’est comme l’immobilier: a peine plus chaque annee pour toujours beaucoup plus de demande, donc la valeur intrinseque augmente. C’est plus liquide, c’est tout, et donc plus pratique.
    Je passe les betises sur les banques, cela ne vaut pas meme la peine de les commenter. D’ailleurs, pour information, vu que les exemples de Visa ou AmEx sont mentionnes comme modeles, sachez qu’ils prennent aux vendeurs dans les 3% du montant d’une transaction pour Visa, et dans les 7% pour AmEx (expliquant pourquoi elle n’est pas acceptee partout…). Quand vous faites un transfert avec une banque a l’international, dans une autre devise, vous pouvez vous lever tot avant d’atteindre un tel racket par la banque (je ne parle pas du paiement de 5€, il y a toujours un cout fixe notamment pour … Swift, un autre modele apparemment).

    • Je suis d’accord il y pas grand chose dans cet article.
      Il y a plusieurs chose qui me chagrine dans Bitcoinc’. Son caractère privé ne donne par nature accès qu’à des marchés de gré à gré. Ce qu’il faut c’est une vrai monnaie alternative libre. Je n’ai rien de particulier à cacher et je ne me cache pas de ne pas croire du tout au QE infinity VLTRO Abenomics et autre atrocités. Cette monnaie est clairement étudié pour la thésaurisation, mais gare au crack quand beaucoup de monde voudrons en sortir parce que la la baisse de la monnaie n’avantage plus les traditionnels lobbys exportateurs. Elle a donc un support vraiment faible en terme de business pure. En plus la volonté d’empêcher la création monétaire me semble totalement absurde, l’important c’est que les paris des uns de gènnent pas les gains des autres.

  • c’est tout simplement un système de ponzi où les gagnants sont les premiers rentrés et les perdants….vous avez deviné. Si les banques devaient avoir peur, ce serait pour les mêmes raisons que pour l’or, à savoir leur fonctionnement selon la réserve fractionnaire. C’est bien pour cela que la manipulation sur l’or est dénoncée. Il en serait de même pour le bitcoin. Dans le cas contraire, les banques feraient faillite…

  • Les banques n’ont elles pas intérêt à investir en masse dans le bitcoin quand le marché boursier va se retourner ?

    • il n’y auras que 21 millions de bitcoins pour la planète, pour 7 milliards d’humains, les banques n’ont aucuns intérêt a investir dans le bitcoin, sauf si elles veulent le tuer: elles ont qu’a acheter les 21 millions de bitcoins. enfin je verrais plutôt les banques centrale acheter tous les bitcoins et de le défalquer sur les CONtribuables, sauf qu’il y a litlecoin et d’autres cryptomonnaie qui sont la.

  • Personne n’est capable d’expliquer comment ca marche, c’est très trendy n’est ce pas? Ca fait bien de parler de Bitcoin? Mais personne ne comprend rien…Allez tous vous faire enfler et on en reparlera. Je comprends le système (ça existe dans certains villages, une monnaie locale) mais soyez conscients des risques!

    • Au contraire, beaucoup de gens ne semblent pas capables de comprendre comment ça marche, ce qui est exactement comme pour l’euro ou le dollar, mais là les pousse à la crainte. En France en particulier, où les gens n’imaginent pas une transaction où l’un ne parvienne pas à enfiler l’autre — enfin, vu leurs relations avec l’Etat, ils ont des excuses. Suis-je une exception, quand je ne comprends pas, de chercher à m’instruire plutôt que de fuir ?

    • Mais si, il y a des gens qui comprennent le système, et qui se sont donné la peine de l’expliquer sur d’autres blogs voir par exemple Philippe Herlin, ou votre serviteur sur l’Institut Turgot). Ca n’est pas leur faute si vous, vous ne comprenez pas

  • Je voulais réagir mais MichelO a déjà dit tout ce j’aurais voulu dire à ce stade. Je m’associe donc à ses réponses et je lui dis bravo !

  • En somme, via le bitcoin, la création monétaire revient à ceux qui en achètent, mettant les banques centrales et donc les décisions politiques hors du jeu?
    Par ailleurs, tout le système repose sur un algorithme dont personne ne doit comprendre grand chose, non?

    • non, la création monétaire revient à ceux qui consacrent des ressources à tenir à jour le registre central du système (la « blockchain »), de même que dans un système de monnaie-or il revient naturellement aux mineurs et dans un système de monnaie scripturale aux banques. Rien que de très normal.
      le système et ses algorithmes sont assez complexes mais quand même compréhensibles. De toute façon, il n’est pas plus nécessaire de les comprendre qu’il est nécessaire de comprendre le système monétaire pour payer son sandwich en euros

  • Toujours la même erreur concernant la banque : Une banque ne prête pas l’argent de ses épargnants. Elle utilise cette argent en tant que réserve pour couvrir d’environ 8%, voire moins, les crédits qu’elle émet. Vous comprenez pourquoi les banques veulent tant votre argent… Car avec, elles peuvent prêter 12 fois plus et donc percevoir les interets correspondants.

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Par Gérard Dréan.

Sur la chaîne américaine CNBC, Nassim Nicholas Taleb, le célébrissime auteur du livre Black Swan, s’en est récemment pris au bitcoin, et à travers lui aux cryptomonnaies en général, en déclarant :

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