La famine menace-t-elle l’humanité ? Par Jean-Philippe Feldman

Loin des idées reçues, la faim dans le monde est loin de progresser. Au contraire, la mondialisation a permis d’affranchir de la faim une grande partie de l’humanité.

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La famine menace-t-elle l'humanité ? (crédits : JC Lattès, tous droits réservés)

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La famine menace-t-elle l’humanité ? Par Jean-Philippe Feldman

Publié le 23 novembre 2013
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La famine menace-t-elle l’humanité de Jean-Philippe Feldman est une réponse argumentée à toutes ces thèses néo-malthusiennes foisonnantes, plus catastrophistes les unes que les autres et ayant toujours pour point commun de rendre le marché responsable, de manière très sommaire et simplificatrice, coupable idéal de tous les maux.

Paru dans l’excellente collection « Idées fausses, vraies réponses », après entre autres le C’est trop tard pour la Terre de Cécile Philippe ou L’Amérique est-elle une menace pour le monde ? d’Armand Laferrère, cet ouvrage vise de nouveau à contester un certain nombre d’idées reçues, en se basant comme toujours sur les faits, les chiffres officiels et tous les éléments de réflexion nécessaires qui peuvent venir à l’appui du raisonnement plutôt que sur les idées reçues en vogue à un moment donné.

Quelques chiffres permettent de bien situer le problème :
– La population mondiale devrait, d’après les prévisions, passer à 9 milliards d’êtres humains d’ici à 2050. Ce qui suppose de doubler la production alimentaire mondiale d’ici-là.
– Or, plus d’un milliard d’individus souffre de carences alimentaires en 2009, selon un rapport des Nations unies (parmi eux, beaucoup de dictatures ou pays en guerre).
– 25 000 personnes mouraient chaque jour de sous-alimentation, soit plus de 900 000 par an (source FAO). Selon d’autres sources, 2 à 5 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de malnutrition (les deux tiers se concentrant dans 7 pays).

Le problème est que les écologistes radicaux, les mêmes qui préconisent une révolution verte peu à même de venir répondre aux enjeux révélés par ces chiffres, ne cessent de proclamer des thèses apocalyptiques, qui recyclent aujourd’hui toutes les affirmations invalidées de leurs prédécesseurs des années 1960-70 (club de Rome, entre autres). Au mépris des réalités et à partir de chiffres les plus fantaisistes.

La propension à idéaliser le passé et à blâmer le présent, comme le rappelle l’auteur, a toujours été très forte. Et de nombreux travaux ont montré que l’amélioration des conditions dans la civilisation occidentale est sans commune mesure avec celle qui a précédé dans les siècles passés. Les faits le démontrent, mais l’aveuglement est tenace et le malthusianisme toujours aussi présent.

Or, à quoi mènent ces thèses pessimistes quant aux capacités de l’être humain à créer de nouvelles ressources, sinon à prôner la décroissance, la limitation du nombre de naissances, pour ne pas dire d’autres préconisations bien plus nauséabondes et expéditives dans leur essence ?

Bien au contraire, comme le montre l’auteur de cet ouvrage, « le monde contemporain est la période la plus prospère de l’histoire de l’humanité » et « l’environnement n’a jamais été aussi propre ». L’auteur multiplie les sources et références tendant à le montrer :

  • Des chiffres d’organismes officiels ou d’organisations spécialisées dans l’aide, à l’image de l’UNICEF, par exemple, qui montre que, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la mortalité infantile a nettement baissé, surtout au regard de la croissance de la population.
  • Pour la première fois, les famines ont disparu au XXème siècle, à l’exception d’endroits où la folie de dirigeants les ont entraînées, voire organisées.
  • L’espérance de vie est également incomparablement élevée et notre pouvoir d’achat a été multiplié par 100 depuis 1950 !
  • Et même dans les pays en voie développement, toutes ces évolutions vont nettement dans le même sens, à l’exception des cas cités précédemment.

Et l’Afrique, alors ? 33 des 45 PMA (Pays les Moins Avancés) s’y trouvent, mais les causes sont bien à chaque fois les dictatures, corruptions, guerres et autres manques de liberté (voir notamment l’excellent ouvrage de Dambisa Moyo. 

La faute au marché ? En préambule du chapitre consacré à une réponse argumentée à cette question, voici l’intéressante citation de Jean-François Revel qu’effectue Jean-Philippe Feldman :

Une des manies les plus intrigantes des intellectuels consiste à projeter (…) sur les sociétés libérales les défauts qu’ils refusent de discerner dans les sociétés totalitaires.

 

La faute à la mondialisation ? Là encore, Jean-Philippe Feldman argumente, comme le faisait déjà brillamment Johan Norberg dans son brillant Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste.

Il y a tant d’allégations mensongères, d’extrapolations dangereuses basées sur le seul court terme, que ce livre représente une véritable bouffée d’air à respirer d’urgence, si l’on ne veut pas mourir asphyxié par le pessimisme ambiant.

Après l’effondrement du communisme, l’exploitation de l’homme par l’homme ne fait plus recette. Qu’importe ! Il reste l’exploitation de la nature par l’homme, véritable politisation de la question de la faim dans le monde (voir aussi Planète Bleue en Péril Vert, Qu’Est-Ce Qui Est en Danger Aujourd’Hui: le Climat Ou la Liberté ? de Vaclav Klaus).

Suit également un chapitre très intéressant sur la PAC et cette antienne connue sur l’exception agricole, les biens agricoles n’étant « pas une marchandise comme les autres ». Ou lorsque le protectionnisme bon teint pénalise les plus faibles dans la bonne conscience.

Quelques chiffres, pour finir, plus réjouissants :

  • De 1961 à 2003, la population mondiale a doublé, tandis que la production agricole a, elle, plus que doublé,
  • Un agriculteur nourissait 20 personnes en 1980 contre plus de 100 aujourd’hui.
  • Il existe sur la planète plus de 4 milliards d’hectares aptes à l’agriculture fluviale, soit presque 3 fois l’étendue des terres cultivées. Donc il existe une réserve importante de surfaces inexploitées, mais il existe également un fort potentiel de croissance des rendements.

Et bien d’autres chiffres, faits ou raisonnements sont contenus dans cet ouvrage, que je ne saurai tous reprendre, mais que je vous engage à découvrir.

Un ouvrage donc très intéressant et très loin du pessimisme ambiant sur la question. À lire pour ceux qui s’interrogent, face au catastrophisme à la mode chez tant d’auteurs aux arrière-pensées politiques pas toujours étrangères à leurs thèses. Une réponse argumentée aux tenants du principe de précaution, aux partisans de la décroissance ou aux détracteurs virulents de la malbouffe américaine (l’auteur conclut d’ailleurs l’ouvrage par une réponse à José Bové).

Une voix discordante face à ceux qui crient bien fort pour mieux se faire entendre (on préfère toujours le sensationnel au reste).

— Jean-Philippe Feldman, La famine menace-t-elle lhumanité ?, éd. J.C Lattès, mars 2010, 237 pages.

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  • Même si le sujet est tabou démographie irresponsable et sous développement s entretiennent mutuellement. 1 milliard de sous alimentes chiffre officiel en progression devrait ramener l auteur à un peu plus de temperement

  • effectivement, la production agricole peut trés bien augmenter, le problème n’est pas un manque de terre, il y en aurait mème de reste, mais un manque de capital: dans de trés nombreux pays, les agriculteurs n’ont souvent pas de quoi ce payer un tracteur, voir pas de quoi ce payer un buffle.
    en france, par exemple, la foret qui était exangue vers 1800, à fortement augmenté sa surface depuis 2 siècles, rendant d’immense territoire totalement improductif: le prix des bois à l’heure actuel, ne paye pas la réalisation ou l’entretient des chemins pour l’evacuer ! or, toute cette surface perdu pourrai trés bien etre converti en système agroforestier ( 30 à 50 arbres à l’hectare + de l’élevage ou des cultures ) qui sont réputés, d’aprés l’experience notement des chinois, specialiste en la matière, vu qu’ils doivent nourrir 20% de la population du globe avec seulement 7% des terres  » labourable « , trés productif.
    oui mais voila, les éscrologistes, et l’etat, s’opposeront jusqu’a la dernière goute de leur sang, à ce qu’on touche à leurs sacrosaintes forets, ou ils peuvent observer la faune à peu-prés sauvage. il est d’ailleurs étonnant de voir que la secte écologiste, qui est le plus grand opposant à l’agriculture, nous explique par ailleurs, que la planète va manquer de nourriture. en gros, les écologistes sont des espèces de fous qui diraient:
    nos enfants, ils peuvent crever de faim, pourvu que notre chien soit heureux !!
    les reserves de terre et de productivité sont partout dans le monde: je viens de l’expliquer , en france, mais aussi en afrique, dans la steppe sibérienne, ou la terre ne manque pas, mais plutot les infrastructures. en amazonie, la foret primaire et rempacé souvent par des systèmes agricole trés productif: semi-direct sous couvert avec plusieurs récoltes par ans sans aucun travail du sol, riziculture pluviale presque aussi productive à l’hectare que la riziculture innondé d’asie, et bien plus économe en heure de travail. quand de telles techniques auront été adapté à l’afrique, la production du continent noir augmentera fortement. on voit bien que la encore, ce n’est pas la terre qui manque, mais des écoles pour l’instruction des paysans, et du capital pour acheter du materiel adequat, des intrants , etc…

    • Vous voulez sacrifiez les autres espèces animales en leur volant les rares espaces qui leur reste, comme les forets et les steppes pour que notre espèce continue d’augmenter. C’est un raisonnement purement égoïste.

  • Ma grand mère, qui pourtant n’était ni démographe, ni économiste, disait: « Plus il y a de monde, autour d’un gâteau, et plus les parts sont petites, et il arrive un moment, ou elles sont tellement petites, que tout le monde meurt de faim! »…

    • c’est bien ce que je dit dans ma réponse: les écologistes sont une espèces de fous, qui veulent sacrifier leurs enfants ( ou plutot les enfants des autres: les chinois, par exemple ) pour entretenir leurs délire d’écosystèmes naturel.
      mais au moins une trés bonne nouvelle: en asie, le PCC est en train de revenir sur la politique de l’enfant unique. enfin des gens qui y voient clair !!

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