Pourquoi l’économie américaine a du mal à sortir de la crise

Parce que la confiance des investisseurs privés a disparu avec la politique de relance d’Obama.

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Pourquoi l’économie américaine a du mal à sortir de la crise

Publié le 4 octobre 2013
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Parce que la confiance des investisseurs privés a disparu avec la politique de relance d’Obama.

Un article de l’aleps.

Magistrale leçon d’Allan Meltzer devant la Commission budgétaire du Sénat américain la semaine dernière. Allan Meltzer est l’un des derniers représentants de cette génération de grands économistes qui ont fait le pont entre les années 1930 et la période actuelle, comme Hayek, Friedman, Coase, Stigler, etc. Il préside depuis l’an dernier la très aristocratique Société du Mont Pèlerin. Professeur à la Hoover, il a fait partie de plusieurs Bureaux des Conseillers Économiques du Président. Il est volontiers iconoclaste, mais toujours très écouté à cause de la pertinence de ses analyses.

1° Ayant travaillé et débattu avec Keynes, Meltzer est bien placé pour dire que jamais le maître de Cambridge n’a conseillé la politique dite « du pouvoir d’achat » : distribuer de l’argent pour gonfler la consommation des particuliers. Keynes insistait au contraire sur la nécessité de stimuler l’investissement des entreprises, avec des taux d’intérêt les plus bas possible. Jeter de l’argent par la fenêtre comme cela a été fait avec le stimulus n’a aucune chance de faire redémarrer l’économie.

2° Ce qui se passe aujourd’hui aux États-Unis n’est pas le résultat d’une inondation monétaire irraisonnée, mais bien plutôt du sentiment d’improvisation et d’incohérence que donne la politique économique d’Obama. Dans un tel climat les entrepreneurs perdent toute confiance dans l’avenir et s’en tiennent à un niveau d’emploi et d’investissement le plus réduit possible.

3° Si l’on compare les données statistiques des années Roosevelt (1937-1941) et Obama (2008-2012), on trouve une parité saisissante : chute des investissements privés, masse salariale en hausse, pour déboucher sur un chômage croissant dans le secteur privé. Meltzer souligne également que les deux présidents ont mis un point d’honneur à critiquer les entrepreneurs, les profits.

En conclusion Meltzer explique que la lenteur de la reprise est une raison supplémentaire de dissuader les entreprises d’investir et d’embaucher. La confiance est perdue.


Sur le web.

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  • Article très intéressant dommage que la presse mainstream nous chante les louanges au grand socialiste Obama.

  • Il ne faut pas oublier que la finance a su capter presque toute la richesse créée depuis des années aux US. L’argent ne sert plus à investir dans le long terme, il sert à de la spéculation court-termiste. Faire de l’argent avec de l’argent et non en produisant biens et services, voilà le mal, IMHO.

    • Ce sont là les effets du dirigisme et non du marché.
      On ne peut pas accuser les banques de faire leur travail dans les conditions absurdes qui leur sont imposées.
      Que l’État cesse de dépenser et de réglementer à tort et à travers, que les taux remonteront, et les banques referont leur métier normalement: Elles investiront dans l’économie.

      La dépense étatique n’est rien d’autre que le retour en force de la planification centralisée, au détriment du marché.
      Le marasme actuel n’est que le dernier exemple d’échec de la planification centralisée, qui continue pourtant de constituer le seul horizon intellectuel des socialistes…

  • En effet, depuis Roosevelt, les USA n’ont jamais eu pire Président qu’Obama, et ce à tous les points de vue : nul en négociation, nul à l’international, nul en économie, etc.

    Mais pour Keynes, je ne crois nullement à la politique des taux bas, au contraire.

    Ce qui fait investir une entreprise, ce n’est pas une promotion sur les taux, mais tout simplement l’espoir ! Une bonne stabilité qui permet de voir à 5 ou 10 ans, une consommation allègre, un produit performant, c’est l’essentiel. Le taux d’emprunt n’est qu’une donnée technique comme le coût salarial ou le prix du terrain : on s’en arrange, et ils sont fiscalement déductibles.

    Pour le particulier, c’est pareil : avec un taux bas, l’épargnant sent fondre son petit trésor (moins rémunéré que l’inflation pour l’instant), fait le gros dos, s’acroche à ce qu’il lui reste, et sur-épargne.

    A titre indicatif, dans les années 70, le taux d’emprunt pour une maison était de … 17 %, et jamais l’immobilier ne s’est si bien porté !

    Le taux acceptable le plus bas a toujours été considéré comme 5 % !

    Si nos taux sont si bas, c’est pour soulager les emprunts des Etats prodigues, et cela se fait par la confiscation peu visible de l’épargne privée.

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