Pourquoi l’économie américaine a du mal à sortir de la crise

Parce que la confiance des investisseurs privés a disparu avec la politique de relance d’Obama.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Pourquoi l’économie américaine a du mal à sortir de la crise

Publié le 4 octobre 2013
- A +

Parce que la confiance des investisseurs privés a disparu avec la politique de relance d’Obama.

Un article de l’aleps.

Magistrale leçon d’Allan Meltzer devant la Commission budgétaire du Sénat américain la semaine dernière. Allan Meltzer est l’un des derniers représentants de cette génération de grands économistes qui ont fait le pont entre les années 1930 et la période actuelle, comme Hayek, Friedman, Coase, Stigler, etc. Il préside depuis l’an dernier la très aristocratique Société du Mont Pèlerin. Professeur à la Hoover, il a fait partie de plusieurs Bureaux des Conseillers Économiques du Président. Il est volontiers iconoclaste, mais toujours très écouté à cause de la pertinence de ses analyses.

1° Ayant travaillé et débattu avec Keynes, Meltzer est bien placé pour dire que jamais le maître de Cambridge n’a conseillé la politique dite « du pouvoir d’achat » : distribuer de l’argent pour gonfler la consommation des particuliers. Keynes insistait au contraire sur la nécessité de stimuler l’investissement des entreprises, avec des taux d’intérêt les plus bas possible. Jeter de l’argent par la fenêtre comme cela a été fait avec le stimulus n’a aucune chance de faire redémarrer l’économie.

2° Ce qui se passe aujourd’hui aux États-Unis n’est pas le résultat d’une inondation monétaire irraisonnée, mais bien plutôt du sentiment d’improvisation et d’incohérence que donne la politique économique d’Obama. Dans un tel climat les entrepreneurs perdent toute confiance dans l’avenir et s’en tiennent à un niveau d’emploi et d’investissement le plus réduit possible.

3° Si l’on compare les données statistiques des années Roosevelt (1937-1941) et Obama (2008-2012), on trouve une parité saisissante : chute des investissements privés, masse salariale en hausse, pour déboucher sur un chômage croissant dans le secteur privé. Meltzer souligne également que les deux présidents ont mis un point d’honneur à critiquer les entrepreneurs, les profits.

En conclusion Meltzer explique que la lenteur de la reprise est une raison supplémentaire de dissuader les entreprises d’investir et d’embaucher. La confiance est perdue.


Sur le web.

Voir les commentaires (4)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (4)
  • Article très intéressant dommage que la presse mainstream nous chante les louanges au grand socialiste Obama.

  • Il ne faut pas oublier que la finance a su capter presque toute la richesse créée depuis des années aux US. L’argent ne sert plus à investir dans le long terme, il sert à de la spéculation court-termiste. Faire de l’argent avec de l’argent et non en produisant biens et services, voilà le mal, IMHO.

    • Ce sont là les effets du dirigisme et non du marché.
      On ne peut pas accuser les banques de faire leur travail dans les conditions absurdes qui leur sont imposées.
      Que l’État cesse de dépenser et de réglementer à tort et à travers, que les taux remonteront, et les banques referont leur métier normalement: Elles investiront dans l’économie.

      La dépense étatique n’est rien d’autre que le retour en force de la planification centralisée, au détriment du marché.
      Le marasme actuel n’est que le dernier exemple d’échec de la planification centralisée, qui continue pourtant de constituer le seul horizon intellectuel des socialistes…

  • En effet, depuis Roosevelt, les USA n’ont jamais eu pire Président qu’Obama, et ce à tous les points de vue : nul en négociation, nul à l’international, nul en économie, etc.

    Mais pour Keynes, je ne crois nullement à la politique des taux bas, au contraire.

    Ce qui fait investir une entreprise, ce n’est pas une promotion sur les taux, mais tout simplement l’espoir ! Une bonne stabilité qui permet de voir à 5 ou 10 ans, une consommation allègre, un produit performant, c’est l’essentiel. Le taux d’emprunt n’est qu’une donnée technique comme le coût salarial ou le prix du terrain : on s’en arrange, et ils sont fiscalement déductibles.

    Pour le particulier, c’est pareil : avec un taux bas, l’épargnant sent fondre son petit trésor (moins rémunéré que l’inflation pour l’instant), fait le gros dos, s’acroche à ce qu’il lui reste, et sur-épargne.

    A titre indicatif, dans les années 70, le taux d’emprunt pour une maison était de … 17 %, et jamais l’immobilier ne s’est si bien porté !

    Le taux acceptable le plus bas a toujours été considéré comme 5 % !

    Si nos taux sont si bas, c’est pour soulager les emprunts des Etats prodigues, et cela se fait par la confiscation peu visible de l’épargne privée.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La montée en puissance des nationalismes américain et chinois est en train de prendre en étau l’Union européenne et de broyer sur son passage les principes du libre-échange.

Emmanuel Macron, en déplacement aux États-Unis, a critiqué les mesures « super agressives » de Joe Biden en matière de politique industrielle. Dans le collimateur du président français, l’Inflation Reduction Act, qui prévoit de subventionner les entreprises américaines à hauteur de 51 milliards de dollars au détriment de leurs concurrentes, en particulier européenn... Poursuivre la lecture

Donald Trump à un meeting
0
Sauvegarder cet article

Trump, désormais valet puant des Républicains, est expressément maintenu le plus éloigné possible de la Géorgie et du run-off (deuxième tour) entre Walker (Républicain) et Warnock (Démocrate) qui aura lieu le 6 décembre prochain.

 

Le problème de la Géorgie

Run-off sans enjeu réel, vu que les Démocrates ont déjà remporté le Sénat (tenant compte de la voix de Kamala), suite à la bérézina de tous les candidats sauf un poussés par Trump au Sénat, qui ont perdu la mère de toutes les élections imperdables.

En Géorgie, Wal... Poursuivre la lecture

Avec le conflit en Ukraine, les questions de défense européenne sont devenues plus d’actualité que jamais. Dans le même temps, certaines initiatives comme le bouclier antimissile sous initiative allemande posent des questions sur sa réalité.

Pour avoir des réponses, la rédaction s’est entretenue avec Jean-Dominique Merchet, journaliste à L’Opinion et spécialiste des questions de défense nationale et internationale. Entretien réalisé par Alexandre Massaux.

 

Alexandre Massaux : Le développement d’un bouclier antimissi... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles