Contre les keynésiens du climat et réchauffistes de la dépense

Les pseudo-sciences keynésienne et réchauffiste servent habilement la cause du collectivisme. La résignation n’est pas la seule option…

Les économistes du FMI et les climatologues du GIEC se veulent scientifiques, mathématiques, rationnels. Ils élaborent des modèles complexes et en dérivent des prévisions, donnent des recommandations aux gouvernements sur les moyens d’éviter la catastrophe – économique pour les uns, climatique pour les autres.

L’ennui, c’est que, quand leurs prévisions sont erronées, ils n’acceptent pas de remettre en questions leurs modèles, de s’interroger sur la pertinence de leur dogme. Un chiffre à corriger par-ci, un paramètre additionnel à prendre en compte par-là, et après quelques tours de manivelle le modèle repart cahin-caha.

Le changement climatique tous azimuts

Les températures n’augmentent plus depuis 17 ans alors que la hausse devait s’intensifier ? Ah mais pardon, on avait tout simplement oublié les océans.

La banquise s’étend alors qu’on pensait que les ours polaires finiraient tous noyés ? Oui mais le vent souffle plus fort, et crée un mur qui encercle les pôles et les protège du réchauffement.

Mais avec des océans plus chauds, la banquise s’étend quand même ? … Oui, le mur de vent froid sous-marin, voilà.

L’austérité, seulement pour le contribuable

L’austérité a été annoncée par les gouvernements et tout le monde croit qu’elle a eu lieu, mais l’économie ne repart pas ? Pardon, le multiplicateur était plus élevé que prévu.

La confiance ne revient pas, la croissance ne revient pas, alors qu’on injecte des liquidités à gogo dans le système bancaire ? Oui mais le vent polaire, pardon les actifs pourris encore dans le système, tout ça… Et puis, le signe « + » qu’on avait mis, c’était un « – » en réalité.

Et puis si on tient compte de la fameuse constante de Strauss-Kahn et des courbes de Blanchard, on arrive bien au bon résultat.

Un raisonnement pseudo-scientifique et orienté

Le raisonnement est pseudo-scientifique parce qu’il est invérifiable. La réalité ne colle pas avec les prévisions, mais au lieu de remettre le modèle en cause, on l’ajuste a posteriori, en considérant que la méthode, les principes demeurent vrais, quoi qu’il advienne. Et les recommandations sont, avec ou sans surprise, les mêmes ; quoi qu’on fasse, il faut que l’État évite la catastrophe qui s’annonce.

Changement climatique d’un côté, crise majeure de l’autre ; les pseudo-scientifiques keynésiens et réchauffistes (©h16, qui offre des tas d’autres bons mots dans l’excellent Petit dictionnaire politiquement incorrect mais vaillamment illustré) soutiennent systématiquement l’action de l’État. Malgré la croissance incessante de la taille et du poids des États, les problèmes semblent empirer ; il faut donc, selon une implacable logique, plus d’État.

Les États vont d’ailleurs maintenir leur action, même à l’encontre des fais : lutter contre le changement climatique, même s’il n’est pas d’origine anthropique, c’est le bien. De la même façon, l’intervention de l’État pour empêcher la crise économique est une bonne chose en soi, que cela fonctionne ou pas : il fallait mettre en place l’austérité ; on ne l’a pas fait, du moins côté État, mais ça n’a pas marché ; donc, arrêtons les frais jamais engagés.

Pourquoi tant de haine de la vérité ?

Les pseudo-scientifiques ont d’ailleurs d’assez belles carrières devant eux. Leurs discours dirigistes leur offrent une place de choix sur la liste des auteurs recommandables de rapports, étrangement similaire à la liste des commissions théodule, associations subventionnées et think-tank qui ne trompent personne sur l’origine et les buts de leur action.

Leur situation est étrangement proche de celle des journalistes, qui doivent la survie de leurs journaux médiocres et la qualité de vie qu’offrent leurs niches fiscales à leur capacité à jouer avec les faits et offrir des analyses toujours plus dirigistes, favorables au pouvoir et opposées à la liberté.

D’innombrables fleurs écrasées sur le bord de la route de la servitude

Malheureusement pour le citoyen, qui finance tout ce beau monde, les avis divergents ont du mal à se faire entendre et font rarement passer leurs auteurs pour au mieux des idiots, au pire des mercenaires de la pensée à la solde de lobbies puissants.

Le capitalisme de connivence est partout ; les hommes de pouvoir ont aujourd’hui tout loisir de se servir et servir leurs amis. Ils constituent une élite parasite qui s’embarrasse peu de savoir si sa fortune vient d’une réussite économique ou électorale, de la poche d’un client ou d’un contribuable ; les deux ne font qu’un et composent le bas de la pyramide. Mieux, ils votent pour eux, leur offrant avec toujours plus de ferveur la sanction démocratique nécessaire à leurs agissements.

Tous ensemble, politiques, pseudo-scientifiques dirigistes et relais médiatiques de la pensée tantôt unique, tantôt inexistante constituent une indéboulonnable élite, mais parviennent à faire passer la liberté pour ennemie du bonheur et le libéralisme comme une vulgaire idéologie pro-riches, où les puissants dominent les faibles.

Mais dans le libéralisme, il n’est ni puissants ni faibles. Il y a, sans doute, riches et pauvres ; mais les riches doivent leur succès à leur travail, leur effort et leur intelligence qu’ils mettent au service des autres dans ce magnifique ensemble que constitue le marché ; et les pauvres peuvent de la même façon s’épanouir et connaître le succès en déployant les leurs.

Dans un système collectiviste et dirigiste, en revanche, l’individu ne peut pas choisir sa place ; on la choisir pour lui. Il ne peut devenir ni trop riche, ni trop pauvre ; travailler ni trop, ni trop peu ; et obéira toute sa vie à des lois décidées par d’autres et financera leurs projets.

Les siens seront oubliés. Son projet d’entreprise ne verra pas le jour faute de moyens, et on financera la conquête spatiale pour impressionner les voisins. La construction de sa maison sera reportée, mais on construira une Silicon Valley à la française. Ses vacances seront écourtées, mais les conseillers régionaux iront développer la coopération au Chili.

Et un jour, parfois, on le prendra pour fou ; alors qu’il lui reste de l’herbe, le mouton se révolte, et dans un accès de rage commet l’irréparable. Il s’en prend à lui-même, à ceux qui le maintiennent sous un joug trop pesant ; lève la tête, et décide de reprendre ce dont jamais il n’aurait dû être privé : sa liberté.

Pour qui aspire à plus de liberté, trois choix sont possibles : le renoncement, l’exil, ou la lutte. L’homme libre ne peut que mourir, physiquement ou intellectuellement, dans un système collectiviste. Mais la social-démocratie est allée trop loin, elle arrive à bout de souffle ; les dettes souveraines, devenues souveraines dettes, pèsent trop lourd. Sur ses ruines pourra se construire un nouveau système.

La révolte s’organise, le ras-le-bol est perceptible ; rejoignez les défenseurs de la liberté, diffusez leurs idées, financez leur propagation ; cessez d’offrir au Léviathan votre énergie sans résister.

Le nivellement par le haut, c’est le nivellement par vous. Le meilleur en vous : vous, libres.