Diviser par deux la consommation d’énergie en France, une aberration

Quand François Hollande évoque une réduction de notre consommation d’énergie de 50%, bien peu sont ceux qui y décèlent une quelconque preuve d’imbécillité. Et pourtant

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Diviser par deux la consommation d’énergie en France, une aberration

Publié le 23 septembre 2013
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Quand François Hollande évoque une réduction de notre consommation d’énergie de 50%, bien peu sont ceux qui y décèlent une quelconque preuve d’imbécillité. Et pourtant.

Par Vincent Bénard.

Quand Brejnev rencontre Malthus… Cela donne François Hollande et nos écolos

Décréter arbitrairement quel devra être notre niveau de consommation d’énergie en… 2050 relève de la vanité la plus folle. Même Leonid Brejnev annonçait des objectifs de plan à 5 ans, jamais tenus d’ailleurs. François Hollande prétend fixer un cap énergétique pour les 40 années à venir, et personne ne trouve cela présomptueux.

Mais en plus, ce monsieur décrète que nous devrions diviser notre consommation par 2 ! C’est hallucinant d’inculture économique, historique, scientifique. Je ne comprends pas que la communauté économique et scientifique ne se soit pas dressée comme un seul homme pour dénoncer cette stupidité sans nom.

La hausse exceptionnelle de notre niveau de vie entre 1750 et 2013 est la résultante directe de notre capacité à produire de l’énergie pour soulever, transporter, déplacer, calculer, transformer la matière… Pourquoi faudrait-il aujourd’hui inverser cette tendance et rationner notre consommation ?

L’erreur malthusienne

Les malthusiens qui nous abreuvent de ce genre d’absurdités font l’erreur classique de raisonner le monde de 2050 comme une très légère extrapolation de celui d’aujourd’hui. Cette erreur monumentale est celle qui faisait croire aux décideurs de 1890 que si l’humanité croissait au rythme de l’époque, les villes ne pourraient plus gérer l’assainissement des déjections de chevaux utilisés pour les déplacements. Évidemment, ils ne pouvaient pas imaginer l’invention de l’automobile… Les mêmes erreurs ont été faites par ceux qui pensaient que le monde ne produirait jamais assez de cuivre pour étendre le téléphone au niveau mondial. On se souvient aussi des prévisions catastrophistes du club de Rome dans les années 70 qui prédisait que le monde connaîtrait de grandes famines et autres pénuries au tournant du millénaire, faute de maîtrise démographique. Toutes ces prévisions ont été ridiculisées par la réalité : l’ingéniosité humaine à trouvé les voies de contournement les plus astucieuses des difficultés annoncées.

François Hollande reproduit cette erreur malthusienne : la croissance démographique, et la volonté des pays émergents de rapprocher leur niveau de vie du nôtre, fait que les moyens actuels de production d’énergie ne suffiront pas  à contenter tout le monde, et, comme M. Hollande semble incapable de se situer dans une dynamique de progrès, son esprit lui conseille de prôner le rationnement pour tous. C’est évidemment une grave erreur de jugement.

Pénurie d’énergie ? Vraiment ?

Il est quasi certain que non seulement nous consommerons plus d’énergie en 2050 qu’aujourd’hui, mais aussi beaucoup moins d’énergie par unité de richesse produite, car nous serons plus efficients. Et je vais vous dire : ce ne sera pas un problème sauf si, bien sûr, les bureaucrates qui conseillent tous les François Hollande du monde y mettent leurs sales pattes.

En effet, personne ne sait comment nous produirons notre énergie en 2050, mais une chose est sûre : nous ne la produirons pas comme maintenant. Sans pouvoir prévoir quand se produiront les ruptures technologiques intéressantes, on peut espérer des progrès sensibles sur le front de la production énergétique et de son stockage.

Les recherches de laboratoire actuelles nous montrent que dans un horizon de temps raisonnable, des moyens de stockage et de restitution de l’énergie aujourd’hui hors de prix (batteries ou piles à combustibles) verront leur rapport prix performance s’améliorer de façon exponentielle, rendant rentables et désirables de nombreuses énergies qui n’ont aujourd’hui de renouvelables que le nom.

Les filières nucléaires de génération post uranium (thorium, lithium) régleront la question des déchets nucléaires et de la disponibilité du combustible énergétique. Les futures centrales, plus petites, permettront d’adopter des modèles de production différents abaissant considérablement le coût du MWh servi au client final. Parmi les investisseurs qui croient à ces nouvelles générations de réacteurs miniatures propres, citons Bill Gates.

Plus spéculativement, on peut espérer des progrès sur la fusion contrôlée de l’hydrogène. Là, on ne parle plus de simple révolution énergétique mais de réserves quasi inépuisables.

Et à plus court terme, l’exploitation des hydrocarbures schisteux, et demain des hydrates de méthane marins (domaine dans lequel les japonais sont en train d’opérer des avancées intéressantes) retarde les perspectives de pénurie d’énergies fossiles. Notons que la frilosité française en la matière ne sera dommageable qu’à nous-mêmes, le reste du monde n’ayant manifestement pas le même potentiel de bêtise que nous en la matière. Et les technologies de production d’hydrocarbures de synthèse à partir d’Algues génétiquement modifiées n’en sont qu’à leurs débuts.

Même s’il est impossible de déterminer quel sera le rythme de déploiement de ces progrès dans la vie quotidienne, ou d’autres que personne n’imagine encore, car cela dépend de ruptures technologiques par nature imprévisibles, les décennies 2020-2040 ont de fortes chances d’être non pas une ère de restriction énergétique, mais une ère d’abondance, à des prix moyens toujours décroissants. Je pronostique, personnellement, une ère de « révolution énergétique » comparable à la révolution Internet. Mais même si je me trompe d’ordre de magnitude, les progrès seront de toute façon sensibles.

Dans ces conditions, prétendre que notre avenir passe par un rationnement bureaucratique de l’énergie est plus qu’un non-sens : c’est une tentative de sabotage du progrès, une guerre insidieuse de nos écologistes misanthropes et de leurs idiots utiles socialistes contre les aspirations au mieux-être de l’immense majorité des êtres humains.

J’exagère ? Je crois trop au progrès ? Pourtant, regardez le monde il y a 40 ans seulement, juste au moment du premier « choc pétrolier ». Fessenheim était encore en construction. André Truong inventait le micro ordinateur et personne ne le savait. Steve Jobs et Bill Gates se demandaient s’ils avaient un avenir. Internet n’était même pas concevable. Le génie génétique était une vague idée un peu fumeuse, le premier scanner médical était encore en R&D dans son laboratoire. Et entre 1980 et 2008, le PIB à monnaie constante de la France par Tonne Équivalent-pétrole consommée a augmenté de 25%. La progression de nos principaux partenaires de l’OCDE est même légèrement supérieure (source : banque mondiale). Non, nous ne gaspillons pas notre énergie !

La « transition énergétique » : que l’État ne s’en mêle pas !

D’une façon générale, le concept de « transition énergétique » pilotée par un État stratège est contestable, même si les tenants de ce concept n’auront de cesse que de citer « la réussite de notre programme nucléaire » pour nous convaincre du contraire.

Les transitions énergétiques se sont produites de tout  temps et naturellement, sous l’effet de deux mécanismes bien connus :

  1. Le prix :  un mécanisme de prix libres, quand une ressource diminue, son prix augmente, rendant la recherche de substituts intéressante.
  2. L’entreprise :  un mécanisme de recherche du profit (par de vilains humains cupides) qui pousse les êtres humains à rechercher des moyens de mieux répondre aux attentes des autres humains que ce qui existe, dans l’espoir – jugé honteux par nos socialistes – de devenir riche, et avec le risque de tout perdre en cas d’échec.

C’est ainsi que le moulin à vent a été remplacé par la machine a vapeur, elle même supplantée par le moteur à explosion et le moteur électrique, que les centrales au fuel ont perdu du terrain face au gaz, qu’on ne trouve plus guère de poêles à charbon dans nos masures, etc. Et ce sans qu’un ministre du poêle à mazout n’ait eu à lancer un grand plan quinquennal de la chaudière.

Et, comme l’a bien résumé l’ancien ministre du pétrole Saoudien, Sheikh Yamani, qui devait s’y connaître un tout petit peu en hydrocarbures, « l’âge de pierre ne s’est pas terminé par manque de pierres », sous entendant que lorsque nous cesserons d’utiliser du pétrole, il en restera encore beaucoup sous terre, simplement, d’autres énergies seront devenues plus rentables. Bref, les évolutions de notre mix énergétique se produiront « naturellement » par l’émergence de progrès technologiques nés de la combinaison de prix libres et d’entreprises individuelles.

Notre programme nucléaire n’est pas un contre-exemple valide

Une évolution purement privée de notre mix énergétique devrait en outre inciter les producteurs à ne pas reproduire certains des travers  de l’action des États concernant le nucléaire : mauvaise prise en compte des coûts de démantèlement et du traitement des déchets, et prise en compte perfectible du coût du risque accidentel, qui n’est pas assurable. Sans sombrer dans l’anti-nucléarisme primaire, il semble aujourd’hui admis que l’influence des États sur ce secteur a tendu à sur-privilégier la filière uranium, la seule exploitable pour produire des armes, sur d’autres voies sans doute plus prometteuses au plan de la sécurité. Mais au moins notre programme nucléaire prétendait il augmenter la disponibilité de l’énergie pour les populations, pas la rationner.

Cependant, l’étude des données de la banque mondiale sur l’évolution de notre PIB par unité d’énergie consommée montre que nous nous sommes moins améliorés entre 1980 et 2010 que nos principaux concurrents : Suisse, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, tous sont plus efficaces énergétiquement que nous aujourd’hui, et certains nous ont doublé durant la période (cf. graphe ci dessous).

Or, ces pays produisent presque tous moins de 30%  (Suisse : 40%) de leur électricité depuis le nucléaire (source), et l’Italie a totalement abandonné cette filière depuis 1987 (cf graphe ci dessous).


On peut donc dire que notre choix public unique au monde d’une électricité « à 80% nucléaire » ne nous a procuré aucun avantage compétitif évident sur nos partenaires, en termes d’efficacité énergétique ou de prospérité. Le programme nucléaire français ne peut donc pas être pris comme la preuve qu’une « transition énergétique étatique » serait supérieure à des choix différents opérés par le secteur privé.

Quand l’État s’emmêle

Prix et entreprises libres garantissent que la société civile trouvera sans difficultés les solutions aux défis énergétiques futurs. Ce phénomène d’amélioration naturelle sera par contre contrarié, si, bien sûr, l’État nous force à distraire des milliards de ressources dans des lubies non rentables et subventionnées : dans ce cas, les « vrais progrès » seront retardés d’autant, faute d’argent à y consacrer, et parce que les vraies avancées d’entrepreneurs capitalistes seront soumises à la concurrence déloyale de filières énergétiques intrinsèquement nulles mais subventionnées, aux mains de chasseurs de primes sans le moindre talent entrepreneurial, voire de véritables mafias, comme l’éolien aujourd’hui.

M. Hollande fixe le coût de la « transition énergétique » à 20 milliards par an sur 40 ans (et, oubliant toute notion d’actualisation, annonce donc un coût total de 800 milliards, sans commentaire…), et met en regard de cette somme jugée élevée, à juste titre, « le coût de l’inaction ». Mais, avec tout le respect que je vous dois, Monsieur le Président, la société civile, privée et apolitique, ne restera pas inactive ! Au contraire, elle sera d’autant plus capable  de trouver les bonnes solutions aux problèmes qui se présenteront à elle que vous ne la castrerez pas fiscalement, et ne lui imposerez pas d’explorer obligatoirement les voies jugées prometteuses par vos seuls technocrates, au détriment des autres.

Quant aux « emplois de transition écologique » subventionnés, dont M. Hollande nous assure qu’ils seraient le fer de lance de notre future prospérité, ils sont comme tous les emplois de cette pseudo filière verte : un emploi subventionné détruit ou empêche la création d’au moins deux emplois auto-suffisants privés. Prendre pour prétexte les « créations d’emplois verts » ou « la croissance verte » pour justifier ces subventions est une hérésie qui devrait mener ses partisans au ridicule éternel. Que l’État ne se mêle plus d’emploi, par pitié !

Bref, à tous ceux qui seraient tentés de croire à l’éco-catastrophisme énergétique et à la sagesse de l’État pour y remédier en pilotant une « transition écologique » pensée par l’élite administrative, ne tombez pas dans ce piège étatiste grossier. Ces concepts ne sont qu’une traduction modernisée du fantasme soviétique qui semble encore agiter de soubresauts de plaisir la classe politico-bureaucratique de ce pays.

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  • « Prix et entreprises libres garantissent que la société civile trouvera sans difficultés les solutions aux défis énergétiques futurs. »

    La libération des forces productives ne permet pas de garantir un avenir « sans difficultés ». Ne pas rajouter des difficultés artificielles aux obstacles naturels et nombreux qui parsèment déjà le chemin des investisseurs est simplement un acte de bon sens, payant dans tous les cas. Ça ne permet pas de garantir quelque résultat que ce soit pour autant. Vous le dites vous même : personne ne peut prédire comment sera produite l’énergie de demain. Personne ne peut garantir non plus que demain on aura la possibilité de consommer plus d’énergie qu’aujourd’hui.

    • « La libération des forces productives ne permet pas de garantir un avenir « sans difficultés » »

      Ce n’est pas ce qui est écrit.

      • En quoi le sens de ma paraphrase diverge-t-il, selon vous, de celui de l’affirmation originale ?

        • Misère… vous ne faites pas la différence entre « trouver sans difficulté un chemin », et « trouver un chemin sans difficultés » ?

          On trouvera de l’énergie. toujours plus. Mais pas sans effort, bien sûr.

          • « On trouvera de l’énergie. toujours plus. Mais pas sans effort, bien sûr. »

            Soit vous voulez dire « on saura toujours où trouver de l’énergie, nonobstant toute question de rentabilité », et c’est un truisme bon pour la poubelle.

            Soit vous voulez dire « Moyennant un investissement suffisant, on atteindra toujours le taux de retour sur investissement voulu », et c’est une affirmation extraordinaire demandant une démonstration en bonne et due forme.

            Quant à votre histoire de chemin, bien que je comprenne évidemment la nuance, ceci n’est pas pertinent dans le contexte.

          • « Moyennant un investissement suffisant, on atteindra toujours le taux de retour sur investissement voulu », n’est pas une « affirmation extraordinaire », c’est au contraire une réalité très actuelle : un panneau solaire très banal, tel qu’on en produit déjà en masse, produit plus sur sa vie (entre 20 et 50 kWh par W) que ce qu’il a couté a fabriqué (quelques kWh) et installé. Et on peut parfaitement, en théorie, couvrir nos besoins en couvrant une fraction seulement de la surface disponible.
            Seul le cout d’opportunité fait qu’il reste nettement préférable, aujourd’hui, de cramer les fossiles. Mais on a déjà une solution pour le futur, quand il n’y aura plus de fossile, sans le moindre progrès technique.

          • P
            Le solaire PV est justement un contre exemple flagrant à votre thèse. Des milliards ont été investi que ce soit via le privé ou le public, en Europe, aux US, et en Chine, on a réduit à presque zéro le cout des panneaux … mais la parité réseau, on l’attend toujours, car on fait face au problème fondamental de la très faible densité surfacique du rayonnement solaire, qui engendre des couts d’installation quasi incompressibles.

          • FabriceM, vous n’avez rien compris.
            La parité réseau c’est quand le PV est compétitif avec les sources les moins chères. C’est pas encore le cas, et sans doute pas demain la veille, mais … ce n’est pas le sujet.
            Le sujet c’est : le PV peut-il rembourser l’investissement fait pour le produire et l’installer (tout compris), ET fournir l’énergie dont nous avons besoin (y compris celle pour maintenir le système) ?
            Et les réponses sont oui.
            Ce qui plombe le PV c’est un cout d’opportunité nettement supérieur à celui des fossiles, pas une rentabilité négative.

            Notez que vous avez raison, ce sont les frais d’installations qui sont de loin les plus importants. Parce que ce sont des couts humains, pas des cout énergétiques et techniques. C’est un problème maintenant, ce n’en serait plus un dans un monde où le toit (qu’il faut de toute façon pour tout bâtiment) est banalement solaire parce qu’on a pas vraiment le choix, les fossiles étant épuisés.

          • P

            « Le sujet c’est : le PV peut-il rembourser l’investissement fait pour le produire et l’installer (tout compris), ET fournir l’énergie dont nous avons besoin (y compris celle pour maintenir le système) ? »

            Non, ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est le cout complet (en temps et en énergie humaine) du Joule d’énergie produite, et rien d’autre. Ce cout est une grandeur d’entrée du système économique, qui codétermine (avec d’autres facteurs) tout le reste. On ne peut pas maintenir le même système avec un retour sur investissement des infrastructures énergétiques décroissant (bien que toujours supérieur à un)

            Si pour alimenter votre maison, à investissement égal, vous avez une PAC avec une efficacité de 3 au lieu de 10, vos possibilités seront considérablement restreintes. Vous ne pourrez pas alimenter le même système de consommation. Et vous ne pourrez pas résoudre ce problème en installant une deuxième PAC au cul de la première.

          • FabriceM, vous êtes une mule.
            Les couts, c’est de l’énergie (grosso modo 1$ = 1/100 de baril de pétrole), si le système produit plus d’énergie qu’il en a couté (investissement et fonctionnement) il est rentable et suffisant pour repousser les limites de la disponibilité énergétique qui soi-disant s’impose à nous. point barre. Même si le gain est tout à fait minable (que son « COP » n’est que 1,1 par exemple). Même si il faut en mettre 10 ou 100 là où, ailleurs ou en un autre temps (passé ou futur), j’aurai pu me contenter d’un seul.
            Ce qui ne veut pas dire qu’il est souhaitable pourtant : il faut encore qu’il soit PLUS rentable que tout autre système comparable (et ça, c’est pas pour tout de suite pour le PV).

            Et, au fait, si, on peut tout à fait mettre utilement les PAC en série, l’une au cul de l’autre. C’est banal : on observe ça partout où il y un frigo dans une pièce climatisée.

          • P

            Je n’ai rien à vous envier, niveau imperméabilité de la caboche.

            Bien sur qu’on peut mettre deux PAC l’une au cul de l’autre. Ce que je dis, c’est que ça ne résout pas le problème de retour sur investissement insuffisant du procédé.

            Les couts, ce n’est pas simplement de l’énergie. C’est de l’énergie directement issue de environnement, de l’énergie humaine, et du temps humain. Si vous n’arrivez pas à me comprendre, c’est parce que vous négligez inconsidérément ces deux derniers composants.

            Ce qui est perdu en rentabilité se paye fatalement via un besoin supplémentaire de temps et d’énergie humaine. Donc une perte de niveau de vie.

            Bref, j’abandonne. Pas sans vous laisser ce lien, dont le contenu vous convaincra peut-être : http://www.manicore.com/documentation/esclaves.html

          • « retour sur investissement insuffisant « … pfff… c’est pénible à lire
            Le retour sur investissement (tout compris, c’est à dire en donnant un prix au plaisir et aux inconvénients),
            * soit il négatif ou nul : ne faites pas !
            * soit positif : l’affaire est rentable et on peut la faire. Avant toutes celles qui ont une rentabilité inférieure, mais après toutes celles qui ont rentabilité supérieure.
            Dans ce contexte, ça veut dire quoi « ça ne résout pas le problème de retour sur investissement insuffisant du procédé » ? Rien , à part
            « je ne comprends rien et je suis trop têtu pour l’imaginer, alors je répète en boucle sans sortir de l’ornière ».

            Bien sûr que non je ne néglige pas l’énergie humaine, et le temps humain. Seul une mule comme vous peut imaginer une explication aussi débile pour expliquer nos divergences, alors même que justement je fais référence à ces couts plus haut. L’explication est bien plus simple : vous êtes planté.

            BTW Le travail humain s’achète, et on peut l’évaluer en terme d’énergie. Aujourd’hui en occident le prix du travail est d l’ordre de 1/10 de baril l’heure, et jusqu’à 5 à 10 fois moins ailleurs. il est bien clair que si jamais l’énergie devient plus rare, donc plus cher, le travail humain devra proportionnellement s’adapter à la baisse, et la part des frais humains baissera ; au bénéfice des énergies qui en consomment beaucoup, dont la rentabilité s’accroitra, faisant remonter leur classement en terme de priorité, jusqu’à ce ce que le surcroit de production d’énergie fasse repartir le balancier dans l’autre sens. Et inversement si l’énergie devient de plus en plus abondante (auquel cas la rentabilité du PV peut purement et simplement disparaitre… et ce ne sera pas grave)

          • Tout ce que j’ai à ajouter, c’est que de nous deux, vous êtes celui qui a dénigré l’autre, et l’ai tartiné de condescendance et de noms d’oiseaux. Je vous ai lu et répondu avec attention. Je ne suis pas sur que l’inverse soit vrai.

            Bon vent.

          • Ha, tient, le moment où l’homme se drape dans sa dignité outragée et quitte la scène, digne, stoïque. Bon. lol. Mais as tu compris au moins ?

  • Je vous suis avec intérêt mais je ne partage pas l’entame de votre article, car, justement, ne reprochons pas à nos politiques tout et son contraire.
    Pour une fois que l’avenir est regardé au delà du journal télévisé, prenons en acte.

    Par contre, il est une évidence que les annonces c’est bien, les étayer quelque peu, c’est mieux, et effectivement, au delà de l’annonce de François Hollande, c’est le vide sidéral.

    La transition énergétique est une catastrophe en allemagne, cet article d’un site que vous connaissez bien : « L’Europe débranche la prise de son avenir vert. » http://www.skyfall.fr/ en dit long sur le désastre en cours.
    Un doublement du prix de l’énergie, le tout payé par les classes moyennes et les plus pauvres, 800 000 foyers qui se seront vu couper l’électricité faute de moyens.
    Un boom vert artificiel qui ne tenait que par l’injection massive des aides d’état et, le pire, une augmentation importante de la pollution car tout ce bazar ne produit pas d’électricité de façon linéaire (pas de vent, pas de soleil… pas de jus), c’est ainsi que les allemands ont été contraints de fabriquer 20 centrales à charbons en toute urgence et en réactiver une autre à diesel, afin de s’éviter un black out.

    Certains ne le savent pas, mais une seule centrale à charbon, selon sa taille, rejette l’équivalent CO2 de près de 60 millions d’automobiles sur une année pleine !

    Pour parfaire, les allemands achètent de l’électricité à la France malgré nos vilaines centrales nucléaires ainsi qu’à la Tchécoslovaquie.

    Le vert a prit un coup de grisou, et l’écologie allemande toute de façade a la gueule noire.
    Le château de cartes écologique allemand est en cours d’effondrement.

    Vous terminez votre article par l’emploi, mais nous avons à faire à des socialistes pur jus, l’argent de l’état (impôts) réinjecté dans les emplois (subventionnés) ne les gênent pas, c’est même un moyen pour eux de s’enorgueillir d’une politique de relance.

    Il faudra dire et expliquer aux socialistes (de tous bords) que le mouvement perpétuel n’existe pas, prendre de l’argent aux citoyens pour le réinjecter aux citoyens est un non sens, quel qu’en soit le moyen et la finalité.
    Keynésiens, vous avez dit ?

    Au sujet de la transition énergétique, l’exemple de l’allemagne semble donc la voie que souhaite suivre ce gouvernement, sachant la catastrophe écologicomerdique et les collatéraux en cours dans ce pays et, considérant que l’allemagne est économiquement plus armée que la France, la même chose sur notre sol peut s’avérer fatale pour notre économie, déjà exsangue, mais ça c’est une autre histoire.

    • « Certains ne le savent pas, mais une seule centrale à charbon, selon sa taille, rejette l’équivalent CO2 de près de 60 millions d’automobiles sur une année pleine ! »
      Tant mieux, le CO2 c’est excellent pour la nature.
      Quant à « transition énergétique » c’est de la novlangue ; il faut comprendre « rationnement énergétique ».

        • J’aime beaucoup votre point de vue, car il correspond à ce que l’on pourrait intutivement s’attendre.

          Et vous n’en dites pas assez sur les exportations de nucléaire, il y a beaucoup de pays qui utiisent le surplus avant de le revendre au plus offrant.

          Mais le plus drôle dans l’histoire de la vague verte, c’est que l’on a pas idée des vrais coûts de ces installations, un fois qu’il n’y aura plus de nucléaire pour fabriquer les éléments de ces monstres de métal on va sentir le charbon jusqu’à l’autre bout de la planete.

          C’est le deuxième effet kisscoool de ces vendeurs de vent, avec un renouvellement impossible du parc indispensable.

      • Les socialistes organisent volontairement la pénurie pour favoriser par la force, s’enrichir et enrichir leurs copains avec leurs solutions qui ne fonctionnent pas. Si l’éolien est si bien, combien de nos soit-disant écologistes ont fait construire une éolienne dans leur jardin ?

    • Ben si on peut également reprocher aux hommes politiques de s’occuper du court termes de manière catastrophique et du long termes auquel il n’entendent rien…

      • Vous êtes rigoriste, je pense que tout le monde a compris depuis belle lurette que les hommes politiques n’étaient pas capables de tenir le moindre engagement.
        Juste le fait qu’il leur est reproché à longueur de temps leur vision à court terme, pour le coup François Hollande il voit jusqu’en 2050, même si en vérité il a du mal à voir le bout de ses pieds…

  • content de ne pas me sentir seul. Quand il a annoncé « diviser par 2 notre consommation d’énergie » j’étais sur le cul.
    comment un chef de l’état peut sortir ça sans trembler dans ses godasses ?

    remarque, si on délocalise tout, et que plus personne n’a de thune pour se chauffer ou effectuer quelques loisirs nécessitant de l’énergie, ça pourra se tenir.
    On vivotera de la taxe carbone, les pays manufacturié-administratifs-callcenter-agricole nous achetant nos quotas de CO2.

    • Moi, par contre, ça ne m’a pas choqué: En fait, même s’il ne fait rien, on divisera notre consommation d’énergie par 2 en 2050.
      En fait, surtout, si on ne fait rien.

      70% de notre mix énergétique vient des énergies fossiles. Et ça, c’est avec 75% d’éléctricité nucléaire. Donc nos voisins sont entre 90 et 100%.
      Ensuite, depuis 5 ans déja, la quantité d’énergie disponible en Europe diminue. Enfin, le pétrole et le gaz ont passé leur pic de production, ce qui, combiné à la demande croissante des pays émergents, nous garanti d’en avoir moins pour nous.

      Au final, divisé par 2 notre comsommation ne sera pas difficile puisque la disponibilité de l’énergie sera divisée par deux.

      Bon, aujourd’hui les énergies alternatives (nucléaire de 4eme génération notament) ne sont pas encore disponible. Donc la seule option politique possible, c’est d’organiser le rationnement.

      C’est mois sexy, mais c’est mieux que de nous laisser dans le vent.

      • J’oubliais: source: les conférences de Jancovici sur youtube.

        • LemDuNord: « J’oubliais: source: les conférences de Jancovici sur youtube. »

          Faut qu’il se renouvelle le Janco, les prospections & perspective des cinq dernières années nous disent qu’on en a pour plusieurs centaines d’années, largement de quoi laisser la technologie nous amener une transition naturellement.

      • LemDuNord : « Ensuite, depuis 5 ans déja, la quantité d’énergie disponible en Europe diminue. », « le pétrole et le gaz ont passé leur pic de production « …
        ——————————
        Que de bêtises !
        La quantité d’énergie disponible en Europe, ça ne veut strictement rien dire, tant qu’on ne touche pas aux milliards d’euros de charbon disponible alors qu’il suffit de gratter le sol l’exploiter (cf charbon dans la Nièvre) ou de le gaséifier in situ, qu’on interdise l’exploitation du gaz de schiste, qu’on ferme nos mines d’uranium… Et il suffit de regarder la hausse constante de production de gaz et de pétrole, ainsi que la hausse des réserves prouvées (+50% en 20 ans pour le pétrole, quant au gaz, il y en a tellement qu’on ne les chiffre même plus !) pour constater que votre histoire de « pic de production », c’est du grand n’importe quoi.
        Le reste de votre bouillie, c’est du même calibre, une vie ne suffirait pas à débunker vos contre-vérités. Faut arrêter la fumette mon garçon !

        Et puis comme source, Jancovici, mon Dieu. Et pourquoi pas Raël aussi tant qu’on y est ?

        • Pour le Charbon je ne sais pas. Mais la France n’est pas connue pour ses stocks faramineux.
          Gaz de shiste: taper « shale gas » dans google image pour voir ce que ça donne: un puit tout les 500m dans toutes les directions sur toute la surface à exploiter… hum.
          Hausse de la production de gaz: oui. de pétrole: non. Et le gaz va passer son pic de production sous peu.

          Critiquez ma source: je veux bien. j’attends les votres.
          Les insultes et le mépris ne font pas avancer la discussion.

          • LemDuNord : « Pour le Charbon je ne sais pas. Mais la France n’est pas connue pour ses stocks faramineux. »
            ——————————–
            Tu ne sais pas ni pour le charbon, pourtant première source d’énergie tant en terme d’utilisation que de réserves, ni pour le gaz de schiste (que personne ne sait d’ailleurs puisque on n’en même pas commencé l’exploitation en Europe) mais tu SAIS que « la disponibilité diminue en Europe ».
            T’es con de naissance ou ça vient avec l’école ?

          • « Gaz de shiste: taper « shale gas » dans google image pour voir ce que ça donne: un puit tout les 500m dans toutes les directions sur toute la surface à exploiter… hum. »

            Comparé à l’éolien ou le solaire, il n’y a pas photo : le gaz de schiste est bien meilleur en ce qui concerne le paysage !

      • Rien qu’en exploitant le charbon connu on en a pour des centaines n’années…

  • @Patronus,

    justement, l’Allemagne est prise en exemple aujourd’hui…mais demain ?
    on arrêtera le fiasco de notre programme débutant quand on se rendra compte du marrasme germanique.

    Ou alors, on continuera dans une arrogance dont seul les socialistes ont le secret, arguant qu’on s’en sortira, qu’on fera mieux qu’eux, on créera des emplois d’avenir, la relance verte…

    • Ben je ne suis pas devin, sauf comme je le dis, l’allemagne est autrement plus solide économiquement (et encore il faut savoir regarder la réalité de ce pays), la France avec un programme encore plus ambitieux, sans l’avoir définit d’aucune manière et surtout sans moyens, à part mal finir, je ne vois pas trop.

      • C’est plus simple, l’allemagne à besoin de client plein d’argent. Donc soit on sait locaiser cette activité soit on exporte non Nullot de service.

        • Ben oui, c’est un des défis de l’Allemagne, sa politique énergétique coûte fort cher à son industrie, Angela Merkel s’en va bientôt défendre (elle n’aura à mon avis pas trop de mal) ses constructeurs automobiles au sujet des émissions de CO2 de leurs bagnoles, les normes européennes en projet sont un frein pour eux, se rajoute à ça les coûts induits par la politique verte, il lui faut redresser la barre.
          Il faudra observer de près la position allemande sur l’entrée de la Turquie dans l’UE, un revirement n’est pas exclu et le sujet doit être mis sur la table d’ici quelques mois, le cas échéant ce serait un camouflet de plus pour la France.

  • Le plus terrible dans ce bazar de la transition énergétique est qu’il a pour noble cause de réduire nos émissions de méchant CO2, catalyseur de RC insupportable, afin de « sauver la planète » (en oubliant qu’elle n’en a rien à cirer…).

    Supposons (hypothèse plus que hardie !…) que le méchant CO2 ait une action significative sur Tglobale, et voyons ce que cela donne.

    La part de CO2 anthropique mesurée dans l‘atmosphère est faible : environ 5% de 400 ppm, soit 20 ppm. Sa fraction d’origine européenne est de 11% de ces 5%, soit 2,2 ppm ou encore 0,55%
    – si on la réduit de 20%, elle passera de 0,55% à 0,44% en 2020, ce qui est parfaitement négligeable.

    Donc nos politiques de réduction des émissions européennes, et notamment celles de notre doux pays, qui fut, il y a bien longtemps, celui du Siècle des Lumières…et qui l’a oublié… ne servent à rien, mais les dommages collatéraux sur le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité de nos entreprises sont considérables.

    Quant aux incantations divinatoires de notre Pdt, elles sont complètement ridicules comme cet article l’explique fort bien…

    • je déteste cet argument.
      Soit on considère que l’émission de CO2 est neutre ou positive, et l’argument est inutile
      Soit on considère que c’est mauvais, et dans ce cas l’argument est immoral et fait passer les sceptique pour des sagouins qui sont prêts à chier partout puisque c’est une petite fraction de la merde répandue par tous les autres. Ce que les réchauffistes ne se privent pas de dénoncer.
      Désolé, mais non.

  • Il faut aussi répéter que trouver de nouveaux gisements d’énergie fossile, ça coûte très cher. Donc quand les entreprises qui prospectent ont trouvé pour 30 ou 40 ans de réserves, elles s’arrêtent de chercher. Et les imbéciles crient à la catastrophe parce qu’il n’y a plus que 40 ans de réserves !

    • Vous parlez manifestement des réserves prouvées, alors que l’essentiel de l’argumentation des « peakistes » repose sur l’évaluation des réserves probables restantes, et les relations entre les investissements en prospection et ces réserves probables.

      • FabriceM : « l’essentiel de l’argumentation des « peakistes » repose sur l’évaluation des réserves probables restantes »
        ———————-
        Réfléchis deux secondes : à supposer que ton excuse sortie du chapeau était vraie (ce qu’elle n’est pas), si les peakistes ne sont pas fichus de raisonner correctement sur des réserves prouvées, crois tu sérieusement que leur raisonnement sur les « réserves probables », qu’on connaît encore bien moins, puisse être autre chose que de la lecture d’entrailles de poulet ?

        • « si les peakistes ne sont pas fichus de raisonner correctement sur des réserves prouvées »

          Argument d’autorité. Comme votre identité et votre curriculum sont inconnus, ça et tout ce qui en découle => poubelle.

          Et ma référence sur le peak oil, c’est lahèrrère and co, dont vous savez très bien (pour avoir critiqué cette méthodologie) que l’argumentation repose sur les réserves P2 et du backdating pour « corriger » les (prétendues … ça c’est son argument d’autorité, que j’accepte venant d’un ex top cadre de chez total) manipulations des réserves.

  • c’est beau … Merci Monsieur Vincent Benard !

  • Je vous cite :

    « (…) ne pas reproduire certains des travers  de l’action des États concernant le nucléaire : mauvaise prise en compte des coûts de démantèlement et du traitement des déchets, et prise en compte perfectible du coût du risque accidentel, qui n’est pas assurable. Sans sombrer dans l’anti-nucléarisme primaire, il semble aujourd’hui admis que l’influence des États sur ce secteur a tendu à sur-privilégier la filière uranium, la seule exploitable pour produire des armes, sur d’autres voies sans doute plus prometteuses au plan de la sécurité. Mais au moins notre programme nucléaire prétendait il augmenter la disponibilité de l’énergie pour les populations, pas la rationner. »

    Lorsque De Gaulle a initié le programme de dissuasion nucléaire, ce sont des réacteurs graphite-gaz (CO2) uranium naturel qui ont été utilisés pour produire l’U235 et le plutonium pour fabriquer des bombes sales puis des bombes thermonucléaires. Bref, c’est une histoire bien connue mais quand Framatome a été licencié par Westinghouse pour installer des PWR, en suivant les plans quinquennaux relatifs à l’énergie en France (à la même époque le Rhône a été entièrement maîtrisé ainsi qu’un grand nombre de rivières françaises selon les mêmes plans), l’attrait pour le plutonium (militaire) a progressivement diminué mais la COGEMA et le CEA avaient toujours pour mission de suppléer aux demandes de l’armée. La refonte totale du complexe énergétique nucléaire français a conduit à l’émergence d’ AREVA qui n’a jamais eu pour mission de fournir du plutonium à l’Etat. EDF, de son coté, a cru à juste titre qu’une énergie électrique bon marché se devait d’être promue en particulier après le premier choc pétrolier. Cette énergie électrique bon marché a d’ailleurs substantiellement aidé l’industrie française et contribué au confort de la population, on ne peut pas le nier. Aujourd’hui, des écologistes promus ministres ou « experts » considèrent qu’on peut se passer de l’énergie nucléaire, surtout après l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi au Japon et le « zéro nucléaire » qui s’en est suivi dans ce pays. Comme c’est possible au Japon, la troisième puissance économique du monde, c’est donc possible en Allemagne, en Suisse, en Belgique (98 % nucléaire) et bien entendu en France. Mais ces experts écologistes du genre Martin (le faucheur d’OGM) oublient de voir la réalité en face quant au coût de cette transition nippone obligée pour des raisons de sécurité tant pour l’Etat japonais que pour le simple citoyen.
    J’en ai mentionné les retombées dans un précédent billet alors que j’écris ces lignes depuis Tokyo. Les réacteurs japonais déclarés fiables par une autorité indépendante (enfin) comme l’ASN en France seront certainement réactivés, reste à savoir si le prix de kWh diminuera ensuite au Japon … Concernant la filière thorium dans laquelle la Chine s’est résolument engagée (ainsi que l’Inde), le premier pays qui maitrisera de manière totalement fiable cette filière sera le maître du monde, mais pas la France malheureusement car le thorium n’entre pas dans les objectifs et le business plan d’AREVA …

    • Pour ceux qui ne connaîtraient pas la (les) filières thorium, un document facile d’accès en fait une analyse prospective, c’est « l’Atome Vert » de Jean-Christophe Mestral.
      Sinon, contrairement à ce que répandent les pastèques anti-nucléaires, les coûts de démantèlement des centrales type Westinghouse sont connus car plusieurs l’ont déjà été aux USA. La sous évaluation de ces coûts est une vue de l’esprit.

  • «On peut donc dire que notre choix public unique au monde d’une électricité « à 80% nucléaire » ne nous a procuré aucun avantage compétitif évident sur nos partenaires, en termes d’efficacité énergétique ou de prospérité.»
    Nous importons par an 8000 t de minerai d’uranium à un coût de 900 Millions €, transformé en France en 2 Milliards € de pastilles utilisables dans les centrales. Le remplacement par de l’éolien + gaz ou charbon, augmenterait nos importations de 20 milliards d’euros en produits fossiles, sans parler de l’investissement initial. L’Espagne a 20.000MW d’éolien et a dû installer 15.000MW au gaz et grâce à cela importe pour 6 milliards d’euros de gaz, le Japon est aussi devenu déficitaire pour les mêmes raisons après Fukushima. Le kW nucléaire est au minimum 50 fois moins cher que celui des fossiles en importation. Le stock d’uranium en France peut durer deux ans alors que le pétrole et gaz ne passe pas de 3 mois, en cas de crise…Donc continuons pour le moment avec 1 EPR pour 2 centrales anciennes devant s’arrêter. Depuis plus de trente ans nous avons économisé en importation beaucoup plus que le prix du démantèlement. Aucun avantage?

  • Franchement, c’est bien de croire au progrès, sisi, c’est bien.

    Un truc pour remettre en perspective: c’est bien l’accroissement de l’offre énergétique et très marginalement l’amélioration de l’efficience énergétique qui à boosté notre mode de vie depuis plus d’un siècle.

    Mais le nucléaire du futur (par exemple 4eme génération) ne sera que tout juste disponible en 2050 (Le CEA table sur 2040… si tout va bien).
    Les autres « idées » (fusion et autres magies) ne seront probablement disponible que dans 60 ans au mieux.

    Bon, d’ici là, il faut se taper la fin du pétrole, du gaz (70% de notre énergie quand même), et la conccurence avec les émergents pour ce qui reste.

    Lorsque les stations services seront vides, le prix du litre sera vraiment le cadet de nos soucis.

    En fait, il n’y a que deux alternatives immédiatement disponible pour changer notre mix énergétique: un renforcement du parc nucléaire (en fait faudrait le doubler pour compenser le transfert de ce qui est fossile aujourd’hui vers de l’éléctrique demain comme la voiture éléctrique par exemple), et le feu de bois (on appelle ça biomasse pour faire chic).
    L’éolien et le solaire ne seront toujours que marginaux parce qu’incapables de sortir 450TWh/an et à la demande. Même dans mes rèves écolos les plus mouillés.

    Au final, au vu de ce sur quoi nous pouvons parier aujourd’hui de façon réaliste, organiser le rationnement est probablement l’une des moins mauvaises idées.
    Donc, smart grid + rénovation énergétique (75% du foncier de 2050 est déja construit!) + incitation au décarbonage précoce (taxe carbone) n’est pas complètement stupide.

    Alors oui, on peut parier sur le foisonnement d’idées novatrices d’ici là pour nous sauver. Est-ce responsable de ne pas prévoir que ben non, on n’aura p’têt pas les bonnes idées à temps?

    • LemDuNord : « Lorsque les stations services seront vides, le prix du litre sera vraiment le cadet de nos soucis. »
      ————————
      Vous radotez, mon pauvre. N’oubliez pas vos médicaments.

      « Le monde ne peut plus compter sur la hausse de la production du pétrole pour satisfaire à ses besoins en énergie »
      CIA, Août 1979, « The World Oil Market in the Years Ahead », page 3

      « On pourrait vider toutes les réserves prouvées de pétrole d’ici la fin de la prochaine décennie » Jimmy Carter peu après la parution du rapport du Club de Rome, en …1972

      Le pic de production [aux USA] va bientôt être atteint, probablement d’ici 3 ans
      David White, géologiste en chef de l’USGS, en… 1919

      « Nos stocks de minerais de fer, d’huile minérale et de gaz naturels s’épuisent rapidement et beaucoup de grands champs sont déjà épuisés » Gifford Pinchot, “The Fight for Conservation,” 1906

      Je veux affirmer avec force que l’utilisation effrénée du pétrole qui caractérise les 20 dernières années et probablement les 10 ou 20 prochaines années est cependant non seulement géologiquement mais aussi historiquement un phénomène temporaire et en voie de disparition. Prof. J.P. Lesley, State Geologist de Pennsylvanie, USA, 1886.

      • Ça c’est bien trouvé. 🙂

        Dans la complainte du mec qui crie au loup trop souvent, à la fin il se fait quand même bouffer ses moutons.

        Ici, ma remarque se base sur le fait que :
        Le pétrole VA se raréfier. Je ne sais pas où vous avez vu que c’était un mythe, mais je bosse dans le pétrole et les centrales éléctriques fossiles justement… C’est un peu le buziness quotidien chez nous.
        Un pic connu: celui des découvertes: les découvertes « miraculeuses » récentes ne font pas le dixième des découvertes des années 50-60… Y compris avec le gas de shiste.

        Même sans se raréfier, la conccurence des émergents n’est pas une blague.
        Aller, une autre source pour la route: L’iea:
        http://www.iea.org/publications/freepublications/publication/name,31287,en.html
        Ça montre que la disponibilité d’énergies primaires augmente (comme vous dites) mais que ce n’est pas pour nous: ça diminue dans les pays de l’OCDE. Sans doute la crise.

        • LemDuNord : « Ça montre que la disponibilité d’énergies primaires augmente (comme vous dites) mais que ce n’est pas pour nous: ça diminue dans les pays de l’OCDE. Sans doute la crise. »
          ————————-
          « Sans doute la crise », ouais, c’est ça. Et on mélange tout, cause, effet, hasard, coïncidence, factoïde sans aucun rapport, etc… et on fait une grosse bouillie. Merci de confirmer que vous racontez n’importe quoi !

          Quant aux sources, vous voulez les sources de QUOI ? Que les réserves prouvées de pétrole ont augmenté de 50% depuis 30 ans ? Que les réserves ultimes de pétrole (URR pour les intimes) ont doublé en 10 ans ? Que la production de pétrole qui soit-disant aurait « passé son pic », continue pourtant d’augmenter (on en est à 90 Mb/j en 2013 !) ?
          Il faut 3 secondes de Google, ou sinon, Trendlines.ca ou World Petroleum Council (que bizarrement, les pic-huileux « oublient » à chaque fois de citer) ou World Energy Outlook de BP, etc, etc…

          Et vos sources pour « le pétrole et le gaz ont passé leur pic de production », où sont-elles, svp ???? Comme à chaque fois avec les propagandistes malthusien, on peut être sûr que dès qu’il s’agit de répondre aux questions précises, on peut attendre la St-Glinglin. Si leurs arguments étaient solides, on se demande pourquoi ils ont besoin de mentir et d’exagérer comme des gorets. Tu parles d’une religion !

          • mon « Sans doute la crise » était ironique…

          • Je vais arrêter de suivre ce fil plein d’invectives.

            Au passage: les réserves de charbon en France sont ridicules par rapport aux besoins. Le charbon ne se transporte que très mal et les 220 ans de disponibilité charbon sont à consommation actuelle constante. Cette consommation de charbon qui a d’ailleur augmenté de plus de 50% en dix ans… Donc très stable en effet.
            Du coup, il y aura du charbon, oui, mais pas pour nous.

            Pour le gaz, même histoire: les Allemands se sont mis au bout du tuyau en évitant soigneusement les pays baltes et la Pologne. C’est pas pour rien. Il y en aura pas non plus pour la France.

            Le pétrole dont nous sommes complètement dépendant se raréfie déja (baisse de production en mer du Nord) et compétition avec les émergents. Bref, nous en aurons de moins en moins.
            Oui, les réserves ont explosés, la demande aussi et dans les mêmes proportions….

            Reste l’uranium dont les sources sont diverses et le stockage possible pour assurer plusieurs années de fonctionnement des centrales. Ce qui permet de voir venir lorsque la Russie coupera le tuyau de gaz pour un coup diplomatique.

            Dans cet article, l’espoir repose sur des innovations technologiques qui ne verront pas le jour avant 2040-2050… Mais la raréfaction des énergies primaires se fera sentir avant. Peut-être pas dans le monde, mais en France. Simplement parce que l’on ne peut pas se payer une guerre d’Irak pour assurer une rente.

            Sinon, je viens de faire plus que 3 sec de google. Lisez le site de lAIE, de BP (que vous citez aussi), mais jusqu’au bout.

            Ciao.

          • LemDuNord: « Du coup, il y aura du charbon, oui, mais pas pour nous. »

            Parce qu’actuellement toute notre civilisation Française repose sur nos fameux derricks du Perigord c’est bien connus.

            L’essentiel de votre message c’est « ouiiiin snirfl » en gros ?

    • LemDuNord: « Lorsque les stations services seront vides »

      Annoncé tous les 10 ans à grand cris depuis 2 siècles. Il y a bien un jour ou ce sera vrais mais ce jour là on n’en aura plus besoin.

      LemDuNord: « + incitation au décarbonage précoce (taxe carbone) n’est pas complètement stupide. »

      Seul des types d’une terrible inculture en science, technologie et histoire humaine peuvent proférer des imbécilités pareille.

      • @Ilmryn
        Un imbécile qui répète en boucle que ce qu’il dit n’est pas « complètement stupide », il y a un nom pour ça …

      • Réponse au dessus.

        C’est dangereux d’attaquer quelqu’un ad hominem sans le connaitre.
        Je pense clairement avoir une culture scientifique et technologique bien au dessus de la moyenne et humaine dans la moyenne.
        On peut aussi comparer qui a la plus grosse, mais ça ne fait pas avancer le débat…

        Rappel: je suis le seul à sourcer ici.

        • LemDuNord : « C’est dangereux d’attaquer quelqu’un ad hominem sans le connaitre. »
          ———————–
          Mais c’est tout connu. Des couillons comme vous, qui connaissent que dalle du sujet, et qui viennent ici étaler leurs inepties pour s’étaler ensuite comme une merde, on en voit tout le temps.
          Le Monsieur, il veut sauver la civilisation (malgré elle) alors qu’il n’est même pas fichu de prendre un cours élémentaire de science, d’histoire et de raisonnement logique. C’est d’un lassant !

    • est-ce responsable de prévoir qu’on a d’ores et déjà la bonne solution, à savoir se rationner méchamment (division par 2) ?

      Pourquoi par 2, d’ailleurs ? pourquoi pas 1,41 ou 3,14 ou 10,12 ?

      Peut-être que la pénurie guette (c’est autrement improbable : voir infra), mais si c’est le cas, le marché saura faire l’ajustement par les prix, même si ça implique une division par 10 ou par 1,2, et ça na aucune chance d’être « 2 »

      Pourquoi la pénurie est hautement improbable :
      * on connait des réserves fossiles pour 3 ou 4 siècles (charbon, gaz conventionnel, sans même parler des schistes)
      * il suffit d’un x2 pour amener le monde entier au niveau de la consommation par tête de pays européen
      * ajoutons un autre x2 pour démographie et progrès général
      * bilan : on est tranquille pour pas loin d’un siècle, sans même la moindre découverte technique ou de nouvelles réserves.
      * on sait déjà produire du solaire (inépuisable). C’est actuellement cher et inutile , mais si dans 1/2 siècle on a rien trouver de mieux, il sera temps de prendre le virage. Le faire maintenant c’est juste stupide.
      Sauf bien sûr si le rationnement et le contrôle social qu’il implique est le but réel, la pénurie n’étant que le prétexte…

      • Mais c’est génial!
        Je veux savoir où vous avez trouvé ça!
        Je n’ai aucune raison à me soucier pour mes enfants dans ce cas.
        Y a-t-il quelqu’un ici pour me sourcer ça ?

        C’est tout ce que je demande: à voir, pas croire.

        • LemDuNord: « Y a-t-il quelqu’un ici pour me sourcer ça ? »

          Tu serait un « scientifique » avec seulement Janco comme source ? Ouch ! Pour l’instant on ne voit qu’un type assez mal informé qui adhère au mythe Malthusien commun.

          Le manque d’information arrive même aux meilleurs note. On n’entend pas beaucoup les vrais spécialistes dans la presse, ce qui fait vendre c’est la peur.

          Les chiffres des réserves de fossiles prouvées et prévisionnelles sont facilement trouvable et ça fait effectivement plusieurs centaines d’année actuellement. Les pistes sont nombreuses pour de nouvelles énergies à moyen terme qui ne sont pas des impasses technologique (comme le solaire, ou l’éolien subventionné).

          De plus la théorie CO2/RCA se casse la figure puisque les 73 modèles climatiques catastrophistes étaient faux. Tout ça a été sourcé, ressourcé, sur-sourcé ici et ailleurs.
          http://www.drroyspencer.com/wp-content/uploads/CMIP5-73-models-vs-obs-20N-20S-MT-5-yr-means1.png

          Maintenant si tu es si sur des informations des catastrophistes fait comme Malthus et parie sur une pénurie. 🙂 (Il est mort ruiné)

        • @lemdunord
          Il n’est pas bien compliqué de chercher des sources vous même. Ça vous fera le plus grand bien et vous n’aurez pas à me croire sur parole ou a vous interroger sur la validité/partialité des sources que je vous donnerais.

          En tout état de cause, je vous engage à plus vous soucier pour vos enfants des « solutions » qu’on prétend trouver soi-disant pour eux, et qui curieusement passent toutes par plus de contrôle de leur vie (smart-grid, rationnement énergétique, …), que de (prétendus ) problèmes physique de finitude du monde (à long terme, nous sommes tous condamnés, comme individu et comme espèce : c’est pas une raison pour chercher à survivre misérablement le plus longtemps possible en chipotant sur tout, au lieu de vivre pour de bon, même si c’est peut-être une vie plus brève)

  • Oui, divisé la consommation par deux en 37 ans, c’est.. tout à fais logique, surtout quand on sait que la consommation d’énergie en France a été multiplié par 3,5 en 31 ans…
    Pour ce qui est de la « transition », effectivement, elle devrait s’amorcer en 2025-2030, date a laquelle la plus grande partie de nos réacteurs devront fermer du fait de leur age. En attendant, je doute qu’on ferme toutes les centrales, juste comme ça, car ça pourrait être dangereux… Le risque zéro n’existe pas, mais l’exemple de Fukushima est intéressant: 20 000 morts du fait du tremblement de terre + Tsunami dévastateur. Combien liés aux fuites de la centrale?
    Je ne comprend pas pourquoi personnes ne parle de la 4ème génération (http://fr.wikipedia.org/wiki/ASTRID_(r%C3%A9acteur)) qui a bien plus de chance de voir le jour que la filière thorium qui est actuellement inexistante…
    Pour ce qui est de la fusion, ce ne sera probablement pas avant 2050 (premier résultats d’iter en 2025, dans le meilleur des cas, démo (réacteur suivant iter) ne sera pas construit avant 10 ans mais bon, on sait tous que les prédictions à long termes ne valent pas grand choses…)

    • multiplié par 3.5 en 31 ans? Pouvez-vous citer une source?
      Parce que d’après Jancovici (http://www.manicore.com/), c’est plutot 1.8 sur la période.

      Ensuite, l’approvisionnement (pas la consommation) énergétique de l’UE diminue depuis 5 ans.
      Enfin, relire mon post juste au dessus.
      C’est pas idiot de se dire que la conso va diminuer, s’il n’y a plus rien pour l’approvisionner.

      • http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Consommation_%C3%A9lectricit%C3%A9_France_1970-2011.jpg
        (Consommation finale d’électricité en France, 1970-2011
        source données : base de données Pégase du Ministère de l’Écologie)

        3,5 pour l’énergie électrique uniquement, sans prendre en compte l’énergie d’origine fossile importé. Dans ce cas, le chiffre de 1,8 correspond peut être? J’aurai du être plus précis à propos de ce 3,5…

        C’est même un peu plus, 7,2 pour le tertiaire secondaire, 3,5 pour le reste. Ce n’est pas étonnant, le nombre d’applications consommant de l’énergie électrique a été multiplié (ex: ordinateurs..) De plus, l’énergie électrique a toujours été réputée pour être peu coûteuse, bon nombre de logement se chauffe en électrique.

        • Mixou : « l’énergie électrique a toujours été réputée pour être peu coûteuse »
          —————-
          Ah bon, alors maintenant, on n’est plus en pénurie d’énergie ?

          • http://entreprises.sig-pyrenees.net/cours/cours3/co/etat_des_lieux.html

            Oui, le grand nombre de centrales nucléaire fais que le nombre de logement chauffé par électricité a été multiplié par 9 en 20 ans.

            En pénurie d’énergie électrique? Euh, ma dernière coupure de courant pour cause pénurie d’électricité date un peu quand même…
            Pénurie d’uranium? on en entend parler… Mais ce n’est pas pour demain…
            Pénurie de pétrole/gaz alors? L’exploitation des schistes rend les états unis indépendant d’ici a quelques années..
            Pénurie de quoi?

        • Oui ce doit être ça: le 1,8 correspond à toutes énergies confondues. Les dernières centrales nucléaires ont été ouvertes dans les années 80.
          De même, depuis, d’autres sources d’énergies sont apparues (éolien en autre) pour combler le reste de la croissance de l’éléctrique.

          J’ai pas de chiffre pour le pétrole, mais je soupconne qu’il est resté plutôt stable ou en faible croissance depuis les chocs pétroliers.

          Au plaisir de vous lire.

          • LemDuNord : « J’ai pas de chiffre pour le pétrole, mais je soupconne qu’il est resté plutôt stable ou en faible croissance depuis les chocs pétroliers. »
            ——————————
            En baisse de 50% depuis les chocs pétroliers.
            C’est très con de l’ignorer, surtout quand on prétend jouer au prophète, typique du syndrome de Dunning-Kruger.
            Mais bon, venant d’un Malthusien, quelle surprise.

      • La consommation diminue parce que nous sommes en récession. Il est effectivement possible que d’ici 2050 note consommation baisse de 50% voir plus mais cela signifiera simplement que nous somme appauvri d’autant…

    • @Mixou,
      La filière thorium n’est pas existante, renseignez-vous ! Cf le thorium indien, le thorium de Lightbridge et le réacteur thorium sel fondu que les Chinois sont en train de construire. C’est bien plus « existant » que les réacteurs de la 4e génération. Et Astrid ne fait rien de mieux que ce que font déjà les Russes avec les réacteurs BN-600 de Beloyarsk depuis plus de 20 ans.

      • En france, cette filière n’est pas du tout développé, ni le cea ni areva ne font de recherche dessus (a ma connnaissance, si vous trouvez un quelconque article la dessus, je suis preneur).
        Après, on peut imaginer un transfert de techno, mais c’est un pari un peu osé, cela reviendrai a jeter par la fenetre des années de recherche pour la filière Sodium.
        Astrid fais quand même un peu plus que les réacteurs russes, on imagine mal qu’aucune amélioration technologique n’ai eu lieu en 30 ans…

        • J’ounliais: apparement, la filière Thorium a l’air valide en effet.
          La puissance des réacateurs est relativement faible quand même: 300MW pour le plus gros contruit. Mais ça reste une puissance raisonnable et utile.
          Même si pour ces puissances on préfèrera de loin le pétrole ou le gaz (beaucoup plus réactif à la demande).

        • Mixou : « En france, cette filière n’est pas du tout développé, ni le cea ni areva ne font de recherche dessus (a ma connnaissance, si vous trouvez un quelconque article la dessus, je suis preneur). »
          ——————————-
          Le CEA fait des études de matériau pour les réacteurs à thorium sel-fondu (cf leur dossier des réacteurs 4G, flemme de chercher). L’université de Grenoble fait depuis des années des modélisations d’un réacteur LFTR fonctionnant soit au thorium, soit avec de l’uranium dénaturé (techno préconisée par Leblanc), vous trouverez de la doc également sur le site du CEA. Même la filière est négligeable en France, c’est archi faux d’insinuer qu’elle est inexistante car à l’échelle mondiale, les choses avancent.
          De toute façon, s’il y a une innovation fondamentale dans le secteur, il ne faut rien attendre d’Areva, et encore moins le CEA, accrochés à un modèle économique étatique à la soviet et à leurs barres de combustibles pour réacteur à eau pressurisée comme France Telecom était accroché au Minitel et au RNIS, avec le résultat final qu’on connaît tous.
          Mais le nucléaire ne se fait pas qu’en France et par la France, encore heureux !

      • ASTRID: Ah bon? les russes peuvent donc recycler leurs déchets nucléaires et utiliser leur stock d’U238 (cent fois plus disponibles que le U235 et dix fois plus que le charbon) ? Ils ont aussi résolus une grosse part du problême de stockage des coeurs consommés ?
        Ah non…
        Donc ASTRID apporte quelque chose de plus (et même pas négligeable en fait).
        Le CEA:
        http://www.cea.fr/energie/astrid-une-option-pour-la-quatrieme-generation/pourquoi-s-orienter-vers-des-reacteurs-de-quatri

  • Caeucescu avait trouvé un moyen radical de réduire la consommation d’énergie des Roumains pour économiser des thunes et rembourser la dette de l’Etat : couper le chauffage à tout le monde pendant l’hiver sauf pour lui, ses amis et les apparatchiks bien entendu. Résultat : les gens faisaient des feux de bois dans les appartements. On imagine les drames que cela pouvait entraîner.

  • Hollande a prévu de ruiner le pays et idéalement de le renvoyer à l’âge de pierre. Ceci explique pourquoi il a raison d’estimer que la consommation d’énergie va se réduire drastiquement.

  • ben les sympathisants écologistes sont souvent pour le maintien de la retraite à 60 ans la réduction du temps de travail etc… mais honnissent les gains de productivité voire sont antiproductivistes..( à titre personnel je n’ai jamais vu personne vouloir augmenter sa productivité mais son revenu ..en augmentant sa productivité parfois)…

  • Merci de cet article! Moi aussi cela m’a fait bondir, et j’etais etonne de ne pas voir plus de reaction.
    Pour moi c’est de la politique politicienne pour calmer les verts. J’ai toujours pense que FH ne savait pas faire autre chose mais je n’avais pas imagine qu’il atteindrait ce niveau de delire!

  • Vous êtes quand même péripatétiglotte avec notre TRÈS CHER président !
    Qu’il ne comprenne rien au présent soit, mais comme toute intelligence hors norme, il conçoit l’avenir.
    Regardez cette pollution lumineuse de l’Arabie… ce sera la conso de la France à cette époque. Chut : regardez sans bruit, Allah dort, il n’assassine pas pendant ce temps là !
    http://snovae.free.fr/spip.php?article52

    • excellent plaidoyer pour la vraisemblance d’un effet d’ilot de chaleur urbaine

  • Notre président, capable de se mouvoir mentalement loin dans le futur, a oublié le passé et ce qu’il avait dit il y a un an, le 12 sept 2012:

    Transcription :
    « … [à 8:20 mn] Je suis prêt à aller plus loin. Une stratégie ambitieuse sur un objectif de réduction de 40% en 2030 puis de 60% en 2040. Telle est la position que je défendrai dans le cadre des prochaines discussions au sein des instances européennes [8 :42]… »*

    « 60% en 2040″ et non  » 50% en 2050″ comme il le dit maintenant.
    On a donc gagné « 10% et dix ans » en un an.

    Donc s’il continue, dans 4 ans, on sera à une réduction énergétique de 10% en 2090. Ce qui est moins « imbécile » comme le dit bien V. Benard (bravo et merci) mais totalement « idiot » tout de même car le reste du monde aura déjà progressé de 60% en énergie vers 2050 comme je l’ai lu récemment.

    Voir aussi : http://youtu.be/8-BGIMdoj1k (Mensonges sur le RCA)
    posté il y a un an, avec la droite liant le PIB à la consommation énergétique des pays, qui concluait que l’on retournait à l’ère du cheval avec Mr Hollande.

    *http://www.youphil.com/fr/article/05667-françois-hollande-environnement-nucleaire?ypcli=ano

    • Comment ce « président » peut-il raconter n’importe quoi…sans que personne ne réagisse (médiatiquement)…???

      Et ce n’est pas la première fois…
      Le milieu médiatique est vraiment peuplé de socialauds !!!

      • « Comment ce « président » peut-il raconter n’importe quoi…sans que personne ne réagisse »

        « Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution”
        Salvador Allende

  • Diviser la consommation d’energie par 2 n’a rien d’aberrant. La facon et le pourquoi de cette proposition est le point interessant.
    On peut tres bien diminuer la consommation d’energie tout en recuperant la meme quantite de travail utile: l’exergie. C’est en ce sens que l’objectif est propose, en plus des economies d’energie au sens propre.

    • OMG
      Pourquoi utiliser du jargon savant comme « exergie » ? Je ne sais pas si vous comprenez ce mot, mais une chose est sûr : Hollande, lui, ne le comprend pas et ne fait pas la différence avec énergie.
      Mais vous avez raison, « La facon (sic) et le pourquoi de cette proposition est (re-sic) le point interessant (re-re-sic). »
      La façon : la schlague (réglementaire et fiscale). « Tchu Opéïra à Tchon Meïster, sale chien kapitalist »
      Le pourquoi : justifier la schlague
      Tout le reste est mauvaise littérature

      • Exergie n’a rien de très savant, mais une chose est sur, c’est Hollande qui a beaucoup de conseillers et d’experts qui écrivent pour lui son discours !

        • On peut citer l’exemple des voitures, leur consommation au km a presque été divisé par 2 depuis 30 ans; alors qu’elle sont toujours plus performante!
          Personne hurle au scandale pourtant!
          Alors avant de critiquer sans concession cet objectif; approfondissez un la question.

          • mais je ne critique pas l’objectif.
            Perso ça me va très bien de diviser ma consommation. Et pas seulement par deux (pourquoi deux ? ). Moi aussi j’ai choisi ma voiture en tenant compte de sa consommation, et installé une PAC ; et l’État n’y est pas pour grand chose .

            Je critique l’idée que l’objectif revient à l’Etat. Je critique les méthodes de l’état, qui ne connait que la schlague et qui ne veut voir qu’une tête. VOUS, approfondissez la question.

          • En fait, une chose est sûr pour moi : Hollande n’en a rien à foutre de la division par 2 de la consommation. Il fait seulement la seule chose qu’il sache faire : reprendre un objectif auquel personne ne peut rien redire pour justifier et renforcer son pouvoir (en fait celui de l’Etat)

          • Hollande ne dit pas: entreprenez, innovez, et si vos efforts permettent de réduire nos besoins en énergie de 50% grâce à de nouveaux procédé plus efficace, ce serait formidable.

            Il dit qu’il va nous taxer si nous rejetons certains gaz, comme le CO2, qu’il décrète polluant sans plus de preuves.

            Il n’est pas dans une logique de création, mais de destruction de richesse.

          • Theodoric: « On peut citer l’exemple des voitures, leur consommation au km a presque été divisé par 2 depuis 30 ans; alors qu’elle sont toujours plus performante! »

            Excellent exemple de ce que font les hommes (le « marché ») quand on leur laisse leurs liberté. Et il n’y a pas que la voiture d’ailleurs le gain énergétique global est si je me souviens bien d’environ 20% en 20 ans. (flemme de chercher dans mes docs)

            En bref on fait 20% de travail en plus avec la même énergie.

            Par contre tout ce que tripote l’état lui a très souvent été multiplié par deux, cinq, dix quand ce ne sont pas des impasses foireuses, horriblement couteuses et contre-productive.

            Vous comprenez la nuance ? L’objectif est évidemment noble mais il ne faut SURTOUT pas que l’état y touche d’autant plus qu’il est aux abois et lutte pour sa survie. Tout le fric et les pertes dues aux contraintes n’iront même pas dans l’écologie, ce sera un autre minitel puissance 1000.

      • Effectivement, l’approche politique de la chose est peut être imparfaite; mais il faut bien fixer un cap. De toute façon, ce n’est pas cette annonce qui changera la donne en quoique ce soit.

    • non ce qui est est aberrant est de dire que nous allons diminuer volontairement notre consommation d’énergie car sinon nous pourrions voir notre consommation d’énergie, je simplifie, je sais bien transition tout ça investissons tout ça..
      Comme toujours avec es idées inspirées par les écolo,l’ idéologie prime et ce qui motive les actes c’est de faire le bien et non de bien faire…cf connie machinchose et son commentaire hallucinant…

      Les écologiste ne sont pas idiots ils voient bien que dans le monde tel qu’il est energie = richesse…il faut donc enfumer un peu les gens pour leur expliquer que, oui, on va volontairement moins consommer d’énergie, mais avec tout un tas de trucs verts,on sera aussi riches et ce sera bien mieux que si on ne faisait rien car tout le monde sait bien que si le prix de l’énergie venait à monter, les gens ne feraient rien.
      D’où les campagnes contre le nucléaire , le gaz de schiste etc…

  • Sur les prévisions catastrophistes du club de Rome :
    Il est clair aussi que le fait de s’intéresser aux gaz et pétrole de roche mère signifie qu’on commence à gratter le fond des tiroirs: je ne vois pas pourquoi en plein boom pétrolier on commencerait à faire des puits compliqués, de courtes durées de vie, demandant des attentions particulières et donc très cher par rapport à ce qui en sort. C’est pour cela aussi qu’on exploite les sables bitumineux de l’Alberta (5 barils produits pour 1 consommé) ou sous plus de 2000m d’eau dans le «pre-sal» Brésilien avec des plateformes à plus d’un milliard de $ pièce. L’AIE nous a informé que le pic de production de pétrole conventionnel a eu lieu en 2006 et que maintenant les 2/3 des pays producteurs en dehors de L’OPEP sont en déplétion comme Mexique, GB, Norvège etc.. Dans les 10 dernières années 70 Gb trouvés pour 300 Gb consommés, en 2000 consommation de 75 Mb/j maintenant 88Mb/j. Entre autres, les ressources ne deviennent des réserves que lorsque celles-ci sont rentables à exploiter, en 1970 à 10 ou 30 $ le baril, beaucoup de réserves d’aujourd’hui étaient des ressources. Ce sont les journalistes qui ont prédit la fin du pétrole au tournant du millénaire à partir des données sur les réserves de l’époque (sans la mer du nord, les sables et schistes bitumineux, l’offshore et autres). Le Club de Rome en 1972 disait seulement qu’au XXI siècle notre société s’écroulerait, aujourd’hui il date l’écroulement pour 2030.
    http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/1972-2012-le-club-de-rome-confirme-114264
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Halte_%C3%A0_la_croissance_%3F

    • Et en 2020 il datera l’écroulement de 2040, et ainsi de suite.
      Bien sûr qu’on racle les fond de tiroirs pétroliers. Et alors ? C’est le principe même de l’économie : on exploite le plus facile d’abord. On va continuer ainsi, des ressources les plus faciles aux plus compliquées à exploiter, jusqu’au seuil où il sera plus rentable d’exploiter la ressource inépuisable déjà techniquement disponible : le solaire. Quand ? aucune idée, mais je parie pour largement après 2030.
      En tout cas nous avons déjà la solution de rechange. Et NON, il ne faut pas l’exploiter maintenant. Ce serait des efforts inutiles, couteux, une perte de temps

      • Ce qui est certain c’est que les energies fossiles finiront par ne plus etre exploitable, qu’on le veuille ou non.

      • Ce que personne ne dit, avec la diminution et la fin des fossiles, est que vous ne pourrez pas extraire, transporter et transformer les matières premières sans elles. Tout s’arrêtera en même temps, transports, construction civile, agriculture, communications etc.., car tout est interdépendant même l’énergie. Retour en 1800, avant la révolution industrielle dans une vingtaine d’années.

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