40% des auto-entrepreneurs pourraient arrêter leur activité selon les Poussins

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Selon le mouvement des Poussins, 40% des auto-entrepeneurs arrêteraient leur activité si la réforme de Sylvia Pinel était votée en l’état dans les semaines à venir.

Selon le mouvement des Poussins, 40% des auto-entrepreneurs arrêteraient leur activité si la réforme de Sylvia Pinel était votée en l’état dans les semaines à venir.

Par Alexis Vintray.

Le mouvement des « Poussins », en pointe dans le combat pour défendre le régime des auto-entrepreneurs, vient de publier un sondage mené auprès de 14 000 de ses sympathisants, sur l’impact des velléités de réforme et de taxation supplémentaire du gouvernement. Sans surprise, la perception de la réforme de l’auto-entrepreneuriat par les auto-entrepreneurs est franchement négative, puisque « 40% des auto-entrepreneurs disent qu’ils arrêteront leur activité si la réforme est votée telle que prévue, et 40% indiquent qu’ils s’inscriront à Pôle emploi ».

Des chiffres qui sont d’autant plus inquiétants que 45% des autoentrepreneurs qui ont répondu au sondage disent pourtant avoir eu un chiffre d’affaires en croissance l’année passée. Ce qui fait dire à Adrien Sergent, 19 ans et l’un des représentants des poussins, que « le régime a de l’avenir et est un moyen pour beaucoup d’entre nous de nous sortir de situations de précarité : la moitié de ceux qui sont aujourd’hui auto-entrepreneur déclarent qu’ils étaient au chômage auparavant ».

Le mouvement national suscité par la pétititon lancée sur Change.org par les « Poussins » auto-entrepreneurs, qui demandent au gouvernement de ne pas limiter le statut des auto-entrepreneurs, a déjà mobilisé près de 120 000 citoyens. Interrogé en août, Adrien Sergent déclarait alors : « si le gouvernement souhaite passer en force, nous mobiliserons à nouveau les signataires de la pétition sur Change.org pour des actions en ligne et hors ligne ».

Si une partie des demandes des poussins et autres auto-entrepreneurs a été entendue par la ministre Sylvia Pinel, son projet de réforme continue de susciter des oppositions franches et nombreuses.

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