Le cinquième rapport d’évaluation du GIEC fait marche arrière sur l’alarmisme climatique

Contrepoints 389 changement climatique

Un rapport imminent signale une baisse des prévisions sur le réchauffement climatique.

Un rapport imminent signale une baisse des prévisions sur le réchauffement climatique.

Par Matt Ridley.
Extraits d’un article écrit par le Dr Ridley pour le Wall Street Journal, qui en a aimablement fourni une copie à Watts Up With That? Lire l’article original complet ici.

Dans quelques jours, un événement très attendu et qui n’était pas arrivé depuis 2007 va se produire. Comme une comète qui s’écrase sur terre, il sera interprété comme un présage d’événements inquiétants à venir. Je fais référence au « cinquième rapport d’évaluation » du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC), dont une partie sera publiée le 27 septembre prochain.

Il y a déjà eu des fuites émanant de ce document de 31 pages, qui résume 1 914 pages de débat scientifique, et grâce à un Directeur de recherche sur le climat, j’ai eu un aperçu de la prévision-clé du document. La grande nouvelle est que, pour la première fois depuis que ces rapports ont commencé à sortir en 1990, le nouveau rapport fait marche arrière sur l’alarmisme. Il précise que la hausse de température à laquelle on peut s’attendre du fait des émissions anthropiques de dioxyde de carbone est inférieure à ce que le GIEC pensait en 2007.

Certes, le changement est faible et en raison de l’évolution des définitions, il n’est pas facile de comparer les deux rapports, mais c’est bien une marche arrière. Elle est importante car elle souligne la possibilité très réelle que, au cours des prochaines générations, l’effet du changement climatique dans son ensemble sera positif pour l’humanité et la planète.

Plus précisément, le projet de rapport affirme qu’il est « extrêmement probable » que « l’équilibre de la sensibilité climatique » (ECS) – éventuel réchauffement induit par un doublement du taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, qui prend des centaines d’années à se produire – sera plus élevé de 1°C (1,8°F), qu’il est « susceptible » d’être plus élevé de 1,5°C (2,4°F) et sera « très probablement » moins élevé que 6°C (10,8°F). En 2007, le GIEC avait déclaré qu’il serait « probablement » plus élevé de 2°C et « très probablement » plus élevé de 1,5°C, sans limite haute. Parce qu’« extrêmement » et « très » ont ici un sens statistique précis et différent, la comparaison est difficile.

Tout de même, la tendance à la baisse depuis 2007 est flagrante, surtout dans la fourchette basse du « probablement ». La valeur la plus probable (qui était de 3°C la dernière fois) est, pour une raison inconnue, non précisée cette fois-ci.

[…]

La plupart des experts estiment qu’un réchauffement de moins de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels ne produira aucun dégât économique et écologique net. Par conséquent, le nouveau rapport dit effectivement (sur la base de la moyenne des scénarios d’émissions du GIEC) qu’il y a plus de 50% de chances que d’ici à 2083 les bienfaits du changement climatique seront toujours plus importants que ses méfaits.


Note : L’édifice du GIEC est en train de s’effondrer, voir L’état de la science du climat : « un bazar ». Voir aussi l’article de Willis Un pas en avant, deux pas en arrière.

Sur le web traduit de l’anglais par Laure Lancelle Sanvito pour Contrepoints